Evidence s’il en est, mais lire est en réalité un exercice bien difficile et, plus encore, lorsqu’il s’agit du Coran, bien périlleux. Comment ne pas surinvestir de par notre foi (idées et croyances mêlées) le Texte. Comment ne pas s’exprimer personnellement au nom de Sa Parole. A la croisée de ces réflexions, partagerais-je avec vous, si vous le souhaitez, un instant de lecture ayant nourri la ligne directrice de ’Tuer de droit", fragment coranique fulgurant qui, traversant le temps, percute l’actualité. J’en propose la traduction suivante
"Ne méditent-ils pas le Coran ! Ont-ils le cœur verrouillé !" S47.V24.
"Tuer de droit"
n’avait pas comme parti pris la facilité. On aime pour son frère ce que l’on
aime pour soi même, paille pour paille, poutre pour poutre, s’adresser à
l’intime. Sans jugement, explorer des pans de territoire que nous voudrions
vierges. Il y a des replis de nuit où se niche la lumière.
A le lire et à le relire, le
Coran ne dit pas ce que nous voulons entendre mais ce que nous devons entendre.
Evidence s’il en est, mais
lire est en réalité un exercice bien difficile et, plus encore, lorsqu’il
s’agit du Coran, bien périlleux. Comment ne pas surinvestir de par notre foi
(idées et croyances mêlées) le Texte. Comment ne pas s’exprimer personnellement
au nom de Sa Parole. A la croisée de ces réflexions, partagerais-je avec vous,
si vous le souhaitez, un instant de lecture ayant nourri la ligne directrice de
’Tuer de droit", fragment coranique fulgurant qui, traversant le temps,
percute l’actualité. J’en propose la traduction suivante :
"Dieu, certes, défendra les croyants.
Dieu, certes, n’aime
pas le traître plein d’ingratitude.v38
Autorisation est donnée à ceux qui combattent pour avoir été opprimés.
Dieu, certes, est à même de les rendre victorieux.v39
Ceux qui ont été expulsés de leurs demeures en dehors de tout droit
pour avoir seulement proclamé : "Dieu est notre Seigneur."
N’eut été le fait que
Dieu repousse les hommes les uns par les autres,
que d’ermitages auraient été détruits, de synagogues, d’oratoires et de mosquées,
tant de lieu où l’on célèbre le Nom de Dieu abondamment.
Dieu, certes, donnera la victoire à ceux qui le soutiennent.
Car Dieu, certes, détient Force et Puissance.v40
Ceux qui, si Nous leurs
donnions le pouvoir terrestre, prieraient et verseraient l’aumône,
ordonneraient le bien et interdiraient le mal.
Toute finalité est à Dieu.v41
Te traitent-ils de menteur ! Bien avant eux firent de même le Peuple de Noé, les ’Âd et les
Thamûd, v42 les Peuples d’Abraham et de Loth, v43
les Gens de Madian.
Moïse aussi fut démenti.
J’ai donc laissé un délai indulgent aux dénégateurs, puis me suis saisis d’eux.
Que ne fut pas mon désaveu !v44
Que de Cités
n’avons-Nous pas détruites. Elles étaient emplies d’injustice, elles ne sont à
présent que ruines, puits abandonnés, demeures de boue, désertes.
style=''>v45
Ne parcourent-ils pas la Terre ! Leurs cœurs sont-ils incapables de comprendre ! N’entendent-ils pas !
En réalité, ce ne sont point leurs regards qui rien ne discernent, mais leurs cœurs, en leurs
poitrines qui sont aveugles.v46
Ils te demandent de
précipiter le châtiment ! Or, Dieu ne faillira point à sa promesse. Cependant,
un jour de ton Seigneur est comme mille selon ce que vous comptez.
style=''>v47
Que de Cités n’avons-Nous pas laissées en sursis alors qu’elles étaient emplies d’injustice,
puis Nous les saisîmes.
Nulle issue si ce n’est vers Moi.v48
Dis : "Ô hommes,
je ne suis chargé que de vous délivrer un clair avertissement."
style=''>v49
Quant à ceux qui croiront et agiront vertueusement, pardon et provende généreuse.v50
Quant à ceux qui s’acharnent contre nos Versets souhaitant ainsi Nous réduire à l’impuissance,
ils sont hôtes de la Géhenne.v51
Nous n’avons suscité
avant toi aucun Messager ou Prophète sans que Satan n’ait projeté quelques
faussetés en sa récitation. Mais Dieu efface ce que lance Satan. Dieu rend
définitifs Ses versets, il est Omniscient et Sage.
style=''>v52 Il en est ainsi afin que ces projections de
Satan soient une tentation pour ceux dont les cœurs sont malades, coeurs
endurcis ; car c’est ainsi que les iniques s’enfoncent en leur opposition.
style=''>v53
Il en est ainsi afin
que ceux qui ont reçu la connaissance sachent que ceci est la Vérité émanant de ton Seigneur. Il en est ainsi afin qu’ils y croient et que s’apaisent leurs
coeurs.
Dieu, certes, guidera les croyants en une voie de rectitude."v54
Sourate "Le Pèlerinage" versets 38 à 54.
Texte en apparence parfaitement
explicite en lui-même mais de très grande densité dont il ne serait pas
possible d’en donner l’exégèse complète dans le cadre présent. Aussi en proposerons-nous,
en quatre parties, une trame informative et la mise en avant de certains des
éléments les plus remarquables.
