Asmahane Medjdoub à la tête du comité de soutien à la candidature de Dominique de Villepin

N’en déplaise à ses détracteurs, dont les plus farouches fourbissent leurs glaives au sein de sa propre f

mercredi 25 août 2010

Asmahane Medjdoub  à la tête  du comité de soutien à la candidature  de  Dominique de Villepin

N’en déplaise à ses détracteurs, dont les plus farouches fourbissent leurs glaives au sein de sa propre famille politique, le lyrisme de celui qui déteste cordialement Nicolas Sarkozy séduit et fait des conquêtes là où le chef de l’Etat ne réussit qu’à se faire des ennemis durables, ou des abstentionnistes sans illusions.

Et l’on peut compter sur Dominique de Villepin et sa fibre gaulliste, que d’aucuns se plaisent à railler, pour incarner le personnage charismatique de la France unie et solidaire que son impétueux rival de l’Elysée ne cesse de saborder.

Nicolas Sarkozy est passé maître dans la chasse aux sorcières, stigmatisant à tout-va, et jetant en pâture toutes les têtes de turc qui dépassent ? Qu’à cela ne tienne, Dominique de Villepin est là pour faire contrepoids, et réconcilier ceux qui sont abonnés à l’éternel rôle de bouc-émissaire avec l’humanisme à la française.

Tel est le credo d’Asmahane Medjdoub, qui est le nouveau porte-drapeau fervent de « République Solidaire » : l’ancien secrétaire général de l’Elysée, fidèle de Jacques Chirac, est bien l’homme de la situation !

Riche de ses racines algériennes, à Tlemcen, la jeune femme de 34 ans, née sur le sol national, précédemment assistante de direction de Dominique de Villepin, est la nouvelle figure de proue choisie minutieusement par le leader du mouvement « République Solidaire » pour personnifier une intégration réussie : bien dans sa tête, bien dans son époque, bien dans son pays, et fière de ses origines.

Alors que les promotions paillettes et alibis de Dati, Yade, et Amara ont révélé un miroir aux alouettes source d’un profond désenchantement, il est à parier que Dominique de Villepin ne faillira pas là où Nicolas Sarkozy a péché sans retenue.

C’est à Asmahane Medjdoub qu’est revenu l’insigne honneur de diriger le comité de soutien à la candidature de l’ex-Premier ministre, et cette dernière ne ménage pas ses efforts pour promouvoir l’image de son candidat favori, au-delà de tous les clivages classiques.

En cette rentrée dominée par la nouvelle frénésie ultrasécuritaire de Sarkozy, qui sera très vite rattrapée par les crispations sociales, alors même que la perspective du remaniement ministériel augure d’un jeu de chaises musicales bien futile, Dominique de Villepin semble tracer sa route dans une France multiculturelle, en évitant d’emprunter les tortueux détours du locataire de l’Elysée qui conduisent tout droit dans les plus sombres impasses.

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