« L’égalité des hommes & des femmes en Islam », ce titre serait-il une question, une affirmation ou un espoir ? A vrai dire, il est triste d’en débattre. Il est triste d’avoir tant eu à argumenter face à des traditions machistes et misogynes. Il est triste de voir et d’entendre des hommes et des femmes de notre temps se plonger volontairement dans les ténèbres de la ségrégation prétendument au nom de Dieu, au nom du Coran ou de la Sunna. Quelles terribles frustrations et quelles ignorances les poussent, tous, à ce déni d’eux-mêmes et du vrai de leur religion ?
Egalité des hommes & des femmes – 1
« Deux poids deux mesures » nous répétons-nous à l’envi, le poison devient antidote, insidieux phénomène de mithridatisation. A vrai dire, « sans poids ni mesure » qualifierait plus justement l’entreprise de diabolisation menée par ces apprentis sorciers. Je ne devrais donc pas m’étonner, en ma naïveté meurtrière, que ces tristes sires d’ordinaire si sensibles aux droits de l’homme ne se soient point indignés quand le vénérable Shaykh Al Qardawi lança une auguste fatwa en faveur de l’assassinat du non moins inénarrable Al Qaddafî. Pas plus que peu ne s’étonnent quand Naboléon s’en va-t-en guerre sauver d’innocents civils, victimes tout aussi lourdement armés que manipulés. Nous, nous sommes lourdement manipulés mais très légèrement armés, qui un siwâk qui une plume.
Après avoir acquis mon titre d’antioccidental primaire en les colonnes même de Oumma, je pourrais bien donc devenir un iconoclaste prokadafiste tout comme l’on taxe gravement d’antisémitisme qui ne reconnaît aucun droit de chasse aux sionistes ou ne comprend pas que l’on veuille sauver les Libyens mais point les Palestiniens. Sans doute qu’en « Droit de l’homme » l’on oublie encore de nous préciser la couleur, le sexe ou la nationalité de l’homme. Au fond, me voilà soulagé d’avoir été démasqué, cela me laisse les mains libres pour penser, usage méridional comme chacun sait. Pour être complet, j’ajouterais à cela qu’une frange “de frèr et de seure”, comme parfois ils l’osent écrire, m’a d’ores et déjà voué aux gémonies, sans trop savoir au demeurant où cela se trouvait.
Or donc, ici usage académique, comme une injustice en appelle toujours une autre, il semble préférable de rechercher où justice se trouve. Et, toutes proportions gardées, nous sera ainsi fourni prétexte à initier un débat qui nous tient à coeur : l’égalité des hommes & des femmes en Islam, c’est-à-dire la validation par une religion, la nôtre en l’occurrence, de l’égalité intrinsèque des êtres.
Si l’actualité a pour vocation l’exploitation d’injustices toujours changeantes au gré des « évènements », nous trouvons en la disparité de traitements des hommes et des femmes en islam un sujet qui pour le moins se caractérise par sa constance. Le sort des femmes serait en deçà des vertus de la théorie, certes, mais que dit au juste la théorie, c’est-à-dire le Coran, à ce sujet ?
Ceci, non point que nous souhaitions faire de l’audimat, fût-il féminin, mais, qu’au nom de l’Islam, il nous a semblé que cette question était au centre de bien des débats :
1- L’homme peut-il frapper sa femme avec le Coran ?
2- Un être à part entière hérite-t-il de la moitié, et si la femme est la moitié d’un homme n’est-elle pas alors moins que sa moitié ?
3- En matière de témoignage ne faut-il pas deux femmes pour un seul homme ?
4- En matière de sexualité ne faut-il pas quatre femmes pour un homme seul ?
5- Le Prophète n’a-t-il pas dit que la religion de la femme ne valait que la moitié de celle de l’homme ?
6- Dieu n’a-t-il pas dit que les hommes était tout simplement supérieurs aux femmes ?
7- La femme ne doit-elle pas obéissance à son mari, son père ou son frère ?
8- La « fâmme », éternelle tentatrice, ne doit-elle pas se dissimuler à la concupiscence de nos mâles regards ?
9- N’est-il pas dit dans le Coran qu’elle doive rester digne en son foyer ?
10- Que sortir dans la rue est pour elle comme se pavaner au pire temps du paganisme ?
Et puis encore, ou pis encore :
11- La femme ne sera-t-elle pas au Paradis l’objet sexuel par excellence ?
12- Ne sera-t-elle pas toujours vierge et donc toujours exposée à la défloration ?
13- Ne connaîtra-t-elle pas de répit ?
14- Est-elle éternellement condamnée à n’être que pour l’homme ?
15- L’Enfer ne serait-il pas alors plus équitable en son châtiment ?
Tant de sujets qui se vendent fort bien en format de poche de qamis et se lisent sous la burqa mais, et cela nous préoccupe bien plus encore, disparités et dissymétries majeures très fortement inscrites en l’inconscient de la Communauté comme en son manque de conscience. N’en déplaise à ceux qui se pensent ou se veulent affranchis, il s’agit là d’une donnée sociohistorique que l’on ne peut négliger, une réalité douloureuse que l’on doit entendre cependant que l’assentiment commun la réduit au silence.
Mais, alors, que dit vraiment le Coran de tout cela ? Quel est son message quant à l’égalité des hommes et des femmes ? Comment le Prophète a-t-il pu léguer des paroles qui réduisent à demi la moitié du Monde ?
« L’égalité des hommes & des femmes en Islam », ce titre serait-il une question, une affirmation ou un espoir ? A vrai dire, il est triste d’en débattre. Il est triste d’avoir tant eu à argumenter face à des traditions machistes et misogynes. Il est triste de voir et d’entendre des hommes et des femmes de notre temps se plonger volontairement dans les ténèbres de la ségrégation prétendument au nom de Dieu, au nom du Coran ou de la Sunna. Quelles terribles frustrations et quelles ignorances les poussent, tous, à ce déni d’eux-mêmes et du vrai de leur religion ?
Mais aussi, au contradicteur, probablement encore un de ces « donneurs de leçons aux autres », qui nous répondrait que les musulmans ont vraiment du temps à perdre avec un problème réglé depuis longtemps du coté de l’autre face du monde obscur, je dirais simplement ceci : Ne faites pas comme ceux d’entre-nous qui se construisent une identité sur la différence, le mépris ou la haine de l’autre. Voyez aussi la poutre qui cloue en croix votre cœur et le niqab qui vous aveugle.
La vérité, je le répète, n’a pas de camp ; le mensonge et l’erreur non plus. Les hommes dont le Coran dénonce les travers sont un seul peuple, toi et moi. Ils vivent en un seul monde, celui où le fort tend à opprimer les faibles. Et je vous poserais alors cette question : « Pourquoi affirmez-vous que la femme est l’égale de l’homme ? » Auriez vous jamais oser postuler : « L’homme est-il l’égal de la femme ? » Le présupposé mâle est universel et il ne suffit pas de l’ignorer pour en être exempt ! Et, quand certains sous-produits de votre colonisation pensent même à exiger que certaines jeunes filles de longues robes vêtues négocient leur pudeur, quelle image de la femme « mi-pute mi-soumise » traînez-vous en vos sordides recoins de non-dits ?
Mais encore, il n’ y a que bien peu assez de musulmanes osant parler de la condition des femmes en islam, comme un sentiment antiquement instillé qui ferait de leur silence la garantie de leur piété. En d’autres termes : « sois pieuse et tais-toi ». Les hommes, quant à eux, prouvent leur virilité en affirmant que toute femme, toute la femme, est tentation, fitna et ‘awra, deux mots clef du cadenas de nos fantasmes et de la prison des femmes. Que vous osiez dire que l’aliénation de notre moitié, la ségrégation insurmontable de la femme en la plupart des sociétés musulmanes ou en la tête de musulmans vivant en occident sont totalement inadmissibles anti-islamiques et contraires à la justice divine, et vous voilà aussitôt qualifié et disqualifié ; tout à la fois châtré du turban et suppôt de l’Occident. Un Occident pleinement phantasmatique dont la seule obsession serait de s’emparer de nos femmes… A la rubrique caricature, un musulman ou une musulmane n’aurait ainsi le choix qu’entre camisole religieuse ou fièvre du samedi soir.
Il est curieux si ce n’est navrant, je le concède, que nous ayons à nous poser ce genre de questions. Qui est né en son temps, celui-ci, le nôtre, ne devrait pas avoir à envisager ce sujet, l’égalité lui est intrinsèque et il l’applique à tous et donc à toutes.
S’agit-il d’un questionnement religieux, qu’alors le religieux s’en trouve déclassé. S’agit-il d’un discours de partisans d’une religion, qu’alors s’impose le débat.
Face à un discours officieux : on dit que les ulémas ont dit que, on dit que le Prophète a dit que, on dit que le Coran a dit que, nous sommes dans l’obligation tout du moins de réexaminer notre positionnement. Or, il n’y a de débat en islam qui ne passe nécessairement par les Textes.
