François Fillon piégé par une imposture anti-musulmans

Troisième cible de choix sur la liste prestigieuse d’inventifs arnaqueurs du Web, qui peuvent se targuer de

samedi 16 mai 2009

Troisième cible de choix sur la liste prestigieuse d’inventifs arnaqueurs du Web, qui peuvent se targuer de compter au nombre de leurs proies, les Premiers ministres canadien et australien, notre Premier ministre s’est vu attribuer des propos islamophobes, faisant boule de neige sur le Net pendant plusieurs semaines.

Contraint de se fendre d’un démenti sur son propre blog, François Fillon vient ainsi de lever un doute préjudiciable sur des déclarations à caractère raciste, que l’humanisme bienveillant du pays des droits de l’Homme réprouve avec la plus grande fermeté.

Mais, en y regardant de plus près, la teneur de ce canular qui a déferlé sur la toile enflammant les forums de discussions, ne rappelle-t-elle pas les inflexions d’une autre rhétorique passionnée, martelée tout au long d’une certaine campagne politique par un certain candidat,que même la morale républicaine n’a pas réussi à tempérer ?

Jugez-en plutôt sur pièces : « Les immigrants non français doivent s’adapter (...) Notre langue officielle est le français ; pas l’Espagnol, le Libanais, l’Arabe, le Chinois, le Japonais, ou n’importe quelle autre langue (...) Ici, c’est notre pays, notre terre et notre style de vie. Et nous vous offrons l’opportunité de profiter de tout cela. Mais si vous en avez assez de vous plaindre, de vous en prendre à notre drapeau, notre engagement, nos croyances chrétiennes, ou notre style de vie, je vous encourage fortement à profiter d’une autre grande liberté française, le droit de partir. Nous ne vous avons pas forcés à venir ici ».

A la lumière de ces quelques phrases, ne sont-ce pas les injonctions populistes de l’actuel locataire de l’Elysée qu’il nous faut lire en filigrane, lequel, alors qu’il n’était encore que postulant à l’élection suprême, haranguait les foules à grands coups de : « La France, on l’aime ou on la quitte ! » ?!

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