En Libye, le monde libre n’a pas d’alibi

Le peuple Libyen est en danger de mort. Un peuple qui a choisi, à l’instar d’autres peuples arabes, de vi

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lundi 14 mars 2011

En Libye, le monde libre n’a pas d’alibi

Le psychopathe de Tripoli joue le dernier acte de sa tragédie sanglante, sous les regards de la communauté internationale, tétanisée par son appel au génocide en direct sur les ondes. Un fou qui dispose d’un arsenal terrifiant et d’une manne en dollars sans limites.

Le peuple Libyen est en danger de mort. Un peuple qui a choisi, à l’instar d’autres peuples arabes, de vivre son printemps la fleur au fusil. Les Libyens ont manifesté leur désir de liberté à mains nues, mais le terroriste au pouvoir, grand ordonnateur de l’attentat de Lockerbie du 21 décembre 1988, a répondu à la mitrailleuse. La horde de ses sbires épaulés par une légion de mercenaires a semé la mort et la désolation.

Le temps presse et le monde libre a les moyens de le mettre hors d’état de nuire. Ne pas agir, signifie pour ce criminel avoir carte blanche… Sinistre personnage, Kadhafi ne perd pas le nord, il profite de nos hésitations pour avancer, pour brûler et massacrer ses concitoyens, qui ne sont à ses yeux que des rats.

La décision audacieuse de Sarkozy de reconnaître le conseil national de transition comme représentant légitime du peuple Libyen, doit être suivi d’autres actions concrètes, à l’image du brouillage du système de communication du commandement et l’impossibilité d’émettre de la télévision, outil de propagande par excellence et vecteur principal des appels au meurtre, qui ont entraîné l’assassinat du cameraman d’Aljazeera près de Benghazi. Le monde libre doit sans complexe armer l’opposition qui se bat contre le dictateur sanguinaire, et imposer une zone d’exclusion aérienne.

L’avancée des milices du redoutable despote est inquiétante, et la lenteur d’action du monde libre n’en est que plus déroutante. Isoler Kadhafi sur le plan diplomatique ne signifie rien pour lui ni pour sa bande, il a déjà vécu pareille situation ! Le facteur temps et les besoins énergétiques de l’Occident jouent en sa faveur, il y a eu des antécédents. Kadhafi l’assassin pense que le pétrole achète le sang versé et que la vie des Libyens ne vaut pas celle des victimes de Lockerbie. Lavons l’affront de Srebrenica, rachetons nos graves erreurs au Rwanda, nos errements au Kosovo !

Si par malheur le criminel de Bab Al Azizia parvient à étouffer dans le sang la révolution, alors une longue période de terreur s’abattra sur le peuple Libyen. Elle aura le visage du non moins tyrannique prétendant à la tente du guide, son rejeton Saïf Al-Islam, héritier du trône, mais aussi de la folie parentale.

Kadhafi ne comprend pas la diplomatie, pour lui le monde est un magma de pétrole et de sang ! Nos atermoiements seront le carburant de sa machine meurtrière, ne pas agir, c’est tuer l’espoir de tout un peuple. En Libye, le monde libre n’a pas d’alibi.

Saadi Yassine

Consultant International

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Auteur : Yacine Saadi

Consultant International

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