Ainsi donc, un musulman se trouve dans l’obligation d’affronter ses références scripturaires, Coran et Hadîth, et les lectures plurielles et divergentes qui en sont données. Nous l’avons maintes fois dit, ces disputations sont autant d’occasions de revenir à la source de nos sources afin de mesurer et vérifier nos certitudes à l’aune du Coran ; que le Coran, tout comme le Hadît, ne soient prétextes, avocats de nos désirs et passions, fer de lance de nos folies…
Face aux quinze questions ci-dessus, en forme d’accusation, et la liste n’est pas close, faudrait-il nous contenter d’enfoncer des portes ouvertes, fussent-elles celles de l’ijtihâd ! C’est ainsi que nous envisagerons de répondre à cet essentiel vade-mecum de l’injustice au fil d’une série d’articles dont le premier à paraître démontrera, sans difficultés, que le Coran affirme et stipule la totale égalité entre l’homme et la femme, les unes et les uns. Par suite, le Coran ne pouvant se contredire, ce constat nous donnera l’occasion de comprendre les mécanismes qui permettent aux hommes d’interpréter le Texte en fonction de leur grés et usages.
Dr Al Ajamî.
Commentaires
Bonjour Dr !
Une lecture du vendredi dont je me demandais hier soir encore quel en serait l’auteur.
Choix judicieux à vrai dire malgré la profondeur du sujet(la femme) qui devrait tempérer les plus ardents de nos querelleurs (Mark le hardi se reconnaitra).
ça augure(sic)d’une énième année de la femme pour les plus sceptiques(et ceux qui ont du mal avec leur porte-feuilles quand il s’agit d’attention).
Femmes je vous aime
Bonne journée à tous !
C’est chaque fois pour moi un vrai régal que de lire le Dr Al’ADJAMÎ. Avec manifestement une parfaite connaissance de la religion, mais aussi un réalisme à toute épreuve en ce qui concerne la nature humaine,le tout arrosé d’un humour corrosif et du sens de la répartie, il nous régal et il nous éclaire tout à la fois. Pour moi il est certain que le point de vue du Dr Al’ADJAMÎ mérite d’être pris en considération pour ce qu’il nous ramène à la substantifique moelle du texte sacré de tous les musulmans comme seule référence à notre réflexion.
salemalikou,
Auriez vous jamais oser postuler : « L’homme est-il l’égal de la femme ? » « « Le présupposé mâle est universel et il ne suffit pas de l’ignorer pour en être exempt ! Et, quand certains sous-produits de votre colonisation pensent même à exiger que certaines jeunes filles de longues robes vêtues négocient leur pudeur, quelle image de la femme « mi-pute mi-soumise » traînez-vous en vos sordides recoins de non-dits ? » »
Bien vu Dr Al Ajamî. Je vais faire lire vôtre texte au plus grand nombre de "mâles muslim" de mon entourage. Notamment ceux qui regardent méchamment de travers les filles non voilées, dans ma cité. Merci Docteur
J’ai une question pour le docteur Ajmi :
pourquoi vous semblez choqué par la fatwa du sheik ALQaradawi contre Qaddafi ?
Cher Dr Al-Ajami,
C’est un excellent sujet que vous avez choisi de traiter, et j’attends donc la suite promise de vos articles sur cette question avec impatience. D’autant plus que vous promettez de démontrer que le Coran consacre l’égalité de l’homme et de la femme. Je veux bien vous croire, mais ce serait le comble si vous aviez raison : le comble qu’une société se soit développée pendant 14 siècles, en consacrant l’inégalité entre l’homme et la femme, sous prétexte qu’elle ne faisait qu’appliquer les prescriptions coraniques.
J’espère qu’Oumma n’attendra pas 4 semaines pour publier votre prochain article, je ne peux attendre si longtemps en retenant mon souffle.
Maintenant que je vous ai dit tout le bien que je pense de votre article ci-dessus, me permettrez-vous d’en dire aussi tout le mal que je pense ?
J’ai l’impression que votre article a été écrit par un autre que vous, ou qu’il aurait dû être signé par un autre que vous (publié sous un pseudonyme par exemple).
Je m’explique :
J’ai lu tous vos précédents articles, et ils sont écrits de manière austère, bien concentrés sur le sujet dont ils traitent, en une langue épurée, bien maîtrisée.
Vos précédents articles pourraient être regroupés en un recueil, pour publication, sans avoir besoin d’être réécrits ou retouchés.
Mais, le présent article est plein de digressions, de jeux de mots, comme si l’objectif était de vous défouler, de vous éclater, de vous venger. Ce n’est pas le format approprié pour quelqu’un qui veut expliquer le Coran, la charia, et des choses aussi importantes que l’égalité de l’homme et de la femme en Islam. Surtout quand il veut pourfendre toutes les idées reçues pendant 14 siècles sur cette question. Surtout, quand il veut expliquer que tous les musulmans, et tous leurs leaders politiques, religieux, culturels et sociaux, se sont fourvoyés, se sont trompés, les uns sciemment, les autres de bonne foi, quand ils disaient qu’ils ne faisaient qu’appliquer les prescriptions coraniques.
Le sujet est grave, et mérite d’être traité avec une certaine gravité. Alors, relisez-vous, s’il vous plaît, et éditez votre article, le présent autant que ceux à venir, pour qu’ils restent concentrés sur leur sujet, sans digressions, sans fioritures, sans jeux de mots ni malins ni vilains.
A votre plume, Dr Al-Ajami, nous attendons la suite avec le plus grand intérêt.
Piquante entrée en matière pour un sujet qui cristallise toujours les passions.
J’espère, Dr Al Ajamî, que vous aborderez les sens que revêt le verset 228 de la sourate Al Bakarah et ce fameux mot traduit en français tantôt par "prédominance" ou "prééminence" ; ainsi que le verset 34 de la sourate An-Nisa’ qui nous est si fréquemment brandi pour justifier de cette inégalité homme-femme qui serait soi disant intrinsèque à l’islam.
Salam
"firdaws a dit :
J’ai une question pour le docteur Ajmi :
pourquoi vous semblez choqué par la fatwa du sheik ALQaradawi contre Qaddafi ?"
Je voudrais répondre à cette question. Le sheik al-Qaradawi, quand il énonce ce qu’on appelle une fatwa, ne fait qu’exprimer son point de vue personnel sur la signification d’une question juridique complexe. C’est comme lorsque vous demandez à un avocat spécialisé en divorce qu’est-ce que la loi dit sur un aspect du divorce. L’avocat vous répond, mais il ne fait qu’expliquer la loi, et il peut être incomplet, ou se tromper. Mais, il ne donne pas un sens nouveau à la loi, et en tous cas, ce qu’il dit ne devient pas la nouvelle loi existante, à appliquer par tous. Il ne se substitue pas à l’ancienne version de la loi.
Une fatwa n’est donc qu’une explication de la loi, par un expert en droit musulman. Elle peut être correcte ou incorrecte. Mais, une fatwa (de source religieuse) ne se substitue pas aux lois civiles du pays.
al-Qaradawi exprime son point de vue personnel sur Qaddafi, tout comme vous avez votre point de vue, et moi le mien. Mais, de là à dire, au cas où il l’aurait dit, qu’il faut tuer Qaddafi, que l’islam permet cela, il y a un fossé qui devrait être infranchissable pour tous, et tout particulièrement pour des experts en droit comme Qaradawi.
Nous vivons tous, en effet, dans un Etat de droit, quel que soit le pays où nous vivons. Il y a des lois qui s’appliquent à tous. L’incitation au meurtre est interdite, sanctionnée dans tous les pays du monde. Personne n’a le droit d’inciter au meurtre.
A fortiori, personne n’a le droit d’inciter au meurtre et de dire que l’islam autorise de commettre ce meurtre. Car, c’est faux. L’islam dit de respecter les lois de la communauté, et celles-ci interdisent d’assassiner les gens, pour quelque raison que ce soit.
Que quelqu’un tue une personnalité politique dans le courant d’une révolte populaire, c’est une chose. Mais, dire qu’il le fait au nom de l’islam est autre chose.
Cela prêterait à tous les abus, car chacun peut interpréter les choses à sa manière, et tuer qui il veut au nom de l’islam. C’est ce que font quotidiennement, malheureusement, tous ces gens qui se font exploser dans les lieux publics en Afghanistan, au Pakistan, en Iraq, et j’en passe, tuant des centaines d’innocents dont le seul crime était de se trouver dans le rayon des débris de l’explosion.
Cela ne se fait pas, ne peut pas être toléré dans une société civilisée. L’islam, en tous cas, n’autorise pas cela.
Et si on commence chacun à interpréter le Coran selon ses convenances, en violation des lois officielles du pays, où cela s’arrêtera-t-il ? N’est-ce pas ouvrir une boite de Pandore, qui risque de détruire toute la société, en créant une situation d’anarchie, de fitna incontrôlable ?
Il faut donc laisser aux politiciens le soin de faire de la politique, aux révolutionnaires le soin de faire la révolution, aux Parlements le soin de faire les lois.
Les penseurs religieux devraient, quant à eux, se livrer à leurs pensées, les rédiger dans des livres, mais non interférer dans la politique, ni inciter au meurtre, même s’ils sont pleins de bonne volonté, et croient bien faire.
Qaradawi devrait savoir, comme l’explique Jacques Brel, qu’on ne peut pas tuer l’amant de sa femme quand on a été élevé dans la religion.
bjr,j espère que nous aurons du grand ajami au niveau de la grammaire ,mon prof d arabe (re)decouvre a chaque fois les subtilités du dr .