Nous présentons donc en
premier lieu un résumé de l’étude des versets 38 à 41 en accordant une
importance toute particulière au verset 40. Tout d’abord, selon une approche
exégétique de facture relativement classique puis, au deuxième volet, nous confirmerons
les données de cette exégèse selon une démarche complémentaire particulière ;
méthode mettant en œuvre certaines avancées contemporaines concernant l’analyse
structurelle de la Révélation. Les troisième et quatrième parties, plaise à Dieu, suivront les mêmes modalités.
PREMIERE PARTIE :
-V38 : "Dieu, certes, défendra les croyants…"
Sonne comme le titre du
chapitre. En arabe le verbe est au présent "Dieu défend les croyants"
mais le sens général de ce passage montrera qu’il s’agit d’un futur et plus
exactement encore d’un futur conditionné. Ce n’est donc pas une affirmation
catégorique, un droit que les croyants auraient, mais une possibilité énoncée
par Dieu qui, nous le verrons, est soumise à conditions.
Ces mots ont leur symétrique
en fin de passage "Dieu, certes, guidera les croyants en une voie de
rectitude."V54.Ce lien induit une compréhension du premier terme différente
de l’idée première que nous aurions pu en avoir, on comprendra donc : "Dieu
sauve les croyants en les guidant vers la droiture." Nous remarquerons
qu’il est dit "croyants" et non pas musulmans ce qui
permettra tout le long une double lecture : portée générale, tous les croyants
unitaires, et application spécifique, les musulmans.
"…Dieu, certes, n’aime pas le traître plein d’ingratitude."
Verset antonyme. L’on
pourrait penser que Dieu rendra les croyants victorieux du fait de leur foi or,
il est strictement indiqué ici qu’une des causes de l’engagement de Dieu est le
rejet du comportement négatif des non-croyants. Cette remarque relativise
encore le droit des croyants et éloigne d’autant plus du concept erroné de
peuple élu. Dieu détient tous les droits et Sa créature en est dépourvue. Ceci
sera confirmé et amplifié au V40.
-V39 :
"Autorisation est donnée à ceux qui combattent pour avoir été
opprimés…"
Littéralement il y est écrit "Autorisation
est donnée à ceux qui sont combattus car ils sont opprimés." sans
plus de précision sur ce quoi porte la dite autorisation. En fonction des
variantes de lecture et du contexte il était possible de traduire tel que nous
l’avons fait. Cependant nous n’avons adopté cette traduction que pour des
raisons stylistiques. En effet, être combattu et combattre ne sont pas
équivalents, la forme coranique insiste sur le fait que l’agression justifie la
réponse autorisée. L’autorisation de combattre n’est pas expressément
mentionnée, elle se déduit. Ce procédé allusif, rend l’action encore plus
corrélée à une défense. Plus, Dieu semble même s’attribuer cette défense"Dieu,
certes, défendra les croyants." et ceci sera explicité au V40.
Ont été rapportés par Ibn
Hanbal selon Ibn Abbâs, et par An-Nisâî’ selon Aïcha, deux hadîths authentifiés
indiquant que ce verset fut le premier verset révélé autorisant les musulmans à
combattre. L’avis de Aïcha est le moins spéculatif et elle précise qu’il s’agit
des V39 et 40. Auparavant, malgré les persécutions
subies depuis des années, jamais le Prophète SBSL n’avait envisagé de se
défendre par les armes. Au contraire, Dieu en de nombreux versets avait enjoint
les musulmans à supporter noblement les épreuves. Sans que l’on puisse dater
cette révélation, il est certain qu’elle eût lieu en début de période Médinoise.
Le texte est clair, il
autorise ce que l’on nomme le jihâd défensif qui, en réalité, est la seule
forme de jihâd-combat qui soit autorisée, c’est-à-dire la réponse à une
agression préalable. Point de bellicisme en cela, point d’expansionnisme
guerrier, la religion ne se propage pas à la pointe du sabre. Je me permets de
renvoyer à mon dernier ouvrage
class=MsoEndnoteReference>
style=';'>[1]
ou je démontre selon le Coran que telle est la règle, que le Prophète SBSL n’y
a jamais dérogé et que les jihâdistes de tout temps et de tout crins abrogent
sans droit la Parole de Dieu. Notons, pour conclure qu’une autorisation
n’est pas un ordre, la différence est significative.
…Dieu, certes, est à même de les rendre victorieux.
Il a été dit que "Dieu
défendra les croyants" il est à présent précisé que Dieu est le Détenteur
de la victoire. On notera que la formulation employée ne signifie pas que Dieu
donnera la victoire aux croyants mais bel et bien qu’il en en a la possibilité
et, plus encore, qu’il n’y a pas de victoire possible sans que Dieu l’ait
voulu.. Nous verrons que cette absoluité se traduit dans la réalité des hommes par
une subordination.
-V40 : "Ceux qui
ont été expulsés de leurs demeures en dehors de tout droit pour avoir seulement
proclamé : "Dieu est notre Seigneur…"
Le verset semble commencer
sans lien avec la phrase précédente car, al ladhîna, "Ceux
qui", contrairement à l’usage de la langue arabe n’est pas
immédiatement référé à un antécédent. Deux approches explicatives sont
possibles :
Premièrement, cette phrase
ferait suite au verset 39 et le segment Dieu, certes, est à même de les
rendre victorieux serait comme une remarque interrompant le fil du
discours on lirait donc : "Autorisation est donnée à ceux qui
combattent pour avoir été opprimés… (Autorisation est donnée) à ceux qui ont
été expulsés de leurs demeures en dehors de tout droit pour avoir seulement
proclamé : "Dieu est notre Seigneur." Ceci transparaît dans
la plupart des traductions par l’ajout de la préposition à. "À
ceux qui…".
