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Articles
Dix remarques sur un « collègue »
samedi 30 septembre 2006 - par Pierre Tévanian
Les articles et dépêches sur les « menaces de mort » qu’aurait reçues le « prof de philo Robert Redeker » suite à une « tribune sur l’Islam » publiée dans Le Figaro, [1] inspirent, au « prof de philo » que je suis moi aussi, les réflexions suivantes : 1. Il va de soi que de telles menaces sont injustifiables. Rien ne justifie ni la mise à mort, ni même le recours à des simples menaces, contre qui que ce soit, quels que soient les griefs qu’on peut concevoir. Y compris si ces griefs sont fondés. 2. Les propos racistes, pas plus que n’importe quel crime ou délit, ne justifient ni la mise à mort ni les menaces de mort. Ils se combattent judiciairement (en portant plainte), idéologiquement (en produisant et en diffusant un contre-discours argumenté) et politiquement (en organisant des actions collectives de protestation, de sensiblisation ou de boycott). Je parle à dessein de propos racistes : comme certaines des caricatures danoises, comme le pamphlet d’Oriana Fallacci intitulé La rage et l’orgueil, l’article de Robert Redeker qui semble avoir provoqué les menaces de mort va bien au-delà du droit à mes yeux inaliénable à la « critique des religions » ou au « blasphème ». Cet article relève du pur et simple racisme. Il ne cesse d’essentialiser deux « blocs » homogènes qui ne correspondent à aucune réalité, « l’Occident » et « l’Islam », au mépris de la diversité des courants, des évolutions, des tensions, des conflits et contradictions internes qui traversent depuis toujours ces deux « entités ». Il hiérarchise ces deux « essences », l’Occident incarnant ce que l’humanité a produit de meilleur, et l’Islam incarnant le pire. « Jésus est un maître d’amour, Mahomet un maître de haine » [sic !] D’un côté, une « ouverture à autrui, propre à l’Occident » [sic !] qui « se résume ainsi : l’autre doit toujours passer avant moi » [sic !] De l’autre, « l’islam tient la générosité, l’ouverture d’esprit, la tolérance, la douceur, la liberté de la femme et des mœurs, les valeurs démocratiques, pour des marques de décadence. » ! [2] Robert Redeker conclut enfin en soulignant bien, pour les lecteurs qui n’auraient pas compris ses sous-entendus, le lien qui s’impose entre phobie de « l’Islam » et phobie des musulmans : « Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran ». On ne saurait être plus clair : c’est bien tout musulman qui est sous-éduqué et donc sous-humanisé, ou pire : éduqué et humanisé sur un mode pervers, dans un système de normes régi par la haine et la violence. 3. Robert Redeker n’est pas, en matière de racisme anti-musulmans, à son coup d’essai. En novembre 2001, déjà dans Le Figaro, il essentialisait déjà « l’Islam », présentait cette « essence » comme fondamentalement mauvaise (« l’idéologie la plus rétrograde », « une régression barbarisante ») et soulignait déjà aussi le lien entre phobie de l’Islam et phobie des musulmans, en affirmant que « l’Islam installe au plus intime de chaque musulman la paralysie de l’intelligence ». 4. Au regard de la violence raciste de ses écrits, on peut à bon droit s’étonner que M. Redeker n’ait pas été jusqu’à présent convoqué devant les tribunaux. On peut à tout le moins s’étonner que les autorités académiques n’aient pas suspendu, pour d’évidentes raisons d’ordre public autant que d’éthique pédagogique, ce provocateur irresponsable. Les écrits de ce monsieur sont en effet en tous points contraires avec les principes de liberté, d’égalité et de fraternité censés animer l’école de la république. Des propos équivalents à ceux de Robert Redeker sur les Juifs (« Le judaïsme installe la paralysie de l’intelligence au plus intime de chaque juif » ; « Jésus est un maître d’amour, Moïse est un maître de haine », « Haine et violence habitent le livre dans lequel tout juif est éduqué, la Torah ») vaudraient sans doute, et à juste titre, à leur auteur une suspension immédiate. On est en droit d’exiger de l’institution la même intransigeance avec le racisme anti-musulman. 5. Si Robert Redeker n’a pas sa place à l’école publique, il déshonore aussi, plus spécifiquement, la corporation des professeurs de philosophie. Notre discipline est en effet censée former nos élèves à la réflexion, à la rigueur conceptuelle, au refus des généralités, des amalgames et des préjugés. Loin, très loin du « doute hyperbolique » de Descartes, de la passion nietzschéenne pour les « nuances », du questionnement et du « Je sais que je ne sais pas » de Socrate, Robert Redeker se dispense de toute interrogation, de tout doute et de toute nuance, et véhicule sans le moindre complexe les pires stéréotypes. Doublement ignorant, ignorant sur « l’Islam » et ses innombrables déclinaisons, et ignorant de sa propre ignorance, il nous gratifie du « Je les connais, moi » qui est le cri de ralliement de tous les racistes. Il les connaît, lui, les musulmans. Incapable de cet élémentaire bon sens qui comprend que « l’Islam » n’est pas un bloc homogène, pas plus que « l’Occident », Robert Redeker n’est pas non plus capable de faire la différence entre un leader religieux et un simple fidèle, entre un pratiquant ordinaire et un fanatique, entre une autorité politique et une population civile. Il ne connaît qu’un seul personnage : un personnage spectral, aux contours étonnement fluctuants, qui se nomme « l’Islam », et dans lequel viennent se fondre tous les musulmans, quelle que soit leur obédience, leur école, leur statut social, leurs options idéologiques, leurs actes. Le « philosophe » ne recule pas même devant des sophismes aussi grossiers que celui-ci : l’interdiction du string sur les rives de Paris-Plage cet été découlerait d’une « islamisation des esprits » ! 6. Faut-il en rire ? Faut-il en pleurer ? On serait tenté de rire de la bêtise de tels propos, s’ils ne venaient mettre de l’huile sur le feu en se surajoutant à un avalanche quasi-quotidienne de sarcasmes ou d’injures à l’égard de « l’Islam » et des musulmans, sur fond de précarité sociale et de discriminations en Europe, de misère, de dictatures et d’« Ordre Mondial » oppressif au Maghreb et au Moyen-Orient. Ne pas rire, ne pas déplorer, ne pas haïr, mais comprendre, disait un authentique philosophe, nommé Baruch Spinoza. Posons nous donc quelques questions : quel intérêt un Robert Redeker trouve-t-il à publier de telles invectives ? 7. Une première piste, psychologique et sociologique, figure dans l’astucieux et souvent désopilant roman publié par « Y.B. » en 2002 et intitulé Allah Superstar. Dans ce roman, qui s’avère chaque jour un peu plus visionnaire, le narrateur est un jeune banlieusard qui se dit lui-même « d’origine difficile » et « musulman pratiquement ». Nourri de culture télévisuelle, il découvre que le chemin le plus court vers les « 15 minutes de célébrité » dont parlait Andy Warhol n’est pas la Star Academy mais une espèce d’Islamophobic Academy : une provocation antimusulmane, qui provoquera immanquablement un tollé médiatique, suivi d’une fatwa ou de menaces de mort, à leur tour surmédiatisées, et voilà comment, du jour au lendemain, n’importe quel galérien se retrouve sous le feu des projecteurs, élevé au rang de héros de la liberté d’expression. Tel n’est-il pas le plan de carrière qui a assuré le succès d’Oriana Fallacci aussi bien que celui de Jack-Alain Léger, Michel Houellebecq, Chahdorrt Djavann et maintenant Robert Redeker : des tâcherons sans talent, écrivains médiocres et (à l’exception de Michel Houellebecq) médiocrement connus et appréciés du public comme de la critique, qui finissent par s’offrir une petite heure de gloire à peu de frais en publiant un brulôt islamophobe ? 8. Une autre piste est politique, et je laisse la question ouverte : quel intérêt a-t-on à souffler sur les braises et à provoquer ainsi à la haine antimusulmane ? 9. À l’heure qu’il est, la police se charge d’assurer la sécurité de Robert Redeker. Des enquêteurs tentent de retrouver la trace, pour le sanctionner, de l’auteur du mail de menaces. Cette mobilisation policière est nécessaire, mais elle n’est pas suffisante. L’éducation nationale doit prendre ses responsabilités [3] Les associations antiracistes doivent prendre les leurs [4]. Chaque acteur du système médiatique doit s’interroger sur la complaisance dont ce système a fait preuve jusqu’à présent à l’égard de l’islamophobie, qu’elle soit militante ou histrionique [5] Enfin, chacun d’entre nous, musulman, chrétien, juif, athée, agnostique, doit s’astreindre à la vigilance, à l’effort de comprendre et au courage de parler, afin de débusquer le racisme partout où il s’insinue, et de le combattre par les seuls moyens éthiquement défendables et politiquement efficaces : le droit, la pensée et l’action politique. 10. Tous, enfin, méditons cette question que posait le jeune Marx : « Qui éduquera les éducateurs ? » Notes : [1] Cette tribune libre, intitulée "Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ?", est parue dans Le Figaro le 19 septembre 2006. En voici l’intégralité : "Les réactions suscitées par l’analyse de Benoît XVI sur l’islam et la violence s’inscrivent dans la tentative menée par cet islam d’étouffer ce que l’Occident a de plus précieux qui n’existe dans aucun pays musulman : la liberté de penser et de s’exprimer. L’islam essaie d’imposer à l’Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d’un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l’école, accusation d’islamophobie contre les esprits libres. Comment expliquer l’interdiction du string à Paris-Plages, cet été ? Étrange fut l’argument avancé : risque de « troubles à l’ordre public ». Cela signifiait-il que des bandes de jeunes frustrés risquaient de devenir violents à l’affichage de la beauté ? Ou bien craignait-on des manifestations islamistes, via des brigades de la vertu, aux abords de Paris-Plages ? Pourtant, la non-interdiction du port du voile dans la rue est, du fait de la réprobation que ce soutien à l’oppression contre les femmes suscite, plus propre à « troubler l’ordre public » que le string. Il n’est pas déplacé de penser que cette interdiction traduit une islamisation des esprits en France, une soumission plus ou moins consciente aux diktats de l’islam. Ou, à tout le moins, qu’elle résulte de l’insidieuse pression musulmane sur les esprits. Islamisation des esprits : ceux-là même qui s’élevaient contre l’inauguration d’un Parvis Jean-Paul-II à Paris ne s’opposent pas à la construction de mosquées. L’islam tente d’obliger l’Europe à se plier à sa vision de l’homme. Comme jadis avec le communisme, l’Occident se retrouve sous surveillance idéologique. L’islam se présente, à l’image du défunt communisme, comme une alternative au monde occidental. À l’instar du communisme d’autrefois, l’islam, pour conquérir les esprits, joue sur une corde sensible. Il se targue d’une légitimité qui trouble la conscience