Voila une façon curieuse de se distinguer en posant la question du statut de la femme « au centre des débats ». Non pas que cette question ne se pose pas, mais visiblement l’énoncé du Dr s’extrait de toute observation du terrain, des pratiques et les préoccupations des gens. Le questionnement en 15 points pour décrire l’état de disparités entre homme et femmes, n’appartient qu’a lui et correspond a un schéma importé pour ne pas dire qu’il est grotesque. Ce texte confus,mal rédigé, ne correspond pas a ce que l’on trouve sur le net sous la griffe de Dr Al Ajami pas plus que j’y retrouve l’expression d’un homme de foi attaché a la mesure
Cher docteur, vous aurez très bientôt de quoi alimenter le débat qui vous tient à cœur : l’égalité des hommes & des femmes en Islam. En effet demain 9 avril se teindra un rassemblement du collectif C.A.D.U.T. (Collectif Autour De l’Unicité Tawhid) dont le mot d’ordre est on ne peu plus explicite. Les détails en sont donnés ici :
http://www.jamaat-tawheed.com/
Votre éclairage sur ce mot d’ordre est le bienvenu.
Salamalikoum.
Est ce que le Dr El Ajmi ou un lecteur peut nous préciser la sourate et le verset qui déclare l’égalite entre l’homme et la femme ? Et dans ce cas que faire des versets 15 et 34 de la sourate 4 "al nissa".
Dont le premier la femme adultère doit être enfermée jusqu’à la mort. Dans le deuxième elle peut être frappé par son époux, s’il craint sa désobéissance.
Est ce que les même traitement peut être fait pour un homme adultère ou qui désobéit à son épouse ?
Jazakoum Allah elkhir.
La fatwa d’Al Qaradhaoui contre Qaddafi mérite à elle seule un article tant elle résume cette décadence intellectuelle de nos ulémas qui se prennent pour des démiurges ordonnateurs de la mort d’autrui quand ils n’arrivent plus à contenir leurs nerfs... Politiquement, l’intégrisme sunnite (ou chiite) orthodoxe reste encore le meilleur allié subjectif et objectif de l’impérialisme (d’où qu’il soit) et ceci est clair depuis au moins les "Moudjahidines" en Afghanistan... Le silence des médias concernant la fatwa de Qarradawi (contrairement au battage médiatique concernant celle de Rushdie par exemple) n’a pour but que de dissimuler la soudaine convergence d’objectifs militaires occidentaux avec les débordements sanguinaires d’un "Cheikh" !! Pour revenir au sujet, j’aime plutôt assez cette entrée en matière "polémique" et semi-pamphlétaire : n’en déplaise à certains, il faut attaquer les "principes" contre lesquelles on lutte sans merci, et il n’y a pas que le langage académique "concentré" dans la vie... Relire certains passages du Coran pour s’en convaincre.. Au plaisir de vous relire Docteur..
Salam à vous
Cher monsieur
Je ne me lasse pas de lire ce que vous produisez sur ce site. Je voudrais savoir comment on peut se procurer vos écrits qui devraient faire école dans notre aire arabo-musulmane. Vous initiez une pensée que je partage complètement avec vous. cela me rassure de savoir que l’on peut rester profondément croyant tout en remettant en question ce fouillis jurisprudentiel qui tient plus de la domination politicojuridique que de la préservation de l’âme de la Révélation. En fait , le Prophète sws montrait la lune ; les juristes, souvent empêtrés dans un contexte rétrograde regardèrent le doigt et ce n’est même pas sûr.
Je souffre personnellement de ce machisme jusque dans le cadre d’un mouvement qui émane d’une pensée des plus avancées en matière d’ijtihad. C’est dire que ce sera certainement le dernier bastion à être revisité mais plût à Dieu , la voie de Dieu appartient à tous et les femmes sont bienvenues dans Son royaume . Peut-être même plus que les hommes parce que les dernier(e)s sont les premier(e)s là où commence la vraie vie et les opprimé(e)s d’ici bas sont les premier (e)s servi(e)s dans la Vie dernière. Il n’est cependant pas question de perpétuer l’injustice et les esprits éclairés comme le vôtre doivent s’unir pour inverser la vapeur . Ce n’est pas du féminisme , juste l’amour de la justice et donc de Dieu.
cordialement.
Dr Al ’Ajami, pour moi , la seule question qui importe, en ces temps troublés de guerre et d’agression c’est : l’homme est-il l’égal de l’homme ?
Lorsque cette question primordiale sera réglée, la situation des femmes musulmanes qui se trouvent en général dans les pays agressés sera en partie réglée puisque au moins la vie publique sera apaisée.
Pour ce qui est de la sphère privée, les rapports entre l’homme et la femme se passent dans l’intimité du foyer familial ou conjugal, et là, j’ai tellement vu d’hommes brimés et tellement de femmes battues au sein même des familles quelle que soit d’ailleurs leur religion que je me dis que cette question n’a pas besoin d’être rattachée à l’Islam , c’est celle de toute l’humanité.
Enfin !Quelqu’un d’intelligent.
Permettez- moi de vous suggerer de faire un article expliquant que l’islam n’a rien à voir avec le wahabisme devenue mondial car sponsorisé par l’argent des petromonarchies et via les preches des telecoranistes des chaines sattelitaires arabes orientales. Le danger chez moi c’est cet islam d’importation new look, ce salafisme jihadisme importé de la Saoudie qui n’a rien à voir avec la pratique de l’islam( rite malékite et hanefite), tel que pratiqué dans ma famille, implicite à la société.( je parle de la Tunisie)
Je suis musulmane pratiquante( je fais les 5 prière comme 5 RDV avec Dieu , je jeune Ramadan avec plaisir et joie et sans faire la gueule je m’acquite de la Zakat avec impatience et soulagement une fois l’an, j’ai fais une Omra en attendant de faire le Hadj et... j’essaye de rendre heureux les gens autour de moi :)
je découvre ce site car Oumacom était censuré en Tunisie.
"le Coran affirme et stipule la totale égalité entre l’homme et la femme, les unes et les uns" : C’est une contre-vérité, comme dire que Saint Paul n’a pas, lui aussi, proclamé la prééminence de l’homme sur la femme. Il en est résulté des siécles d’inégalités des genres, dont on sort péniblement depuis un siécle ou deux, la route est encore longue. Ne pas reconnaître le "machisme" des trois monothéismes, au nom d’une prétendue supériorité de l’islam, purement idéologique, n’est pas seulement contre-productif, comme l’est à terme tout mensonge. C’est surtout complétement idiot : Le "docteur" prend-t-il TOUS ses lecteurs pour des truffes, ou veut-il simplement..convaincre ceux qui le sont déja ? Du temps perdu, de vaines paroles : Vous n’avez rien de mieux à offrir ? Bon, je passe mon chemin....
Merci pour vos éclairages. J’admets que le coté pamphlétaire du texte m’a échappé, dans ce cas j’aurais commis une erreur de jugement et m’en excuse auprès de l’auteur. J’avais trouve dans le texte une certaine contradiction entre la façon de poser le probléme et la volonté de sortir des images caricaturales. Je ne crois que le réel est aussi moche qu’on le dit, il m’apparait plus important de faire ressortir que les femmes sont occupés a leur épanouissement, par le travail, l’acquisition de diplômes, ou comme éducatrice de leurs enfants et à ce titre elle sont des acteurs de la société. Leur statut est régi par les lois du pays dans lequel elles vivent…La majorité sont de culture française et s’investissent professionnellement dans d’autres formes d’activité que leur parents. Elles puisent leur spiritualité dans l’islam hérité, et les questions qui se posent a elles c’est d’approfondir, faire cohabiter cette spiritualité avec les exigences d’une vie en France et d’une société moderne. Leurs rapports avec leurs homologues hommes sont ils toujours empreint de conflits, commandé par une perception rigide de l’islam ? Il conviendrait peut etre de lister les causes qui font frein a la liberté, l’égalité auxquelles elles aspirent. Quel(s) sens elle-même donnent elle à ces mots ?.. De cet examen il en ressortirait une multiplicité de façon d’etre et de vivre dans la Cité. La communauté musulmane n’est un corps homogéne mais bien composé d’une somme d’individus, chacun se distinguant par une culture et une histoire qui peuvent donner lieu a des parcours et des pratiques religieuses différents…l’auto critique pour etre salutaire doit aussi s’appuyer sur des réalités qui ne peuvent se résumer au voile soit disant imposé ou l’extrémisme pointé qui confortent les stéréotypes
A Nadia,
Vous faites bien de passer votre chemin.
Votre commentaire était totalement gratuit, et sans le moindre intérêt pour les lecteurs.
Ce qui aurait été intéressant, c’est que vous démontriez que le Dr. Ajami a tort dans ce qu’il dit. Vous ne l’avez pas fait. C’est votre parole contre la sienne. Je pense qu’il en sait plus sur la question que vous, et qu’il le montrera dans la suite de sa série d’articles sur cette question.
En tous cas, lui a décidé de livrer sa pensée aux lecteurs de ce forum. Mais, vous n’avez rien livré, sauf des invectives. Alors, à votre avis, à qui allons-nous faire confiance, jusqu’à preuve du contraire ?
Nadia, petite précision que vous connaissez très certainement :
Saint Paul a clairement écrit des propos misogynes, ou jugés comme tels aujourd’hui, qui correspondaient à la mentalité de l’époque. Mais vous ne trouverez pas une seule trace de misogynie dans les propos de Jésus-Christ rapportés dans les Évangiles.
L’inégalité homme-femme, présente partout à des degrés divers dans l’Histoire, a été entretenue en France par l’Église, et en ce sens, elle n’était pas en conformité avec ses propres textes fondateurs. Mais en toute objectivité, c’était en fait une donnée sociétale établie intégrée par l’Eglise. Cette dernière, comme toutes les religions, a eu néanmoins encore plus de mal que la société elle-même à évoluer sur ce point comme sur d’autres points d’égalité et de liberté.
