Samedi 26 mai 2012
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Droits de la femme en Islam : la stratégie des « meilleures pratiques » (2/2)

Les partis fondamentalistes, pour leur part, ont fait de la religion, et en particulier du slogan « application de la charia », leur cheval de bataille pour accéder au pouvoir. Ils voient donc d’un mauvais œil toute innovation en matière de droit musulman, et la qualifient de « bid’a » à rejeter, pour éviter toute concurrence sur leur fief.

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Exemples des « meilleures pratiques »

Les « meilleures pratiques » de droit musulman de la famille n’ont rien de révolutionnaire. Par définition, elles ne pourraient pas l’être, sauf à titre comparatif entre pays musulmans, puisqu’elles doivent toutes être conformes à la charia, et faire déjà partie du code de droit de la famille appliqué dans un pays musulman se rattachant à l’un des quatre rites sunnites.

Elles se reconnaissent au fait qu’elles octroient plus de droits à la femme et à l’enfant, ou qu’elles protègent mieux leurs intérêts que d’autres règles de droit musulman relatives aux mêmes rubriques.
Afin d’illustrer ce que les « meilleures pratiques » recouvrent, l’association « Sisters in Islam » (SIS) de Malaisie en a dressé une liste représentative, basée sur les différents codes nationaux actuellement en vigueur dans le monde musulman, en les regroupant par rubrique.


Age du mariage :

18 ans pour les garçons et les filles (Maroc, Droit de la famille, 2004)
Consentement des parties :
Aucun mariage ne sera valable sans le consentement explicite des deux époux, exprimé librement par chacun d’eux (Tanzanie, Tunisie, Maroc, etc.)

Wali (Tuteur) :

En Tunisie, le mari et la femme ont le droit de contracter eux-mêmes leur mariage, ou de donner une procuration à leurs représentants.
Sri Lanka, Bangladesh, Pakistan (sous le rite hanafite) : aucun wali n’est requis pour les femmes de rite hanafite qui ont atteint la puberté.
Cameroon , Fiji, Gambia, Turquie, Uzbekistan, Kyrgyztan : aucun wali n’est requis.

Témoins au mariage :

Au Sénégal, deux témoins adultes sont requis, un par époux (sans spécification de sexe).

Polygamie :

En Tunisie, elle est interdite. Au Maroc, le Code de 2004 impose des conditions draconiennes et encourage l’épouse à inclure dans le contrat de mariage, si elle le désire, une clause pour interdire un second mariage de l’époux

Nouchouz (désobéïssance de l’épouse) :
Turquie, Indonésie, Tunisie : Egalité entre les époux dans les décisions relatives à la famille.

Divorce :

Tunisie : Le divorce est prononcé par le juge uniquement. L’homme et la femme ont les mêmes bases pour réclamer le divorce.
Indonésie : L’époux, marié sous la loi musulmane, doit fournir à la Cour de la charia une notification écrite de son intention de divorce. Les six raisons pour divorcer s’appliquent de la même manière à chacun des époux. Une procédure de réconciliation doit être appliquée. Dans le cas où elle échoue, le divorce est prononcé à titre définitif.

Pension alimentaire :

En Tunisie, l’épouse divorcée aux torts de son mari peut recevoir un montant forfaitaire, des biens mobiliers ou immobiliers ou des versements mensuels. Le montant de la pension est déterminé en tenant compte du niveau de vie auquel la femme était habituée durant son mariage.

En Turquie, la partie aux moindres torts et qui va subir un préjudice du fait du divorce peut demander une compensation raisonnable, payée mensuellement ou en un seul versement.


Droits de garde des enfants :

Cameroun et Républiques d’Asie Centrale : La garde peut être confiée à l’un ou l’autre des parents, en tenant compte des meilleurs intérêts de l’enfant.

Tunisie : Durant le mariage, les deux parents ont des droits égaux de garde. En cas de divorce, la Cour décide de la garde en fonction des meilleurs intérêts de l’enfant. Si elle est confiée à la mère, celle-ci l’exerce également en matière de voyage, d’éducation et des questions financières.

Portée des « meilleures pratiques »

Les dispositions juridiques qualifiées de « meilleures pratiques » peuvent sembler parfaitement banales, compte tenu des normes du droit de la famille, en ce début du 21è siècle. Mais, d’après les associations féminines, leur application améliorerait de manière considérable le cadre de vie de millions de femmes et d’enfants dans le monde musulman.

Dans un premier temps, elle réduirait de manière considérable les excès dont les autorités font preuve, dans de nombreux pays, dans l’interprétation des règles religieuses, au détriment des droits des femmes. Ces excès, fortement médiatisés au cours des dernières années, sont illustrés par l’interdiction faite aux femmes de conduire un véhicule, parce que ce serait contraire à la charia ; l’imposition d’une stricte ségrégation entre les sexes dans les lieux publics, les hôpitaux et le système éducatif ; l’obligation de porter des vêtements d’un type particulier tels que le hijab, le niqab ou la « burqua » ; ou même, parfois, l’interdiction d’exercer toute activité professionnelle…

A plus long terme, l’adoption des « meilleures pratiques » jetterait les bases pour la redéfinition du statut juridique des femmes, dans le monde musulman, en leur donnant les moyens de se protéger contre les abus auxquels elles sont parfois confrontées dans leur vie quotidienne, qu’il s’agisse de mauvais traitements, de violence conjugale, de répudiation, de polygamie, de pratiques discriminatoires sur le lieu de travail ou de harcèlement sexuel…

Obstacles à l’adoption des « meilleures pratiques »

La stratégie des « meilleures pratiques » bouscule de nombreux intérêts établis, dans les pays où elle cherche à s’appliquer, comme en Malaisie ou au Maghreb. Ses défenseurs se heurtent, donc, à l’opposition de nombreuses institutions et corps constitués.

Les autorités politiques de nombreux pays ne souhaitent guère perdre une partie de leur emprise sur la moitié de la population, en dotant les femmes de règles qui leur permettraient de mieux défendre leurs intérêts dans la société, et réduiraient donc leur dépendance vis-à-vis des pouvoirs établis.

Les oulémas ont du mal à accepter l’idée d’une intrusion dans leur législation de nouvelles règles de droit musulman, basées sur un autre rite que le leur, alors que toute leur éducation a été basée sur une tradition de rejet des autres rites, depuis des siècles.
Les partis politiques, sachant qu’ils opèrent dans une société traditionnelle, rejettent par réflexe toute innovation touchant au domaine du sacré, avec la conviction qu’ils reflètent fidèlement les désirs de leurs électeurs.

Les partis fondamentalistes, pour leur part, ont fait de la religion, et en particulier du slogan « application de la charia », leur cheval de bataille pour accéder au pouvoir. Ils voient donc d’un mauvais œil toute innovation en matière de droit musulman, et la qualifient de « bid’a » à rejeter, pour éviter toute concurrence sur leur fief.

Les femmes elles-mêmes ont été conditionnées, dans les sociétés traditionnelles, à penser que le droit musulman (qu’elles confondent à tort avec les prescriptions coraniques) est immuable. Elles sont convaincues, dans leur grande majorité, que tout changement en matière de droit de la famille doit être rejeté, parce que de tels changements ont pour seul objectif de greffer en terre musulmane les idées et pratiques de l’Occident.

Enfin, sur le plan international, les Etats musulmans auraient beaucoup de mal à se mettre d’accord sur l’adoption des « meilleures pratiques », à appliquer de manière conjointe et cohérente dans l’ensemble des pays musulmans. Pour ne pas être débordés sur leurs flancs par les pays plus conservateurs et par les partis fondamentalistes, ils préfèrent maintenir le statu quo.


Application de la stratégie des « meilleures pratiques »

Sur la base de leur expérience vécue en ce domaine, les ONG savent que la stratégie des « meilleures pratiques » du droit musulman de la famille n’a de chances de déboucher sur des résultats tangibles que si les associations féminines parviennent à persuader une majorité des acteurs politiques, économiques et sociaux du pays de l’intérêt, pour l’ensemble de la société, de l’adoption de ces « meilleures pratiques. »
Cette action doit donc, nécessairement, englober tout l’éventail des composantes de la société, qu’il s’agisse des pouvoirs publics, des organisations syndicales, ou des corps constitués à caractère religieux comme le Conseil des Oulémas. Elle doit également pouvoir s’appuyer sur les vrais détenteurs du pouvoir, au sommet de l’Etat.

Dans l’application de cette stratégie, les associations féminines s’appuient, de plus en plus, sur des réseaux de coopération qu’elles ont tissés entre elles, sur le plan international. La stratégie des « meilleures pratiques » a ainsi été développée conjointement, sur le plan conceptuel, par le groupe maghrébin « Collectif 95 – Maghreb Egalité », qui regroupe les associations féminines les plus importantes du Maroc, d’Algérie et de Tunisie, et par « Sisters in Islam » de Malaisie.

