« On vous trompe et vous vous trompez. L’Islam est une religion de laquelle on ne peut sortir sous peine de sanction » m’a-t-on dit un jour au sujet de la contrainte en islam. N’étant ni théologienne, ni savante, ni même arabophone, mais simplement une croyante ayant embrassé l’islam, j’ai souhaité répondre modestement au niveau où je place ma foi, celui du cœur et de la réflexion.
« On vous trompe et vous vous trompez. L’Islam est une religion de laquelle on ne peut sortir sous peine de sanction. » m’a-t-on dit un jour au sujet de la contrainte en islam.N’étant ni théologienne, ni savante, ni même arabophone, mais simplement une croyante ayant embrassé l’islam, j’ai souhaité répondre modestement au niveau où je place ma foi, celui du cœur et de la réflexion.
Bien plus important que toutes les connaissances que l’on pourra brandir pour argumenter telle ou telle thèse, bien plus certain, est le fait que l’on ne peut ni être trompé, ni se tromper, lorsque l’on sent avec son cœur que l’on chemine vers ce qui met en paix.
Le cheminement vers la paix est le fondement même de l’Islam.
Les voies qui nous sont montrées dans le Coran, les règles qui y sont édictées, ont pour finalité de fournir à l’Homme les moyens d’accomplir l’état « d’âme apaisée ».
L’Homme se saisit ou pas de « ces outils », et s’en saisit au niveau de conscience qui est le sien. C’est son choix, sa liberté.
Le Coran dit : « Nous t’avons fait descendre le Livre, pour les hommes, en toute vérité. Quiconque se guide [le fait] pour son propre bien ; et quiconque s’égare, s’égare à son détriment. Tu n’es nullement responsable [de leurs propres affaires]. » [39:41] Les groupes (Az-Zumar).
L’Homme est donc de façon absolument individuelle, responsable de ses actes, actes qui n’ont de valeur que par l’intention qui les anime :
« Dieu ne vous sanctionne pas pour la frivolité dans vos serments, mais Il vous sanctionne pour les serments que vous avez l’intention d’exécuter. »[5:89] La table servie (Al-Maidah).
En ce sens, la foi en Dieu ne peut être que le fruit de la libre adhésion et non d’une contrainte extérieure à l’Homme par la société, par son entourage. En effet, quel sens auraient des actes contraints et dépourvus d’intention personnelle dans une perspective d’apaisement et d’élévation de l’âme ?
« Si ton Seigneur l’avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient cru. Est- ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants ? » [10:99] Jonas (Yunus)
« Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. Donc, quiconque mécroit au rebelle tandis qu’il croit en Dieu saisit l’anse la plus solide.. » [2:256] La vache (Al-Baqarah).
Alors, si nous sommes religieusement libres de croire ou de ne pas croire, comment comprendre le sens des « obligations » religieuses ? Et comment surtout, comprendre la notion de châtiment pour celui qui n’aurait pas cru ?
De mon modeste point de vue, il n’existe de contrainte en premier lieu, que vis-à -vis de soi. Est–on contraint vis-à -vis de Dieu ? Il est dit clairement dans le Coran :
« Quiconque retourne sur ses talons ne nuira en rien à Dieu »
[3:144] La famille d’Imran (Al-Imran).
De quelle nature est donc cette contrainte ? Serait –elle une restriction volontaire de notre propre liberté, un formatage à penser et à se comporter d’une seule façon, qui serait la bonne ?
La nature de la contrainte religieuse est plutôt celle d’un engagement vis-à -vis de soi même. L’engagement de cheminer vers cet état libérateur de « paix de l’âme » par un profond et rigoureux travail sur soi.
Dans cette perspective, les prescriptions Coraniques (la prière, le jeûne, la zakat..) agissent comme « des outils pour avancer sans s’égarer, un rappel renouvelé de notre place dans la création, de notre but : la purification de l’âme.
Un cheminement qui ne peut être figé vu que tout en nous et autour de nous est en perpétuel mouvement. Un cheminement qui est donc tout le contraire d’une obéissance aveugle aux règles mais un exercice de compréhension du sens de notre vie qui prend appui précisément sur ces contraintes, ces obligations rituelles.