occidentale, attentive à autrui : être la voix des pauvres de la planète. Hier, la voix des pauvres prétendait venir de Moscou, aujourd’hui elle viendrait de La Mecque ! Aujourd’hui à nouveau, des intellectuels incarnent cet oeil du Coran, comme ils incarnaient l’oeil de Moscou hier. Ils excommunient pour islamophobie, comme hier pour anticommunisme. Dans l’ouverture à autrui, propre à l’Occident, se manifeste une sécularisation du christianisme, dont le fond se résume ainsi : l’autre doit toujours passer avant moi. L’Occidental, héritier du christianisme, est l’être qui met son âme à découvert. Il prend le risque de passer pour faible. À l’identique de feu le communisme, l’islam tient la générosité, l’ouverture d’esprit, la tolérance, la douceur, la liberté de la femme et des moeurs, les valeurs démocratiques, pour des marques de décadence. Ce sont des faiblesses qu’il veut exploiter au moyen « d’idiots utiles », les bonnes consciences imbues de bons sentiments, afin d’imposer l’ordre coranique au monde occidental lui-même. Le Coran est un livre d’inouïe violence. Maxime Rodinson énonce, dans l’Encyclopédia Universalis, quelques vérités aussi importantes que taboues en France. D’une part, « Muhammad révéla à Médine des qualités insoupçonnées de dirigeant politique et de chef militaire (...) Il recourut à la guerre privée, institution courante en Arabie (...) Muhammad envoya bientôt des petits groupes de ses partisans attaquer les caravanes mekkoises, punissant ainsi ses incrédules compatriotes et du même coup acquérant un riche butin ». D’autre part, « Muhammad profita de ce succès pour éliminer de Médine, en la faisant massacrer, la dernière tribu juive qui y restait, les Qurayza, qu’il accusait d’un comportement suspect ». Enfin, « après la mort de Khadidja, il épousa une veuve, bonne ménagère, Sawda, et aussi la petite Aisha, qui avait à peine une dizaine d’années. Ses penchants érotiques, longtemps contenus, devaient lui faire contracter concurremment une dizaine de mariages ». Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran. De fait, l’Église catholique n’est pas exempte de reproches. Son histoire est jonchée de pages noires, sur lesquelles elle a fait repentance. L’Inquisition, la chasse aux sorcières, l’exécution des philosophes Bruno et Vanini, ces mal-pensants épicuriens, celle, en plein XVIIIe siècle, du chevalier de La Barre pour impiété, ne plaident pas en sa faveur. Mais ce qui différencie le christianisme de l’islam apparaît : il est toujours possible de retourner les valeurs évangéliques, la douce personne de Jésus contre les dérives de l’Église. Aucune des fautes de l’Église ne plonge ses racines dans l’Évangile. Jésus est non-violent. Le retour à Jésus est un recours contre les excès de l’institution ecclésiale. Le recours à Mahomet, au contraire, renforce la haine et la violence. Jésus est un maître d’amour, Mahomet un maître de haine. La lapidation de Satan, chaque année à La Mecque, n’est pas qu’un phénomène superstitieux. Elle ne met pas seulement en scène une foule hystérisée flirtant avec la barbarie. Sa portée est anthropologique. Voilà en effet un rite, auquel chaque musulman est invité à se soumettre, inscrivant la violence comme un devoir sacré au coeur du croyant. Cette lapidation, s’accompagnant annuellement de la mort par piétinement de quelques fidèles, parfois de plusieurs centaines, est un rituel qui couve la violence archaïque. Au lieu d’éliminer cette violence archaïque, à l’imitation du judaïsme et du christianisme, en la neutralisant (le judaïsme commence par le refus du sacrifice humain, c’est-à-dire l’entrée dans la civilisation, le christianisme transforme le sacrifice en eucharistie), l’islam lui confectionne un nid, où elle croîtra au chaud. Quand le judaïsme et le christianisme sont des religions dont les rites conjurent la violence, la délégitiment, l’islam est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de ses rites banals, exalte violence et haine. Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran. Comme aux temps de la guerre froide, violence et intimidation sont les voies utilisées par une idéologie à vocation hégémonique, l’islam, pour poser sa chape de plomb sur le monde. Benoît XVI en souffre la cruelle expérience. Comme en ces temps-là, il faut appeler l’Occident « le monde libre » par rapport à au monde musulman, et comme en ces temps-là les adversaires de ce « monde libre », fonctionnaires zélés de l’oeil du Coran, pullulent en son sein. ". Des réactions aux menaces de mort figurent sur le site NouvelObs [2] Ces citation, comme les suivantes, proviennent de l’article de Robert Redeker paru dans Le Figaro. [3] Il faut, comme le soutient la FSU dans un communiqué, "que tout soit fait pour que l’Ecole reste un lieu de formation de l’esprit critique, de respect des autres et de tolérance". On aurait simplement aimé que la FSU dise clairement que l’article de Robert Redeker entre en totale contradiction avec de tels objectifs. [4] Le MRAP a condamné les propos de Redeker en même temps que les menaces de mort, mais sans prononcer le mot racisme. La réaction de la LDH a été plus claire, dénonçant sans ambiguité la "haine des musulmans" qui anime Robert Redeker. Sur le plan judiciaire, à ce jour, aucune plainte n’a été déposée. [5] Songeons, par exemple, à la manière dont la télévision accueille, comme si de rien n’était, des personnages comme Brigitte Bardot ou Maurice Dantec, qui ont à plusieurs reprises tenu des propos d’un racisme anti-musulman extrêmement violent, alors que, par exemple, elle a su faire preuve d’intransigence et boycotter à juste titre Alain Soral lorsqu’il s’est laissé aller à des propos anti-juifs, en compagnie de Dieudonné, dans l’émision "Complément d’enquête" en septembre 2004. Paru sur lmsi.net Mots clésPierre TévanianEnseignant, auteur de plusieurs ouvrages dont "Le voile médiatique : Un faux débat " aux éditions Raisons d’agir. Du même auteur, à lire sur oumma.com :
Vos réactions et commentaires sur cet article3 novembre 2007
pat a dit :
Merci à Pierre Tevanian et à l’internaute qui présente sa critique (mon commentaire n’est pas une critique de cette critique). Je serais tenté de redire que le travail de Pierre Tevanian s’attache d’abord à démontrer que ce racisme est systémique (c’est bien ce qui est au coeur de son ouvrage "La république du mépris") et qu’il ne s’incarne "en bloc" dans tel ou tel individu que marginalement (même si ceux qui portent et agissent exemplairement ce racisme sont largement présent dans les médias et justement s’ils incarnent "en bloc" ce rascisme dans les médias celà ne veut pas dire qu’il l’incarne dans toute leur action). D’une certaine manière c’est là que le mot islamophobie me gêne un peu en ce sens qu’il dénote l’idée de la pathologie individuelle et avec elle l’idée que l’islamophobie envahit toute l’action de l’islamophobe et ne se repose jamais. Alors que ce racisme est bien plus un système, certainement confortable et qui crée du lien (contre le partage du lien égalitaire) pour ceux qui l’agissent. Il se reproduit en se distribuant cognitivement. Un des résultats que propose Pierre Tevanian est de montrer que ce racisme est lié à une dynamique républicaine. Il a besoin de l’exaltation de l’égalité pour exister et se diffuser. L’égalité pour nier l’Egalité. Du coup il est bien difficile de statuer sur les raisons d’agir individuelle de ceux qui participent à le produire ensemble (ce qui est heureux car le propos est bien plus de dévoiler la forme systémique de ce rascisme pour permettre à chacun de se réapproprier la liberté qu’il confisque). Pierre Tevanian remarque notamment que certaines personnes ont pu agir ce racisme en portant les meilleures raisons intimes (c’est bien la difficulté puisqu’on peut s’appuyer sur ce que propose ce racisme pour se croire agir l’Egalité en toute bonne foi comme on peut se satisfaire du confort de se penser égalitaire sans travailler sur soi, ou, à l’extrême inverse, agir en pire malveillance mais avec des déclarations de principes). Dans un précédent livre "le voile médiatique" Tevanian donnait beaucoup d’informations qui permettent de poser l’hypothèse que ce racisme peut se comprendre comme une structure qui s’actualise (via les médias) en distribuant l’action : c’est à dire que ce rascisme est agit par un agent qui se coordonne à cet environnement plus ou moins fragmenté (des article épars par exemple) ou plus ou moins combiné (certains plateaux de TV affligeant) qu’est cette structure. Cet agent est aussi un individu porté par des raisons d’agir qui sont des justifications de son action. Pierre Tevanian insiste notamment beaucoup sur la manière dont les médias confisque l’action Egalitaire. En montrant par exemple à son lecteur que son action (accepter que le voile soi interdit) peut trahir ses raisons d’agir (vouloir l’égalité et donc ne pouvoir accepter que ces jeunes femmes soient déscolarisés). Je ne sais pas si Redeker est rasciste (au sens légal), je ne l’ai jamais lu, ni entendu. Mais je crois avoir compris que Tevanian ne l’attaquait pas en justice pour demander à ce qu’il soit interdit d’enseigner. On peut regretter les mots de Tevanian sur Redeker et leurs conséquences si il y en a sur la carrière de celui-ci. On peut attaquer l’individu responsable qu’est Tevanian, ça c’est sûr. Il n’empêche que ces mots ne remettent pas fondamentalement en cause la démonstration, puisque celle-ci cherche à comprendre un système. Ces mots dévoilent peut-être quelque chose des raisons d’agir de Tevanian : peut-être en remontrer à certains des individus qui se font, pour lui (sa sensibilité personnelle), les individus qui agissent le plus cette structure (qui lui donnent avec le plus de zèle son existence objective). Mais de toute façon comment savoir les raisons d’agir de quelqu’un ? Il faudrait au moins lui demander. En réalité loin de montrer les incapacités de Tevanian, ces mots mettent l’accent sur un point difficile à penser et qui peut être soulevé sans demander des comptes scientifique à Tevanian (le travail de la raison est collectif) : le fait qu’un agent, coordonné à une structure et qui est agit par elle, est indissociablement un individu qui ne se réduit pas totalement, même dans son action, à cette coordination précise et objectivement observable qu’est l’action (on peut observer des actions mais pas des raisons d’agir). Si ce n’était pas le cas, si on pouvait être totalement agit par un système, la notion d’individu ne voudrait rien dire. Rien ne justifierait qu’on puisse concretement dévoiler les structures d’exclusion pour libérer un peu plus l’individu en lui permettant d’élargir ce qu’il partage avec les autres individus : la notion d’individu. 29 novembre 2006
Elvis Rhino a dit :
Je m’étonne qu’on encense encore Tévanian comme un modèle d’intellectualisme alors que son article a reçu une riposte cinglante sur ce même forum. A vous de découvrir laquelle.