Dans ce cas, ici comme au
verset 41, nous aurions une simple mention de ceux à qui a été donnée
autorisation de combattre pour se défendre au moment de cette révélation. En
l’occurrence les Musulmans Mecquois chassés de la Ville par Quraych, les muhâjirûn .Cette lecture historisante limiterait de facto la
portée universelle du verset ce qui ne manquera pas d’être paradoxalement
exploité par les partisans du jihâd offensif. Si tel avait été le cas ce
verset, stricto sensu, il n’aurait pas été permis aux musulmans Médinois de
participer aux premiers combats… D’autre part, il n’existe aucune source
authentifiée spécifiant le temps, le lieu ou les personnes concernées.
Deuxièmement, si au contraire
on tient compte de l’interruption du discours, qui est effective on lira ce
verset sans continuité directe et, à cette fin, j’ai traduit littéralement sans
adjonction de la préposition à : "Ceux qui…".
Apparaît donc comme l’énoncé d’un principe et non la mention d’un fait
historique précis. Comme un rappel, jamais croyants ne proclameront la pure
unicité de Dieu sans qu’hommes de pouvoir ne les persécutent.
Comme une insistance, la
spoliation morale dont sont victimes les croyants est une injustice profonde
due au fait que l’erreur s’impose à la vérité. Cette notion apparaît ici pour
la troisième fois elle est la justification unique et essentielle de
l’autorisation donnée aux croyants de se défendre : Dieu n’aime pas le
traître plein d’ingratitude… ceux qui combattent pour avoir été
opprimés…expulsés en dehors de tout droit.
Cette lecture sans
contextualité nous renvoie en tout temps et toutes situations identiques. Elle
laisse entendre à travers l’espace le cri des opprimés et sourdre la révolte de
ceux qui furent chassées de leurs terres et de leurs demeures. Cette première
perception du drame Palestinien, notons-le, ne prend donc pas en compte le
concept erroné de droit historique au sol. Dieu fournit aux croyants, et à nuls
autres, une justification bien plus profonde de leur droit.
…N’eut été le fait que
Dieu repousse les hommes les uns par les autres, que d’ermitages auraient été
détruits, de synagogues, d’oratoires et de mosquées, tant de lieu où l’on
célèbre le Nom de Dieu abondamment..."
N’eut été le fait que
Dieu repousse les hommes par les hommes. Nous avions évoqué en
"Tuer de droit" certains aspects généraux positifs classiquement
admis au sujet de ce verset mais, en lecture immédiate, cette phrase pourrait
sembler en apparence une justification morale de la guerre, voire de la
"guerre sainte". Inconsciemment ou consciemment, ce verset a pu servir
de justificatif aux partisans des conquêtes par le jihâd permanent. Ce serait
donc faire de la théopolitique.
Il convient d’accorder une
attention toute particulière à ce passage, qu’en est-il exactement ?
Cette phrase, "N’eut
été le fait que Dieu repousse les hommes par les hommes", se
retrouve à la lettre en S2.V251 en conclusion du récit mettant en
scène un Prophète, un Roi, Saül dit-on, et un Prophète-roi, David. A le lire,
on y retrouvera bien d’autres parentés avec le passage que nous étudions. Il ne
s’agit pas d’un combat profane, d’une guerre, mais bien d’une action dirigée
par des Prophètes.
Ce contexte se retrouve
également sans ambiguïté dans le passage que nous étudions. Faudrait-il pour
autant y voir une justification des guerres de religion ou pire de la
chimérique "guerre sainte" ? Fort heureusement, et quoique dans
l’histoire les musulmans et les autres religieux aient largement usé et abusé
de ce faux principe, il en est autrement. Compte tenu de l’importance du sujet
il convient de développer la démonstration exégétique relative à ce passage.
- La majorité des
traductions, si ce n’est la totalité, portent : "Si Dieu ne
repoussait pas les hommes les uns par les autres" ou des variantes
telle celle que nous avons proposée. Or, ce segment est de formulation très
particulière
class=MsoEndnoteReference>
style=';'>[2]
; transcription du passage en question : wa
law lâ daf’u-llâhi an-nâssa b’adahum bi-b’adin…
Cette phrase, contrairement
aux traductions et à ce que l’on aurait pu aisément formuler en arabe, est
nominale. Le verbe repousser traduit en fait une annexion de deux
termes daf’u-llâhi ayant fonction verbale. La racine dafa’a en
arabe classique
class=MsoEndnoteReference>
style=';'>[3]
signifie repousser, écarter quelqu’un, et daf’un en est le nom
d’action soit un "repoussoir"
name="_ednref4" title="">
class=MsoEndnoteReference>[4].
Il convient ainsi de rendre daf’u-llâhi par : le repoussoir de
Dieu. Littéralement on doit donc lire : Et si n’était le
repoussoir de Dieu des hommes les uns par les autres que d’ermitages n’auraient
été détruits…".
D’une part les traductions
contournent la curiosité structurale et, d’autre part, elles témoignent de
l’avis des interprétations classiques qui, ayant enjambé la problématique,
développent un discours apologétique, jihâdistes, bénéficiant en ce cas
d’espèce de la volonté divine, voire de l’agir divin. Il ne s’agit pas ici de
gloser sur une préciosité d’arabisant, la divergence entre le texte arabe réel
et la lecture qui en est proposée induit des conclusions fondamentalement
différentes.