Investie de cette façon, l’obligation apparente agit comme une « clé » : cette clé qui ouvre (fatiha) c’est le discernement. Le discernement du droit chemin d’entre les autres. C’est cela qui nous guide et nous mène vers Dieu dans un état de Paix avec soi et les autres, en harmonie avec l’ensemble de la création et non en contradiction ou en opposition. C’est un état de béatitude. C’est le sens que je donne à la Fatiha.
Mais cette clé doit être constamment en lien avec notre intime conviction de l’Unicité de Dieu et de sa Magnificence, de sa miséricorde…de tous les attributs qualifiants Dieu. C’est ce qui nous permet de modifier notre approche de l’existence. Elle engendre un regard à la fois humble et constructif sur nos expériences de vie, qui, dans cette perspective, ne sont plus « subies » mais deviennent au contraire source d’apprentissage et d’évolution par la réflexion qu’elles suscitent quant à leur sens profond.
Pour autant, si l’engagement religieux est un engagement vis-à -vis de soi, il ne peut absolument pas être individualiste. Notre parcours de foi n’a de sens que dans la relation qui nous lie à nos semblables et aimer Dieu ne peut passer que par l’amour et la compassion pour son prochain.
C’est pourquoi les obligations religieuses comportent aussi une dimension « horizontale », sociale. Ainsi la souffrance de notre prochain, dont nous sommes tenus d’être solidaires, est aussi un don de Dieu qui nous permet de nous purifier. Comme l’exprime si bien Reza Shah Kazemi « les limites qui nous séparent de tous les autres êtres sont rendues transparentes à la lumière de l’unité intrinsèque de l’humanité », unité de l’humanité qui, elle-même, est le reflet de l’unité de Dieu.
C’est donc dans cette dimension de solidarité égalitaire, de non jugement et d’amour que notre foi nous engage envers autrui. Une spiritualité qui n’est pas détachée du monde mais qui prend racine en lui pour le transcender :
« Où que vous vous tourniez, là est la face de Dieu. »[2:115] La vache (Al-Baqarah).
Comme pour tout engagement, le renier est lourd de conséquences.
N’est ce pas dans ce sens qu’il faut comprendre par :
« Et ceux parmi vous qui adjureront leur religion et mourront infidèles, vaines seront pour eux leurs actions dans la vie immédiate et la vie future. Voilà les gens du Feu : ils y demeureront éternellement » [2:217] La vache (Al-Baqarah).
La sanction, le châtiment contre lequel nous sommes durement mis en garde est donc à l’exacte mesure de notre responsabilité dans ce que nous oeuvrons pour nous-mêmes.
Pour autant, le rappel de notre responsabilité et la menace du châtiment ne sont pas source d’accablement pour l’Homme. Le perpétuel équilibre entre le châtiment et la Miséricorde Divine dans le Coran permet de créer en l’Homme une dynamique d’évolution par laquelle il est constamment appelé à mesurer la portée de ses actes, les rectifier et les parfaire.
Une « pédagogie » de l’évolution adaptée à chaque Homme, quelles que soient ses aptitudes et ses particularités :
« Dieu n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. » [2:286] La vache (Al-Baqarah).
C’est ainsi que ce qui, en superficie peut être pris comme une contrainte, devient en profondeur, un puissant levier de liberté. Ceci n’est que le modeste effort de réflexion d’une personne qui puise dans son expérience de croyante et il doit être pris comme tel. Qu’Allah pardonne mon ignorance, Lui Seul Est Savant.
Commentaires
A la lecture des premières lignes, j’ai ressenti quelque chose, tout de suite, immédiatement...
Je dirais tout simplement "CQFD : je n’aurais pas servi à grand chose comme je l’ai pensé" ! Magistral en tout cas. Laissez moi encore le temps de le méditer et insha Allah, nous en discuterons.
Magnifique !
Encore un texte écrit par une convertie qui utilisent des mots et des formules qui émeut d’une façon qui reste gravé dans la mémoire du coeur comme peu d’hommes nés musulmans ne savent le faire !
Que Dieu -Exalté Soit-Il- vous accorde Sa Bénédiction, inchAllah.
Quoi qu’à vous lire, on peut croire que c’est déjà fait et que vous êtes vous même une réflection de celle-ci...
Et Le Très-Haut Connait mieux que quiconque le contenu des coeurs.
Bonne continuation ma soeur.