27 octobre 2006
On est bien embarrassé à la lecture de la tribune de Robert Redeker, lorsqu’on est un ami de la vérité. La critique de l’islam déployée par le professeur de philosophie est indénialement faible, parfois indigente. Mais lorsqu’on est un ami de la vérité, comme l’est sans doute Pierre Tévanian, que gagne-t-on à lancer l’anathème sur la critique d’une religion ? Voici Descartes et Nietzsche cités à comparaître pour déposer contre les propos de M. Redeker et le ravaler au rang misérable de "petit prof de philo" qui est le sien. Oh certes, "notre corporation" souffre bel et bien d’un déficit de génies. A l’Education Nationale, pas de Socrates, encore moins de Nietzsches et s’il existe des Spinozas en France, ils préfèrent à l’évidence polir tranquillement des lentilles plutôt que de mettre les pieds dans une salle de classe. Alors, tout en conservant un regard critique sur l’article de M. Redeker, ayons l’humilité de ne pas nous prévaloir de génies pour mieux rabaisser les minables. Quelle gloire y trouverions-nous ? Examinons plutôt la réaction de M. Tévanian qui doit trouver d’une manière ou d’une autre un certain intérêt à l’article de M. Redeker pour lui consacrer son temps et sa réflexion. En humbles cartésiens, ne cédons pas à la précipitation et refusons pour l’instant d’accorder un triomphe à la démonstration de M. Tévanian. Nous reprendrons donc les dix points de M. Tévanian afin d’émettre , le cas échéant quelques critiques. 1. Nous sommes et nous voulons être d’accord avec la déclaration de principe que M. Tévanian expose dans ce premier point. On ne saurait laisser une menace de mort planer sur la tête de quiconque pour quelque raison que ce soit, et donc sur celle de M. Redeker en particulier, eût-il insulté Dieu Lui-même. J’en tire la conséquence évidente M. Redeker doit vivre. Evidente me direz-vous mais pas tant que cela aux yeux de M. Tévanian. En effet, nous apprendrons à la quatrième remarque que si M. Redeker peut vivre, il ne doit pas vivre de son métier et pour tout dire, il doit être écarté de la communauté des éducateurs pour "d’évidentes raisons". Tiens, certes la mort physique est un châtiment inacceptable mais pas la mort sociale de M. Redeker dont M. Tévanian signe l’arrêté avant même le milieu de son exposé. 2. M. Tévanian est conséquent avec lui-même : le raciste a le droit de vivre. Heureusement devrait-on dire, car l’humanité devrait se séparer de nombre de ses individus si la guerre aux racistes était lancée. Les racistes, ce serait l’ultime race à exterminer... Comme M. Tévanian est très pointilleux et mathématique, on pourrait penser qu’à la manière de l’Ethique spinoziste, les neuf autres points devraient se laisser déduire du premier. Mais voilà qu’est introduit dans ce point n° 2 cet adjectif : "raciste", dont on sait le poids affectif au sein de la société. M. Tévanian nous démontre-t-il le racisme de M. Redeker, non il est là, brut, évident, ne donnant même pas prise au doute rationnel. On pourrait en conclure un peu vite que M. Tévanian est victime de cette "précipitation" dont Descartes faisait la deuxième mamelle de l’erreur mais heureusement non, il va s’expliquer. Si l’article de M. Redeker est raciste, c’est qu’il "essentialise" deux blocs. Autrement dit le musulman serait congénitélament incapable de critiquer sa propre croyance, violent, terroriste, haineux envers les femmes, les juifs, les chrétiens, tout ce qui ne lui ressemble pas. De l’autre côté un occident où l’amour pur du christianisme le dispute aux Lumières de la raison : Spinoza, Voltaire, Kant. Mais où se situe le racisme ici ? S’agit-il d’un racisme de type relativiste et exclusiviste qui accorderait un droit et une dignité égaux à toutes les races sous réserve qu’elles ne se mélangent pas ? A l’évidence non, M. Redeker voit dans le christianisme et les valeurs démocratiques la marque même d’une "ouverture à l’autre" qu’il dénie à l’islam (sur quoi il se trompe lourdement). S’agit-il d’un racisme de type hiérarchisant prônant l’asservissement des races inférieures aux races supérieures occidentales ? Mais là encore on cherche quelque élément dans la prose de M. Redeker attestant une volonté de conquête et d’assujettisement du monde musulman par le monde "libre". Quelle "race" serait-elle d’ailleurs visée par le texte de M. Redeker ? Les arabes ? Les ottomans, les indonésiens, les malaisiens, les maliens, les chinois, les européens de culture musulmane ayant conservé la foi foi ou bien "de souche" et fraîchement convertis ? Je le demande en toute courtoisie pour M. Tévanian (car je n’ai pas la naïveté de croire que des lois ou des bonnes paroles moralisantes et tartuffesques tariront facilement les préjugés racistes), cette "race musulmane," ne l’a-t-il pas imaginée pour le confort de son exposé ? Y a t-il une race chrétienne qui devrait se sentir atteinte jusqu’à la racine de son génôme chaque fois qu’on caricature le Christ, le pape ou les grenouilles de bénitier américaines ? Que ne voit-on cette race imaginaire crier au délit et brûler des disques en public, lorsque quelque jeune adepte du hard rock arbore un tee-shirt représentant une jeune femme s’empalant avec lubricité sur un crucifix et afficher : "Love me Jesus !". Est-ce du racisme ? Serait-ce du racisme si un autre tee-shirt mettait en scène Mahomet dans ses ébats ? Jésus est d’ailleurs un prophète de l’islam, a-t-on vu les ambassadeurs des pays de culture musulmane tourner le dos à la France, les nations de cette même culture appeler au boycott des produits français, les drapeaux tricolores flamber de par le monde lorsqu’il y a une dizaine d’années l’alter ego de "Charlie hebdo" ("La grosse Bertha") titrait sous un dessin de Jésus vérolé "Je suce était son nom" en allusion au spectacle de Robert Hossein... Pourtant il y a bien là atteinte à l’un des symboles les plus forts de l’islam : sa doctrine "assimiliationniste" des autres monothéismes par la reconnaissance explicite des prophètes antérieurs. Du racisme ? Je ne comprends toujours pas. Nietzsche visait-il les peuples asiatiques en pourfandant le bouddhisme, cette doctrine pour les faibles, les fatigués de la vie ? Voltaire attaquant le christianisme cherchait-il à se déclarer lui-même un sous-éduqué, un sous-être parce qu’il était né dans cette culture ? Enfin n’y a-t-il dans les mordantes attaques de Spinoza contre le judaïsme que haine de soi, désir d’en finir une bonne fois avec sa communauté, auquel cas Spinoza est le précurseur de l’antisémitisme européen ? Il n’y a pas de race musulmane ni de race chrétienne. J’ai bien peur que le zèle anti-raciste de M. Tévanian (qui est indiscutable) ne l’incite à voir du racial et du racisme partout et cette attitude-là, ce besoin de se créer des ennemis à sa mesure est pour moi - à la relecture de la 3ème dissertation de la Généalogie de la Morale de Nietzsche - sujet à suspicion. Les musulmans sont-ils génétiquement musulmans ? Auquel cas je l’accorde à M. Tévanian, M. Redeker est raciste mais alors il faut en tirer les conséquences : en esentialisant la croyance du fidèle en posant qu’il y aurait une génétique musulmane particulière, M. Tévanian n’est pas moins raciste - à son corps défendant - que M. Redeker puisqu’il isole une race en la déclarant telle qu’elle ne saurait subir aucune critique. Mais il faut que M. Redeker soit raciste à lire M. Tévanian, de toute urgence !! Sinon tout le bel édifice de M. Tévanian s’effondre. Voyons les points suivants. 3- M. Redeker est d’essence raciste : la preuve, il avait déjà écrit un pamphlet dans le Figaro précédemment. Puisque les musulmans sont génétiquement tels, critiquer l’islam, c’est agresser le fidèle musulman dans sa chair, dans son indentité profonde . Que la thèse de M. Redeker puisse porter précisément sur les lectures indigentes (aussi indigentes que la sienne d’ailleurs), littérales, a-critiques du texte ne saurait nous effleurer, ni M. Tévanian d’ailleurs. Que la lecture littérale du Coran soit un corset paralysant pour l’esprit -ce que n’ont jamais manqué de souligner les plus grands philosophes musulmans jusqu’au jour où la lettre a fait taire leur esprit - voilà un sens que nous ne retiendrons pas puisque critiquer l’islam ne peut être qu’une attaque en règle contre l’essence spécifique du croyant. 4- Nous voilà arrivés au coeur du raisonnement, on ne saurait (sans être déchu de sa position sociale et trainé devant les tribunaux) critiquer une religion. Si les propos avaient visé christianisme ou judaïsme, l’axe du Bien aurait immédiatement dépéché ses bombardiers et ses drones sur le malheureux auteur du propos. On mettra cette remarque sans doute sur la distraction de M. Tévanian, homme fort occupé. Critiques, attaques, mises en cause des dogmes, des énormités des fautes, des crimes, des saloperies en tout genre, du clergé pédo aux doctrines schizo (Jésus apporte l’amour et le glaive mortifère à la fois selon l’Evangile), sont permanentes, l’Eglise n’attend même plus elle devance la critique en se "repentant" - manière de ne pas l’afronter réellement ? sans doute. Quant au judaïsme, je répondrais que c’est une sorte de puritanisme honteux qui prévaut à l’heure actuelle au sujet de la doctrine juive et qui met à l’abri cette religion de la critique, or c’est une honte. Moi-même je suis juif et je me désole qu’en France, sous l’impulsion d’une frange de la communauté juive, les dogmes les plus rétrogrades, les plus sectaires, les plus inadmissibles refleurissent et s’affichent. J’assistai ainsi récemment à une cérémonie où la petite fille faisant sa communion insistait sur la différence homme/femme, justifiait l’interdiction faite aux femmes d’étudier les textes sacrés (elles ont bien sûr autre chose à faire en cuisine et Dieu le veut). Nous voilà en pleine régression,à l’ombre de la tragédie du 20ème siècle progresse un obscurantisme insupportable et intellectuellement répugnant dans le judaïsme français. Suis-je antisémite en disant cela ou suis-je exigeant pour ma communauté ? On est libre de croire ce que l’on veut en démocratie mais on n’est pas libre de croire n’importe quoi sans susciter la critique et la défiance. Il faut choisir, ou un dogme fleurit en épousant un espace politique et en lui fixant ses cadres et ses lois ou bien il est contenu et limité par ce même espace. La liberté de croyance ne peut être un droit exempt de tout devoir. Ici comme en toute chose, on ne peut si je peux le dire avec légèreté avoir "le beurre l’argent du beurre et le sourire de la crèmière". 