-
Cette analyse grammaticale permet en fait de comprendre que ce ne sont
donc pas les hommes qui se repoussent les uns les autres, ni Dieu qui les
repousse les uns par les autres mais, bel et bien, le "repoussoir de
Dieu" qui intervient entre eux. Il convient donc d’identifier ce
repoussoir de Dieu. Le sens global du passage indique que des croyants sont
persécutés par des gens ayant refusé la foi, l’ensemble est symbolisé et résumé
en une formule "pour avoir seulement proclamé : "Dieu est notre
Seigneur." Cette déclaration de foi est la cause unique ayant
entraîné l’oppression, elle est le point suscitant l’opposition entre les
hommes.
Le repoussoir de Dieu
est en fait le tawhîd, l’affirmation de l’unicité divine. Traversant littéralement
la totalité du Coran le tawhîd est l’élément discriminant majeur, il
sépare la vérité de l’erreur, la lumière de l’obscurité, la guidée de l’erreur,
il est al furqân. L’unicité de Dieu oppose les hommes les uns aux autres
et, n’eut été le retour permanent de ce principe par le cycle des Prophètes et
des Révélations, l’obscurité n’aurait point connu de repoussoir. En son
contexte, la discrimination des hommes par la foi pure, la conclusion du V251.S2
déjà cité est limpide : " Et si n’était le repoussoir de Dieu des
hommes les uns par les autres, la Terre entière eut été corrompue. Mais Dieu est
détenteur de grâce pour les Mondes."
La renaissance du tawhîd,
ou son rappel depuis la Clôture de la Révélation, permet une restauration même partielle et
temporaire de la vérité et de la justice sur Terre. Si n’était cette parole les
lieux de prière seraient tous détruits et Dieu ne serait plus adoré en ce
monde. La proclamation de l’unicité divine fournit une dynamique positive à
l’histoire des hommes. At-Tabarî, sans en apporter la démonstration, fit ce
commentaire général : "Si Dieu n’avait opposé les hommes d’obéissance
et de foi aux hommes de la désobéissance et du polythéisme, la terre eut été
corrompue." ayant ainsi parfaitement intégré ce verset au message
global du Coran.
-
Il est donc clair à présent que ces mots "N’eut été le fait
que Dieu repousse les hommes par les hommes " ne
sont absolument pas une justification de la guerre fut-elle, horrible oxymore,
guerre sainte. L’expression coranique exacte "Et si n’était
le repoussoir de Dieu des hommes les uns par les autres…" indique que
les hommes de foi sont le contrepoids des hommes d’impiété, réalité articulée
sur le pouvoir discriminant de l’unicité de Dieu, lequel maintient un équilibre
relatif en ce bas monde.
Il
s’agit en fait d’une lecture à un niveau supérieur de la lutte du bien contre
le mal. L’enchaînement logique des propositions est le suivant : Dieu
prendra toujours la défense des croyants unitaires du fait que ces derniers
subiront l’oppression de ceux qui refuseront de céder de leur pouvoir au profit
de l’unicité divine. Il leur donne autorisation de se défendre non pas pour
propager par la force le tawhîd mais en réparation des préjudices qu’ils
subissent. Il leur accordera la victoire en des termes et des
conditions que, plaise à Dieu, nous soulignerons au prochain volet.
Fin de la première partie.
name="_edn2" title="">2 Il est remarquable que cette formulation particulière soit mot à mot répétée en
S2.V251
name="_edn4" title="">4 Nous usons de guillemets pour
signifier le pseudo néologisme. Repoussoir dans l’usage français désigne un
outil particulier. Ceci étant, de façon moins courante, un repoussoir est un
élément éclatant destiné à produire un contraste, une mise en valeur
différentielle, définition que nous pouvons ici intégrer.
Commentaires
excellente analyse et exégèse dr al ajami je suis impatient de connaitre la suite ;
comme d habitude très haut niveau de lecture
toujours aussi démonstratif Mr al ajami ;très belle analyse de texte j avoue je ne l avais jamais compris comme ca
tres bon texte comme d habitude je ss impatient de lire a suite
dr al ajami démontre une nouvel fois que c est un grand érudit , malgré qu il soit a contre courant de ce que pense la majorité,merci
très bon texte analyse de texte exceptionnel démonstration sublime c est du al ajami chokran docteur
bonjour, je m adresse directement a Mr al ajami est ce que vous donner des conférences ?
si on pouvait avoir autre chose que tariq ramadan ca serait bien il monopolise trop la scène et avec le temps on ce rend compte qui l touche pas ca bille en matière de religions
tres bon texte très instructif les analyse du dr son très pédagogique j attend la suite
dr al ajami voit ce que nous voyons pas c texte sont très profond je crois qu il lit entre les lignes du coran et il décryptes tous c message
Exceptionnelle analyse.
bonjour a tous un petit bonjour du canada je vous invite ce we le dr al ajami donne une conférence a l institue des sciences humaines comme d habitude çà seras passionnant et tres instructif
à chorba, monsieur Al Ajami est théologien, pas voyant.
Salam, de quelle faculté est il issu Dr Ajmi ? Une simple question ?... Pour qui saurait me répondre.
Abdel qui semble particulièrement désarmé face à la redoutable argumentation du Dr Al Jami, tente par un procédé assez risible de tenter de le disqualifier en cherchant à savoir dans quel Intitut a t-il été formé ? Au lieu de répondre sur le fond du texte, Abdel préfère donc contourner le débat, en s’attardant sur une question sans intérêt.
il a etudier en afique du sud a durban
tres bon texte merci
merci pour vos contribution DR nous apprenons énormément avec vous
votre lecture du coran et tous simplement remarquable
Salam’ alaykum Sonia,
Même si le texte est intéressant, j’avoue que moi-même j’étais intéressé de savoir quel était la formation islamique (université et location) de Mr Al ’Ajami.