Salamoualaikoum
Il sagit d’une bonne tentative de réflexion de la part de notre soeur convertie.
Parcontre, l’objection qu’a eu à faire face notre soeur, et qui est à l’origine de sa réflexion, semble plutot faire allusion à la sanction prévue dans la charia qui est citée dans hadith suivant...
« Quiconque change sa religion, tuez-le. » raporté par Ibn `Abbâs
Pour ne pas demeuré sur notre faim, je ne vous proposerai pas encore cette fois ci uniquement une réflexion personnelle mais plutot une étude approfondi de ce sujet par un savant...
Le danger de l’apostasie... et la lutte contre la zizanie
par Dr Yûsuf Al-Qaradâwî
http://www.islamophile.org/spip/article458.html ?var_recherche=apostat
Portez une attention particulière au chapitre qui a pour titre :
Pourquoi la sanction de l’apostasie est-elle aussi sévère ?
C’est Allah qui sait mieux !
Wa salam
Votre exposé est intéressant et j’y adhère, mais il est incomplet : ce que vous dites tout le monde le sait déjà , il aurait été plus pertinent de traiter de la question qui fache, à savoir l’aspect juridique. Car il existe bien une forme concrète de la contrainte en Islam, c’est la loi islamique et les punitions qui l’accompagnent. S’il n’y a point de contrainte en religion, alors pourquoi certaines sociétés islamiques se sentent obligées de punir, de toutes les manières possibles ?
C’est tres joli ce que vous avez ecrit, car ca vient du coeur. Je suis completement d’accord avec vous.
NB ; j’ai un clavier qwerty, desolee pour les accents.
Excellent texte qui révèle d’une profonde compréhension de l’Islam illuminée par une foi innée dans tout existant et un raisonnement naturel, factuel loin de toute philosophie.
Merci de nous faire part de votre reflexion que devrait méditer bon nombre de musulmans.
Que Dieu puisse vous aider dans votre cheminement vers la Vérité.
Allah guide celui qu’il veut et Allah guide celui qui veut (Allah yahdi man yacha)
Salam,
Très joli texte.
Et l’Homme se libère par sa soumission à Dieu. Il retrouve alors sa nature première.
Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent.
Coran, Sourate 51, verset 56
salam.
Un textes esncère et authentique qui nous change des lecons prodiquées par certains imams ou "savants" qui se croient détenteur d’une vérité qu’il cherche à imposer.
une reflexion ni savante ni prétentieuse, juste un coeur ouvert aux autres avec cette douceur privilégiée par notre prophète (sws)dans nos relations avec nos frères en humanité
Chère Maryam, vous m’avez émue aux larmes.
Je voudrais juste dire à un de vos commentateurs, qu’il ne s’agit ici que de foi pure, le comportement des uns et des autres relève des règles sociales précisément lorsque dans l’effort d’élévation il apparait des faiblesses et l’homme musulman est aussi faible que les autres créatures.
Cher YousefStefan,
Votre réflexion manifeste un goût de la dialectique peu innocent. Chacun sait bien que la Parole de Dieu n’est pas entendue même par les religieux qui affectionnent les guerres de religions.
Telle est bien la question ! Maryam Fuente lit le Coran et vit à son écoute. Elle sait bien que ce Livre sacré n’est pas une invitation à la tuerie même par hadîth interposés !
La polysémie du verbe qatala, tuer dans un sens en arabe, est en cause tout comme le tu ne tueras point du décalogue. qatala signifie aussi lutter...
La lecture du Coran nous invite à laisser à chacun le temps de se convertir, c’est-à -dire de se tourner vers Dieu et non de le tuer !
La lutte ne vise pas le triomphe d’une religion ! Les religieux doivent certes se défendre mais contre ceux qui les attaquent et non contre ceux qui quittent librement une communauté ! Les musulmans n’acceptent-ils pas le divorce ?
Cet article est spirituel et démonstratif nous invitant à distinguer les apparences et la réalité. Les religions ne sont que des apparences. La réalité est divine mais qui le sait ?
Amitiés.
Liliane Bénard
Salam Oualekhoum ma soeur, mes soeurs Wa Salam Oualekhoum mes frères.