Bibliographie

Al_Qaradawi, Yusuf : Assahwa al_Islamiya, Le Caire, 1991

An-Na’im, Abdullahi A. : ed. Islamic Family Law in a changing world, London, Zed Books, 2002

Women for Reform (WFR) : “Shadow report” from Saudi Arabia’s ad hoc group of women to CEDAW, 2007

Saudi Arabia : Official Government Report to CEDAW, 2007

Maroc : Code de droit de la famille, 2004

Collectif 95 Maghreb-Egalité : Dalil (guide) de l’égalité dans la famille au Maghreb, 2003

Collectif 95 Maghreb-Egalité : Cent mesures et dispositions pour une codification égalitaire des Codes de Statut Personnel, 1995
Freedom House : Women’s Rights in the Middle East and North Africa, 2005

United Nations Development Programme (UNDP) : The Arab Human Development Report 2005 – Towards the Rise of women in the Arab world, 2006

Sisters In Islam (SIS) : Best practices in family law

Sisters In Islam (SIS) : Guide to equality in the family in Malaysia
Rand Corporation : “Best practices” Progressive family laws in Muslim countries, 2005

Women Learning Partnership (WLP) : Best practices in family law

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Commentaires

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La lecture de cet article fait mesurer le gouffre vertigineux qui séparent l’Occident du monde musulman, en matière de libertés pour les femmes.

Ce qui apparaît comme une innovation timide ici et là est acquis depuis longtemps en Occident.

Chez nous, c’est la notion d’individu qui prime et non pas la soumission à une religion, à un sexe ou à un pouvoir politique (mais on peut se demander si les trois ne sont pas liés du fait d’une mentalité, d’une façon de voir les choses et le pouvoir dans la société, qui viendrait de la religion).

Les choses ici évoluent constamment, les droits des individus ont donc beaucoup changé par le passé et nous ne saurions nous soumettre à une religion ou une idéologie (le marxisme par exemple) qui imposent une vision figée du monde, sans évolution possible et sans droit à l’erreur.

Si le sort des femmes sera adouci dans l’Islam, cela ne viendra pas de l’Islam mais de l’influence occidentale.

Mais évoluer est dangereux, ça amène à réfléchir et ensuite à douter...

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Merci à Oumma.com de poster cette réponse
M. Chraibi, si il doit y avoir réforme tant sur le fond que sur la forme elle ne saurait provenir que des ulamas.
Si vous les disqualifiez nous ne les disqualifions pas !
Car note Livre le Qoran nous exhorte à demander aux gens de science, car notre prophète nous informe dans une tradition prophétique que ces gens de science sont les héritiers des prophètes, car il nous met en garde contre des gens égarés qui égareront les gens.
Nos références à nous musulmans ne seront jamais les ONG, les associations féministes ...
Affligent !

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Le monde musulman ne sera moderne que lorsqu’il libérera la femme des pesanteurs masculines qui brident sa liberté.

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@Reno, vous êtes prisonnier de votre schéma de pensée.
Islam signifie soummission. A qui ? A Dieu uniquement.
C’est de là que les musulmans tirent leur liberté.
Je suis libre car je ne suis soumis qu’à Dieu ! Il n’y a de divinités si ce n’est Dieu !
Celui qui n’est pas soumis à Dieu est en réalité soumis à d’autres divinités. Ces divinités sont aussi diverses que variées, l’argent, le pouvoir, la science, son propre ego, les plaisirs ...
En Islam les hommes et les femmes sont des fils d’Adam et Dieu dit qu’Il a honoré les fils d’Adam. Un homme n’est pas meilleur qu’une femme, une femme n’est pas meilleure qu’un homme. Cela étant ils sont différents, personne ne peut le nier. L’Islam prend en compte ses différences et apporte des réponses à ces différences. Dieu maudit l’homme qui se traverstit en femme et maudit la femme qui se travestit en homme. Nous sommes soummis car nous sommes convaincus que ce message qu’est le Qoran est la parole de Dieu, nous nous référons aux théologiens (ulamas) car ce sont ceux qui ont étudié cette parole, ceux qui la comprenne le mieux et les plus à meme de répondre à nos interrogations.
Aucune science n’est parvenu à définir l’Homme. Pas de contestation 2+2 fait 4 partout dans le monde, en revanche quand il s’agit de l’Homme on trouve autant d’écoles philosophiques, de théories et systèmes économiques, de systèmes politiques, sociaux qu’il y a d’hommes sur cette terre ! Etonnant qu’on soit à ce point ignorant quand il s’agit de l’homme ? Vous remarquerez par ailleurs que l’homme n’a pas intrinsequement évolué. Les textes qui nous viennent de l’antiquité nous le démontrent. Alors rien d’étonnant que cette parole, le Qoran donnée aux hommes il y a 15 siècles soit et restera d’actualité.
Le Qoran n’interdit pas la réflexion, le débat, la réforme mais Il les inscrits dans un cadre. En dehors de ce cadre vous n’êtes plus dans le cadre défini par Dieu.
Bien cordialement.

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A Réno :....le gouffre vertigineux qui séparent l’Occident du monde musulman, en matière de libertés pour les femmes" :

Libertés des femmes comme en Espagne où le taux de femmes battus dépasse l’entendement.

En France où une femme meurt tous les jours sous les coups de son mari.

Au Brésil où la prostitution devient endimique. Le femme n’y est plus qu’un objet sexuel.

Et pourtant ces trois pays sont sous influences occidentales !!!!

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A josie : "Le monde musulman ne sera moderne que lorsqu’il..." aura acquis son indépendance politique ...c’est libérant l’Homme qu’on liberera la femme et non le contraire !

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Monsieur Réno, avant relisez votre histoire, il n’y a pas si longtemps le droit de cuissage etait de rigueur, de plus la rapport des hommes avec les femmes n’a chagé que de puis la 2ème guerre mondiale, ou la femme a commencé a travailler et donc gagner sa vie et se débarasser de la tutelle des hommes occidentaux qui etait aussi lourde que celle des orientaux,de plus mai 68 est passé par là et a parachever cette liberté

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A Othmane :

Il est évident que je sors du cadre défini par l’Islam : je suis athée.

Je peux vous dire, à vous aussi, que vous êtes prisonnier d’un schéma de pensée.

Ce qui importe c’est de penser, de réfléchir, ce que n’aiment pas les religions. Si on réfléchit, si on cherche d’où viennent les messages "révélés" (Devant témoins ? Dans quelles circonstances ?), si on demande des preuves de l’existence des dieux (qui ne se montrent jamais...)on n’a pas à être croyant. La peur de la mort nous pousse à inventer une vie après celle-ci.

Les textes n’ont pas évolué ? Evidemment, ce sont des textes religieux, ils ne peuvent être changés... Mais on peut nier ce qu’ils disent, en demandant des preuves.

On ne bâtit pas sa vie sur des croyances invérifiables. Il y a eu trop de religions, et il y en a encore beaucoup d’ailleurs, pour que l’on puisse y croire. Est-ce vrai et laquelle est vraie ?

Les femmes : il me semble que Mahomet recommandait qu’elles sachent lire (pour lire le Coran bien sûr). Il reste beaucoup de chemin à parcourir en terre d’Islam...

Bon, ce qui est positif, c’est qu’il y a une évolution dans certains pays, comme au Maroc avec la moudawana de 2004, mais en aucun cas cette évolution n’est due à l’Islam.

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Seule la laïcité qui est un principe universel , peut contribuer à faire progresser la cause féministe, même en terre d’Islam. La religion est l’anti-thèse de tout principe de liberté.

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Salam

avant de parler de libération par le politique, faudrait déjà penser à la libération de l’être humain dans les familles.....
utiliser le politique pour nous faire croire à une libération de l’humain, est insuffisant et pas dans l’ordre des priorité

C’est de plus, en libérant l’être dans la famille, qu’on lui permet de devenir réellement libre politiquement

Allahou Alam

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Des fois je me dis qu’il vaut mieux être sourd que t’entendre ce genre d’ineptie  :"...Les femmes : il me semble que Mahomet recommandait qu’elles sachent lire (pour lire le Coran bien sûr)." ! au secours Oumma.com faites quelque chose, sauvez nous de ce genre préjugés !!!!

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A Ahmad : C’est quoi "la liberation de l’être dans la famille" ?

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@ Reno,

Etre athée n’empêche pas de découvrir le message de l’Islam bien au contraire. Dieu a de nombreuses reprises s’adresse aux hommes qu’ils soient ou non croyants. La difficulté c’est d’aborder cette lecture départis de tout préjugés.

Des personnalités de ce monde ont embrassé l’Islam. Cela ne pose t-il pas un problème à votre raison ?
Lisez les grands orientalistes, ces érudits qui ont fait de l’étude de l’Islam leur vie. L’Islam qu’ils décrivent n’a rien à voir avec la caricature d’Islam dont vous parlez.

Vous parlez de croyances invérifiables ?
Un jour, un Bédouin vint au Prophète et lui expliqua comment il acquit la foi : « Les crottins de chameau indiquent l’existence d’un chameau. Les traces de pas sur le sable montrent l’existence d’un voyageur. Le ciel avec ses étoiles, la terre avec ses montagnes et ses vallées, et la mer avec ses vagues n’indiquent-ils pas l’existence d’un Être Omnipotent, Omniscient, Sage et Attentionné ? ».

