Devant la croissante criminalisation de l’immigration et de la politique répressive à l’encontre des migrants

L’UJFP rejette, avec fermeté, la mise en place de lois concernant les prétendues régulation et maîtrise

dimanche 14 octobre 2007

Devant la croissante criminalisation de l’immigration et de la politique répressive à l’encontre des migrants

L’UJFP rejette, avec fermeté, la mise en place de lois concernant les prétendues régulation et maîtrise des migrations. Leur objectif est de chercher des boucs émissaires, dont les immigrés seraient les principaux responsables et la cause sous-jacente, pour expliquer les difficultés et les problèmes sociaux.

L’UJFP réaffirme que migrer est, avant tout, un droit humain fondamental et élémentaire et que tout citoyen quelle que soit son origine, a le droit de quitter son pays et le droit de chercher un meilleur niveau de vie ailleurs.

L’UJFP précise que le fichage génétique et la traçabilité des origines raciales rappellent et font remonter à des périodes historiques les plus sombres de l’humanité où les Juifs avaient été l’objet de mesures similaires.

Dans une démocratie, l’introduction légale de ces mesures à l’encontre de migrants se révèle incompatible avec les valeurs et les pratiques démocratiques. L’UJFP ne peut accepter l’introduction d’une mesure qui sous couvert de légalité, établit la discrimination entre les femmes et les hommes en raison de leur origine.

L’UJFP rappelle fermement que ces mesures ne sont pas « un détail », pas plus que ne l’était la traçabilité des origines raciales mise en place par l’Allemagne des années trente et par d’autres pays européens, ce qui a mené à des dérives et aux crimes les plus atroces

Nous, militants de l’UJFP savons très bien que c’est précisément par des « détails » simplistes et profondément idéologiques qui assimilent les migrants -vus et vécus comme des « autres »- à des voleurs, à des criminels, à des terroristes et à des profiteurs, que l’on aboutit à des dérives, dont les Juifs, les Tziganes, et d’autres, ont payé le prix fort.

L’UJFP rappelle que si des pauvres fuient leur pays, c’est parce qu’il existe des relations économiques, commerciales et financières dont l’un des effets les plus graves est la violation massive des droits humains. C’est la refondation substantielle de cet ordre international de la misère qui doit être visée avec une politique de développement.

L’UJFP rejette toute institutionnalisation de la xénophobie et des nouvelles formes de racisme, ainsi que cela a été pointé dans plusieurs rapports du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, et ce sous quelque prétexte, sous quelque motif ou quelque argument d’ordre juridique, économique, politique ou idéologique que ce soit. La démocratie, l’exercice des libertés démocratiques, la pleine et entière jouissance des droits humains, sont incompatibles avec des mesures légales qui établissent et institutionnalisent la discrimination.

L’UJFP demande expressément que toute disposition sur la traçabilité raciale, notamment par les tests ADN, soit immédiatement retirée par le gouvernement et par les députés concernés.

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