Comment ne pas rester sensible à ce raisonnement que nous avons tous en nous. Que la paix soit avec vous tous, je crois que c’est vers ce sens que notre soeur nous invite. Et je rajoute à son texte si elle le veut bien :
Que chaque jour que Dieu Nous donne à vivre est cousu d’or ; c’est cette ligne qui sépare le matin de la nuit qui m’y fait penser. Ceux qui font la prière trés tôt le matin (al fajr) peuvent s’en rendre compte.
Madame ,
Autant votre texte témoigne d’une sensibilité réelle et d’une foi en la bonté humaine issue de la transcendance divine que chacun se choisit , sentiments eminemment respectables , autant la lecture suggérée par l’un des commentateurs sur l’apostasie fait froid dans le dos par la brutalité et la violence terribles qui en emanent .
Je suis chrétien protestant. Je suis un lecteur fidèle de Oumma.com.
Cet article me conforte dans mon opinion que la liberté individuelle est un présent inestimable de l’Unique.
Je m’efforce de travailler à la connaissance réciproque des Chrétiens, des Juifs et des Musulmans. Connaissance réciproque qui ne peut entraîner que le Respect de l’autre.
Je travaille au sein de deux associations:l’AJMF et l’AJCF, que je recommande à votre attention.
Que l’Eternel vous (nous) garde et nous guide.
Salam, Chalom, Paix et fraternité.
As salamou3lkoum
Tout d abord merci pour ce joli texte qui amene a la reflexion.
cela est vrai qu en temps que convertie, jai vecu le fait de ne savoir ou me tourner , lors de mes debuts de conversion, et de trier dans ce que lon nous dit de l islam, ... et la seule chose qui m a guidee etait ce que mon coeur ressentait et ce que me tete trouvait juste, je me suis basee sur cela pour avancer dans ma foi, partant du niveau zero.
Je me suis bien reconnnue dans ce texte ou notre chere soeur dit je cite :Dans cette perspective, les prescriptions Coraniques (la prière, le jeûne, la zakat..) agissent comme « des outils pour avancer sans s’égarer, un rappel renouvelé de notre place dans la création, de notre but : la
purification de l’âme.
Car mon ame vide de toute croyance setant ouverte a la foi et l amour en Allah en ayant tout a apprendre, j ai sentie l islam comme un magnifique et immense puzzle , ou chaque acte, chaque details sont comme des pieces qui nous approchent un peu plus de la paix interieure, de l amour en Allah swt, et qui fait qu a chaque nouvelle piece on se sent plus complet...
quAllah fasse de nous des pieux serviteurs, amine
Voici, seulement à titre d’exemple, la comparaison des traductions de l’expression verbale
qatala :
En 2Â : 54, Asad indique dans la note 39 les traductions traditionnelles et explique sa propre
traduction :
Moïse revient du mont Sinaï et s’adresse à son peuple, lui demandant de se repentir :
« Fatûbû ilâ bâri-ikum fauqtulû anfusakum…. » : Repentez-vous (revenez donc, repentis) vers Celui qui vous a créés et mortifiez-vous.
La traduction littérale de l’expression fauqtulû donne : « tuez-vous vous-mêmes » ou « tuez-vous
l’un l’autre ». Pourtant un thème essentiel de ce verset parle du repentir (par trois fois avec la
racine tawba), avant la mort, Dieu étant le modèle de Celui qui accepte le repentir, le
Miséricordieux : « at-tawwâbu ar-rahîmu ».
Le terme "fauqtulû" de qatala : tuer pourrait donc avoir ici une valeur métaphorique contrairement sans doute à la traduction conventionnelle, y compris celle du Livre de l’Exode en
32, 26-28 (traduction Jérusalem de la Bible en français). Asad traduit par mortifiez-vous dans le sens de faites pénitence.
Ce n’est qu’un exemple pour montrer qu’une bonne traduction est capable de tenir compte de sens différents, du littéral au spirituel et que celui qui choisit s’engage...il peut aussi faire usage de son intelligence et de son coeur pour ne pas donner de Dieu une image caricaturale.
Nul n’est contraint de croire mais l’essentiel n’est-il pas de croire en Dieu en vérité ?
assalam alaikum
je ne saurai garder en moi cette émotion que j ai en lisant cette réflexion qui va en profondeur et montre une foi pure. que le tout puissant vous comble de ses bienfaits et nous aide dans l interprétation et la comprehension du coran, source de paix. c est Allah qui sait mieux.