Le message divin s’adresse à tous les hommes instruits ou non, riches ou non, d’acsendance "noble" ou non. Il s’adresse à l’intelligence dont l’homme a été doté.
Des messagers ont été envoyés à leur contemporains, ils s’appelaient Noé, Abraham, Isaac, Ismail, Joseph, David, Salomon, ... , Moïse, Jésus, Mohammed. Ces hommes sont rentrés dans l’Histoire parcequ’ils appelaient à Dieu et que leurs actes étaient conformes à leurs paroles. Ils se réclamaient les uns des autres, ils professaient le meme message car ils s’abreuvaient à la meme source, celle d’un Dieu unique, clément et miséricordieux.
Dieu dit dans le Qoran : Je n’ai crée les hommes et les djins que pour qu’ils m’adorent. Je sais dès lors quel est le but de ma vie. Et contrairement à ce que vous pensez peut-etre, cette adoration n’est pas un enfermement bien au contraire.
Par analogie une machine ne peut mieux se comporter que si on l’utilise conformément à son mode d’emploi.
Et pour vous si vous permettez quel est le mode d’emploi de l’homme ? Quel est le but de l’homme ? Quelle est sa destinée ?
En réalité en y regardant de plus près on s’aperçoit que l’athéisme pose autrement plus de problèmes à la raison que la croyance à un Dieu créateur.
C’est Albert Camus notamment qui a élaboré la philosophie existentialiste de l’absurde qui résulte pour lui du constat de l’absence de Dieu et de sens à la vie.

Et Dieu est le plus savant.

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M. Chraibi, la méthode des "meilleures pratiques" n’est pas recevable car elle est biaisée. Pourquoi ? Tout simplement parceque vous y incluez des lois qui sont étrangères à l’Islam et en contradiction avec lui.
La pratique n’est pas une source du droit canonique. Et si elle peut l’etre par exemple pour l’Imam Malik elle est soummise à conditions notamment que cette pratique ne vienne pas en contradiction avec un principe islamique établi.
Lorsque l’on étudie la jurisprudence islamique l’on apprend que sur les fondements il n’y pas de divergence entre les écoles juridiques, qu’en revanche sur les points dits "secondaires" Al fourou3 la divergence existe. D’aucuns affirment qu’il y a là une miséricorde.
Quel est le critère qui permet de se positionner face à une divergence ? Prendre l’avis juridique qui nous est le plus favorable ? Ce qui nous permettrait de "sauter" d’une école à une autre au gré de notre désir du jour ? Non, ce qui doit nous guider c’est la conviction de la justesse de cet avis juridique, cela à la lumière des sources versets, traditions prpohetiques et les argumentations des savants, et quand bien meme cet avis nous serait moins favorable.
C’est la raison et non pas la facilité qui doit guider mon choix.

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Il n’y a pas seulement les pays musulmans qui « ne souhaitent guère perdre une partie de leur emprise sur la moitié de la population » tel que le présente Mr Chraibi.

Les processus démocratiques permettant de doter une minorité lésée quelle qu’elle soit, d’outils lui permettant de faire valoir un traitement égalitaire avec l’ensemble de sa communauté « nationale », réduisant ainsi sa dépendance vis-à-vis de l’autorité publique, ne fait ni l’affaire des pays émergeants, ni celle des pays occidentaux, au sein de leur nation respective…

Ces derniers participent en effet de la même hypocrisie.

L’on voit bien aujourd’hui les gouvernements français (entre autres pays occidentaux) user de la même stratégie de communication pour garder la confiance de ses électeurs. Promettre au peuple de réaliser ses désirs. C’est ce que dit Mr Chraibi à propos des pays musulmans, et en particulier des partis fondamentalistes, qui « pour leur part, ont fait de la religion, et en particulier du slogan « application de la charia », leur cheval de bataille pour accéder au pouvoir ».

Cela sent bien évidemment le déjà vu de l’autre côté de la Méditerranée (pour une fois, sur les rives du Nord) : l’ « insécurité » ou l’ « identité nationale », entre autres des thématiques développées pour s’attirer les voix du peuple.

Prétendre que « les femmes musulmanes ont été conditionnées, dans les sociétés traditionnelles, à penser que le droit musulman (qu’elles confondent à tort avec les prescriptions coraniques) est immuable, […] convaincues […] que tout changement […] doit être rejeté, parce que de tels changements ont pour seul objectif de greffer en terre musulmane les idées et pratiques de l’Occident » mérite toutefois d’être analysé.
Bien qu’il y ait une partie de ce développement qui soit vrai, je m’interroge néanmoins sur le prétendu « rejet des idées et pratiques de l’Occident ». Pourquoi l’ « Occident » en tant que tel ? Ces femmes connaissent-elles le modèle occidentale pour le rejeter ? Ces mêmes femmes, au début du siècle dernier ne connaissaient pas ce modèle ; et quand bien même elles l’auraient connu, elles se seraient rendu compte que leurs situations étaient identiques… Rien à leur envier, ainsi que l’ont précisé Othmane et Amazone !

L’émancipation des femmes musulmanes ne peut se faire sans elles. Oui, me direz-vous. C’est de cela dont il s’agit.
Seulement le modèle de féminisme proposé n’est lié ni à l’islam, ni à leurs pays (univers de référence dans lesquels elles s’inscrivent), mais inspiré d’un modèle exogène importé, qui ne peut être soluble dans le milieu dans lequel il tente d’évoluer.
En effet, ce féminisme né il y déjà plusieurs décennies, a évolué et s’est scindé en plusieurs courants. Parmi lesquels :
• Le féminisme type « chienne de garde », à la limite du retour à une forme d’exploitation de la femme
• Le féminisme type « femme d’entreprise », bien pensantes
• Et bien d’autres encore (il n’est pas question ici de faire l’analyse sociologique de l’évoltion du féminisme)

Il serait dangereux de s’inspirer d’un modèle étriqué, et quand bien même il ne le serait pas, l’inspiration d’un féminisme dans un endroit du monde musulman ne doit se faire qu’à travers les particularismes endogènes qui le définissent.

Le féminisme français n’a pas eu besoin de référence en la matière. Pourquoi vouloir l’imposer aux femmes musulmanes ? Cette question s’adresse à Reno, Josie ou encore Patricia.

Reno qui affirme sûr de lui : « La lecture de cet article fait mesurer le gouffre vertigineux qui séparent l’Occident du monde musulman, en matière de libertés pour les femmes […] ici, […] nous ne saurions nous soumettre à une religion ou une idéologie (le marxisme par exemple) qui imposent une vision figée du monde […] Si le sort des femmes sera adouci dans l’Islam, cela ne viendra pas de l’Islam mais de l’influence occidentale.

Savez-vous cher Monsieur à quel « vision figé de la femme » sont soumis nos propres femmes d’Occident, ainsi que vous-même d’ailleurs ? Connaissez-vous l’état actuel des violences commises à l’endroit des femmes ? De leur suicide « existentiel » ? Bref, à part vos lectures tronquées d’inspiration mondaine et NPNSiène, que savez-vous de la condition des femmes en France ? Manifestement pas grand-chose, pas plus d’ailleurs que sur l’évolution de l’émancipation de la femme musulmane, fût-elle Française ou étrangère.

Patricia, à mon grand étonnement, je constate que vous utilisez à tort et à travers la notion de laïcité et qui plus est, vous lui conférez un caractère « universel ».
Récemment, chez nous en France, une femme s’est faite violée par son mari et des amis à lui, alors qu’ils étaient sous l’emprise de l’état alcoolique et stupéfiant en même temps. Une association féministe s’est dite outrée (à juste titre) et entendait « faire tout pour que cela ne se reproduise plus jamais dans notre pays ».

Juste une question comme ça. Comment la laïcité, principe de neutralité religieuse de l’Etat, va-t-elle faire pour trouver sa place dans la lutte contre les dérives à l’endroit des femmes, dans u pays... laic ?
En réalité, vous faîtes partie de ces personnes qui ne comprennent rien, adorent les préjugés et les raccourcis. Votre démarche intellectuel consiste à lire un texte (en l’occurrence, celui qui nous intéresse : « DROITS DE LA FEMME EN ISLAM ») et de placer dans votre intervention aussi indigente que laconique, le corollaire à la thématique « femme en islam » cher au roi et rennes de l’amalgame : LA LAICITE.
Magnifique ! Vous avez sans doute cru qu’il s’agissait d’un sujet traitant du port du voile à l’école.

Non, en réalité, vous savez fort bien que ce n’est pas 1905 qui a fait évoluer la femme. Il n’y a qu’à comptabiliser le nombre de pays européens « forcément libérés » du joug religieux, qui n’ont pas pour principe la laïcité… et merci Amazone pour ces statistiques que j’avais égarées :

Libertés des femmes comme en Espagne où le taux de femmes battus dépasse l’entendement.
En France où une femme meurt tous les jours sous les coups de son mari.

Je savais que pour certains, un mort irakien valait moins qu’un mort amércain. J’apprends aujourd’hui, qu’une femme musulmane battue vaut plus qu’une femme occidentale battue ! Affligeant !

Le féminisme français n’a pas eu besoin de référence en la matière. Pourquoi vouloir l’imposer aux femmes musulmanes ? Cette réponse s’adresse à Reno, Josie ou encore Patricia.

Cordialement

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A Amazone !

Je ne retrouve pas en ce moment ce que j’ai lu chez un de vos écrivains qui expliquait l’Islam. Lire les exégèses, les textes qui expliquent une religion en dehors des textes sacrés, c’est ce que ne font pas beaucoup de Musulmans. C’est comme chez les Chrétiens d’ailleurs, ce qui compte, c’est de croire avant tout.

J’apprécie que le Prophète ait pensé à l’instruction des femmes, lesquelles ne pouvaient pas, évidemment à l’époque, en décider toutes seules.

Je n’apprécie pas par contre qu’il est dit par le même homme que celles-ci ne doivent pas forcément se rendre à la mosquée pour prier (à cause des mauvaises rencontres sans doute). Dommage parce que ça leur faisait une de leurs rares sorties...