Le but n’est en aucun cas de dénigrer celui-ci.
Simplement, en Islam, il est bon de vérifier les connaissances religieuses. N’est pas théologien qui veut. Ces informations peuvent même donner encore de plus crédit à son texte.
Les croyants opprimés, spoliés, ont le droit de se défendre en tant que croyants.
Leur combat est légitime. Ce que je comprend est que même s’ils n’obtiennent pas la victoire dans ce monde, ils l’auront auprès de Dieu, l’essentiel étant la justesse de leur combat.
Ce qui revient à dire que toute injustice partielle (qui paraît injuste quand l’opprimé ne recouvre pas ses droits en ce monde) entre, en définitive, dans une justice globale, La Justice Divine, où l’opprimé sera rétabli pleinement dans ses droits.
Autrement dit, peu importe l’issue du combat en ce monde, pour le croyant. Il doit se défendre et sera victorieux, tôt ou tard.
Merci Dr. Adjami.
Tiens c’est bizarre ; à chaque fois qu’il s’agit du Dr Al’ajami oumma.com ne publie que les commentaires favorable , et non pas les opinions qui ne vont pas dans le même sens . je pense que oumma.com ou du moins son administrateur veut formater les esprits . le Dr est un scientifique et non pas un alim ; et c’est à chacun son domaine . Donc , pour moi ce Dr est un charlatan manipulateur des petits esprits ! moha
HONNETEMENT POLEMIQUE INUTILE QUAND JE VOIS LA QUALITÉ DE C INTERVENTION ET CELLE DE NOS SOIT DISANT SAVANT DE AZ HAR OU D ARABIE SAOUDITE LE DR AL AJAMI A RIEN A LEUR ENVIÉ MÊME SI JE NE SS PAS TJRS D ACCORD AVEC LUI MAIS JE LUI RECONNAIT DES QUALITÉ INDÉNIABLE EN MATIÈRES DE RELIGIONS IL ET TRÈS AU-DESSUS DE LA MOYENNE C TEXTE LE CONFIRME
le dr al ajami a étté formée en Afrique du sud a durban exactement il et très connue dans le sous continent indien et dans l asie du sud est il parle 10 langues c un grand érudit qui et tres connue dans c pays
Afrique du Sud
Centre for Contemporary Islam, University of Cape Town
http://web.uct.ac.za/depts/religion/IE/index.html
@ Moha. Que tu détestes le Dr Al Ajami est ton problème...que tu sois d’un autre avis c bien mais on attends seulement que tu nous donnes ton exégèse de ces versets...à moins que tu ne sois un charlatan manipulateur... ! et au fait as-tu pensé qu’il il est peut être même pas docteur, peut être qu’il sait même pas écrire,ou peut être il sait m^me pas lire...
Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose. c pas Machiavel qui a dit ça mais Francis Bacon dans un essai sur l’athéisme, intéressant non ?
Moha, tu joues les petits malins, tu dois être un petit théologien du clavier, comme il y en a beaucoup sur le net ! Mais qu’as tu écris ? Es-tu capable d’écrire un article sans faute d’orthographe ? Es-tu capable d’écrire un livre ? A part donner des leçons planqué derrière ton écran, que sais-tu faire d’autres ?
salam alaycoum
on ne peut traduire litteralement le coran comme le fait al ajmi.
de plus ceci fausse le texte.
il devrait plutot dire un essaie de traduction du sens rapproché des versets.
de plus le verset traduit est en realité avec une traduction au sens rapproché"et si allah ne neutralisait pas une partie des hommes par une autre, la terre serait certainement corrompue.mais ALLAH est le detenteur de la faveur pour les mondes."
le problème avec al ajmi c’est qu’il traduit le coran avec des erreurs mais il en fait une exegèse sans tenir compte des ahadiths qui expliquent les versets.ce serait bien qu’il cite aussi ses sources.la difference entre lui et les savants de la sounnah ,les vrais,eux disent ALLAH a dit et le prophète sallala alayhi wa salam a dit.de plus ceci avec la comprehension des peiux predecesseurs.
on ne va pas s’étaler.
sans remettre en cause ses années d’études ,l’université ou a etudié al ajmi n’a pas une bonne ’aquida.
rien que son texte sur le mariage des musulmanes suffit comme preuve.
il fait un effort ijtihad mais combien en font et sont dans l’erreur.
les poetes avaient un large public aussi.
ce serait bien qu’il nous cite ses sources et ses cheikhs.
Il ne faut pas répondre à ce genre d’énergumènes qui traversent sûrement des crises d’identité et dont l’anonymat leur procure un certain “courage”.La différence qui existe entre eux et les bêtes c’est uniquement le maniement du clavier.
Sonia serait elle schyzo ? Lis tu ce que je n’ai pas écris ??
Lorsque je demande quel bagages il peut avoir ou de quelle école il est issu, c’est normal comme question !!
Le réflexe naturel de tout musulman, je ne dois pas être séduis par le style d’un auteur ni par les conclusions qu’il peut tirer de ses réflexions, si tant est qu’elles cautionnent ce à quoi je pense... Je dois surtout m’ateler à la démarche, son cercle de références chez les savants, ses lectures et cautions dont il pourrait faire l’objet. L’islam et ses sciences, ne nous parviennent que de cette manière, ou alors vous faites l’impasse sur 14 siècle... Si vous voulez !
Parler 10 langues n’est pas suffisant, on parle de démarche dogmatique, interpéter les versets seul, est début d’hérésie, Oumma publiera t-elle ? Salam à tous, et paix.