5.Admettons que Redeker s’est mal exprimé - en cela il rejoint une longue liste de très grands philosophes qu’il faudrait à leur tour écarter des manuels peut-être ? - remplaçons islam pas forcément par islamisme mais par islam politique ou par islam littéral. Jugeons légitime une telle interprétation de son propos car il le montre bien, c’est à la lettre de l’islam qu’il s’attaque. Bien sûr Redeker ignore tout de cette religion mais ce qu’il connaît, c’est le pouvoir ravageur d’une religion d’expansion qui prétend investir le champ politique, ce qu’il connaît, c’est le Moyen-âge, ce qu’il connaît, c’est une certaine manière de vivre la croyance à la fois simple et terrible dans le respect et la vénération aveugles et ce qu’il voit, c’est que le christianisme de par son antériorité sur l’islam a eu le temps de construire des garde-fous à vocation universelle séparant le religieux du politique afin précisément d’échapper aux noces barbares du théologique et du politique. Ces garde-fous ne sont pas infaillibles au contraire, ils sont des digues fragiles. Or ces digues dit Redeker menacent de céder. Si bien que l’espace politique où ont vocation à cohabiter coexister et fraterniser athées et religieux est menacé. Chacun grignoterait sa part de territoire politique, jurique, légal et tout cela au nom du respect et de l’antiracisme. Ce que ce texte dit mal et non sans effroi pour une religion mal connue, c’est que le souci des citoyens français de toutes origines et de toutes confessions, croyances collectives ou individuelles dot demeurer une liberté, une égalité devant la loi et une fraternité inconditionnelle et extra-communautaire. De cela, un islam autocritique est non seulement capable mais peut-être plus spécialement porteur que d’autres religions si l’on en retient ce qu’il y a de meilleur. Cela Redeker l’ignore certes, mais Tévanian n’y pense même pas hélas... 6. Les musulmans ne sont d’ailleurs pas responsables du tout de la politisation mondialisée de leur religion nous dit M. Tévanian, en outre leur histoire, leurs conditions de vie, leur culture donc ne leur permet pas d’accéder à ce niveau de responsabilité. Quel plus bel exemple de paternalisme vaguement marxisant ? On aura compris que selon M. Tévanian la religion étant l’opium du peuple opprimé, les musulmans sont au XXI è siècle en overdose permanente. Aussi étant incapables de pensée et de critique on ne saurait leur infliger la double peine qui consisterait à les atteindre de surcroît dans leurs "croyances congénitales". Décidément il est bien difficile de dire qui de M. Tévanian et de M. Redeker est le plus méprisant vis à vis des fidèles musulmans. 7 Reste à expliquer un tel outrage à la "race musulmane" perpétré par M. Redeker, qui ne peut naturellement relever que d’un désir warholien de célébrité. Loana / Redeker même combat ! Cet argument dépasse bien trop mon entendement fort limité et je dois admettre mon incompréhension. Je me laisserai donc aller à croire que M. Tévanian est fort intelligent et que ses critiques affutées, ses arguments brillantissimes dépassent ma maigre intelligence. 8 Autre explication, Redeker cherche à souffler sur les braises de la haine antimusulmane. Spinoza : ne pas déplorer, ne pas rire mais comprendre. Qu’avons-nous compris avec cette hypothèse ? que Redeker a écrit un texte destiné à faire haïr les musulmans et qu’il s’est frotté les mains de délectation en le faisant paraître. Le plaisir warrhollien encore une fois donc mais cette fois-ci ce n’est plus psychologique mais politique. Là encore M. Redeker prend le risque de se faire des ennemis mortels juste pour les 15 minutes de célébrité. Irréfutable ! 9. Ne pas déplorer mais comprendre encore. Comprendre pour M. Tévanian, c’est s’asteindre au silence critique, au respect, à la flatterie des croyances. Ce n’est plus bâtir un projet de société commun mais soupçonner, traquer celui qui transgresse , celui qui blasphème, le "raciste" tapi dans l’ombre et prêt à humilier les croyances collectives par warrholisme ou loanaïsme ! Comme les athées ne se sont pas encore lancés dans une telle bataille, je leur ai préparé un discours à brandir au cas où. Chaque jour les croyances des athées sont bafouées par des croyants qui affirment l’existence de Dieu ! O saintes Lumières de la raison ! Raison ! ta sacralité est mise à mal jour après jour. O Race athée, tu es pourfendue de par le monde, tu as contre toi Bush ET Ben Laden. Chaque jour, on piétine tes convictions intimes, on maudit ton incroyance ou l’on s’en moque. Réagis dignement, exige la destitution des professeurs de théologie, traîne devant le tribunaux le clergé qui offense tes oreilles le vendredi, le samedi et le dimanche. Bats-toi pour ton identité, ton être, ta race. Refuse l’inéluctable, scandalise-toi, manifeste, ébranle par tout moyen les institutions religieuses et chaque fois que l’on prétend que Dieu existe : porte plainte. Libertin, anéantis le pouvoir de nuisance de qui crache sur ton mode de vie jour après jour. Athée, lève-toi et parais ! (ce n’est qu’une ébauche) 10. Qui en effet éduquera les éducateurs afin qu’ils ne troquent plus l’habit sévère et peu affriolant du libre examen pour la robe neuve d’amis débonnaires et protecteurs du croyant et donc de sa croyance consubstantielle. Qui empêchera qu’au nom de l’antiracisme progresse un nouveau racisme essentialiste lui aussi et qui sous couvert d’aimer l’opprimé le conforte dans ses chaînes spirituelles ? J’ai essayé de montrer modestement que M. Tévanian n’est pas l’alternative intellectuelle à M. Redeker. M Tévanian (sans doute tout à sa joie de saisir une proie facile) n’a développé aucun argument convaincant. Sa pensée repose sur un préjugé -louable certes mais un préjugé quand même- et sur l’obsession, la traque du racisme dont il voit en Redeker un représentant éminent. Or il faut se rendre à l’évidence, le texte de Redeker est maladroit, perfide pour la croyance religieuse, peu argumenté mais il n’est pas raciste. M. Tévanian et tout autre que lui auraient montré de l’esprit, de la réflexion et un certain désir de vérité dénué de toute démagogie, de toute commisération, de tout dédain pour l’islam en critiquant ce texte, en lui répondant et sur les points litigieux éventuellement en le réfutant. Mais aussi en se mettant à l’écoute de ce qu’il peut dire d’intéressant. Mais M Tévanian était sans doute trop occupé à triompher rhétoriquement de son adversaire pour philosopher. Fabrice Jacquemain, petit prof. 18 octobre 2006
COMMEDIA lionel F. a dit :
C’est avec ce type d’article en réaction à la bétise que je ne perd pas confiance en nos hommes d’esprit ! Encore merci.
6 octobre 2006
JM a dit :
L’article de Monsieur Tévanian reflète mes propres positions, à l’exception peut-être de la seconde partie de son point 6 qui sous-tendrait à atténuer indirectement les principes parfaitement clairs qu’il introduit aux points 1 et 2. Redeker dispose en effet du Droit inaliénable de s’exprimer totalement, comme nous avons celui d’ignorer sa prose polémique. Tout au plus, et j’en suis totalement d’accord, ce condensé de rares stupidités, mériterait-il, d’une part, une démarche judiciaire pour que la République demande comptes à son auteur de cette explicite incitation à la haine « raciale » et, d’autre part, des sanctions de l’administration de tutelle à l’encontre de ce serviteur de l’Etat dans le cadre de ses obligations de fonctionnaire et d’éducateur. Pour le reste, je soutiendrai totalement la liberté de l’homme Redeker à exprimer son ignominie, ce principe ne pouvant souffrir selon moi, et quel que soit le contexte, aucune exception d’aucune sorte. Mais en me ralliant à la liberté de cet homme d’exprimer son « point de vue », en pouvant l’aider potentiellement dans son errance – terrestre – actuelle, en le protégeant physiquement même, je ne soutiendrai certainement pas l’imbécile haineux qu’il se révèle être. Que rajouter de plus sur "l’article" à proprement parler ? Que l’homme aime à se prendre pour un philosophe comme la grenouille s’imagine en boeuf. Son poncif est d’une pauvreté affligeante, tant sur le plan des "idées" que sur celui des "connaissances". On ne demande certes pas à un philosophe d’être à la fois un spécialiste de l’histoire des religions, un exégète et un sociologue. Mais en l’absence de quelques notions élémentaires, nous serions au moins en droit de lui demander une rigueur intellectuelle plus ferme. Partisan sans limite, il accouche de lignes porteuses de haine, nauséabondes, si pauvres en problématiques intellectuelles qu’elles ne saurent éveiller aucune réflexion, aucun débat d’idées mais seulement provoquer un rejet viscéral. Vous avez dit philosophe ? Et bien, l’homme ne brille pas non plus, dans cet article, par un courage socratique, utilisant le pseudo filtre d’autorité de l’Encyclopédie Universalis et surtout - un comble ! - celui de Maxime Rodinson pour distiller ses pseudo « informations historiques ». Hormis le fait que les citations de Rodinson sont sciemment tronquées et exploitées en dehors de leur contexte, il est assez amusant, sans parler du cynisme absolue de la démarche, de voir un auteur qui se revendique lui-même comme « sioniste » utiliser le travail de cet éminent chercheur qui, pour mémoire, a lui-même souffert longtemps de l’ostracisme des partisans du « grand Israël »*. Enfin, il me semble que c’est le support qui a publié cet article - le Figaro donc - qui serait le plus à blâmer dans cette "affaire", non pour avoir accepter de publier le document en lui-même bien sûr, mais plus sûrement en diffusant une dissertation si contraire aux exigences éthiques du journalisme. Cela pose question sur le choix et les compétences d’une rédaction qui, sans doute en l’absence de contributeurs de qualité, se voit contrainte d’imprimer de tels brouillons. * Sur ces débats, voir les premiers chapitres de « Peuple Juif ou problème Juif ? – Rodinson, aux éditions de la Découvertes ». 5 octobre 2006