Si nous débattons, vous devez amener des arguments, et non pas pousser des cris horrifiés.

Sinon, restez enfermée, merci.

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@ l’anonyme d’abord, ensuite @ PATRICIA.

@ l’anonyme. Je crois avoir lu quelque part que K.Chraibi a inclu des lois étrangères à ce qui est qualifié de meilleures pratiques ; ce même auteur parle de Malik, des écoles juridiques et de l’argumentation des savants comme lumière.

Voilà quelqu’un qui n’a pas compris grand-chose à l’histoire. Mais alors rien du tout. Il nous parle de l’argumentation des savants comme lumière et des écoles juridiques du passé alors que tout le monde, grand et petit, intelligent et idiot, valide et handicapé, malade et non malade, voit que toute cette brocante du haut moyen âge n’a rien donné de positif, sauf qu’elle nous a enfoncés dans la misère intégrale. Ce type de musulman, totalement ligoté par les références du passé, portant sur leur visage la marque de l’imitation servile, existe encore, mais fort heureusement il a déjà commencé à décliner, à se raréfier. Combien sont-ils aujourd’hui dans le monde ? 20 millions ? 30 millions ? Je crois qu’il ne faut pas les comptabiliser en millions, car ce décompte est trompeur, il faut les chiffrer en pourcentage : le pourcentage est de l’ordre de 10%, ce qui nous rend optimiste pour l’avenir, étant donné que ce pourcentage était pratiquement de 100% il y a cent ans. Ce sont les derniers représentants d’une espèce en voie de disparition, je les appelés les « musulmans dinosaures ».

Il ne faut jamais répondre à ces dinosaures, ni argumenter avec eux. Laissons cette espèce s’éteindre et disparaître dans les limbes de l’histoire et continuons notre tâche, à savoir la recherche de bases d’une nouvelle école de pensée, qui s’inspire directement dans la source Coran/Sira, sans passer par aucun intermédiaire du passé, avec pour seule arme la réflexion, l’intelligence, et avec pour devise : à bas l’imitation servile !

A K. Chraibi : votre article est digne d’intérêt. Il nous apprend ce qui se passe ailleurs. Merci.

@PATRICIA. Vous avez autant de chance de nous convaincre que Madona dans un congrès d’eunuques.

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M. Chraibi vous mentionnez des références.
Je suis allé lire les "Cent mesures et dispositions pour une codification égalitaire des Codes de Statut Personnel" du Collectif 95 Maghreb-Egalité.
lien : http://graduateinstitute.ch/webdav/site/genre/shared/Genre_docs/3535_Act...

Que trouve t-on dans ce code :
Un éclaircissement de ce que sous-tend votre article sous couvert de légitimité islamique. Mais la réalité est tout autre ! Jugez plutôt !

Dans le désordre :

Article 100 : Toutes les dispositions contraires au présent code
sont abrogées.

commentaire : Ce code abroge donc le Qoran et la sounnah.

En matière de testament
Article 99 : Toute forme de Habous et de Waqf est interdite.

Commentaire : Article en parfaite contradiction avec les enseignements prophétiques ! Cf le hadith dans lequel un homme décide de leguer aux nécessiteux un tiers de sa fortune !

En matière de succession :
Article 91 : La disparité de culte ne constitue pas un cas d’indignité
successorale.

Commentaire : l’Islam ne permet pas qu’un musulman hérite d’un non musulman et vice-versa !

En matière de divorce :
Article 26 : Le divorce ne peut être prononcé que par le tribunal.

Commentaire : En parfaite contradiction avec la jurisprudence islamique ! Cet article a pour effet pervers de déclarer marié deux personnes qui ne le sont plus aux yeux de Dieu.

En matière de mariage :

Article 16 : La disparité de culte n’est pas un empêchement au
mariage. Est valable le mariage de la musulmane avec un non musulman.

Sans commentaire !

Article 13 : La polygamie est interdite.

Commentaire : les auteurs de ce code légifèrent en contradiction avec la loi divine.

Ces articles montrent la volonté réelle de dénaturer l’Islam.
M. Chraibi vous vous faites le porte parole de cette volonté.

Sourate 18 La caverne

27. Et récite ce qui t’a été révélé du Livre de ton Seigneur. Nul ne peut changer Ses paroles. Et tu ne trouvera, en dehors de Lui, aucun refuge.

28. Fais preuve de patience [en restant] avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, désirant Sa Face. Et que tes yeux ne se détachent point d’eux, en cherchant (le faux) brillant de la vie sur terre. Et n’obéis pas à celui dont Nous avons rendu le coeur inattentif à Notre Rappel, qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier.

29. Et dis : "La vérité émane de votre Seigneur". Quiconque le veut, qu’il croit, et quiconque le veut qu’il mécroie".

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@ Patricia.
Bonsoir, vous opposer religion et liberté. Ne pensez vous pas que vous n’êtes que dans le préjugé. Je suis musulman et me sens très libre...
Mais la liberté est toujours relative, non ? etes-vous libre vous même ? N’avons-nous pas tous(croyants ou non-croyants) un cadre dans lequel s’exerce notre liberté ?
De même, ce n’est pas parce que les pays majoritairement musulmans ont du retard dans leurs législations que l’ont doit conclure que l’islam est opposé à la liberté. Il faut savoir, par exemple, que l’arrivée du prophète de l’islam il y a 14 siècle à permis une révolution positive concernant le droit des femmes.
cordialement.

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A Othmane :

Je crois dans votre sincérité et votre désir de croire. Vous êtes croyant et je respecte votre choix. Mon intention n’est pas de vous choquer, je veux simplement débattre d’idées.

Si des personnalités ont embrassé l’Islam, beaucoup d’autres ne l’ont pas fait, ont embrassé d’autres religions ou simplement rien du tout... ce que je préfère évidemment, ne soyez pas fâché.

Je ne vous comprends pas : les croyances ne sont pas vérifiables. Non ?

Vous parlez de machines. Mais les gens très croyants, qui ne veulent regarder que dans une direction qu’ils n’ont pas choisie, et qu’ils ne veulent en aucun cas vérifier, ne sont-ils pas comme des machines ? Une machine fait ce qu’on lui dit de faire.

Il n’y a pas de mode d’emploi de l’homme (vilaine expression), il n’y a pas de destinée : nous vivons simplement et c’est tout.

Vous me donnez envie de voir ce qu’Albert Camus a dit sur le sujet. A priori, c’est la croyance dans un dieu qui est absurde. Ce qu’on ne comprend pas, pour l’instant, on l’explique en inventant un être suprême. Cordialement.

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Ahmad a raison : la liberté (de l’individu) passe d’abord par la liberté dans la famille avant de penser à la liberté politique.

Le problème, c’est que la famille est une cellule imprègniée d’idéologie religieuse. C’est comme ça dans toutes les civilisations.

Comment être libre ?

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bravo Monsieur Chraibi.on voit cependant à travers certains lecteurs que le chemin du changement est encore long.ils veulent nous maintenir à des pratiques d’il y a 15 siècles,alors qu’en 23 ans de révélation Dieu a lui-même changé cetaines dispositions de la loi par d’autres parceque les conditions ont tout simplement changé.c’est ce qu’on trouve dans la science de l’abrogation(naskh).ils vont répondre qu’il n’y a que les oulémas pour interpréter.soit.mohamed Abdou ( et d’autres)disait"quand le texte sacré s’oppose à la raison, on suit la raison" en interprétant le texte.Averroes l’avait dit bien avant lui.mais peut-être que pour nos amazones et compagnie,ces deux savants là ne connaissaient rien à l’islam.

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A Patricia, Reno, Josie, et consorts : La femme occidentale a acquis certaines libertés mais nulle part ailleurs son intimité n’a été aussi dégradée et dégradante.

Sachez qu’une musulmane peut acquérir certains droits acquis par les occidentales mais par nécessité puisque le mode de vie occidental s’impose à elle et ne relève pas de ses choix.

La foi est au-dessus des contingences et un croyant peut s’adapter à tout. Ce ne peut être votre cas.

Encore une fois, on ne peut sortir le + du moins.

Beaucoup de femmes musulmanes sont opprimées et les raisons en sont très souvent socio-économiques.

L’état du monde d’aujourd’hui donne partout le pouvoir aux hommes injustes et cupides. Ce ne sont pas les meilleurs d’entre eux qui sont aux commandes. Que chacun en tire les conséquences.

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A poil de carotte,

je prend cette remarque de "musulman dinosaure" pour un compliment !
En effet le prophète a qualifié les 3 premières generations de meilleures générations, celles des compagnons, de ceux qui suivent At tabi3oun et enfin ceux qui suivent ces derniers Atba3 at tabi3in.
Il dit egalement dans une autre tradition en substance Accrochez-vous à ma tradition et à celles de mes successeurs bien guidés.

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A l’intervenant(e) précédent :
Vous affirmez que l’intimité de la femme occidentale est dégradée et dégradante !
Cette affirmation est consternante mais pas inutile car elle vous dépeint.
Vous croyez vraiment que si les femmes n’ont pas le droit de conduire une auto en Arabie Séoudite c’est pour des raisons socio-économiques ?