On peut parfaitement changer de religion sans renier Dieu (si on y croit). La religion n’est qu’un moyen.
Par contre on peut parfaitement rester dans sa religion tout en reniant Dieu. Et c’est bien plus fréquent qu’on ne le pense. Et la religion est parfois aussi un moyen utilisé pour le faire.
Le jour où on admettra que les différences entre les religions sont d’origine humaine, et que le message profond est universel, l’humanité aura fait un grand pas, et se sera rapprochée de Dieu. Alors que les arguties stériles sur la pratique et les rituels de la foi l’en éloignent un peu plus chaque jour.
L’important ce n’est pas d’être musulman, chrétien, bouddhiste, shintoïste ou adepte de tout autre religion , c’est l’altruisme et la quête personnelle de spiritualité.
Une conviction à laquelle j’ai toujours cru, mais que je n’ai pu exprimer si simplement et si fortement. Merci.
kohlber
Salam à vous, pouvez-vous nous donner un peu plus de détails sur vos deux associations ?
Merci et salutations.
Salam aleikom
Merci d’exprimer de façon si limpide mon opinion sur la liberté de foi accordée par l’Islam. Plusieurs amis non musulmans s’imaginent que je ne suis musulmane que parce que mes parents m’ont éduquée dans l’Islam, alors que c’est faux, j’aurais pu devenir catholique si la foi catholique m’aurait semblé plus véridique, ce qui bien sur n’est pas le cas, après plusieurs années de doute.
Ce que je ne comprends pas, c’est la raison d’une peine si lourde envers les apostats. Après tout, Dieu s’occupera d’eux le jour du Jugement dernier, non ?
Nullement de contraintes dans à Dine#religion(=diyanat)libre à chaqu’un de suivre ou pas, le Livre Saint est clair la dessus. A dine appartient à ALLAH et à lui seul, à Dine est notre nature primordiale(elfitra)(verset30 les romains)qui est constituée par les principes et valeurs universelle qui forment le droit chemin qui est El Tarik El Moustakim (verset150-157les bestiaux). Dine de la perpétuel mouvement(elhanif)de notre prophète Ibrahim. On ne vit pas pour Dine, mais on vit par Dine.
Merci pour la sœur et pour l’effort fourni, ALLAH est notre seigneur et seul détient le savoir absolu.
l’humain est la seule créature de Dieu (swt) qui a scellé le pacte avec son Créateur,et ce grâce à la connaissance ;ce qui a valu la prosternation des anges, croire ou pas c’est tenir ou trahir cet engagement ; ce monde visible est une epreuve mais aussi la seule occasion de LE chercher ,et s’il le veut, LE trouver et arriver à une paix de l’âme !
Cher Fermion, le culte et le rituel ne sont pas sans valeurs.
Je pense que vous le savez probablement déjà .
Ils sont un moule qui donnent consistance.
Ils servent à maintenir la discipline de l’âme et ne pas oublier le rappel.
Disons que le rituel est comme le combustible que l’on met dans le feu pour qu’il reste ardent.
Et l’intelligence critique est comme les pierres que l’on met autour du feu pour pas qu’il ne devienne hors de contrôle et consume le croyant et ceux qui l’entoure...
Mais Dieu -Exalté Soit-Il- Est en Vérité Est le plus Savant (et ça aussi vous le savez probablement déjà  ! )
 ;)
Que la paix soit avec vous.
Sincèrement,
Karim B., Montréal alias le terrible
Entre le hadith et le coran, c’est le coran qui doit être suivi, car le hadith reste une tradition conjecturale ( dhannia)même quand on es sûr de la chaine du hadith.résultat entre le hadith attribué à ibn Abbas et le verset (ou les versets) coranique appelant à la liberté de croire ou de ne pes croire ( et donc de changer de religion si on veut), c’est le coran qui prime et celui-ci nous dit"pas de contrainte en religion" ou "est-ce à toi de contraindre les gens pour qu’ils deviennent croyants" ? c’est un principe éternel qui ne supporte aucune abrogation.
Bravo à Fermion, Salamandre et Moujà hid pour leurs réponses à YousefStefa qui a bien noté comme le fait d’ailleurs Maryam Fuente que la menace du châtiment prévu par Dieu en cas de ridda (apostasie) est terrible. Mais ce châtiment n’aura lieu que lors du jugement dernier. Dieu n’a pas besoin de main d’oeuvre !