Au fait,
Est-ce qu’un jour on aura le courage de parler des droits de l’homme masculin bafoués par le nouvel ordre anti-moral ?
Je ne crois pas, car on sera systématiquement taxés de "matchos" à l’image de ceux qui critiquent les sionistes, taxés d’antisémites.
Cela dit, la question de la femme en Islam est d’actualité, et mérite d’être éclaircie. L’égalité entre la femme et l’homme doit être un acquis définitif, certes.
Mais une petite nuance, si la femme est égale à l’homme, il faut préciser aussi que la femme n’est pas l’homme, et ne le sera jamais, quand bien même elle l’imitera.
D’où mon ouverture : comment promouvoir l’identité de la femme musulmane sans complexe ?
Quelques idées : Oseriez-vous encourager, exhorter les femmes musulmanes à porter le voile par exemple ? Pourtant, le voile, entre autres, est constitutif de l’identité de la femme musulmane.
La femme n’a t-elle pas le droit au même titre que l’homme d’être perçue sur l’espace public comme un être humain plutôt comme un être charnel, dont "la chevelure" fait l’objet de phantasmes de la part de cœurs malades baudelairiens ?!
Les femmes voilées, me le confirmeront : le fait de porter le voile ne renforce-t-il pas la foi de la femme, puisqu’elle se sent investie de mission ou de responsabilité ? (il faut bien que son comportement se conforme au voile, ce signe de la foi).
Autant de questions que je me pose...
Une dernière question : oumma.com aura-t-elle le courage de me publier par souci de pluralisme ? devoir de pluralité oblige. A suivre...
L’auteur écrit : "Après avoir acquis mon titre d’antioccidental primaire en les colonnes même de Oumma"
Je le lui accorde volontiers et c’est très honnête de sa part de le reconnaître. Il se réfère peut-être à ce passage qu’il a écrit début janvier sur ce site, et qui m’a profondément choqué :
« Le mal est partout ; à l’heure présente l’Occident ne s’interroge guère sur les raisons du mal qui le ronge et fait de lui le prédateur le plus redoutable qu’il soit. Un tueur froid et efficace, un planificateur de la mort selon une logique économico-politique, sans état d’âme. Un tel pouvoir vampirise, il vit de la mort".
Si ce n’est pas le l’anti occidentalisme primaire, c’est probablement encore au-delà !
l’homme et la femme sont à la fois :
différents:physiquement, hormonalement parlant
complémentaires : dans l’éducation des enfants, et l’appréciation du monde
et égales : même droits et devoirs devant Dieu ou la République( selon le chois de chacun)
chacun a des droits et devoirs envers l’autre.
Raisonnement simpliste alors pourquoi tant de complication
Je reviens donc à la charge en sachant que vous n’allez pas publier mon commentaire comme s’il était un appel au meurtre !
Pourquoi est-il difficile de donner une biographie de l’auteur de cet article ? On est en Occident, et ici, c’est une chose courante !
J’avoue que je ne comprends pas ce comportement de la part de gens qui se disent musulmans !!! Auriez-vous quelques chose de malhonnête à cacher ????
Salam
En terme d’anti-occidentalisme primaire, le Dr Ajami marche sur les traces d’un autre Docteur, Martin Luther King, qui a dit :
« Les États-Unis sont la plus grande source de violence au monde ».
Mais la crispation identitaire empêche de voir un FAIT qui est évident pour la vaste majorité de la planète :
le système politico-économique et culturel institué, maintenu et dominé par la civilisation occidental tue notre monde...
Un vrai disciple de Jésus le verrait et ne se refugierait pas derrières des formules creuses comme « anti-occidentalisme primaire ».
Ce genre de formulation n’a pour but que de court-circuiter toute discussion sur le système politico-économique développé et dominé par l’Occident en cherchant à dévier le débat sur une question d’identité et de racisme anti-blanc.
On est dans le plein délire de persécution !
Mais que dit-on déjà des Occidentaux qui dénonce le système politico-économique occidental depuis deux siècles déjà et qui ont une bonne longueur d’avance sur les peuples du Sud en la matière ?
Ah, Oui ! Des communistes sans foi, ni loi qui menace les familles, l’ordre, la religion et la propriété !
On peut pas faire plus fort que la droite quand vient le temps de jouer les victimes...
Et Dieu -Exalté Soit-Il- Est le Plus Savant
J’ai bien hâte de lire la suite du texte du Dr Ajami, il est toujours profond et intéressant : que Dieu -Exalté Soit-Il- vous soutienne dans votre démarche.
question Mark, et si Docteur 3ajami avait raison au fond dans ce qu’il a écrit en janvier ?
On aimerait bien croire ceux qui affirment que l’islam reconnait l’égalité des hommes et des femmes. Cela est bien sur faux, cela est même impossible, tout simplement parceque les structures socio-économiques et politiques tribales ne permettaient pas une telle égalité, dans la mesure où elles étaient fondées sur l’inégalité entre hommes et femmes. Et cette inégalité entre hommes et femmes est valable pour les 3 religions monothéistes.
Certes l’islam a relativement amélioré le sort de la femme, mais il n’est pas allé plus loin car il ne pouvait aller plus loin. Seules les structures démocratiques peuvent permettre une évolution dans le sens de l’égalisation des conditions masculine et féminine. Et cette mission est ardue. C’est une tâche de longue haleine qui demande des efforts soutenus dans tous les domaines et à contre-courant de préjugés qui se sont incrustés dans les mentalités, durant des millénaires. Et cela n’est pas une mince affaire.
C’est pour cette raison que seules les démocraties sont capables d’affronter sérieusement la question de la condition de la femme et que cette question représente aujourd’hui, le baromètre de la démocratie.
Omar S.
"comprendre les mécanismes qui permettent aux hommes d’interpréter le Texte en fonction de leur grés et usages". (Dr. Al’Ajami)
C’est l’une des vaines préoccupations de certains de nos intellectuels d’aujourd’hui : passer son temps à chercher ce qui n’aurait pas dû être, sous prétexte que l’interprétation s’est déroulée dans un contexte très particulier, très singulier.
Ce que nous reprochons à ces intellectuels c’est le manque de précision dans leur soit-disant méthode :
Une concomitance entre une interprétation et un contexte qui lui contemporain est-t-elle nécessairement une corrélation de cause (contexte) à effet (interprétation) ?
Pas systématiquement, et vous le savez. Dans la plupart des cas, seules d’incertaines conjectures peuvent nous dire si les usages (non conformes à l’Islam)avaient ou non contribué à institutionnaliser lesdites interprétations. Hélas !
Cette manière de procéder est à mon avis destructrice et infructueuse :
Infructueuse car l’on risque de tourner en rond :
En effet, vos contradicteurs peuvent très bien vous retourner l’argument : Votre livre, sur le Coran, dans lequel le voile est perçu sous un œil nouveau, ne serait-il pas le fruit du contexte islamophobe nouveau face auquel vous auriez baissé les bras ? (j’utilise le conditionnel).
Cette incertaine conjecture peut éventuellement, si Dieu ne nous avez pas interdit de conjecturer sur ses frères, s’appliquer à vous même. Chose qui ne me viendrait pas à l’esprit, bien entendu.
Alors construisons et cessons de détruire notre patrimoine.
Salam
Pr. Al’Arabi.
Jean Moulin, l’auteur pense ce qu’il veut. Il peut écrire à peu près tout ce qu’il veut en faisant attention à ne pas tomber sous le coup des lois, notamment celles condamnant l’appel à la haine. Mais en tant que théologien musulman français, ses propos ont une résonance particulière bien plus grande et une portée désastreuse.
Tous ceux à qui je l’ai fait lire (et ils sont nombreux et très divers) ont eu le même rejet que moi. Beaucoup ont voulu vérifier sur le site doutant de la véracité de tels propos de la part de quelqu’un se disant théologien musulman français.
@ Ahmad : Vraiment ? Ma" parole contre la sienne" ? Vous n’êtes pas capable, par une simple lecture des textes fondateurs, de vous faire votre propre opinion ? Elle est pourtant particuliérement simple à se faire, sur ce sujet ; mais il n’est de pires aveugles que ceux qui ne veulent pas voir.
@ Question mark : D’accord en tous points avec votre intervention ; au passage : quel étrange pseudo que le vôtre ! Indiscret de vous demander ce qu’il signifie ?
Comment un texte, rédigé il y a 1500 ans, peut-il servir de guide absolu et régenter la vie des individus de leur naissance à leur mort 1500 ans plus tard, alors que tout a changé ?
C’est un peu comme si en Europe on voulait adopter là façon de vivre de l’antiquité en se référant aux textes consacrés.
Des notions fondamentales concernant l’Homme, les rapports hommes-femmes, l’homme dans la société et l’homme dans son rapport à l’environnement ont totalement changé. On ne peut pas faire l’impasse sur 1500 ans d’histoire de l’humanité comme si cela n’avait pas éxisté.
C’est absurde ou simplement pas raisonnable !
Penser une seule seconde que l’on peut, par on ne sait quelle gymnastique exégétique et sémantique, voir dans le Coran une réponse à toutes les facettes de la vie contemporaine (sciences, physique, écologie, philosophie...) relève de l’aveuglement idéologique et conduit inéluctablement l’individu qui le prétend à la relégation dans des sociétés modernes et démocratiques, fondamentalement cartésiennes.
Les musulmans qui prétendent trouver la réponse à tout dans le Coran font clairement fausse route, c’est un peu comme si les catholiques avaient la prétention de trouver toute solution dans la bible.