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A Fatiha,

Simple remarque : le "droit de cuissage", dont l’usage est avéré au Moyen Age, n’était pas du tout ce que beaucoup croient, et ce que vous laissez entendre, à savoir le droit du seigneur local de disposer de la future mariée avant son mari.
Dans le droit féodal, on parlait de droit de quitage (ou, selon certains, de cuissage) qui était une sorte de dot à payer au seigneur. C’est l’imaginaire qui a créé bien après cette légende d’un droit de cuissage "sexuel" dans le sens que vous évoquez, et qui n’existe pas dans le droit féodal.
Ceci n’empêche pas, de nos jours comme dans l’ancien temps, certains hommes bénéficiant d’un pouvoir, d’abuser des femmes qui leur sont subordonnées. Mais cela, ce n’est malheureusement pas seulement une spécialité occidentale.

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Non, ce qui doit nous guider c’est la conviction de la justesse de cet avis juridique, cela à la lumière des sources versets, traditions prpohetiques et les argumentations des savants, et quand bien meme cet avis nous serait moins favorable. C’est la raison et non pas la facilité qui doit guider mon choix.

Oui si ce qui doit guider est la justesse de l’avis juridique, alors l’avis le plus juste c’est celui qui permet de recourir aux meilleures pratiques, puisque elles sont plus justes vis à vis de tout le monde.
Si la règle t’es moins favorable, les meilleures pratiques sont le fruit de la raison sur les relations homme femme, et accessoirement enfant en société. La facilité c’est de conserver un système figé et inégalitaire par peur du changement.

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A Patricia, Reno, Josie, et consorts : La femme occidentale a acquis certaines libertés mais nulle part ailleurs son intimité n’a été aussi dégradée et dégradante.

Oui c’est vrai, la femme occidentale a vu son intégrité dégradée :
elle est protégér légalement et sociétalement contre le viol, contrairmeent à avant où le viol était tabou et une honte au lieu de voir la femme comme une victime (mentalité trés répandue encore dans nombres pays musulmans)

Elle peut refuser le viol conjugal.

Elle peut devenir maitresse de son corps et non plus un objet au service du mari ou de la société.
La loi punie le harcèlement au travail.

bref ce que tu affirme ne sont que des préjugés de fondamentaliste, qui n’ont aucun rapport avec la réalité.
Il n’y a rien de plus dégradant pour l’intimité de la femme que la vision que donnent de la femme les dissocurs fondamentalistes sur elle.

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@othmane :
les gens libres pensent par eux même, ils sont capables de réfléchir par eux même sur la place des hommes et des femmes dans la femmes et la société. Car ce sont des problèmes humains , des problèmes de société, pas des problèmes religieux, donc les ulémas ne sont pas plus qualifiés que le plombier polonais (ou tout autre quidam). les philosophes et les psychologues sont beaucoup plus qualifiés pour penser ce genre de problème que des oulémas.
Si tu as besoin de l’avis de quelqu’un pour avoir ton opinion c’est que tu n’es pas libre et tout ton blabla sur la seule soumission à dieu, en oubliant avant tout que tu es soumis dans ce cas aux sentiments qui te lient à ta religion et tes croyances, c’est du vent.

La tradition ça ne sert qu’à maintenir un système de domination établie, mais ne peut justifier les inégalités qu’elle génère. L’argument d’autorité, ce n’est pas un argument, c’est l’argument de ceux qui n’ont aucun argument et qui se défaussent donc sur quelqu’un d’autre, faute d’opinion personnelle affirmée.

Et puis ta remarque sur la soumission à la science montrent que tu ne comprends rien, vu que celà ne veut rien dire, la science, c’est de la connaissance, et la connaissance c’est la voie de la liberté et de l’émancipation, c’est pour ça que les mouvments qui pronent l’émancipation humaine (donc lutent contre l’assujétissment à l’autorité religieuse) ont toujoues encouragé l’éducation et la science.

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"le gouffre vertigineux qui séparent l’Occident "comme l’a dit réno me fait prendre conscience que le monde fonctionne par cycle et que par cycle il faille entendre que sa durée est limitée et que nous arrivons à une fin d’un cycle.
L’occident a brillé de mille feux,s’auréolant de sa culture et parsemant sa sagesse.
L’orient aussi a eu ses heures de gloire, Cordoue ,phare d’Andalousie brille encore

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poil de crotte se pose en reformateur en jettant les paroles de nos pieux predecesseurs mais cela est de la corruption.
qd a patricia tru es sur une autre planete tu n’as rien compris à la laicité.et ton mode de vie occidental fait ces preuves je n’ai pas assez de doigts pour compter les morts et les injustices au nom de votre liberté.comm est pauvre en argument votre reflexion.
ce texte parle despays musulmans et non de l’islam à l’égard des femmes.c une tromperie ca les gens peuvent faire des amalgames.si les hommes pratiquaient sincerement avec le stric respect des lois d’ALLAH tout le monde serait heureux.bref le prophète sallalahou aleyhi wa salem a dit dans un hadith qu’il fallait s’accrocher à sa sounnah et à celle des califes bien guidés.point barre apprenez votre religion ameliorer vos comportements et remettez vous en à ALLAH et tout se passera bien.la femme en islam a une place élevé mm plus que vous ne le pensez.si vous respctez les droits d’ALLAH sur vous vous respecterz forcement tous les droits de la femme.
les sociétés occidentales sont encore plus injustes à l’egard des femmes en tute hypocrisie.la femme au travail s’est fait durant la guerre mais c’était surtout pour pouvoir taxer 2 fois plus les foyers car 2 salaires.l’emancipation occientale est un illusion par contre en islam depuis 1400 ans la femme a le droit de travailler et joui pleinement de son salaire sans que son mari ne puisse lui prendre un centimes mm si elle gagne 4 fois plus que son mari.son argent est le sien poingt barre et en plus son mari se doit de la nourrir de la vetir de la proteger et ceci ne la diminue en rien c’est un des multiples droits qu’elle a grace à l’islam.tout dire serait trop long alors avant de dcenigrer l’islam apprenez le sujet.merci

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SALUT LE VOILE / BONJOUR LA LIBERTE

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La crise qui touche l’Occident aujourd’hui est une crise de système, c’est-à-dire une crise de civilisation, et elle a commencé depuis très longtemps. Bien malin celui qui peut dire quand. Or quand on parle de système, il faut se placer dans un cadre philosophique, car qui dit système, dit philosophie ; l’équivalence système - philosophie est connue depuis Schilling et Hegel.

Or une philosophie, c’est une conception de la vie, laquelle conception est influencée par la religion. Nul ne peut échapper à l’influence de celle-ci : elle a des incidences inévitables dans nos façons de voir les choses.

A partir de là, le lien entre le système et la religion devient évident. Parler de système, revient donc à parler de la religion.

Exemple : les nombreuses contradictions du système occidental échappent à toute logique ; elles sont inexplicables ! Songeons au loup, espèce exterminée par l’homme sous prétexte que c’est un « monstre terrible », alors qu’en réalité c’est un animal comme un autre et qui craint l’homme. On ne peut comprendre cette attitude que si on se souvient de Jésus (as), présenté (faussement bien sûr) comme un agneau que les Romains entraînent à l’abattoir. Un autre exemple significatif : des banques sans liquidité, en clair des banques fauchées. Quand elles font des profits, ces sont uniquement les patrons qui en profitent ; mais quand elles sont en faillite, ce sont uniquement les contribuables (c’est-à-dire nous) qui paient les pots que les profiteurs ont cassés. Et ceci est tout à fait « normal » dans le système occidental, mais en réalité totalement irrationnel et pour le comprendre, songeons au Dieu « composé de trois pièces » dans le christianisme : il est unique et en même temps composé de trois pièces (père, fils, saint esprit), ce qui implique 1 = 3. Une égalité d’une absurdité épouvantable !

Le lien religion - système montre pourquoi le système occidental est en chute libre : l’occident a aboli sa religion judéo-chrétienne, celle-ci n’ayant plus de consistance dans l’imaginaire collectif des occidentaux. A partir de cette orientation philosophique, on peut dire que le système occidental touchera tôt ou tard le fond, c’est-à-dire il disparaîtra.

De façon symétrique, l’islam a une santé excellente, débordante au point d’être envahissante. La même orientation philosophique (lien religion – système) nous permet de prévoir que le système disparu sera remplacé par un autre système engendré par la philosophie musulmane.

Ce qui se passe de nos jours au point de vue de l’histoire, il s’agit de deux mouvements simultanés de deux systèmes : l’un descend vers sa perte, l’autre monte vers sa gloire. Tout le reste n’est que chimère !

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Adapa : râtée votre appréciation, je ne suis pas fondamentaliste. Militante à Alger,dans une association féminine démocrate, j’ai été parmi les rares personnes à protester dans la rue, avec d’autres femmes, contre le terrorisme, en 1994, alors que plus personne n’osait le faire.

Vous ne voyez pas la partie vide du verre. Qu’y puis-je ?.

Je suis des deux bords et je tiens à garder les deux yeux grands ouverts.

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En effet Reno,nous sommes bien libre en France, et ce grâce à notre democratie.

Notre president prend toutes les mesures nessecaires:notre peuple vit heureux et il n´a pas besoin de faire les poubelles pour pouvoir se nourir correctement.

Il est libre de dire qu´il n´est pas content, même si à la fin cela ne change absolument rien et que "bientôt plus personne n´y fera attention".

VIVE LA LIBERTE CHEZ NOUS...

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Khalid Chraibi evoque les boulversements reformateurs actuels dans les pays musulmans, revelateurs d’un changement en profondeur. Malheureusement, il ne nous informe pas sufisament sur les acteurs responsables de cette evolution d’une ampleur exceptionelle.

