France Inter : exit l’humoriste Gérald Dahan

A France Inter, l’humour irrévérencieux est souvent reconduit, non pas pour une nouvelle saison, mais tout

mardi 2 novembre 2010

A France Inter, l’humour irrévérencieux est souvent reconduit, non pas pour une nouvelle saison, mais tout droit vers la sortie, sous le noir regard de son PDG, Philippe Val, qui obtempère en se tournant vers une seule direction, celle de l’Elysée.

L’ère Val, c’est l’hiver de la satire politique radiophonique, celle qui nous réveillait de son audace matinale en brocardant le pouvoir en place, c’est un bien sale temps pour la liberté de rire de tout, parasitée par un humour officiel qui ne plaisante pas avec l’excès de caricatures. Un comble pour celui-là même qui, du temps de Charlie Hebdo et en pleine effervescence autour des caricatures du prophète, s’en faisait le chantre sans retenue. Mais il est vrai que la diabolisation en filigrane de l’islam fut un formidable coup de turbo pour présider aux destinées d’une si vénérable maison !

Stéphane Guillon, Didier Porte, la charrette des joyeux drilles de nos petits déjeuners vient de reprendre du service, en débarquant à son tour l’imitateur Gérald Dahan. Même grief, même punition : prenant les inflexions de voix de Timsit, Gérald Dahan a descendu en flammes Michèle Alliot-Marie, en sa présence, le 27 octobre dernier, ainsi que l’atteste la vidéo ci-dessous, où l’on voit la garde des Sceaux se décomposer en direct, esquissant un sourire crispé, avant de se renfrogner, et de laisser apparaître une mine déconfite et dépitée.

Gérald Dahan s’est-il livré à une « charge héroïque » pour casser l’image de bouffon du roi qui lui collait à la peau, depuis qu’il avait animé des conventions UMP ? Toujours est-il que la sanction ne s’est pas fait attendre. A France Inter, on dit affectionner le pastiche des puissants, mais uniquement quand le persiflage est sous contrôle.


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