Maryam Fuente précise que cette menace est un "levier", c’est-à -dire une inviation à la rectification et au perfectionnement sur notre terre. Il convient donc de laisser à chacun le temps d’accéder à l’excellence !
Les anges savaient bien que les hommes verseraient le sang. Les lois comme celles du pharaon d’Egypte sont bien connues du Coran : il crucifiait, coupait des mains etc. Qui confond Dieu avec un pharaon ? Muhammad Asad a ainsi interrogé les juristes du 20ième siècle.Tariq Ramadan les interroge à son tour sur la peine de mort. Ne contredit-elle pas la miséricorde divine, celle de Celui qui nous donne la vie ?
L’auteur de l’article souligne la responsabilité de l’homme qui est certes appelé à adorer Dieu mais aussi à le distinguer des idoles.
Il ne s’agit pas de traiter les juristes de meurtriers mais de bien voir qu’ils risquent de se tromper en confondant la Loi de Dieu et celles des hommes. L’exégèse et la spiritualité peuvent sans aucun doute nous aider à retrouver la paix de l’âme.
Merci encore à Maryam Fuente.
Amitiés.
Liliane Bénard
J’ai étudié plusieurs religions avec beaucoup de sérieux. Maintenant, je crois en ce que je crois sans désirer faire partie (adhérer à ) d’ une religion quelconque. Où est le mal ?
salam aleykoum, barakallahou fik chère Maryam. J’ajouterai à ce texte magnifique la traduction par feu André Chouraqui (paix à son âme) du 7ème verset de la Fatiha :
7.le chemin de ceux que tu ravis,
non pas celui des courroucés
ni des fourvoyés.
c’est clair comme de l’eau de roche : un chemin qui mène à la paix de l’âme, un autre qui courrouce et égare. Merci Maryam d’avoir rappelé avec simplicité et limpidité l’essence même de l’islam. Qu’Allah nous guide vers cette paix de l’âme tant espérée...
salam wa rahma
Soufiane
Si vraiment nous sommes libres de croire ou pas, pourquoi il ya menace du jugement ?
Mettons-nous d’accord, saisissons les choses comme elles sont et sans trop de pholosophie : normalement dés qu’il ya menace il contrainte à moins de ne pas y croire, et ne pas y croire nous tombons déja sous le coup de la menace. Croire malgré soit, parceque il ya menace, c’est faux, hypocrite et donc innacceptable de la part de Dieu. Ne pas y croire c’est agir contre la Loi, contre Dieu et donc se comporter en transgresseur et passible du jugement.
Voyez-vous, je n’ai trouvé nul part ailleurs dans mes léctures, sur le plan religieux ou autre, autant de contradictions comme chez-nous les musulmans.
Qu’est ce qui nous est demandé, en fait, de faire de notre libérté dans cet Islam de 14 sièclez d’histoire et de progrés.
La mettre sous le boisseau, ne plus en parler. Elle est une offense, indigne du maître des cieux et des hommes.
Et Les hommes peuvent ils tous comprendre le but de la prière rituelle pour la faire aisément et sans contrainte ? Je ne le pense pas. combien donc la font sous le coup de la menace, donc par contrainte.
Je dis donc à l’auteur de l’article que dés que il ya menace il ya contrainte, autrement dit, faut pas se leurrer, tout dans notre croyance est contrainte (OBLIGATION).
Salam,
Peut être Sabrine, qu’il nous est tout simplement demandé de trouver ce qui nous met en paix.
C’est bien le sens profond de l’islam.
Peut on trouver la paix si on vit la religion comme une contrainte extérieure ?
C’est tout le propos de cet article justement. De montrer comment, au final on n’est contraint que vis à vis de soi. Car si notre but est de cheminer vers ce qui nous procure la paix de l’âme, alors il y a des choses néfastes dont nous "devons" nous écarter, et des choses fructueuses vers lesquelles nous "devons" tendre. La contrainte est pour nous , Dieu n’a pas besoin de nous, donc son jugement peut être pris comme un outil pour nous aider à avancer, vers ce qui procure sérénité. La "menace" est un rappel parce que nous sommes de nature oublieuse et versatile, que l’on a tendance à s’égarer.
Prise comme ça la religion est liberté.
wa salam.