A cet egard le militantisme de l’intervenante feministe Algeroise illustre un fait : La nouvelle generation de Musulmans et Musulmanes puisent dans l’ethique du Saint Coran pour revendiquer l’Egalite entre les Sexes sans faire reference aux Ideologies Occidentales ou aux mouvements Musulmans qui pronent la violence.Dans un article paru dans le Time Magazine du 30 mars : "Islam’s Soft Revolution", Robin Wright considere ce mouvement comme etant l’un des plus important a l’echelle de la planete.

Les Musulmans occidentaux se sentent plus proche de ce nouveau courant islamique privilegiant la misericorde (ar-Rahma) d’ Allah , Subhana Wa Taala, que de l’Existentialisme Nihiliste dans lequel la France s’enfonce un peu plus chaque jour . On peut comprendre que certains Francais, notamment athes, se sentent frustres par ce phenomene sans precedent qui n’a pas besoin des valeurs occidentales pour exister.

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Apoildecarotte :

L’Occident n’est pas en crise ni le monde musulman. Si on entend par crise le fait de DEVOIR évoluer et de lutter contre, sous la pression de l’évolution du monde, alors oui, il y a crise... Crise d’adaptation. Car le monde a toujours évolué et ce n’est pas fini...

Le contenu des religions vient du contexte dans lequel elles sont apparues. On y croit ou pas, c’est une question de liberté personnelle, concept malheureusement assez récent et peu répandu.

Revenons au sujet : les femmes sont-elles nos égales ?

Si oui, comment faire évoluer les religions qui ont été crées PAR et forcément POUR des hommes (pas de syndicat jadis).

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Tant qu’on a pas compris que la démocratie et la dictature humaine ; c’est blanc bonnet - bonnet blanc , du kif kif pour nos autres . La démocratie est une dictature offerte par le peuple ! alors que la dictature est une démocratie volée au peuple ! Ce qui nous amène à dire que : La démocratie c’est cause toujours ; et la dictature , c’est fermes ta gueule ; ce qui revient au même ! N’est ce pas messieurs dames ! Fraternellement . Moha

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@ l’anonyme qui roucoule sur la liberté et la démocratie : votre liberté est fausse comme un lion végétarien. Vous oubliez que la liberté en France n’est pas naturelle, elle est d’origine industrielle, c’est-à-dire elle nous a été octroyée par ceux qui possèdent les moyens de production. Prenons l’exemple d’un homme qui embrasse une femme dans la voie publique. Ce sont les industriels du cinéma qui leur ont donné cette liberté, dans la mesure où ce sont eux qui ont réussi à banaliser le baiser homme - femme dans la voie publique à l’aide de leurs films, puisque cet acte était encore interdit dans la voie publique au début du vingtième siècle, c’est-à-dire avant la naissance du cinéma. De même la fornication en dehors de la loi de Dieu, c’est encore l’industrie du cinéma qui l’a faite entrer dans la normalité. Quant à la liberté qui consiste à invectiver la parole de Dieu ou ses messagers, elle est d’origine doctrinaire, car elle a été octroyée par les idéologues du siècle des lumières.

La démocratie : sa définition générique c’est qu’elle représente la souveraineté émanant du peuple. Mais qu’en est-il réellement dans les faits ? Lorsque nous élisons un président après qu’il nous ait fait de brillantes promesses, peut-il les tenir ? Jamais un président n’a tenu ses promesses, car il est soumis à la tyrannie de la finance et il doit se plier à sa volonté et non à notre volonté. Par conséquent la souveraineté n’émane pas du peuple, mais de la puissance des détenteurs du capital.

Il est vrai qu’on peut gueuler en France, mais ce n’est pas cela « LA » liberté, c’est plutôt « UNE » liberté. Une liberté d’ailleurs très restrictive. Je vous signale qu’il y a certains sujets innommables que vous n’avez pas intérêt d’aborder, car la loi vous châtie !

Pour avoir la liberté naturelle, c’est-à-dire la liberté en tant que don de DIEU, il faut vivre dans ses lois, car ce sont elles qui peuvent éradiquer la puissance du capital et les esclavagistes de tout poil.

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à Reno : un grand merci à vos incessantes interventions à chaque article traduisant votre obstination à vouloir nous "civiliser"...

ça me rappelle cette glorieuse époque où l’Homme apportait sa civilisation (traduction européenne) dans les quatre coins du monde : massacre en Australie (traduction aborigène), génocide en Amérique (traduction indienne), esclavagisme en afrique (traduction noire) et ceci n’est bien sur qu’un petit et ridicule échantillon !

Vous ne retenez aucune leçon de notre histoire où la France a joué un rôle important dans ses "colonisations positives". (sic Sarkozy)

Non, aujourd’hui on récidive en voulant libérer la pauvre femme musulmane en montant sur nos grands chevaux et nos mentalités croisés pour pratiquer l’inquisition démocrate ! Qui pense différement est à abattre ! Oui c’est bien ça : ce QUI nous est DIFFERENT est à corriger. L’essence même du racisme.

Vous ne voulez pas voir que nous trouvons félicité et plaisir en passant une nuit à prier plus que dans vos programmes télé, boite de nuit ou soirée alcoolisée.

Gardez vos modèles de libération qui ne conduisent qu’à des perversions de l’âme...Sauvons-nous avant de vouloir sauver les autres.

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A Réno : Oui, parfois il arrive quand on lit ce genre d’ineptie sur l’islam, de devoir pousser des "cris horrifiés", car quels arguments opposer à l’ignorance, aux préjugés et à l’étroitesse d’esprit ?

Il est dommage que vous ignoriez que bien avant l’avènement de l’islam, certaines femmes étaient lettrées, l’islam n’est pas à l’origine de ce progrés pour les femmes mais a permis d’en faire une généralité, durant l’époque pré islamique l’accés à la culture et à l’enseignement, n’était réservé qu’à une catégorie aisée de la population, comme dans le monde entier.

Vous écrivez : "Je n’apprécie pas par contre qu’il est dit par le même homme que celles-ci ne doivent pas forcément se rendre à la mosquée pour prier (à cause des mauvaises rencontres sans doute). Dommage parce que ça leur faisait une de leurs rares sorties..." Votre ignorance sur les moeurs des musulmans et des arabes me laissent quelque peu pantoise. Vous apprendrez, cher ami, que les femmes à l’époque avant et aprés l’avènement de l’islam, sortaient, commerçaient et se divertissaient...mais je peux comprendre que cela soit inimaginable pour quelqu’un comme vous, qui ne voit l’islam qu’à travers le prisme des préjugés, des clichés, des à priori et des lectures faites dans Paris Match !

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De nombreux lecteurs soulignent, dans leurs commentaires, des défaillances dans le traitement des femmes qu’on peut relever, à leur avis, dans la culture occidentale, et qui démontrent que l’Occident n’a pas de leçons à donner aux musulmans en ce domaine.
L’argument me paraît critiquable à plusieurs niveaux :

1) Malgré les défaillances qui peuvent y être relevées, la civilisation occidentale (essentiellement depuis le début du 20è siècle, et plus particulièrement au cours des quatre ou cinq dernières décennies) a sérieusement redéfini les droits des femmes et amélioré leur protection.

La communauté internationale en a fait de même en adoptant toutes sortes de conventions internationales en la matière, depuis les années 1940. Il est probable qu’il reste beaucoup de choses à faire en ce domaine, mais le processus est lancé.

Ceci s’est accompagné, bien sûr de quelques dérapages « incontrôlés » dans ce domaine, qui ont conduit, par exemple, de la « libération sexuelle » à la débauche et à la pornographie. Mais tout cela est sujet à amélioration, avec le temps. De toutes les façons, on ne peut pas rejeter tous les bons côtés d’une politique, simplement parce qu’on se concentre sur quelques-uns de ses mauvais côtés. Comme toutes les mères de famille le répètent, il ne faut pas « jeter le bébé avec l’eau du bain ».

2) Mais, encore plus important que cela : A supposer que l’Occident ait des défaillances en matière de protection des droits des femmes, est-ce une raison pour ne pas essayer d’améliorer la protection des droits des femmes musulmanes ? La logique de cette proposition m’échappe.

Si l’on veut sauvegarder la culture islamique, sans intrusion de la culture occidentale, très bien. Posons-nous alors la question de savoir s’il y a des améliorations à apporter à la condition des femmes, dans le cadre de la culture islamique.

Il faut procéder par étapes, et se poser d’abord franchement la question : Y a-t-il dans les sociétés musulmanes, oui ou non, des violations des droits des femmes ? La réponse est complexe, mais, à mon avis, il est certain qu’on peut relever de nombreuses violations.

A des degrés divers, bien sûr, d’un pays à l’autre, d’une situation à l’autre, d’une famille à l’autre même. Il n’en reste pas moins vrai que de nombreux droits des femmes sont régulièrement violés dans différents contextes, dans différents pays musulmans.

C’est cela qui doit être franchement reconnu, et qui doit cesser.

Les associations féminines qui travaillent dans ce domaine, et qui ont essayé de remédier à cet état des choses, ont souvent entendu la réponse d’autorité : Il n’y a rien à changer, parce que la charia en a décidé ainsi.