Frères devant Dieu, Il est évident que certains ont une approche simpliste des musulmans et il est facile et trompeur de faire l’amalgame avec des "Islamistes" et autres intégristes. Ayant grandit dans les banlieues pauvres du 93, je garde de très bon souvenirs de mes amis musulmans (je suis chrétien). A l’instant, je revois les patisseries offertes par nos voisins lors de l’Aïd-El-Fitr. Ma mère faisait de même pour Noël. C’est à ces moments là que l’on comprend que Dieu n’est qu’un et qu’il est le même pour tous. C’est un souvenir personnel et simpliste mais qui finalement traduit beaucoup de choses. Concernant l’article de Redeker et la supposée violence du Coran.. Sur le fond, il faut bien avouer que certains versets du Coran sont particulièrement virulents pour ne pas dire violents... (voir passages suivants : Sourate/Verset) [47]/4 Lorsque vous rencontrez (au combat) ceux qui ont mécru frappez-en les cous. Puis, quand vous les avez dominés , enchaînez-les solidement. Ensuite, c’est soit la libération gratuite, soit la rançon, jusqu’à ce que la guerre dépose ses fardeaux. Il en est ainsi, car si Allah voulait, Il se vengerait Lui-même contre eux, mais c’est pour vous éprouver les uns par les autres. Et ceux qui seront tués dans le chemin d’Allah, Il ne rendra jamais vaines leurs actions. [8]/12 Et ton Seigneur révéla aux Anges : “Je suis avec vous : affermissez donc les croyants. Je vais jeter l’effroi dans les cœurs des mécréants. Frappez donc au-dessus des cous et frappez-les sur tous les bouts des doigts. [4]/74 Qu’ils combattent donc dans le sentier d’Allah, ceux qui troquent la vie présente contre la vie future. Et quiconque combat dans le sentier d’Allah, tué ou vainqueur, Nous lui donnerons bientôt une énorme récompense. [4]/56 Certes, ceux qui ne croient pas à Nos Versets, (le Coran) Nous les brûlerons bientôt dans le Feu. Chaque fois que leurs peaux auront été consumées, Nous leur donnerons d’autres peaux en échange afin qu’ils goûtent au châtiment. Allah est certes Puissant et Sage ! [4]/101 Et quand vous parcourez la terre, ce n’est pas un péché pour vous de raccourcir la Salat, si vous craignez que les mécréants ne vous mettent à l’épreuve, car les mécréants demeurent pour vous un ennemi déclaré. [5]/51 ô les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes. C’est une virulence que je n’ai pas trouvé dans le nouveau testament (Evangiles). [Certains me repprocheront de ne pas parler de l’ancien testament] Evidement, il convient d’eviter de faire des amalgames "dangereux" entre la très grande majorité des musulmans et les passages ci-dessus. Il conviendra également de placer les dits passage dans leur contexte. Que Dieu soit avec vous. 3 octobre 2006
Rachid a dit :
Bonjour Pierre, Trés heureux de lire tes écrits ! As tu envoyé cet article au Figaro ? berceau de la liberté d’expression ( une sacrée supercherie) ! 3 octobre 2006
stoch a dit :
Je suis athée et revendique le droit de critiquer voire d’insulter toutes les religions. On peut critiquer une religion sans que ses adeptes se sentent ébranlés dans leur foi ou c’est que celle ci est bien fragile non ?
Je pourrais retourner l’argumentation et prétendre que les religions sont une offense à ma non croyance.
Quant à l’article de ce professeur de philosophie, la justice décidera s’il est ou non raciste.
3 octobre 2006
Amina d’Alger, médecin universitaire a dit :
Merci M.Tévanian pour la belle leçon - véritable volée de bois vert intellectuelle - infligée à cet obscur "philosophe" en mal de célébrité dont l’arrogance et la suffisance n’ont d’égale que l’ignorance.
Cet individu sorti du néant , sait-il au moins quel service il rend à l’Islam ? Tout Musulman est aujourd’hui plus que jamais interpellé pour se ressourcer et consolider sa foi.
Que tous les islamophobes (la phobie est un état mental pathologique qui cause de grandes souffrances à ceux qui en sont atteints) de France et de Navarre s’activent, cela ne réveillera que mieux la conscience des Musulmans qui aurait tendance à s’assoupir.
Merci à M. Tévanian d’avoir sauvé du déshonneur la philophie française et d’avoir gardé sauf l’honneur de la France. Poursuivez sur cette voie, c’est avec des hommes de votre trempe que l’humanité se construit.
Amitiés à tous les internautes qui ont réagi à l’article de M. Tévanian et qui ont ainsi préféré discuter avec un homme sensé et respectable plutôt que d’user de la langue des hommes avec qui aboie.
Merci en particulier à Abdelkader Dhehbi, patriote de la première heure et intellectuel de talent que l’Algérie s’honore de compter parmi ses fils.
Bon Ramadhan à tous les Musulmans de la terre.
Le salut sur Mohamed le sceau des prophètes, sur Jésus, Moise, Abraham et tous les envoyés de Dieu.
3 octobre 2006
pépé a dit :
Ce qui me touche ce n’est pas seulement la qualité de votre article dont il me faut bien vous féliciter mais aussi de la haute tenue de la plupart des commentaires qui relègue à la poubelle le torchon d’un pseudo-philosophe.
Je suis heureux que le hasard m’a fait découvrir ce site sur lequel je reviendrais souvent.
Merci donc à vous tous.
3 octobre 2006
Kamil a dit :
C’est facile aujourd’hui en france d’etre celebre:tu critique l’islam et alors t’és considèré comme avant-gardiste,penseur des lumières,libres penseurs....etc ;le vrai intéllectuel est à mon sens à contre courant du politiquement correcte....Aujourd’hui le politiquement incorrecte c’est celui qui défend l’Islam en particulier.
Kamil
3 octobre 2006
Vincent a dit :
Merci Pierre Tévanian. Nous l’aurons lu, Mr Redeker n’est pas Islamiste, Judaïste, ou Boud- dhiste.. mais il n’est pas pour autant Réaliste. Bon, quoi dire ; ce qui est fait est fait.. Il y a eu menace de mort : la police fait son travail. De mon coté j’espere que nous echapperons à une Nieme stigmatisation de la bêtise humaine par la bêtise humaine 2 octobre 2006
fmk a dit :
Mais où est le Conseil Français du Culte Musulman qui est censé représenter les musulmans et qui aurait pu au moins protester contre tout ces propos islamophobes ?? Je me demande si ce n’est pas l’absence de réaction officielle (et encore moins de condamnation judiciaire) qui mène à la frustration de certains déséquilibrés qui en arrivent aux menaces de mort !
2 octobre 2006
Je suis heureux de constater que la lucidité n’a pas encore fait ses bagages.
Mr Tévanian est à saluer pour son témoignage critique.
Cette nouvelle affaire doit au delà de la révolte qu’elle suscite, nous interpeller sur notre devoir de faire connaître et défendre notre foi et les valeurs auxquelles nous croyons et briser enfin ce mur de silence qui nous nuit tant.
2 octobre 2006
Philippe a dit :
Commentaire de Philippe
Salam Aleykoum. Bien que cela me démange, Je ne vais pas intervenir sur le caractère insultant et raciste des propos de Mr Redeker, ni sur la signification de leur publication par un grand quotidien, ni sur l’exploitation médiatique qui pourrait en être faite. Mais plutôt sur la « valeur scientifique » de la démarche de Mr Redeker , proclamé par les médias et autoproclamé « Philosophe, qui est enseignant, donc diplômé en Sciences Humaines et peut donc être considéré comme Scientifique. C’est donc à lui que je m’adresserai
« Comme vous, et peut être plus, Mr Redeker, Je dispose de toutes les qualifications requises pour me croire ou me prétendre scientifique et je suis enseignant dans une Université et suis donc habilité à vous répondre selon vos critères…
Lors de mes études universitaires, doctorales et post-doctorales, J’ai appris que la démarche scientifique se caractérisait tout d’abord par la rigueur, l’objectivité, l’esprit critique et la modestie, qualités dont vous semblez être totalement dépourvu, étant donné l’ignorance du sujet que vous prétendez traiter. De toute évidence, vous n’avez jamais lu le Coran et ne connaissez rien non plus au niveau historique sur l’avènement de l’Islam pour affirmer de telles inepties.
Cette ignorance ne vous empêche pas de diffuser de fausses vérités sur un média lu par de très nombreuses personnes. C’est donc d’escroquerie intellectuelle dont vous faites preuve
En conséquence, je ne peux vous considérer comme Scientifique et suis inquiet à l’idée que des jeunes subissent votre enseignement…
Vous semblez considérer qu’être Philosophe c’est avoir le droit de dire tout et n’importe quoi au nom de la liberté de penser, mais en agissant de la sorte c’est la Pensée et la Philosophie que vous insultez.
Pour débuter votre connaissance du Coran, Je citerai un verset désignant ceux qui communiquent de la sorte « la plus infecte des voix est bien celle des ânes » Cor 31
Si Je ne communique pas plus sur moî-même, c’est tout d’abord parce que mon « moi » est normalement et pas surdimensionné comme le votre et d’autre part parce que, je suis respectueux du devoir de réserve du fonctionnaire que je suis, et donc n’engagerai ni mon établissement, ni l’éducation nationale, ce qui n’est pas votre cas. »
Je terminerai en disant mon opinion qu’il faut aussi combattre l’islamophobie par la raison en démontrant la stupidité des propos tenus, selon les critères revendiqués par leurs auteurs... donc attaquer l’adversaire sur son terrain. Slama et bon Ramadhan
2 octobre 2006
devrimci a dit :
Le plus affligeant dans les éructations d’un provocateur qui se targue d’être un philosophe parce qu’il enseigne la philosophie, c’est le recours systématique à l’amalgame, tournant le dos à la plus élémentaire méthodologie. Du string au communisme pour stigmatiser les musulmans ( !), on a vraiment l’impression d’entendre quelque fasciste inculte délirant au fin fond d’un café du commerce.
La malhonnêteté intellectuelle patente, c’est quand cet individu cite -citations tronquées- Maxime Rodinson, alors que ce dernier termine sa biographie de Mahomet par ces mots, "Mohamed...., notre frère" !"
Cet escroc intellectuel n’hésite pas non plus, dans sa quête pathologique de notoriété, de rappeler qu’il est membre de la rédaction des Temps modernes, utilisant sans vergogne l’image de Jean-paul Sartre pour déverser ses délires haineux. Faut-il rappeler que Sartre qualifiait jadis les anticommunistes systématiques de "chiens" ?