On ne peut pas faire dire à un livre ce qu’il ne peut pas dire.
@candide : a vrai dire le Coran est hors temps et nous n’avons pas fini d’essayer de le comprendre. Bien sùr la Revélation est apparue au VII siècle en Arabie à la Mecque et Medine dans un milieux desertique bien specifique entre sédentaire et nomade. Mais quand je lis le Coran aujourd’hui en 2011 je le comprends avec mon envirennement à moi et je comprends que c’est un texte bien en avance par rapport à la société. c’est la société qui n’est pas à niveau. Au niveau de ce que Dieu voulait pour sa création. Il y a comme un sens, une fleche dans le developpement des hommes et femmes pour le mieux ... Je découvre par exemple que Dieu a crée la création par couple. Or qui dit couple dis binome avec une symetrie et complémentarité de l’un vis à vis de l’autre. Entre l’homme et la femme. Dans l’histoire de Adam et Eve les verbes utilisés sont une forme de pluriel pour le duo( qui n’existe que dans la langue arabe) qui prouve qu’ils sont co-responsables. dans le Coran, contrairement à la naration de la Bible, Eve n’est pas responsable de la chute de l’humanité. Il n y a pas de peché originel non plus,( inconnu pour un musulman). Chacun est responsable de ses actes, homme ou/et femme et nul ne supportera les peches d’autrui.
@Omar,
"On aimerait bien croire ceux qui affirment que l’islam reconnait l’égalité des hommes et des femmes. Cela est bien sur faux, cela est même impossible, tout simplement parceque les structures socio-économiques et politiques tribales ne permettaient pas une telle égalité, dans la mesure où elles étaient fondées sur l’inégalité entre hommes et femmes."
c’est la société qui est mashiste et non Dieu. Le Coran est un texte d’une haute spiritualité, bien en avance sur la société aussi bien de l’Arabie du VII eme siècle que la notre actuelle. C’est à nous de nous mettre à niveau .
Cher Dr.,
Nanny a posé la bonne question, à propos du genre humain. Elle est moins celle de l’égalité des hommes et des femmes que celle de la supériorité de la gent féminine vis-à-vis de la gent masculine et réciproquement.
Le concept d’égalité rend compte d’une mesure qui devrait être fine. Le Coran en parle d’une manière tout-à-fait dialectique qui interdit que l’on s’en tienne à des préjugés occidentaux.
Une des thèses de Roger Garaudy, un homme injustement diabolisé, nous dit que le concept d’occident n’est qu’un accident. La formule est belle. Elle signifie que la Palestine orientale est la terre des messages divins mais que Dieu n’est ni d’orient ni d’occident. En conséquence, personne ne peut se l’approprier !
Les femmes et les hommes d’orient et d’occident devraient le savoir. Les idéologies qui opèrent de tels partages sont fausses. Le machisme est aussi occidental qu’oriental.
Une bonne question est sans doute qu’en disent les messages divins ? Ils sont reçus par des croyants qui ont conscience d’inégalités existentielles et sociales et qui s’interrogent sur la justice au sens le plus laïc du terme.
Bien des hommes sont moins intelligents, moins beaux et moins performants que des femmes. L’intelligence classificatrice humaine est trompeuse. Qu’auraient fait bien des hommes qui se jugent supérieurs sans leur mère, alors que leur père ne se souciaient pas de la prime enfance ?
Les sciences modernes nous communiquent que la naissance d’enfants ne dépend pas nécessairement de relations sexuelles...
Le discours machiste ne tient pas même s’il prétend exprimer la volonté de Dieu.
J’attends vos réponses à propos de poncifs minables et à peine révoltants...
Amitiés.
Liliane Bénard
J’ajouterai quand même qu’il serait dangereux de confondre le pseudo nadia avec Nadia Yacine mais je pense que le blog n’a pas été dupe...
Amitiés.
Liliane Bénard
Chiraz Kmar a dit :
@candide : a vrai dire le Coran est hors temps et nous n’avons pas fini d’essayer de le comprendre. Bien sùr la Revélation est apparue au VII siècle en Arabie à la Mecque et Medine dans un milieux desertique bien specifique entre sédentaire et nomade. Mais quand je lis le Coran aujourd’hui en 2011 je le comprends avec mon envirennement à moi et je comprends que c’est un texte bien en avance par rapport à la société. c’est la société qui n’est pas à niveau. Au niveau de ce que Dieu voulait pour sa création. Il y a comme un sens, une fleche dans le developpement des hommes et femmes pour le mieux ... Je découvre par exemple que Dieu a crée la création par couple. Or qui dit couple dis binome avec une symetrie et complémentarité de l’un vis à vis de l’autre. Entre l’homme et la femme. Dans l’histoire de Adam et Eve les verbes utilisés sont une forme de pluriel pour le duo( qui n’existe que dans la langue arabe) qui prouve qu’ils sont co-responsables. dans le Coran, contrairement à la naration de la Bible, Eve n’est pas responsable de la chute de l’humanité. Il n y a pas de peché originel non plus,( inconnu pour un musulman). Chacun est responsable de ses actes, homme ou/et femme et nul ne supportera les peches d’autrui.
Dire que le Coran est hors du temps, n’est qu’une parole creuse, censée donner de la hauteur au propos.
Que vous le vouliez ou non, le texte coranique est fortement contextualisé, on n’y parle pas de voiture ou d’avion mais seulement des éléments connus à l’époque. On n’y parle pas non plus en terme d’environnement d’autre chose que d’un environnement semi-désertique où l’eau est un bien précieux, si ce texte avait été révélé en Amazonie la gestion de l’eau y serait vue bien autrement. La femme est vassalisée comme le voulait les us et coutumes du lieu et de l’époque, dans un société fortement patriarcale.
Le Coran est rédigé en arabe, il est donc une production locale dans la langue vernaculaire du lieu et de l’époque, le texte à d’abord vocation à rassembler des populations locales fortement tribalisées et dispersées.
Imaginer que le Coran est en mesure de faire revenir en arrière les sociétés dans lesquelles il s’est nouvellement installé au prétexte qu’elles seraient allées au-delà des prescriptions coraniques n’a pas de sens et s’inscrit dans une logique de confrontation.
Les sociétés n’ont pas pour vocation d’obéir à un texte qui ne s’adresse qu’aux croyants appartenant à une religion particulière. Tout au plus ces prescriptions peuvent-elles avoir un sens pour les croyants qui y croient, mais n’ont aucune signification pour les non-croyants. Prétendre le contraire ce serait imposer une religion au détriment de toute autre croyance.
Les sociétés occidentales portent en elles leur propre force d’auto-critique mais en rupture avec la religion. Elles en sont au stade post-religieux.
Ce que de toute évidence les musulmans ne comprennent pas bien.
Toute tentative par le biais de la religion pour revenir en arrière serait vu comme un déni historique, une remise en cause des fondements même de ces sociétés.
L’universalisme, que l’on prête au Coran, est le résultat des prosélytes qui ont donné à un évènement local une portée mondiale, comme le firent en leur temps les prophètes catholiques.
C’est l’expansionisme des croyants qui rend une religion universelle et pas l’inverse.
Il est curieux que l’islam prétende proposer un modèle civilisationnel qui serait vu comme le meilleur en niant la valeur morale de tout autre modèle de civilisation du seul fait qu’il serait fondé sur une autre vision du monde.
à Question mark. L’expression du Dr Al Ajami "les donneurs de leçons aux autres" vous va comme un gant. Comme un chien ronge son os vous vous accrochez à cette citation que vous brandissez comme une accusation : le Dr Al Ajamî serait donc un criminel de guerre appelant à la haine de l’occident. Vulgaire retournement de sens puisque dénoncer les crimes fait de lui un criminel. Passons,cela ne vaut pas la peine de plus argumenter sur votre utilisation plus qu’orientée des textes de Oumma, mais j’aurais deux questions à vous poser : Vous qui êtes si innocent pourquoi ne pas avoir salué la dénonciation de Al qardawi fait par AL ajamî, peut être est-ce que de votre point de vue le sang de celui là est plus licite que le sang de tel autre.Que faites vous donc à écumer Oumma ? Entre gens imbu de leur propre vérité quant à l’islam vous ne devriez pas être seul par les temps qui courent et vous pourriez saucissonner-pinard ailleurs. Au fond, pour un grand esprit comme le vôtre,cet acharnement manque d’originalité. Vous devriez cessez de donner des leçons aux autres, c.a.d. dans votre esprit : aux musulmans, et passez votre chemin, Nadia et d’autres vous y attendent. Quant à la grande culture de madame nadia, qui d’un coup de cuillère à pot vous juge l’islam, le Coran et les musulmans, elle devrait savoir que "Question mark" veut dire en anglais "point d’interrogation" nom qui ne vous va parfaitement pas puisque vous êtes plutôt un point d’affirmation. Je sens que comme une histoire d’amour pourrait bien se tisser entre vous et cette suppléante de Fadela, ne dit-on pas que les grands esprits se rencontrent...
A bon entendeur, salut et bon vent
@ Candide, je ne vois pas ou vous voulez en venir…. Je vous demande simplement de regarder autour de vous, est ce que vous voyez des musulmans interroger les textes à tous propos, pour savoir notamment de quelle coté ils doivent beurrer leur tartine ?
Vous donnez là une juste définition qui sert a désigner tout mouvements sectaires. Hors ce fait, la réalité si on veut la voir, est multiple et complexe. L’esprit rationnel evite justement les jugements globalisants.