Mais, elles se sont posé la question : Pourquoi la charia en décide-t-elle différemment, dans différents pays musulmans ? C’est tout de même étonnant. Si tous les pays musulmans avaient le même code civil, celui de la charia, la réponse serait crédible.

Mais si chacun d’eux a un code civil national, dans lequel il définit ses propres règles applicables au mariage et au divorce, par exemple, sur la base de la charia, alors, ce n’est plus la charia, mais uniquement l’interprétation que les hommes font de la charia. Or, pourquoi les interprétations des hommes seraient-elles immuables ?

Pourquoi auraient-elles la même force de loi que la charia, alors qu’elles diffèrent d’un pays à l’autre et d’un siècle à l’autre ?

Telles sont les questions que les associations féminines se sont posées, d’après cet article. Elles ont abouti à la conclusion que, si les droits des femmes sont interprétés différemment d’un pays à l’autre sur la base de la charia, alors, celui qui viole les droits des femmes ne fait qu’appliquer son propre point de vue sur la question, et non ce que la charia dit. Car, dans d’autres pays, la charia dit les choses de manière très différente.

Il y a donc moyen d’améliorer le sort des femmes, tout en respectant la charia, si l’on décide d’appliquer systématiquement les « meilleures pratiques » qui existent en matière de droit musulman, sans se préoccuper du rite où chacune de ces pratiques existe.

C’est ce que l’auteur de cet article explique, sur la base des analyses effectuées par différentes associations féminines.

Les experts en droit musulman savent qu’il n’y a aucun obstacle à ce faire, du point de vue religieux. Le seul obstacle réside dans les coutumes et traditions millénaires de chaque société musulmane, de chaque culture. Elles résident dans des considérations d’ordre politique, dans l’attitudes des détenteurs du Pouvoir dans chaque société musulmane.

3) Quant à ceux qui disent qu’il faut sauvegarder la culture islamique, sans intrusion de la culture occidentale, je voudrais qu’ils se posent la question suivante : "en regardant autour d’eux, à l’instant où ils lisent ces mots, combien de produits et d’objets qui les entourent sont issus de la culture islamique, et combien de la culture occidentale ?

L’essence qu’ils utilisent, et qui provient des puits de pétrole d’Arabie Saoudite, par exemple, est-elle d’origine culturelle islamique ou américaine, par exemple ? De même pour l’ordinateur qu’ils utilisent, et leur brosse à dents, etc."

Il faut donc cesser de raisonner sur le virtuel, sur des récits relevant de la mythologie, et se baser sur la réalité des choses, si on veut progresser. La culture n’est ni occidentale, ni orientale, dans l’écrasante majorité des cas. Elle est tout simplement la culture des hommes, pour le meilleur comme pour le pire.

Et n’oublions pas le constat sage de Jacques Brel, quand il observe que : « Qui n’avance pas recule. »

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AHMED DIT :
"Quant à ceux qui disent qu’il faut sauvegarder la culture islamique, sans intrusion de la culture occidentale, je voudrais qu’ils se posent la question suivante : "en regardant autour d’eux, à l’instant où ils lisent ces mots, combien de produits et d’objets qui les entourent sont issus de la culture islamique, et combien de la culture occidentale ?
L’essence qu’ils utilisent, et qui provient des puits de pétrole d’Arabie Saoudite, par exemple, est-elle d’origine culturelle islamique ou américaine, par exemple ? De même pour l’ordinateur qu’ils utilisent, et leur brosse à dents, etc."

Merci Ahmed,

A la limite, c’est votre vision binaire et sclérosée qui vous nous fait dire que "ne pas accepter certains aspects d’une civilisation revient à ne rien prendre d’elle. C’est à peu près le discours que tiennent les tenants de l’assimilation : du tout ou rien !

Voyons, soyez un peu plus ponderé,et cessez d’avoir cette vision manichénne de l’eternel débat sur ce qu’il faut prendre ou ne pas prendre de l’occident, ou de la culture arabo-musulmane !

A-t-on le droit d’être critique sur seulement une partie d’un sujet ?

Que je saches, le thème central du sujet n’était pas "le progrès, oui ou non" ?

on ne compare pas ce qui n’est pas de même ordre, ni de même nature.

Quel est le rapport entre une brosse à dent et certaines dérives des valeurs occidentales.

Je suis également très critique à l’endroit des dérives dans les pays arabo-musulmans.

Mais pour l’amour de Dieu, ne nous faîtes pas dire ce que nous n’avons jamais dit.

Enfin, petit rappel s’il en était besoin : ce que nous esseyons de mettre en évidence , c’est que les bons discours de principe concernant les progrès constatés en France (et plus largement en Occident) ne doivent pas masquer ou nier les réalités de notre quotidien européen, autrement plus effroyables encore que ce qui peut se dérouler de l’autre côté de la Méditerranée.
Et d’autre part, que tout changement (étant entendu qu’il s’agit de changement possitif) dans une civilisation, ne peut s’opérer qu’à travers les particularités locales et en s’inspirant de cette dernière, et en harmonie avec son temps.

Quelqu’un qui m’est très cher disait :

"On construit à partir de ses références, on élabore avec son contexte"

Cordialement.

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Réno dit : "Je n’apprécie pas par contre qu’il est dit par le même homme que celles-ci ne doivent pas forcément se rendre à la mosquée pour prier (à cause des mauvaises rencontres sans doute). Dommage parce que ça leur faisait une de leurs rares sorties..."

Nonobstant votre manière plutôt cavalière de présenter les propos de Mohammed PBSL avec cette pointe finale d’ironie, je ne vous contredirais pas sur une infime partie de votre présentation, mais permettez-moi de vous dire combien je vous trouve intellectuellement malhonnête.

En effet, ce que vous dîtes au tout début est en partie juste, mais tourné de telle manière (avec l’art de l’ironie qui vous caractérise) qu’il paraît effectivement que cette exhortation place les femmes dans une situation arbitraire et une discrimination patente. Sauf que vous rappelez bien combien vous êtes profane en la matière, car :

  •  d’une part vous suggérez que c’est « à cause des mauvaises rencontres sans doute », ce qui équivaut à un aveu d’ignorance. Vous avez lu quelque part qu’il aurait recommandé aux femmes de ne pas se rendre à la mosquée.
  •  D’autre part, vous ne mettez pas en lumière la sagesse (hikma) qu’il faut tirer d’un hadith, quel qu’il soit, sa quintessence même !

    Sachez que, s’il est vivement conseillé aux hommes de se rendre le plus souvent possible aux prières en groupe, comme il leur est également fortement recommandé de ne pas négliger la prière du vendredi, ces formes d’injonction ne s’adressent pas … aux femmes ! C’est donc une facilité qui leur est octroyée.

    Pour autant, je dois vous rappeler que le fait de se rendre à la mosquée leur est permis, et donc pas interdit. A cet effet, permettez-moi de vous narrer ce hadith, qui illustrera vos propos relatifs aux mauvaises rencontres.

    A l’époque du prophète PBSL, une femme s’est faîte agressée par un homme alors qu’elle se rendait seule à la mosquée pour la prière du Fajr (je ne sais plus si, ces violences se sont répétées ou non les jours suivants). Toujours est-il, qu’un compagnon demanda au prophète Mohammed PBSL qu’il interdise momentanément aux femmes de se rendre à la mosquée, le temps de retrouver l’auteur des faits, si je ne m’abuse. Le prophète PBSL refusa catégoriquement expliquant qu’il craignait qu’une telle décision puisse être interprétée comme une interdiction absolue…

    Que Dieu me pardonne pour l’éventuelle mauvaise retranscription (au regard des circonstances exactes) de ce hadith. L’essentiel est de toute manière son interprétation, et donc la morale que l’on doit en tirer .

    En ne retenant que les hadiths (encore que, incomplets) qui vous interressent, assurément, vous feriez un bon rigoriste !

    L’étude de la terminologie (conseillé, interdit, recommandé, déconseillé…) et la sagesse des hadiths.
    Je vous invite à vous penchez sur leur étude.

    Cordialement

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    A Ahmed : il est impressionnant de voir comment certains se permettent d’émettre des jugements de valeurs sur les cultures, les us, les moeurs et les croyances des autres. Les nôtres ceux du monde "civilisé" sont meilleurs que ceux des autres, ces autres qui sont dans l’erreur et que nous devons à tout pris diriger vers le bon chemin.

    C’est au nom de ces idéaux là que l’évangélisation à coups de massacres, de purifications ethniques et de tortures a été faites en amérique latine.

    C’est au nom de cette suprématie que des peuples ont été colonisés, brimés, acculturés et traités en esclaves. C’est au nom de cette certitude d’être au dessus de ces peuples "primitifs" que les indiens d’Amérique ont été exterminés.

    C’est au nom de ce que nous pensons être bien pour les autres, parce que nous l’avons décrétés, que l’Irak et l’Afghanistan vivent aujourd’hui dans les tenebres et l’enfer de la guerre.

    Alors ce petit discours qui consiste à vouloir imposer des valeurs dans lesquelles les femmes musulmanes ne se reconnaissent pas forcément, trop occupés à survivre dans nos pays sous développés et encore "colonisés", ne peut avoir d’emprise.

    Comment expliquez vous Ahmed qu’en Algérie, durant 132 ans de présence française, où la charia n’existait pas, où seules les lois françaises étaient de mises, comment expliquez vous que nos grands mères n’ont pas étaient touchées par la liberation des femmes, alors que les françaises de souches en ont bénéficié ? Au contraire nos grands mères et nos mères ont été privés de cette libération là, en n’ayant même pas accés à l’enseignement, une des condition première pour la libération des femmes !!!