Cet individu relève, à l’évidence, de la psychiatrie ; et il est aberrant que certains soient tombés dans le piège de sa provocation , en l’auréolant d’une image de victime lui conférant une notoriété indue.
1er octobre 2006
Farida a dit :
réponse à celui qui a la prétention de se surnommer Voltaire (sur ce forum) :
Tout d’abord cette phrase n’a aucun sens (de cause à effet).
Ensuite, si tu ne connais que la notion de "démocratie", tu as du chemin à faire, en lisant d’autres auteurs par exemple.
Enfin, si tu ne vois pas la lamentable simplicité de propos et le piège des médias, tu es loin d’avoir l’esprit critique d’un philosophe.
A bon entendeur, salut !
1er octobre 2006
François a dit :
Bonjour à Pierre et merci.
J’aimerais ajouter quelque chose : Redeker cite à l’appui de ses élucubrations l’article "Mahomet" de Maxime Rodinson dans l’Encyclopédia Universalis. C’est une infamie pour la mémoire de Rodinson. Juif d’origine et de culture marxiste athée, Rodinson fut un des meilleurs connaisseurs français de l’islam. Sa lecture des faits est matérialiste, mais respectueuse et scientifique. Ceux qui liront cet article auront une vision de Mahomet certe très différente de celle des musulmans, mais sûrement pas haineuse.
1er octobre 2006
Ouria. a dit :
Qui a intérêt à pousser les gens à être islamophobes ?pourquoi les médias français se sont mués en propagandistes zélés des idées atltantistes,perdant crédibilité et sens de la mesure qui font fuir leur lectorat le plus fidéle ?
1er octobre 2006
Abdelkader DEHBI a dit :
Bien qu’elle ne soit pas la seule réaction suscitée par le brûlot raciste et diffamatoire à l’endroit de l’Islam et des Musulmans, publié par le Figaro sous la signature de Robert Redeker, la réaction de Pierre Tévanian a pour elle d’être un véritable cours magistral de civisme et d’honnêteté intellectuelle qui s’adresse en particulier à certains médias. A ces "gens de plume, de presse, de radio et de salons, tous ceux qui, d’un imbécile inoffensif, en quelques semaines fabriquent une vedette….." comme l’a si bien dit le regretté Etiemble, dans son avant-propos à la "Trahison des Clercs". Pierre Tévanian mérite incontestablement de mon point de vue d’Arabe et de Musulman, la qualification combien honorable de "Clerc" au sens Bandalien du terme.
J’eusse souhaité que Madame Assia Jebbar, de l’Académie Française - qui a si souvent excipé avec fierté de ses origines socio culturelles arabo amazighes et musulmanes – prît position sur cette affaire en tant qu’intellectuelle affiliée aux deux référents culturels.
En tout état de cause, la position de M. Pierre Tévanian ne peut qu’honorer cette vaste "confrérie – moderne - des éveillés" (comme eût dit Jacques Attali), je veux parler de cette frange souvent silencieuse d’intellectuels français authentiques dont certains ont été littéralement lynchés, dès qu’ils ont émis ou écrit des opinions critiques à l’égard d’Israël. Merci donc, Monsieur Pierre Tévanian, d’avoir osé percer l’œuf avec ce bec bien acéré qui nous réconcilie avec cette France frondeuse et anticoloniale que nous respectons tant, de ce coté-ci de la Méditerranée.(Abdelkader DEHBI)
1er octobre 2006
Nadia a dit :
J’aimerais juste vous remercier pour cette brillance analyse. Je remercie aussi le Site d’exister car souvent je me dis "il n’y a plus d’intellectuels dans ce pays" mais en fait c’est surtout "il n’y a plus beaucoup d’espace pour l’analyse objective".. En tout cas, il faut savoir trouver les bons sites et les bonnes tribunes dans ce monde trop pressé qui s’inquiète plus de sa tirelire que du temps ephémère dont nous disposons pour faire évoluer idéaux et Humanité... Nadia. 1er octobre 2006
Mya. a dit :
La passivité des musulmans de France,et la justice à géométrie variable, indigne d’un état de droit,favorisent ce genre d’individus qui savent d’avance qu’ils peuvent raconter qu’importe quoi sur l’Islam,puisqu’ils ne seront pas inquiétés.Est-ce cela l’égalité des citoyens devant la loi ?Une identité humiliée est une identité qui se radicalise.
1er octobre 2006
Abou Fayrouze a dit :
Je salue la réplique de Mr Tévanian.Pour ma part,je voudrais faire part d’un fait majeur dans l’essence même de notre foi , celui qui nous interdit de médire des prophètes et messagers de Dieu. le musulman est celui qui croit en Dieu ,en Ses Anges , en Ses Livres, en Ses Messagers et en la Destinée ,en bien ou en mal. Un musulman ne pourra jamais médire , caricaturer ou blasphémer Jésus , Moise ou tout autre messager de Dieu. quant au fait de signaler l’absence de démocratie dans le monde musulman contrairement à l’occident chrétien , je souligne que la Démocratie est un cocept "paien" , émanation du génie grec et qu’elle a été élevée au rang de valeur universelle non pas par la religion chrétienne ou les enseignements de Jésus -paix sur lui- mais par le combat de l’Europe pour l’égalité et le progrès.l’Islam , lui n’est pas contre la Démocratie ,et il y a même des versets qui vont dans le sens de s’en inspirer ,tel les versets " Consulte les" et " Leurs affaires doivent se régler par consultation" . ça ne s’est pas ancré malheureusement dans la pensée et l’ésprit musulmans , mais ce n’est pas la faute à l’Islam.
1er octobre 2006
Je suis catholique, et ma religion a fait preuve par le passé d une extreme violence. (croisades, christianisation des populations d’amérique) . Je ne pense pas qu on ait de lecon a donner. Nous sommes tous semblables, pourquoi chercher nos différences. N ecoutons pas les extremistes de tout bords. Soyons indifférents, leurs provocations cherchent à sussiter une réaction. Les ignorer , c’est les détruire.
1er octobre 2006
said a dit :
article excellentissime de Pierre Tevanian Il faut croire qu’une frange non negligeable de pseudo intellectuel Francais ont compris que pour passer de l’obscurité à la lumière le creneau est tout trouvé "mangeons nous de l’islamophobie" Nom d’un chien !!! ca marche ! Comme le dit le proverbe arabe Celui qui sent la morsure du fouet ne pense pas comme celui qui compte les coups Soyons quand meme indifferent car l’ignorance est le pire des maux 1er octobre 2006
Al Zeituni a dit :
Bonsoir, Une fois encore, votre analyse est très pertinente. J’écrivais sur le blog de Pierre Assouline (très limite parfois sur l’islam) que les grands gagnants de cette affaire étaient les élèves de Redeker qui, eux, auront la chance, durant son absence, de profiter d’une seconde chance d’être sensibilisés à une philosophie sans haine. Comment un professeur de philosophie peut-il proférer impunément tant de mensonges et d’assimilations ? Il y a, dans chaque discipline, des moutons noirs. Bien sûr, ces menaces de mort sont ridicules et inacceptables, mais l’appel à la haine apporte rarement l’amour. Une remarque générale sur ce dossier, le fait qu’un grand journal français publie ce genre d’articles est tout de même inquiétant. A force, on risque de s’apercevoir que des gens mettent volontairement de l’huile sur le feu d’une division des français entre eux. Car, rappellons-le, tous les musulmans ne sont pas arabes, et la plupart des musulmans de France sont français. AZ Caverne poétique et philosophique des 1001 nuits 1er octobre 2006
Kamel a dit :
Merci Mr Tevanian pour votre texte ;une forme nouvelle d’islamophobie, semble naitre :Sournoise et trés "intellectualiste" et utilisant la stratègie du melange des"genres" :Par èxemple on vas insister sur le fait que ce monsieur redeker qui n’aime pas l’islam est philosophe,comme si dans l’inconscient des gens on voulait opposer islam et philosophie,islam et raison...etc...Autre exemple trés significatif :J’ai été éffrayé,en tant que theoricien des structures mathematiques et musulman,de voir apparaitre sur le net ,un site éxhibant à la fois des théories mathematiques contemporaines et une propagande islamophobe,pour encore une fois opposer dans l’esprit des gens ,islam et mathematique !D’ailleur actuellement ce site propose une rubrique intitulé :"Mobilisation générale pour sauver notre frère d’armes Robert Redeker". Permettez moi de vous faire transmettre le courrier que j’ai tenté de faire parvenir à ce site :"....je crois que vous déshonnorez les mathematiques et en particulier Mr Lawvere(fondateur des Topos) que j’ai eu la chance de rencontrer,en ayant l’étroitesse d’esprit d’encourager une atmosphère islamophobe sur votre site ;sachez,monsieur,que les mathématiques dépassent les mèdiocres et racistes clivages,que votre site semble entretenir ;il n’est pas raisonnable de présenter la plus belle science née de l’èsprit humain,au milieu d’une décharge nauséabonde de haine et de racisme.....". Bon ramadan à tous. Kamel
1er octobre 2006
voltaire a dit :
Puisse que vous dites que l’on caricature l’islam, citez moi un seul pays islamique qui accepte la democratie.