Abû Zahrâ
Très cher cher Al Ajami,
Eh bien bravo ! J’ai lu d’un trait tous vos articles stockés dans l’Oumma.com. Cela m’a pris une nuit entière. Mais, soyez sûr que le temps ne compte plus lorsqu’on lit des textes aussi profondément spirituels et d’une stature intellectuelle incontestable. Ne pouvant les commenter tous, j’ai préféré m’arrêter ici sur trois points. N’ayant pas encore le plaisir de lire le livre indiqué du Cheikh (Que dit vraiment le Coran ?), je ne peux donc pas m’y prononcer sur le contenu. Cependant, me fondant sur les grandes lignes méthodologiques et les quelques exemples de sujets traités, donnés par l’auteur à la rédaction d’Oumma.com, je crois pouvoir dire que :
I - Cet excellent travail, est le produit d’une spécialisation respectable et il loin d’être une innovation en matière d’exégèse coranique. Elle s’inscrit directement dans la lignée de l’exégèse ‘coranisante’ contemporaine fondée sur le principe de la primauté de l’exploration inter-coranique qui, clairement, n’a rien à avoir avec un coranisme primaire qui prétend se passer de l’éclairage de la Sunna. On constate, avec joie, dans la démarche du cheikh, la volonté de donner la priorité aux principes fondamentaux dégagés des textes à leurs applications secondaires (frû’iy) obtenues à partir d’efforts humains non exemptés d’erreurs. Cela, avouons-le, n’est pas non plus risque. Car, un colossal bouleversement théologique a été opéré à partir de la naissance des disciplines réglementaires des sciences islamiques, tel que la science du fiqh et celle du hadîth. Ces disciplines qui, théoriquement n’étaient destinées qu’à garantir la bonne compréhension des textes scripturaires, elles ont fini par en être ordinateurs. Le Coran a fini par tomber, dans l’esprit des musulmans et la complicité des pouvoirs publics, dans un devoir de concordance obligatoire avec les préceptes juridiques du fiqh. Le Droit islamique, a ainsi pris le pas sur la Shari’a. A tel point que Shari’a est devenue synonyme de Droit ! La Shari’a représente les principes essentiels dogmatiques et juridiques de l’Islam, alors que les Droit, la jurisprudence, le fiqh, lui, ne représente que son aspect pratique et quotidien. Si le Droit évolue avec le temps l’espace et les diverses conditions humaines, la Sharî’a quant à elle, elle reste immuable. C’est elle qui orient les pas de tous les juristes, moralistes, théologiens de tous les temps et de toutes les sociétés. Lorsque le Cheikh, met l’accent sur le caractère défensif du Jihâd, ramenant à cela l’interprétation du verset « », il ne faisait que s’en tenir au strictement historique et principiel du sujet. Le reste est d’évidence de l’ordre de la discussion des écoles. Toute la sainte biographie du Prophète (As), ainsi l’ensemble des principes moraux de l’Islam, concordent et corroborent une vision supra-religieuse de l’être humain. La religiosité de l’être n’étant d’un point de vue strictement coranique qu’une valeur additive à celle d’être humain. Remettre de l’ordre dans la hiérarchie conceptuelle de notre pensée, n’est donc pas une imagination d’esprit du Cheikh AL Ajami, mais la poursuite d’une oeuvre commencée depuis des siècles est valorisée par un grand nombre de penseurs contemporains comme Muhammad al-Gazzâli (l’Egyptien), Yûsuf al-Qarḏâwî, Ṭâha Jâbir al-‘Ulwânî, Muhammad Abduh, Rashîd Ar-riḏâ, etc. Les ‘ulémas salafites, d’une manière bien sûr un peu moins visible, participent activement à ce réveil puisqu’ils combattent ardemment non seulement le suivisme aveugle, mais aussi l’intrusion des fables et des mythologies dans l’exégèse coranique. Ils furent donc, ceux qui ont désacralisé les fatwas et les rites (maḍâhibs) des anciens, mettent en évidence leur caractère d’efforts humains faillibles.
II - Certains lecteurs des articles du Cheikh, m’ont parus ne pas comprendre son interrogation fournie sous la forme interpellative, sur le sens et la signification de nos actes non hiérarchisés. Effectivement, à quoi peut servir la manifestation de celui qui devait donner et ne l’a pas fait ? De celui qui devait écrire, il ne l’a pas fait ? De celui qui devait aller sur le terrain (car il en a les moyens) donner à manger, soigner les malades, témoigner de la barabrie, il ne l’a pas fait ? De celui qui devait rompre certaines relations hypocrites, il ne l’a pas fait ? À quoi donc peut servir la manifestation de celui qui, à la télé, à la radio, aux journaux, tient un langage inefficace et de surcroît compromettants pour les vrais résistants ?! Non, le Cheikh Al Ajami, ses écrits le montrent clairement, n’est pas de ceux qui sombrent dans un spiritualisme démissionnaire, mais nous appelle à mettre de l’ordre dans nos actes, de les hiérarchiser, de répondre là où nous sommes demandés réellement, et de ne pas nous en tenir aux choses qui donnent à notre conscience son repos et sa seul satisfaction. Oui, j’ai manifesté, oui, je me suis demandé si mon devoir de l’heure n’était pas ailleurs ? Oui, je me suis dit que je criais ma colère face à celui qui ne m’écoutait pas, oui, je me suis dit que celui a qui, j’étai entrain de demander de l’aide, était le même qui couvrait l’ignominie.