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    Amazone écrit :
    « Comment expliquez vous Ahmed qu’en Algérie, durant 132 ans de présence française, où la charia n’existait pas, où seules les lois françaises étaient de mises, comment expliquez vous que nos grands mères n’ont pas étaient touchées par la liberation des femmes, alors que les françaises de souches en ont bénéficié ? Au contraire nos grands mères et nos mères ont été privés de cette libération là, en n’ayant même pas accés à l’enseignement, une des condition première pour la libération des femmes !!! »

    Les Français n’ont pas colonisé l’Algérie pour la « civiliser » ou pour « émanciper » les femmes. Ils l’ont occupée parce que le pays était pauvre, faible, incapable de se défendre, et qu’il avait toutes les caractéristiques d’une « proie » facile.

    Depuis Napoléon, c’était devenu de règle pour l’armée française d’aller occuper des terres étrangères, en se basant uniquement sur le « droit du plus fort », que ce soit en Italie, en Egypte, en Russie ou dans d’autres régions d’Europe.

    La France n’a jamais reconnu aux « indigènes » algériens le statut de citoyens français. Seuls, les colons européens, toutes origines confondues, pouvaient se prévaloir d’un tel statut. Les Juifs algériens obtinrent, après plusieurs décennies d’occupation française, le statut de citoyens français, mais jamais les « autochtones » musulmans.

    Ferhat Abbas, le leader algérien, était initialement partisan de l’intégration de l’Algérie à la France, de « l’assimilation » des Algériens par la France. Il voulait dans les années 1940 que les autorités françaises reconnaissent aux Algériens le statut de citoyens français, mais cela fut rejeté.

    En conséquence, Abbas devint, quelques vingt ans plus tard, chef du GPRA (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne), durant la guerre d’indépendance d’Algérie.

    Donc, il faut garder les choses en perspective. La France occupa l’Algérie parce que c’était une proie facile, dont elle pouvait tirer un profit maximum, dans son propre intérêt et celui des « colons » européens. Un point, c’est tout.

    C’est pour cela que les pays musulmans ont intérêt à se moderniser, à se développer, et à se mettre en mesure de se défendre contre les ambitions étrangères. Or, ceci ne peut pas se produire s’ils continuent à chérir les pratiques moyen-ageuses qu’ils semblent vouloir perpétuer, envers et contre tout.

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    La visée du Colonialisme est de détruire les peuples qu’il spolie et non de les "civiliser". Détruire leurs croyances, leur culture, leur langue, leurs édifices, ... pour les réduire à l’état de bêtes. N’est-ce pas ce qui est infligé aux palestiniens aujourd’hui ?.

    La politique assimilationniste a été rendue nécessaire pour suppléer à certaines tâches et surtout pour les besoins de l’Industrie, vorace en matière de main-d’oeuvre. Elle n’a concerné qu’une petite partie de ces populations.

    L’"émancipation" des femmes occidentales s’est faite aussi pour combler les mêmes besoins. Ce n’est ni pour leur rendre justice ni par compassion pour leur condition. La "libération" de la Femme occidentale moderne et l’acquisition de certains droits, n’en est que la conséquence logique. Il n’y a là ni compassion ni reconnaissance.

    Qu’on arrête avec ces contes à dormir debout.

    Faut changer radicalement de vision en ce qui concerne les musulmanes.

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    A Ahmed,

    Merci pour la deuxieme couche après celle de M. Chraibi mais cela reste insuffisant. Votre raisonnement ne tient pas car il part du postulat que les pays musulmans pratiquent la charia.
    C’est évidemment completement faux ! Mais ce qui est plus regrettable c’est
    que vous participez au contraire à cette volonté de supprimer ce qu’il reste de jurisprudence islamique dans ces pays musulmans à savoir le droit qui régit la famille.
    Et quand on sait l’importance de la famille dans une société on comprend la motivation de ceux qui veulent s’attaquer aux sociétés musulmanes de s’employer avec autant d’énèregie sur cette partie du droit musulman.
    On mesure des lors l’importance de ce sujet pour nous musulmans. Sujet sur lequel nous devons garder l’esprit en éveil.
    Un exemple concret parmi d’autres qui n’a pas pour objet de stigmatiser tel ou tel pays mais qui permet de faire jour sur votre stratégie et celle de vos amis ;
    Je prendrai comme exemple La Tunisie et sa loi qui a rendu illégale la polygamie.
    Il faut rappeler ici que Dieu l’a autorisé et pour ceux qui crient déjà au loup je leur conseillerais de se documenter sur le sujet.
    Voici Ahmed comment vous procédez pour arriver à vos vraies fausses "meilleures pratiques".
    Vous incluez la Tunisie dans les pays musulmans, jusqu’ici rien à dire. Mais en disant cela vous sousentendez que la Tunisie applique la charia, plus précisément une des pratiques ou interprétations de la charia. Vous sélectionnez cette pratique qui n’a rien d’islamique, vous l’agrégez à d’autres pratiques d’autres pays toutes aussi non islamiques.
    Il ne reste plus qu’ à présenter votre sélection qualifiée de "meilleures pratiques", pratiques en réalité en parfaite contradiction avec la jurisprudence islamique.
    Le procédé est sournois et la publicité mensongère, mais le fil est gros !
    Remarquez comment M. Chraibi qui cherche une caution islamique cite dans ses référence Al Qaradawi.
    En réalité c’est pour mieux citer (à deux reprises) le Collectif 95 Maghreb-Egalité.
    Allez lire les "Cent mesures et dispositions pour une codification égalitaire des Codes de Statut Personnel, 1995". L’article 100 de ce code abroge tout simplement le Qoran.
    Frères et soeurs musulmanes ne nous laissons pas berner par les titres et ou origines de ceux qui écrivent sur l’Islam !
    M. Chraibi est sans aucun doute un excellent banquier ;( mais il est préfèrable de chercher l’explication de notre religion auprès de savants comme nous y exhorte le coran.
    Et nous le savons en Islam il n’y a pas de science sans mise en pratique de cette science.
    Et Dieu est le plus savant !

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    A Ahmed :"C’est pour cela que les pays musulmans ont intérêt à se moderniser, à se développer, et à se mettre en mesure de se défendre contre les ambitions étrangères" Pour se moderniser, se développer et se mettre en mesure de se défendre, il faut des politiques adaptées...donc le problème n’est pas religieux mais politique. Je ne pense pas que la religion soit une entrave au progrés et au développement. Ce qui est une entrave à l’évolution c’est les régimes politiques dictatoriaux en majorité dans les pays arabes ou musulmans comme le Pakistan, la Syrie, la Tunisie etc etc.
    Lorsque les peuples de ces pays auront la chance de vivre démocratiquement, alors la situation de la femme évoluera naturellement.

    X
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    A Amazone :

    Je vous lis à l’instant et je crois rêver ! Je suis ignorant de ce qui s’est passé avant et après l’avènement de l’Islam en matière de liberté des femmes ??

    Croyez-vous qu’à ces époques bénies et idéalisées elles aient pu dire quoi que ce soit ?

    Croyez-vous que c’est mieux maintenant ?

    Ce qui compte, c’est croire...

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    A Amazone (pour sa dernière intervention) :

    Nous sommes bien d’accord : "les pays musulmans ont intérêt à se moderniser".

    Se défendre contre les "ambitions étrangères" ? Mais vous n’êtes plus occupés ! A vous d’agir. Je vous fais remarquer que l’Islam s’est étendu par l’invasion armée dès l’année 633 qui suit la mort du Prophète (les empires bysantin et perse sont attaqués la même année car il fallait bien trouver un but à des tribus toujours en guerre. Belle référence...). S’il vous plaît, ne faites pas de morale de ce côté-là : nettoyez chez vous... on est tous malhonnêtes.

    "La religion n’est pas une entrave au progrès et au développement" ? Prouvez-moi le contraire. Depuis le 11e ou 12e siècle le monde musulman méditerranéen n’a plus connu cet essor extraordinaire qu’il avait connu auparavant, en assimilant les connaissances des civilisations vaincues (et là, je tire mon chapeau, car aucun envahisseur ne s’est comporté de cette façon).

    Le Japon, la Chine, la Corée ne placent pas la religion au centre de leur développement bien réel. Même l’Inde pourtant très religieuse n’en fait pas un cheval de bataille. Mais eux, ils se développent...

    Il n’y a que vous pour penser comme cela. Ne confondez pas le développement dû à la présence de pétrole (qui n’est pas inépuisable) avec le véritable développement économique qui passe par bien d’autres choses (comme l’instruction) que la pratique religieuse. Le Japon et la Corée n’ont pas de ressources naturelles, et pourtant...

    Pour se développer, il faut regarder devant, pas derrière.

    A bientôt, Amazone, j’apprécie de discuter avec vous... Quand on discute avec des gens toujours d’accord, ça n’a aucun intérêt car ça ne fait rien changer. Dans un débat où tout le monde dit oui, il faut bien qu’il y ait des gens qui disent non. Sinon il n’y a pas de débat. Je viens de voir qu’à Bagdad, à l’époque florissante du Califat (ce qui peut expliquer ceci), il y avait des réunions où étaient conviés des gens de toutes religions et même des athées ! et chacun pouvaient débattre de ses convictions religieuses.

    Il faudrait retrouver cet esprit.