1er octobre 2006
Chakazoulou a dit :
Je crois que les articles de Pierre Tevanian et d’Olivier Roy disent tout ce qu’il y avait a dire sur cet article. Cet outrage ne peut que provoquer le laic le le plus attache a la liberte d’expression. Je crois que c’est essentiellement le ressort psychologique peut expliquer de telles "sorties" contre l’islam. Comme les particpants au programme de la tele relaite, les islamophobes sont a la recherche de la gloire, meme d’un jour que leur mediocrite ne permet pas d’atteindre par les voies normales. Aux esprits libres de ne pas "tomber dans le panneau" de la provocation et de reagir par les voies legales et intellectuelles. Ce article n’est qu’un acte islamophobe parmi d’autres a venir... 1er octobre 2006
Denis a dit :
Merci Monsieur Tevanian pour votre objectivité. L’auteur de cet article cherchait à provoquer des réactions « d’idiots utiles ». Magnifique démonstration. Vous avez tout dit, votre réponse est parfaite
1er octobre 2006
Bani qurayze a dit :
Un probleme serieux de l’Islam, a mon avis, qu’il partage d’ailleurs avec le christianisme, est qu’il ne reconnait qu’une reference morale issue directement de son texte sacre, le Coran : il s’agit de Mahomet, le prophete qui dechaine tant de passions actuellement. Mahomet a aneanti les hommes de la tribu des bani qurayza, pour emmener ensuite femmes et enfants, ainsi que le butin. Il a fait de belles choses par ailleurs, sans nul doute, mais faire reposer tout cet edifice sur le comportement d’un homme, qui est faillible d’apres l’exemple ci-dessus, n’etait ce pas un peu dangereux ? Seule une multiplicite de personnages et d’histoires peut conduire a trouver une voie de sagesse, un homme tout seul est plus que tout tente par la megalomanie. Ne serait il pas important d’en debattre avec les musulmans ? 1er octobre 2006
Riad a dit :
Bonjour , Merci de votre pertinence et de votre intégrité Mr tevanian..à quand votre prochain livre ?? cordialement Riad de Lille 1er octobre 2006
isys a dit :
Fadwa Cette affaire peut être interprétéé de plusieurs manières : Le figaro(Alexandre Adler qui y mijote son venin) n’a pas de grosse pointure pour alimenter le fameux choc des civilisations et du coup on se rabat sur un médiocre inconnu. Donc les intelligents deviennent plus réticents à y participer peut-être plus par prudence que par éthique vu l’échec des néo-cons aux USA. L’éducation nationale, étale là les maux dont elle souffre à savoir le recrutement d’une floppée d’incapables. Comment ce monsieur a-t-il réussi à avoir des diplômes à passer un concours et en plus des idées malsaines, son exposé n’est pas strucuré, son style plat avec des phrases mal construites. Ce monsieur payé sur des impôts prelevés sur ceux qu’ils insultent occupe un poste dont il ne remplit aucune obligation. S’il était dans l’Enseignement privé ou dans le secteur privé il aurait été viré sans délai. Au lieu de se concentrer dans son travail qui est quand même la foramation de jeunes futurs citoyens il court les médias à la recherche d’une célébrité éphèmere. S’il veut critiquer l’Islam bien venu à lui, il faut qu’il prenne le temps de se cultiver, de s’informer et de pondre ses critiques argumentées. Mais celà demande un effort intellectuel, apparemment cette démarche est trop difficile pour lui. Les médias passe l’information en boucle, c’est toujours la même rengaine. Ils croient aveuglement qu’en répétant une info, ils orientent et manipulent l’opinion. La claque du référendum est pourtant là pour démontrer le contraire et on verra pour 2007 ce que leur favori fera comme score. Pour des gens d’information ils n’ont pas digéré ce que c’est la révolution de l’internet. 1er octobre 2006
Zak a dit :
Sacré droit de réponse fait par un philosophe éclairé et humaniste. Ca fait plaisir. Ca d’une part. D’autre part, est-ce que l’on s’est interrogé sur les origines de ces menaces de mort et de cette fameuse "Fatwa" ? Il n’est pas impossible que des ennemis de l’universalisme en général et de la présence de populations musulmanes en France et dans l’Europe en particulier, soient à l’origine de ces menaces, pour des raisons évidentes bien sûr.
30 septembre 2006
alchimiste a dit :
Merci pour ce requadrage Mr le professeur.Ce que j’aimerais pour autant que que je puis me permettre,c’est que des professeurs de votre discipline prennent le temps d’une tribune pour "éduquer" en toute objectivité des consciences fortement enclines au bavardage,ces consciences étant les elèves.
Les temps présents sont propices a l’ignorance.L’un des grands "vices" craint par l’islam c’est l’ignorance et les préjugés.Alors faisons en notre devise de tous les jours:a bas l’ignorance et vive la quete du savoir.
30 septembre 2006
lotfit a dit :
le figaro se rapproche des idees de l extreme droite ! a lire les blogs notes d ivan rioufolle vendredi !sinon tres belle article ! chapeau !
30 septembre 2006
horia a dit :
Cela fait plaisir de voir des personnes qui raisonnent encore ou qui osent aller à contre courant de ce qui semble être à la mode " critique anti-musulman". Mais c’est encore peu, bravo à Pierre Tévanian, mais il n’y arrivera pas seul, il faut que chaque personnnes qui est contre ce type d’agissement réagisse au moins en utilisant LA JUSTICE, aucune plainte n’a été posée, je ne trouve pas cela normal, qu’attendons nous ?
30 septembre 2006
Réda a dit :
Salam, Accepterez-vous une vision quelque peu différente de celles que je viens de lire sur votre site par rapport à l’écrit de Robert REDECKER et à la "réponse" de TEVANIAN ? M. Pierre TEVANIAN fait bien preuve d’esprit democratique et républicain en répondant au texte de M. REDECKER mais il ne fournit aucune contre-argumentation comme il le suggère lui-même. Il ne répond pas à l’écrit de REDECKER, il répond à REDECKER qu’il traite de raciste, islamohobe.... Par ailleurs, ne sont-ce pas des prétendus defenseurs de l’Islam, des integristes et des terrosristes en fait, qui ont donné cette piètre image de l’Islam ? une image de violence, d’intolérance et d’osbcurantisme. Q’avons-nous fait, nous les musulmans, pour dénoncer ces individus lorsqu’ils ont commiis des crimes et des attentats, brulé des eglises ou des synagogues, insulté les autres religions à longueur de journée ou proféré des menaces à l’encontre de ceux qui ne partagent pas leurs idées ? Ne pas le faire (les dénoncer), c’est faire croire qu’on partage leurs idées et faire croire qu’ils ne représentent pas q’une minorité. Se poser cette question et publier cet ecrit, c’est déjà se démarquer un peu par rapport à ces extrémistes. Merci 30 septembre 2006
fatima a dit :
Lorsque j’étais étudiante en terminale, mon prof de philo nous a définit la liberté comme n’étant pas une absence de contrainte, mais le fait de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Je demanderais donc à ce prof de philo juste de respecter son programme ! Robert nous offre un bâton pour que l’on se tape dessus, s’il vous plaît mes frères et soeurs en religion ne réagissait pas à ces imbécilités ! Fatima de DOUAI 30 septembre 2006
Merci monsieur TEVENIAN de souligner ce que peu veulent bien voir : que la critique est un droit qui ne peut masquer la bassesse, ni la vilenie, ni la médiocrité. Depuis que la modialisation a commencé à nimber les rives de notre monde, juste après la chute du mur de Berlin, et surtout depuis le 11 septembre, désigner l’ISLAM et LE MUSULMAN comme l’incarnation du mal à combattre est devenu un véritable projet que certains nourrissent assidûment. Faisons de notre quotidien le droit de réponse qui viendra révéler l’ineptie éclatante des thèses du choc des civilisations et autres guerres des étoiles : continuons à nourrir l’oeuvre citoyenne et battons nous pour que notre chère patrie, LA FRANCE, puisse préserver sa superbe de la lie décadente des haineux.
30 septembre 2006
hamadi a dit :
L’ISLAM est et demeurera ma religion et celle de mes enfants et si DIEU LE VEUT de mes petits enfants.Car c’est dans l’ISLAM que je puise la fierté objective et la force tranquille de vivre en PAIX ,comme le prophète(PSL) nous a recommandés.
30 septembre 2006
Farid a dit :
Le texte de M.Tévanian doit être publié en guise de droit de réponse. Mais le Figaro accepterait-il, j’en doute, d’ailleurs le Figaro ne mérite en rien des articles de qualité, à l’image de celui de Pierre Tévanian. Le niveau du Figaro, c’est bien celui de Redeker.
30 septembre 2006
Paul a dit :
Brillant, brillant, toujours aussi Brillant Pierre Tévanian. Un immense plaisir que de vous lire comme à chaque fois !
30 septembre 2006
Madjid a dit :
Le texte de Redeker est nouveau piège tendu aux musulmans pour les diaboliser. Il faut traiter la prose de Redeker avec mépris et indifférence laissons le baver, il pourra toujours essuyer ses postillons avec la page débat du Figaro, toujours aussi complaisant pour recueillir des papiers délirants
30 septembre 2006
Toufik a dit :
Quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage. C’est ce dessein qui semble être à l’oeuvre aujourd’hui dans certains milieux occidentaux. Si quelqu’un doit s’inquiéter et avoir peur aujourd’hui c’est bien le musulman. Ne sonne-t-on pas contre lui l’hallali et ne crée-t-on pas en effet les conditions sociales et pychologiques de futurs pogroms et invasions ? 30 septembre 2006
mima a dit :
Merci à l’équipe du site "Oumma" pour avoir laissé une version intégrale du fameux article de Robert Redeker : jusqu’à aujourd’hui, hormis des critiques de cet article, je n’avais pu m’en faire une opinion personnelle... Permettez moi de dire que je trouve ce texte ridicule : les comparaisons entre l’Islam et le Christianisme/Judaïsme semblent reposer sur les mêmes principes qui régissent tout bon dessin animé pour enfants : le bien, uniquement le bien dans un camp et le mal, uniquement le mal dans l’autre... Clairement, l’auteur de cet article cherchait à provoquer des réactions ; malheureusement, il a atteint son but. Je pense que plutôt que de lui donner la victoire en le menacant (c’est précisément ce qu’il cherchait : il voulait attirer l’attention sur lui puisqu’il se dit aujourd’hui "triste" de se sentir "abandonné" par l’Education nationale, qui affirme qu’il aurait du rester prudent et prendre ses précautions) , je pense qu’il serait plus judicieux de ne pas prêter d’attention à ses propos bornés, malsains et xénophobes. C’est à se demander quelle définition de la philosophie ce professeur donne à ses élèves... 30 septembre 2006
Marc a dit :
Robert Redeker est un écrivaillon de 5ème zone dont le texte publié dans le Figaro est d’une pauvreté intellectuelle sans équivalent. Un tel texte n’aurait même pas été publié dans un petit journal de quartier. Cet écrivaillon en quête de notoriété, a trouvé le bon filon, le tichet gagnant, le gros lot à tous les coups on gagne, BINGO !!!!!! : déniger l’Islam en reprenant tous les vieux poncifs maintes fois utilisés, mais toujours si efficaces. Voilà l’objectif de Redeker et de toute sa petite bande qui a beau jeu de venir à son secours pour mieux justifier leur thèse d’une Europe et d’une France envahies par les islamistes. Pitoyables et minables !
30 septembre 2006
Sadji a dit :
Superbe article, du grand art M.Pierre Tévanian, un souci de rigueur, et de vérité incomparable
30 septembre 2006
Richard a dit :
En France, s’il n’y avait pas une présence musulmane, de quoi les médias parleraient. On se le demande, puisque tous les mois un psychodrame est mis sur la scène politico-médiatique, à quand le prochain épisode ?