III – La justesse de l’effort méthodologique du Dr Ajami étant ce que nous venons d’indiquer. ‘Tout ne peut, cependant pas, lui être pardonné’, comme l’a dit un de ses lecteurs apparemment bien averti (Dieu merci). En effet, si on peut accepter que le Dr opère à des choix judicieux et courageux là où il y’a divergence entre les ‘ulémas et les écoles ; qu’il donne aux principes fondamentaux toute la place qui leur est due, c’est tout à son honneur, mais on peut tout de même difficilement comprendre que des conclusions théologiques ou juridiques d’une impotence aussi grande soient obtenues à partir d’opérations grammaticalement contestables, du moins en arabe. Certes, telle est l’impression gênante qui se dégage des conclusions obtenues de l’analyse grammaticale faite du verset « …N’eut été le fait que Dieu repousse les hommes les uns par les autres, que d’ermitages auraient été détruits, de synagogues, d’oratoires et de mosquées, tant de lieu où l’on célèbre le Nom de Dieu abondamment... » : « wa law lâ daf’u-llâhi an-nâssa b’adahum bi-b’adin… » (s22, v40). On peut penser que, l’interprétation traditionnelle est rejetée par le Cheikh parce qu’il aurait considéré que le verbe arabe de Daf’a impliquerait nécessairement la notion d’agressions et de l’attaque offensive qu’il avait catégoriquement réfutée. Or, Daf’a, comme il a si bien noté d’ailleurs, signifie d’abord : repousser, écarter quelqu’un. L’évidence de son interprétation par le Tawḩîd, au lieu du combat défensif, reste donc à démonter. Je sûr qu’il reviendra sur la question, pour nous en donner ample explication. Qu’Allah te protège Cheikh, ainsi tous les siens. Un humble Ṭâlib ‘Ilm. Paris.
A Abou Zahra. Il me semble avoir compris que Dr Al Ajami a réservé aux autres parties des éléments supplémentaires et complémentaires aux avancées de ce premier volet...attendons pour nous prononcer.
merci, docteur A’jamî pour cette approche, qui a sussité beaucoup de commentaire, mais comme vous savait l’Isalm rétrébu l’éffor et encourage la réflection, mais tout de même j’ai quelques réfléction à propos de ce qui était étalé par vos soins.
1. l’explication donnée concerant le nominatif du repoussoir de Dieu, l’atribuant au Tawhîd, est un sujet à caution, car il nessissite une preuve tangible detuite d’une éxegège
connue (l’ avis de Tabarî seul ne sufit pas pour finaliser votre recherche)
2. votre analyse gramaticale est érronée car le verset est explicite en la matière ; "ba’duhum bi ba’d" il y a la conjonction "bi" qui represente du point de vu gramatical arabe
l’outil et non pas la circonstance de lieu comme vous l’avez énnoncé. le verset dit : "ba’duhum bi ba’d" et non pas "ba’duhum fi ba’d"
3. Les ’Ulamaa ont expliqué le repoussoir par ce qu’on appelle "Sunnatu atadafu’ et " le mot "Annâs" n’est pas qualifié dans le verset le fait de le définir par : d’une part les
dénégateurs et d’autre part par les gens qui unifient Dieu, reste à le prounver linguistiquement et canoniquement.
4. le repoussoir " Sunnatu atadafu’ " n’est pas qualifié dans ce passage du Coran pour laisser comprendre aux pensseurs qu’il s’agit d’un repoussoir dans les différents domaines de la vie, ce repoussoir est expliqué sociologiquement par Dorkaîm et idéologiquement par Kant.
5. dernière remarque : concernant le verset du Pélirinage v.40 je remarque que la traduction n’est pas fidelle au texte arabe , car le fait de traduire " wa masajidu yudhkaru fiha
ismu Allahi khatiran" par :" tant de lieu oû l’on célèbre le nom de Dieu", n’est pas conforme au texte arabe mais plutôt traduire par "mosquée, là oû l’on célèbbre le nom de Dieu.
6. a priori notre Docteur est bien initié en études linguistiques arabes, lui échappant l’étude de la jurisprudence et ces fondements.
merci Docteur.
Abou tayyeb. Vos remarques grammaticales ne contredisent pas celles du Dr Al ajami. Vous écartez Tabari sans doute n’est-il pas de l’avis qui vous convient. Le sunnatu atadafu’ n’est pas un concept issu du Coran ou de la Sunna mais de l’imagination intentionnée des ulama. Que Kant vous serve de caution prête à rire. Dire qu’une exègèse doit être validé par celles des prédecesseurs est effectivement un fondement de usul. Ce principe, ni coranique ni sunna, ordonne aux musulmans de ne pas lire leur Livre et surtout de ne pas y réflechir ce serait crime de lèse-ulama. Réfléchir sur le Coran serait donc une attitude intelectuelle et une demarche de croyant qui fait de vous, illico presto, ou pas loin, un hérétique ou un apostat...ça me rappelle les positions de l’Eglise ou du Rabinat...Enfin, que vous pensiez que l’on ne puisse traduire masjid que par mosquée relèveprobablement de l’auto hypnose.
D’Abû Zahrâ A Abû Tayeb
Salam
Remercions d’abord, comme vous l’avez si bien fait, le Docteur Al ‘A’jamî, pour sa contribution oh combien profitable à l’éclaircissement de nos idées sur l’Islam. Et merci à vous aussi qui avez, d’un niveau très honorable, relevé le débat encore un peu plus haut. Permettez-moi, cependant, de revenir sur vos 6 remarques soumises à l’intention du Cheikh et des lecteurs de Oumma. com.
