Dominique Strauss-Kahn dans la ligne de mire d’un lanceur de chaussure

Le jet de chaussures à la face des puissants a fait le tour du monde depuis ce fameux mois de décembre 2008,

jeudi 1 octobre 2009

Le jet de chaussures à la face des puissants a fait le tour du monde depuis ce fameux mois de décembre 2008, ne cessant d’être reproduit par des émules en herbe du journaliste irakien, Mountazer Al-Zaïdi, en quête du coup d’éclat magistral pour médiatiser leur révolte.

Un étudiant, membre du Parti communiste turc, a ainsi torpillé l’allocution à Istanbul du socialiste bon teint, anciennement de Sarcelles, promu à la prestigieuse présidence du FMI par Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn, en lançant une chaussure dans sa direction, pour dénoncer la complicité qui lie le FMI au Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir en Turquie, lequel négocie depuis l’an dernier un nouveau prêt du Fonds par le FMI.

Le jeune homme s’est précipité vers la scène, projectile en main, dans un cri de guerre « FMI, va-t-en de la Turquie », sous les encouragements d’une dizaine de ses camarades de parti qui déroulaient pendant ce temps là une banderole en scandant en chœur le slogan « FMI voleur, AKP complice ».

Si la chaussure de sport catapultée sur notre national de l’étape n’a pas atteint sa cible, le fougueux militant turc a réussi toutefois à saboter la fin de l’intervention du président du FMI, qui concluait une séance de questions-réponses dans l’enceinte de l’Université Bilgi, sur la rive européenne de la ville.

Très rapidement neutralisé au sol, face à un Dominique Strauss-Kahn resté sur l’estrade, le micro dans la main, qui ne s’est pas départi de son calme, esquissant un pâle sourire que l’on suppose de circonstance, l’étudiant en mission commandée est parvenu à ses fins : créer un buzz planétaire.

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