30 septembre 2006
Maxime a dit :
On parle de cette nouvelle affaire, comme si les musulmans de FRANCE étaient sortis en masse dans les rues, alors que 99% d’entre eux ne lisent pas le Figaro ou n’ont pas lu cet article. Mais peu importe, il s’agit de les impliquer dans cette affaire à leur détriment. Encore une affaire dont les musulmans se seraient bien passés, eux qui souhaitent seulement du respect et vivre en toute tranquilité dans ce pays la France qui est le leur.
30 septembre 2006
Kacim a dit :
J’ajouterai une 11ème remarque, ce pays qui transforme les mouches en éléphants, est si prompt à soulever des polémiques sans fin et puériles avec des grands principes, laïcité, démocratie, droit de l’homme juste pour vendre du papier et des images, on s’étonne après que la presse française, est au bord de la faillite et totalement discréditée
30 septembre 2006
Safi a dit :
Je pense au contraire, que dès lors qu’il s’agit de l’islam et des musulmans, il y une totale et absolue liberté d’expression, pour la bonne et simple raison que l’islam et les musulmans sont les maillons faibles de la société française sur qui il est bon d’étaler ses délires qui seront de surcroît soutenus par certains médias et autres intellectuels qui nous feront le coup de la liberté d’expression toujours menacée par des obscurantistes adeptes de l’islam.
30 septembre 2006
Samy a dit :
Deux questions que je me pose aussi : Comment cela fait-il que le Figaro éthiquement autorise la publication d’un article qui stigmatise toute une partie des français et comment cela fait-il que personne, physique ou morale, n’a songé à porter plainte pour racisme et pour incitation à la haine raciale contre le journal et contre monsieur le professeur.
Samy
30 septembre 2006
Samy a dit :
La question fondamentale qu’il faut se poser : quelles forces politiques en Occident et quels états dans le monde ont intérêt à remettre en cause la pérennité de la présence des hommes et des femmes d’origines ou de culture musulmane en Europe ? Samy 30 septembre 2006
krimaudin@lycos.com a dit :
salam
et cest encore le méme refrein et la méme polémique et je ne dis les polémique s car en ce qui concerne lislam, religion universellle donc ; doive le rappeler, l affrontement le débat ne date pas d aujourdhui et ce nest pas des quelques stupides "personnage qui ont jalonnés l notre histoire qui on,t eu raison de la Vérité si je peut me permettre
cette nouvelle tendance actuelle , cette nouvelle mode qui vise à se défouler sur une noble religion nest pas nouvelle et à tendance à etre accentuer à se mettre en avant grace à certains média coupable de ne plus savoir et de plus comprendre, reflétant comme le dirais iu n bon psichanalisit le malaise de notre société
mais bon..........
30 septembre 2006
Bonjour, Par rapport au texte anti islamique de Robert Redeker, ce dernier n’apporte aucune preuve à ses assertions et déforme tout. Je suis française convertie depuis un bon moment, et je remercie le Dieu créateur des cieux et de la terre, le Dieu d’Adam, de Noé, de Moïse, de Jésus et de Mohamed (sur eux la paix) pour son appel à la lumière, la science et l’amour. Chaque prophète a une spécificité , en relation avec son époque et le message qu’il apporte. Jésus et Mohamed sont comme les deux doigts d’une main, par la grâce, l’amour, la bonté... qu’ils ont amené au monde grâce à Dieu. Approfondir cela ici prendrait peut-être trop de place... La véritable misère est la misère des coeurs. Fatima 30 septembre 2006
Bernard a dit :
La question aujourd’hui, n’est pas de savoir si on est d’accord ou pas avec les propos de Robert Redeker, comme cherche à le faire entendre Pierre Tévanian, mais que chacun dans cette république puisse exprimer ses opinions, que celà plaise ou non. Maintenant, si Redeker tient des propos racistes, comme le dit Pierre Tévanian, les lois de la république les condamnent, qu’il saisisse les tribunaux, c’est simple, élémentaire et celà fait parti des droits de tout citoyen. Pour ma part, je partage l’idée que l’on puisse être choqué par des propos, surtout venant de gens que l’on aime ou respecte, mais j’ai du mal à envisager d’être choqué par des propos venant de gens inconnus, digne de mépris ou ignorant. Comme le dit un adage : "les chiens aboient et la caravane passe" alors si la recherche de la paix et du respect d’autrui et donc de vous même, est votre guide, je vous en prie, passez votre chemin et ne prêtez pas attention au propos de Redeker et ne cherchez pas à participer à cette polémique sans intérêt. 30 septembre 2006
HALIM a dit :
une vision et un decryptage intéréssant dans l’analyse donné.
30 septembre 2006
Eric a dit :
L’article de M.Tévanian est pertinent. Comme le précise Pierre Tévanian, imaginons un seul instant que le même texte soit écrit par "Mamadou" , ou "Mohamed" qui se permettraient d’insulter la religion juive ou chrétienne. Les mêmes qui aujourd’hui paradent en fredonant l’air de la liberté d’expression, crieraient au racisme et au scandale !
30 septembre 2006
Amandine a dit :
Un grand bravo de ma part aussi à Pierre Tévanian ! Dommage que les médias ne retransmettent pas ce genre de discours. C’est plus vendeur et cela répond peut-être plus aux attentes de certains personnages politiques du gouvernement d’évoquer et d’insister sur les problèmes que posent les musulmans (voire l’Islam) dans le monde ; problèmes qui sont en réalité beaucoup moins importants que ce que l’on voudrait nous faire croire. En effet, je pense que l’un des problèmes vient du fait que les pays musulmans et/ou arabes ont accès à la culture "occidentale" (Etats-Unis, Angleterre, France...), beaucoup plus que l’inverse. C’est-à-dire que leurs médias et nouveaux médias (internet...) parlent de l’Occident, alors que les notres ne parlent d’eux que pour évoquer les conflits, et n’abordent pas leur culture, leur façon de vivre... Ce qui donne une méconnaissance totale de la part des français sur le monde arabo-musulman. Aussi, nous sommes habitués aux propos virulents (que l’on peut sanctionner par le biais judiciaire), alors que dans ces pays, on ne fonctionne pas de la même manière. Le tort est de ne pas en tenir compte. Ma colère s’adresse à cette mentalité consistant à penser que les pays "occidentaux" et démocratiques détiendraient une vérité absolue sur la morale et les moeurs, et devraient l’imposer au monde entier. Cela m’horrifie.
30 septembre 2006
Merci Monsieur Tevanian pour votre lucidite et votre respect. Dieu vous le rendra.
30 septembre 2006
André a dit :
Heureusement qu’il existe encore en France des esprits lucides et intègres comme celui de Pierre Tévanian qui fait honneur à la tradition intellectuelle française.
30 septembre 2006
Fred a dit :
Pour être célèbre en France, il suffit de taper sur l’islam et les musulmans et vous avez le droit au 20 heures, vous passez pour un héros menacé par une horde de barbus. La recette est connue et marche à tous les coups !
30 septembre 2006
Franck a dit :
Excellent Pierre Tévanian, pas mal aussi la réaaction d’Olivier Roy dans Libération Pourquoi est-ce difficile de critiquer l’Islam ? Par Marc SEMO, Pascal RICHE QUOTIDIEN : Samedi 30 septembre 2006 - 06:00 Olivier Roy, directeur de recherche au CNRS « Certains jouent à chatouiller la fatwa » « Il y a d’abord une question de perception. Quand on évoque les réactions des musulmans, de quoi parle-t-on exactement ? A Berlin, l’opéra de Mozart a été annulé après seulement un coup de téléphone d’avertissement, et il y a eu quelques dizaines de menaces, notamment sur Internet, contre l’article de Robert Redeker dans le Figaro. L’affaire de la publication des caricatures de Mahomet dans un quotidien danois en septembre 2005 a mis plus de trois mois à démarrer, à l’initiative de deux imams de Copenhague. A chaque fois, il s’agit de quelques individus qui jettent de l’huile sur le feu, et, du moins en Europe, les organisations musulmanes s’efforcent plutôt de calmer le jeu avec de grandes déclarations emberlificotées sur le respect mutuel et contre le blasphème. Si l’on s’en tient aux seuls pays occidentaux, il faut bien admettre qu’il s’agit de tempêtes dans un verre d’eau. En évoquant la réaction des musulmans, personne n’essaie donc de déconstruire une certaine image de l’islam et des musulmans vivant en Occident. On parle d’une communauté de millions de personnes prêts à descendre dans les rues alors que cette communauté n’existe pas. Il y a, en revanche, une population musulmane largement apathique. Les problèmes pour la liberté de critique de l’islam sont créés par un certain nombre d’extrémistes. C’est un danger, mais il ne faut pas en exagérer les proportions. Le groupe qui a assassiné le cinéaste néerlandais Theo Van Gogh était tout au plus composé d’une quinzaine de membres. Certes, quinze personnes peuvent s’organiser pour tuer ou saboter un spectacle ou encore lancer un cocktail Molotov dans une réunion. S’il y a bien un risque sécuritaire, il reste limité et se réduit à un problème de police. Je ne suis pas convaincu quant au danger d’une autocensure croissante. On voit au contraire se multiplier des attaques polémiques contre l’islam souvent ignorantes et qui frisent parfois l’imbécillité. Certains jouent délibérément à chatouiller la fatwa. La provocation est certes une vieille tradition française depuis les anars jusqu’aux situationnistes en passant par les surréalistes ; mais il ne faut pas ensuite s’étonner des réactions qu’elles peuvent déchaîner. Des organisations musulmanes réagissent en tentant de faire reconnaître le blasphème par la loi, mais cela est sans espoir dans un pays laïque comme la France. Mais d’autres groupes religieux sont engagés dans un combat similaire. » 30 septembre 2006
Djamel a dit :
Pierre Tévanian a tout dit, son texte est irréprochable.
30 septembre 2006
merci pour cette article très instructif !
30 septembre 2006
abdou a dit :
MERCI POUR TON objectivité très CHER COMPATRIOTE.
il est bien vrai qu’aujourd’hui on s’ est comment devenir start très aisement.
Il suiffit de taper sur l’islam et les musulmans.Et gare à celui qui criera à l’islamophobie !Il est tellement facile de devenir start et vendre des papiers au français avec des conneries.C’est domage qu’on prenne, nous citoyens, pour des idiots incapables de réfléchir.Et ça marche !Pour certains biensur !
30 septembre 2006
Stéphane a dit :
Quel article !!!!!! Magistral !!!!! Félicitations Pierre Tévanian |
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