Chiraz Kmar a dit :
c’est la société qui est mashiste et non Dieu. Le Coran est un texte d’une haute spiritualité, bien en avance sur la société aussi bien de l’Arabie du VII eme siècle que la notre actuelle. C’est à nous de nous mettre à niveau .
Pour qui parlez-vous ?
De quelle société s’agit-il ?
La mienne me convient parfaitement, même si elle est critiquable et réformable, en aucune manière la conception rétrograde et figée que vous avez du vivre-ensemble n’est pour moi une alternative crédible à mon mode de vie. Le niveau dont vous parlez n’est aucunement un but à atteindre. Pour ma part je souhaite que votre religion accède au niveau auquel nous plaçons en France toutes les religions. Toutes se valent.
Parlez donc pour les croyants qui partagent votre foi, mais évitez SVP d’étendre vos convictions à l’ensemble de notre société.
Sachez que notre Constitution ne reconnaît aucune communauté, qu’elle soit confessionnelle ou ethnique, autre que la communauté nationale.
Candide, vous avez une vision des choses plate, horizontale et pleine des clichés habituels. Puisse Dieu permettre qu’elle prenne un peu de hauteur.
@ Question mark : Pourquoi n’avez-vous donc pas salué la critique de la fatwa de Al Qardawi par le Dr Al Ajamî ? Peut être que selon vos critères hautement humanistes certains méritent la mort plus que d’autres ?
Sar à dit :
« L’esprit rationnel evite justement les jugements globalisants. »
Ce même « L’esprit rationnel » évite-il aussi les jugements particularistes ?
En tout cas, pour les tartines je ne sais pas, mais pour les chaussettes, oui. Ça rend jaloux.
Candide,quoi que vous en pensiez une chose est certaine ,l’homme passe le plus clair de son temps à penser sa vie.Il pense pour vivre à partir duquel il travaille pour organiser sa vie.Il organise sa vie disais-je autour des choses qu’il affectionne et pour y parvenir,il pense.
Si on croit en rien et bin la pensée se fige et devient ignorante puisqu’elle se nourrit de rien quand elle interroge le néant(surtout dans les moments difficiles et Dieu Sait qu’il y en a).
Et si on croit au contraire,si on croit au Divin,la pensée s’en nourrit de fait.Elle s’alimente quand elle se construit de ce merveilleux breuvage.Elle s’ instruit de sa Connaissance sans chercher à détruire l’autre en cela qu’elle nous rapproche de Dieu et
Dieu Seul Sait
A fleuret moucheté le Pr Al ’Arabi contre le Dr Al ’Ajami...les mots sont lourds de conséquences et l’on perçoit bien des intentions et des ressentiments quoique que le "Pr" s’en défendent finement. A savoir si le Dr veut détruire il nous suffit de le lire pour comprendre qu’il construit mais peut-être confondez-vous déconstruire et détruire... de plus, vous auriez dû observer que ce qui caractérise son approche est le caractère démonstratif étayé de ses analyses ce qui à mon sens n’a rien "d’imprécis" terme qui en votre langage maitrisé signifie subjectif. Si vous connaissiez Al Ajamî ou si vous perceviez la lucidité et l’énergie de son propos vous n’oseriez pas même insinuer qu’il aurait pu capituler face à la pression ambiante...peut être que le piétisme conservateur arabe dont vous semblez vous revendiquer est-il la pire des capitulations ! Alors, à mon sens auriez vous plus modestement écrire Pr AL Ajami et Dr Al Arabî...
@biadman,
En dehors du fait que je vous félicite pour votre façon de clouer le bec à ce suffisant de Question Mark, votre pseudo est trés parlant et je suis sure que "votre coeur est blanc" aussi !
@ Candide, je ne vois pas ou vous voulez en venir…. Je vous demande simplement de regarder autour de vous, est ce que vous voyez des musulmans interroger les textes à tous propos, pour savoir notamment de quelle coté ils doivent beurrer leur tartine ?
Et bien moi aussi je vous conseille de regarder autour de vous et vous verrez de plus en plus de musulmans observer de façon tâtillonne des rites d’un autre âge qui les rendent de plus en plus visibles au sein de la population avec laquelle ils disent vouloir vivre en bonne intelligence. Pratiques et usages portant sur la façon idoine de s’habiller, de manger, de se comporter avec les autres... qui correspondent en effet assez bien à se poser la question de savoir de quel côté il faut beurrer ses tartines au petit dej’, pour bien rester dans les clous d’une religion qui oublie la vraie foi pour s’arcbouter sur des pratiques culturelles qui n’ont pour vocation que de heurter la population au sein de laquelle vivent ses fidèles.
Alors oui ouvrez les yeux et vous verrez que l’islam est de plus en plus dans une logique de confrontation qui serait justifiée selon ses fidèles par la supposée stigmatisation dont ils seraient injustement victimes dans la pratique de leur foi.
Stratégie consistant à inverser les rôles pour cacher une attitude d’empiètement systématique sur l’espace public.
Candide, vous avez une vision des choses plate, horizontale et pleine des clichés habituels. Puisse Dieu permettre qu’elle prenne un peu de hauteur.
Laissez Dieu hors du coup, il a sûrement d’autres "chats" à fouetter par les temps qui courrent.
Les clichés, même si ils sont des instantanés, servent généralement à donner une idée assez juste de la réalité.
Quant à la platitude je vous renvoie à votre réponse de haute tenue. Vous êtes si haut que je ne vous vois plus. Puisse Dieu vous rappeller à nous.
Candide : " Les clichés, même si ils sont des instantanés, servent généralement à donner une idée assez juste de la réalité".
C’est bien ce que je dis, une réalité plate comme l’est un cliché.
Candide, on ne peut pas laisser Dieu "hors du coup". Il Est partout, en toutes choses. Il n’y a rien en dehors de Lui.
Ne prenez pas ma prière pour une injonction mais pour un cadeau.
plume a dit :
Candide : " Les clichés, même si ils sont des instantanés, servent généralement à donner une idée assez juste de la réalité".
C’est bien ce que je dis, une réalité plate comme l’est un cliché.
Candide, on ne peut pas laisser Dieu "hors du coup". Il Est partout, en toutes choses. Il n’y a rien en dehors de Lui.
Ne prenez pas ma prière pour une injonction mais pour un cadeau.
Vos remarques ont en effet la légéreté d’une plume. Mais je ne savais pas qu’une prière pouvait être une injonction ???
Une injonction est un ordre formel, une sommation.
Curieux que l’on puisse associer prière et injonction. En islam point de contrainte parait-il ?
Salam lectoris,
Je m’excuse de répondre un peu tardivement.
Non je ne confonds pas déconstruction et destruction. Déconstruction à la Derrida provient de l’origine allemande Desruktion de Etre et Temps de Heidegger. C’est vous qui ignorez la généalogie intellectuelle de ce concept.
On a tendance par contre à confondre métaphysique et pensée islamique. Bref.
Je ne m’en défends pas "finement". J’appelle à la construction de liens, nouveaux liens, et non pas à la défiance à l’égard des théologiens. Halte à la ruineuse déconstruction, Ô combien idéologique !
Permettez moi de vous le dire si platement. Vous semblez, comme beaucoup d’autres, ignorer le projet implicite et chaotique de cette fichue déconstruction.
PS : je ne doute pas des bonnes intentions du Dr. Al ’Ajami. Mon procès n’est pas d’intention, mais de méthode. Mon avertissement est sincère.
Par contre j’ai beaucoup aimé son article sur l’historicité. Vous voyez, je sais moi aussi apprécier les choses.
Allez Salam
Pr. Al ’Arabi
@ Liliane Benard : J’ignore qui est Nadia Yacine. Les réfutations successives de Candide et de Question mark ( Point d’interrogation, donc, merci badman ), et leurs réponses, ne font que souligner l’incommunicabilité et le mépris réciproque des intervenants les uns pour les autres, malgré la retenue de tous. La différence réside dans la source de cette incompréhension mutuelle : Pour les uns, la foi, et pour les autres, la Raison ; c’est un choix, bien plus qu’intellectuel, mais réellement structurant. Puiser sa vision du Monde dans les racines les plus archaïques du fonctionnement cérébral : Adhésion aveugle, pensée magique, acceptation mécanique à des valeurs, un texte, un personnage, quelqu’il soit ; un confortable matelas de certitudes .
Ou accepter, au contraire, le doute, la contradiction, l’incertitude, le changement et l’inconfort qui va avec, au nom du refus de laisser brider sa fantaisie et son imagination par un dogme, piége éternel pour l’intelligence humaine : Mon choix est fait.
Rachid Zani a dit :
Candide,quoi que vous en pensiez une chose est certaine ,l’homme passe le plus clair de son temps à penser sa vie.Il pense pour vivre à partir duquel il travaille pour organiser sa vie.Il organise sa vie disais-je autour des choses qu’il affectionne et pour y parvenir,il pense.
Si on croit en rien et bin la pensée se fige et devient ignorante puisqu’elle se nourrit de rien quand elle interroge le néant(surtout dans les moments difficiles et Dieu Sait qu’il y en a).
Et si on croit au contraire,si on croit au Divin,la pensée s’en nourrit de fait.Elle s’alimente quand elle se construit de ce merveilleux breuvage.Elle s’ instruit de sa Connaissance sans chercher à détruire l’autre en cela qu’elle nous rapproche de Dieu etDieu Seul Sait
Monsieur je vous pensais d’une autre envergure.
