Emploi : les français d’origine maghrébine, les grands laissés-pour-compte

A pénurie d’emplois, recrudescence de disparités criantes ! Cela pourrait passer pour un adage populaire,

mercredi 17 novembre 2010

A pénurie d’emplois, recrudescence de disparités criantes ! Cela pourrait passer pour un adage populaire, sans illusions sur la France de la discrimination et du népotisme, qui aurait traversé toutes les époques pour se voir aujourd’hui, plus que jamais, conforté dans son infinie clairvoyance.

La crise et son long cortège des laissés-pour-compte, ceux que le président de tous les français ne saurait voir, au point qu’il les a carrément passés sous silence lors de son long monologue de mardi soir.

Une étude de l’Insee sur l’emploi pourrait pourtant élargir le champ de vision toujours aussi étroit du locataire de l’Elysée, à l’aune d’un constat alarmant, et sans miracle : le taux d’emploi des Français enfants d’immigrés du Maghreb est de 20 points inférieur à celui des Français de "parents nés français", une différence qui s’explique partiellement par le diplôme, et pour une plus large part par la discrimination.

Le taux d’emploi des Français descendants d’immigrés du Maghreb est de 65% pour les hommes et de 56% pour les femmes, contre respectivement 86% et 74% pour les "Français de naissance" (deux parents français), observe l’Insee. "Les différences d’expérience, de diplôme, de situation familiale et de lieu de résidence entre les deux populations n’expliquent qu’un tiers de cet écart", indique l’institut, tout en appuyant là où le bât blesse : "l’existence de discrimination, mais aussi de tout ce qui n’est pas mesurable directement (réseaux professionnels, capital culturel, etc. )".

Le Sarkozy nouveau est arrivé, prétendent certains fins observateurs du long fleuve houleux de la politique française ? Cela tient du mirage sans doute, tant le Sarkozysme continue de briller par ses cercles d’amis et son absence chronique de solutions.

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