1. Vous soutenez, au premier point de votre intervention que l’explication donnée par le Dr Ajami au sujet du nominatif du repoussoir de Dieu, doit jouir d’une preuve ‘tangible déduite d’une exégèse connue’ et que ‘l’avis de Tabarî seul ne suffit pas’. Ne maîtrisant pas, à votre hauteur, la langue de Molière, je vous rappelle tout de même que personne ne détient jusqu’à la preuve du contraire le monopole de la tangibilité d’une preuve. Cela varie selon son intangibilité et selon les niveaux de nos perceptions intellectuelles (al-idrâk al-‘aqlî). A moins qu’elle ne relève explicitement du Saint Coran ou la Sainte Sunna.
2. Vous exigez que au deuxième point, pour la validité de l’exégèse du Cheikh, elle soit nécessairement ‘déduite d’une exégèse connue’, peut-on vous rappeler que cette condition n’est retenue par aucun savant (à moins que vous ne le rappeliez) à notre connaissance, respectueux des principes conceptologique de l’interprétation (usûlu at-tafsîr), sinon, alors il faut nous éclairer si les portes de l’ijtihad (l’effort de compréhension) se sont à nouveaux refermées ?! Et enfin, le seul avis de ‘Tabrî, ditez-vous, ne suffit pas’. J’avoue ne pas trop savoir sur quelles règles d’exégèse ou méthodologie vous fondez-vous pour affirmer qu’une exégèse conceptuellement valide ne peut être reçue que sous caution de plusieurs imams. C’est le principe erroné de : ‘Qui est ton imam’, enseigné dans les Souk. Expliquez-nous un peu plus. Car, plus on s’entend sur les méthodes et les démarches, mieux on se comprend.
3. Vous reprenez le troisième point de vos remarques au sujet de l’analyse grammaticale du Cheikh et vous décidez d’emblé qu’elle est ‘érronée car le verset est explicite en la matière ; "ba’duhum bi ba’d", et vous signalez qu’il y a ‘la conjonction "bi" qui représente du point de vu grammatical arabe l’outil et non pas la circonstance de lieu comme vous l’avez énoncé’. D’abord la notion de l’explicite est conceptologiquement claire, il s’agit de ‘aṣ-ṣarîḩ’, avez-vous peut-être oubliez que les ḩurûf, relèvent pratiquement tous du domaine de l’implicite, puisque comportant toujours la probabilité d’interprétation que ne comporte pas forcement les verbes (al af’âl) et les noms (al-asmâ’). On vous aurait donné crédit de votre affirmation si elle n’était apparue dans votre texte dans un habillage obsessionnel d’idée préconçue : s’en tenir au ‘déjà dit’. Ce préjugé vous fait, chose méthodologiquement grave, oublier un principe fondamental de conceptologie : l’inter-chengeabilité des significations (Tanaqqulu m’ânî al ḩurûf) entre les ḩurûf arabes. Ainsi par ex. le ḩarf ‘bi’ dont il s’agit ici et que vous qualifiez d’outil est employé dans le Saint Coran à bien d’autres significations que celui-ci, tel que : à cause de .. (s4, v155 et s5, v13), à l’endroit de.. (v. s46, v 21), dans.. (v. s2, v26). Méfions-nous donc de nos cours d’école quant il s’agit du Coran, car, le sens d’outil (ḩarfu-l-âla) connu effectivement grammaticalement est rarement usité dans le saint Coran à moins que nous tombions dans un littéralisme de Grand-Place. Sans intérêt.
4. vous nous rappelez que ‘Les ’Ulamaa ont expliqué le repoussoir par ce qu’on appelle "Sunnatu atadafu’. Cher frère en Islam, nous, lecteurs, craignons que vous ne vouliez que nous comptions Charles Darwin parmi les interprétateurs comptants du Saint coran. En effet, une certaine compréhension statique et presque fataliste du principe de ‘Sunnatu a-taḏâf’u’, aboutit nécessairement à une sorte de ‘selection islamique de la vie’ ! Ne dénonçons personne, mais ceux, d’entre les ‘ulémas contemporains qui parlent ainsi, sont en générale imbibés d’idées extra-coraniques dont nous devons nous en méfiez.
5. Quant à votre rappel des explications sociologiques supposées de Karl Durkheim ou philosophiques d’Emanuel Kant, hommes, tous deux respectables dans leurs domaines, cela me rappel un ‘Umar ib. Ḫaṭ-ṭâb (r) lisant des feuillets de Tarwât pour s’instruire alors que le Prophète d’Allah était là juste pour cette fonction !
6. S’agissant de votre dernier remarque concernant le la traduction du verset du Pèlerinage v.40, traduit par le Cheikh par :" tant de lieu ", au lieu de tant de "tant de mosquées’, comme vous l’avez suggéré, avouons avec vous cher frère, qu’une explication plus ample du Cheikh nous est due.
6. Enfin, vous affirmez étonnement qu’’à priori notre Docteur est bien initié en études linguistiques arabes, lui échappant l’étude de la jurisprudence et ces fondements’. Cette affirmation me rassure personnellement, car elle montre que vous n’avez pas lu les écrits du Cheikh. Allez ne tardez pas, lisez son livre : (Que dit vraiment le Coran), on en reparlera In Sha Allah. Pour finir j’ai beaucoup appréciez votre sens du dialogue intellectuel. Merci. Salam
Salam
Magnifique traduction !
En lisant cette traduction, je ressens des choses contrairement aux traductions classiques.
Barakallahoufik.
"Le repoussoir de Dieu", je pense que c’est tout simplement la possibilité pour les croyants de se défendre quand ils sont attaqués.
Je ne vois pas l’intérêt de considérer que c’est le tawhîd.