Prétendre que la référence au divin soit la seule façon de remplir sa vie me laisse pantois.
Je n’ai nul besoin d’une prothèse pour penser ma vie. Je ne vois pas en quoi ma façon d’appréhender la vie ne vaut pas la votre du seul fait que je ne crois pas en Dieu ? Je n’ai aucunement besoin du mode d’emploi d’une religion pour résoudre ou ne pas résoudre les problèmes qui se posent à moi.
Le divin ne nourrit la pensée que parce qu’il accapare de façon obsessionnelle la pensée de ceux qui croient.
Je ne nie pas que la religion ait été une grande inspiratrice dans l’art, ou pour aider les plus démunis à mieux résister au désespoir. La religion apporte les réponses que l’on est incapables de forunir. La belle affaire !
Mais l’émancipation de la pensée religieuse fut aussi la condition sine qua none qui permit à l’homme de prospecter dans les zones interdites de la pensée et il en découlât les plus grandes innovations, qu’elles soient scientifiques ou philosophiques.
L’hérésie est source de progrès et pas la pensée balisée. Car la pensée religieuse contraint la pensée à rester dans un domaine par définition borné.
Malgré vos élans mystiques je ne vois pas en quoi la référence au divin peut être associée à la connaissance avec un grand C. Elle en serait plutôt la limitation.
Quant à la morale, j’ai suffisamment de respect et d’amour pour l’autre pour que la religion ne me soit d’aucune utilité.
Libre en vous d’en ressentir le besoin, mais êtes-vous à ce point peu sûr de vous pour avoir besoin d’une protection paternelle qui vous sécuriserait tout au long de votre vie ?
Coire au divin c’est un peu rester un petit enfant toute sa vie, une sorte d’infantilisation volontaire.
Non merci ! Le chemin que j’ai choisi est plus rude mais donne accès à des satisfactions qui valent bien les votres.
@Candide : non, je n’ai pas envie de vous ressembler. votre modèle de société ne me fait pas envie car il mene à une impasse, au désespoir et à la solitude.
"Mais l’émancipation de la pensée religieuse fut aussi la condition sine qua none qui permit à l’homme de prospecter dans les zones interdites de la pensée et il en découlât les plus grandes innovations, qu’elles soient scientifiques ou philosophiques. L’hérésie est source de progrès et pas la pensée balisée. Car la pensée religieuse contraint la pensée à rester dans un domaine par définition borné."
parmi les grandes "inovations" la bombe atomique capable d’anéantir en quelques secondes la vie sur terre.
Malgré ses nombreux scientifiques, ses prix Nobels, ses philopsophes, ses grands théologiens , malgré sa grande culture les Allemands n’ont pu empecher le nazisme et les horreurs de WWII
Liliane, vous en faites vraiment des tonnes. Etre plus royaliste que le roi est généralement l’apanage de ceux qui veulent graisser la patte.
Najat
A candide et autres voltariens déclarés : Ce qui m’intrigue c’est qu’une bande d’athées se proclamant fort heureux de l’être, ce qui est leur droit le plus absolu, éprouve le besoin d’en déballer sur un site de musulmans. Là ça m’interpelle, auriez-vous donc un problème que vous ayez besoin de vous mesurer sans cesse ? Comme d’autres sur ce blog, passez donc votre chemin nul ne vous a, à vrai dire, invité mais la politesse des musulmans est telle que même lorsque vous mangez leur couscous de la main gauche ils n’oseront pas vous le dire. Mais, un conseil, n’abusez pas du couscous, aucun abus n’est bon pour la santé...
Les blogs sont souvent difficiles à comprendre parce que ce sont des blogs, c’est-à-dire des expressions subjectives sans grand rapport avec le sujet dont parle l’article auquel nous sommes invités à réagir.
Il s’agit d’un genre complexe...Les intervenants sont multiples et je n’ai pas envie de les classer. Ils sont de plus sincères, réagissant sur des points particuliers intéressants même s’il est possible de les découvrir hors du sujet.
Certains partent de l’ouvrage connu du Dr. Al-’Ajamî : Que dit le Coran et s’interrogent sur son prosélytisme. Un Texte sacré révélé il y a si longtemps ne saurait répondre aux questions que nous nous posons dans nos sociétés contemporaines. Il aurait alors mal répondu à ses contemporains.
D’autres parlent de Khadafi...
L’intérêt de l’article du Dr. Al-’Ajamî est précisément à propos d’un thème médiatique de donner la parole à des croyants et à des incroyants. Des incroyants affirment que les 3 religions du Livre sont machistes. Ils en déduisent qu’il faut s’écarter de toute urgence des Livres sacrés.
Le Dr. Al-’Ajamî va leur répondre car les apparences sont trompeuses. La question est bien celle du bon usage d’un Texte sacré, sachant bien qu’il ne vise pas qu’à des unifications sociales toujours faillibles mais à montrer aux hommes (de la gent masculine ou féminine) qu’ils ne sont pas les maîtres du monde, à la différence de Dieu qui ne saurait accepter la sexualité comme idole.
Dans ce cadre, nous pouvons répondre aux athées que les hommes ont besoin de Dieu que nul ne saurait confondre avec un machot.
"une autre envergure"
je suis flatté !
Merci de l’avoir écrit Candide(cette pensée confortera certainement le(s)gamin(s)qui sommeille(nt) en moi).
Nadia :
Puiser sa vision du Monde dans les racines les plus archaïques du fonctionnement cérébral : Adhésion aveugle, pensée magique, acceptation mécanique à des valeurs, un texte, un personnage, quelqu’il soit ; un confortable matelas de certitudes . Ou accepter, au contraire, le doute, la contradiction, l’incertitude, le changement et l’inconfort qui va avec, au nom du refus de laisser brider sa fantaisie et son imagination par un dogme, piége éternel pour l’intelligence humaine : Mon choix est fait.
Oui, votre choix est fait : celui de cristalliser ce que vous croyez être la foi des religieux en une caricature qui n’a rien à voir avec la réalité mais qui pose une dichotomie simpliste dans lequel il vous suffit de choisir le scénario qui vous donne l’illusion d’être membre de la partie avancée de l’humanité versus sa partie arriérée.
Non, vous faites route : la foi n’est pas comparable à un acte cognitif de chimpazé mais est un acte réfléchi, une forme d’intelligence innaccessible à la partie primaire du cerveau humain.
L’acte de foi nous sépare complètement de l’animal.
La foi est parfois fruits de cogitations intenses mais courtes et d’autres fois d’études longues qui s’étendent sur une vie entière.
De plus, une analyse épistémologique des fondements de la rationalité moderne nous a fait découvrir que depuis Descartes, une partie irrationnelle très forte est en son centre.
Ensuite, on sait avec la déconstruction post-moderne que la modernité est basée sur un certain type de rationalité et n’incarne nullement La Rationalité au majuscule.
Enfin, il y a dans l’acte de foi réfléchie et raisonnée une cohérence, une raison qui n’est pas limitée par son axe, celui de la l’unicité et de la transcendance.
Au contraire, ces 2 principes nourissent la réflexion et l’amènent dans les pistes de l’infini de manière féconde.
Rien d’irrationnel et rien d’archaique là-dedans.
Mais combien de supposés « libérés » ne sont que des croyants primaires eux-aussi qui ont une conception caricaturale de la religion et du monde.
L’athéisme n’implique nullement a priori la liberté, le bien, le mal, le choix, le mieux et le beau.
L’athéisme est une croyance.
Absurde du point de vue de l’éthique et une limite à l’imagination de surcroît.
Le positivisme occidental avec l’idée comtienne des trois âges de la foi (polythéisme, monothéisme et athéisme) est aussi une croyance.
Pas très forte en vérité, même plutôt creuse...
Vous voyez.
Vous sous-estimez profondément ce que signifie la foi et la religion et de toute évidence vous ignorez la part de croyance dans vos positions ainsi que la part de valeurs issus du monothéisme dans vos propres valeurs soi-disantes libérées de la religion.
Et Dieu -Exalté Soit-Il- Est le Plus Savant, Il Est le Parfait, l’Omniscient, le Sage.
De toute évidence, si vous désirez vous approchez de la vérité vous auriez besoin d’approfondir par l’étude et la réflexion vos conceptions de la foi et de l’existentialisme.
Karim B de Montréal a dit :"Et Dieu -Exalté Soit-Il- Est le Plus Savant, Il Est le Parfait, l’Omniscient, le Sage."
Karim B ,
ayant vécu à Montréal 4 ans, je me dis juste que vous devrez quitter au plus vite cette ville de mécréants, de kaffir pour aller vous installer dans en terres musulmanes et vivre vôtre foi.
Les musulmanes, dans les pays musulmans, sont les égales des hommes en matière d’héritage. Tout le monde le sait.
Et si une femme veut répudier son mari, inutile de le lui annoncer : il l’apprendra bien assez tôt.
Les femmes devraient au moins, mais par par pudeur, obtenir l’accord de leur mari unique lorsqu’elles veulent épouser d’autres maris.
Enfin, les femmes devraient verser une dote substantielle aux maris, pour leur permettre de s’en sortir, au cas où, comme en occident, ils pourraient tous se faire virer...
A l’anonyme, je vous tire ma casquette mais à l’envers :
...virer faire se tous pourraient ils, occident en comme, où cas au ,sortir s’en de permettre leur pour, maris aux substantielle, dote une verser devraient femmes les, Enfin.
maris d’autres, épouser veulent lorsqu’elles unique mari leur de l’accord obtenir, pudeur par mais, moins au devraient femmes Les.
tôt assez bien l’apprendra il : annoncer lui le de inutile, mari son répudier veut femme une si Et.
sait le monde le Tout. d’héritage matière en, hommes des égales les sont, musulmans pays les dans, musulmanes Les.
Huug !
@ François :
vous essayez de faire de l’esprit ?
Des mécréants, il y en a partout.
Des musulmans aussi.
Des gens de bonne volonté, des gens ignorants, des gens stupides, des gens connaissants, des gens plein d’amour, des gens curieux, des imbéciles, des gens vantards, des gens gourmands, des gens modestes, etc.
Aujourd’hui je suis à Montréal, demain peut-être à Beijing, Dieu -Exalté Soit-Il- Est partout, je n’ai pas besoin d’être à la Mecque pour le trouver.
Vous vous croyez peut-être malin et savant en utilisant des mots comme kaffirs mais en vérité vous ne faites que prouver que vous ne comprenez rien aux termes que vous utiliser.
Et Dieu -Exalté Soit-Il- Est en vérité, le plus Savant
@ François,
Le jour où les François, Paul et Jacques cesseront de sillonner le monde, les Karim, Ahmed et Mehdi resteront sagement dans le pays de leurs ancêtres pour compter les grains de sable et ainsi vous faire plaisir.
En attendant, la terre n’appartient à personne en particulier, elle appartient à Dieu seul.
Et si les invocations de Dieu de Karim vous déplaisent personne ne vous force à les lire, vous pouvez même aller ailleurs où vous ne serez pas obligé de les subir. On ne vous retient pas. Vous voyez, on n’est pas contrariant et on ne cherche pas à rentrer dans votre tête contrairement à vous qui voulez tout contrôler !
!!Tnellecxe Djamel
Merci à Tayah qui se sent toute retournée
Votre pseudo me rappelle le participe présent du verbe tomber ( en langue parlée algérien). Aussi je me permets de vous donner un coup de main en vous relevant, hayaT...
Vous vous rendez bien compte que grâce aux troll, nombre d’entre-nous corroborent le principe de Peter, moi y compris.
Ah, merci pour la main tendue !
C’est sur que nous sommes très régulièrement promus aux plus hautes fonctions, avec l’aide de nos amis.
Dans le "principe de Peter",il y a quand même quelques propositions intéressantes de remèdes comme la « sublimation percutante », ou la « spécialisation dans le détail », voir même l’« l’aberration totale ». Perso, j’affectionne particulièrement la stratégie de « l’incompétence créatrice »....
A hayaT (avec un t majuscule final !)
Soyez par contre convaincue que ma main tendue n’a rien à voir avec celle qu’Obama nous a offerte depuis le Caire durant la “période des noces” . J’avoue aussi que je reste tout confus et subjugué devant tant de notions inconnues que vous venez d’évoquer. Alors au nom de l’égalité en rapport avec le thème du Dr Al’ Ajamî, je vous prierais de m’envoyer un lien utile qui me sublimera à coup sûr.Toutes ces notions me sont à vrai dire étrangères, moi qui suit déjà l’étranger tout désigné...
Nanny, ma réponse n’était visiblement pas halhal, puisqu’elle ne paraît pas.
Adieu
Soyez rassuré, votre intention drolatique et fraternelle était limpide...
Quant à notre bon vieux Peter, je vous conseille un tour par iciet vous verrez, à la rubrique "remèdes proposés" comment éviter le phénomène de "stagnation de Peter" qui nous guette tous.
Bien le salam !
En lisant la sourate 12, Yusuf, j’apprends que Joseph a été emprisonné non pas parce son maître croyait qu’il était coupable (envers sa femme), mais parce qu’il était faible et voulait calmer sa femme, « lui étant totalement soumis et se comportant comme un chameau dont elle aurait les rênes en main » (Zamakhsharî).
Zamakhsharî sait bien que des femmes dominent des hommes depuis la nuit des temps et que des injustices s’en suivent.
ça pourrait être à partir d’une telle observation que la revendication de l’égalité des hommes et des femmes aurait un sens. Le Coran expose bien la question "li-qawmin yatafakkarûn", pour les êtres humains qui pensent.
La première phrase que propose le Dr. Al-’Ajamî nous invite aussi plaisemment à réfléchir : 1- L’homme peut-il frapper sa femme avec le Coran ?
Nul n’ignore que le Coran n’est pas une "brosse à dent" ni un objet contondant. Il est à lire et l’objet de tant de réflexions pour la gent féminine et masculine ...c’est-à-dire ceux qui ont moins besoin de recettes de cuisine que de se rapprocher de Dieu...dans tous les temps parce qu’Il est la justice...
Quant au principe de Peter, il conteste la hiérarchie, source d’inefficacité dans l’entreprise. Elle l’est aussi dans le couple...
J’ajouterai seulement que le bon sens est la chose du monde la mieux partagée. Chacune et chacun en disposent grandement pour réfléchir sans complexe.
Chère Liliane,
Il ne conteste pas tant la hiérarchie qu’un système qui produit de l’incompétence.
La critique peut également être valable pour le couple, effectivement, dans la mesure où il semblerait que celui ci fonctionne mieux lorsque chacun occupe une place qui correspond à ses spécificités, ses compétences, sa sensibilité masculines/ féminines.
Ce qui ne veut pas dire qu’il y ait un modèle conjugal "type" mais bien la recherche permanente de chacun à occuper la meilleure place pour lui ou elle selon son identité.
Une équation qui s’équilibre uniquement grâce à l’effort constant des deux partenaires, vu que les termes changent au fur et à mesure que les personnes évoluent..
Salutations
Chère Hayat,
J’ai bien peur que l’argument de la compétence soit assez "réactionnaire". Je m’explique : c’est en disant d’un autre qu’il n’est pas compétent que l’on prétend lui interdire un poste ou l’empêcher d’acquérir la compétence.
Par exemple, l’homme qui va dire à sa femme, tu ne connais rien à la technique ni à la politique, retourne à tes casseroles...je m’en occupe...Il est fier de sa compétence mais comment l’a-t-il acquise ?
La hiérarchie maintient un ordre qui pourrait bien être injuste lorsqu’elle interdit des initiatives. Dans un couple, toute initiative doit être concertée. Toute compétence est à acquérir, y compris celle de baîgner un enfant ou de planter un clou...L’évolution va dans ce sens.
Vous avez raison de dire qu’il n’y a pas de type idéal du couple. Les compétences de chacun ne sauraient justifier une hiérarchie. L’égalité des conjoints demeure un gage de bonheur ?
Nous sommes bien sur la même longueur d’onde, Liliane.
C’est pour cela que je plaçais l’évolution individuelle (donc acquisition de nouvelles compétences) comme facteur essentiel de l’équation.
L’axe central de la relation d’un point de vue coranique,est dans tous les cas la recherche d’épanouissement, l’entraide, l’écoute, le soutien mutuel, la complémentarité, la réciprocité "..elles sont un vêtement pour vous et vous un vêtement pour elles.." dit le Coran.
Sur cette base, à chacun selon sa culture, sa personnalité, etc.. de définir son rôle d’homme/ de femme au sein du couple.
« L’égalité des conjoints demeure un gage de bonheur ?
»
Oui, mais égalité ne signifie pas pour autant disparition des différences, n’est-ce pas ?
Je ne pense pas que l’idéal occidental selon lequel l’homme et la femme doivent forcément "tout faire" soit obligatoirement source de bonheur dans le couple.
Il y a des couples qui fonctionnent avec une division des rôles extrêmement codée et qui s’y épanouissent complètement aussi.
Vous savez, mon expérience de couple "mixte" me fait dire que nos idéaux ( en matière de couple comme ailleurs) sont extrêmement liés à notre conditionnement culturel.
Dés lors, je me garderai bien de penser que l’"évolution va dans ce sens", forcément..
Chère Hayat,
Vous dîtes bien : Oui, mais égalité ne signifie pas pour autant disparition des différences, n’est-ce pas ?
L’égalité rend compte d’une valeur mesurée malgré les différences. Chacun de nous est différent et pas seulement sexuellement. Il y a des garçons manuels et des filles intellectuelles et réciproquement.
Il importe de mesurer le temps nécessaires pour chaque activité, sachant bien que chacun ne dispose que d’un temps limité pour se perfectionner. Personne n’est appelé à travailler 24h sur 24. Des mères de famille nombreuse le font alors même que leur mari ne travaille que 8h par jour.
C’est pour cette raison que des jeunes couples pratiquent le 50/50. Dans un couple, chacun doit gérer son temps et développer son intelligence. Encore faut-il avoir pris le temps de mesurer le travail nécessaire et de se faire aider...
La réflexion sur l’égalité demande paradoxalement un calcul mathématique pour que chacun soit libre et reconnu comme égal...
Il ne s’agit pas de renoncer à la division du travail mais simplement de ne mettre personne au travaux forcés.
Je crois que l’évolution nous oriente vers le calcul mais aussi vers une certitude, le travail n’est pas tout...chacun doit disposer de son temps libre...pour se perfectionner...
" L’axe central de la relation (entre hommes et femmes) d’un point de vue coranique, est dans tous les cas, etc ... " (Hayat).
l’Axe central n’est-il pas Dieu (SWT, ’ala kulli hal) ?.
Et si on se plaçait dans la perspective d’une relation à 3 : le couple et Dieu, c.-à-d. complémentarité et retour à l’Unicité Divine dans laquelle toute division se résorbe ?.