Deux incendies criminels et islamophobes ont frappé à Hoenheim, en Alsace

Mois après mois, semaine après semaine, nos articles dénoncent sans relâche l’hémorragie d’agressions

samedi 29 janvier 2011

Deux incendies criminels et islamophobes ont frappé à Hoenheim, en Alsace

Mois après mois, semaine après semaine, nos articles dénoncent sans relâche l’hémorragie d’agressions islamophobes, aux relents fascisants, qui défigure, souille, et saccage les lieux de culte et sépultures musulmans, au détriment des valeurs essentielles du vivre-ensemble, à chaque fois un peu plus fragilisées.

La région strasbourgeoise avait déjà payé un lourd tribut à une haine qui avance masquée, frappant dans la pénombre par tags orduriers interposés, quand des mains incendiaires ont franchi un palier de plus dans la criminalité xénophobe, en mettant le feu à des habitations de citoyens d’origine turque au cœur de la localité d’Hoenheim.

Cette escalade effrayante et intolérable de la barbarie raciste a mis en émoi les autorités locales et l’ensemble de la communauté musulmane, plongeant notamment le Conseil de la Jeunesse Pluriculturelle de France (COJEP International), qui a fait de la lutte contre toutes les formes de racisme et de xénophobie sa priorité, dans la plus grande consternation.

Encore une fois, force est de constater que l’empathie et la réprobation des réactions officielles n’ont aucune résonance face à une islamophobie plus retentissante, qui a été dangereusement institutionnalisée et de fait banalisée par une rhétorique politicienne, notamment Umpiste, en pleine dérive droitière, quand elle n’émane pas directement de l’héritière du FN en personne.

Le COJEP International, qui a vu le jour en 1985 alors qu’il fédérait les Jeunes Turcs de Belfort, a immédiatement sollicité une audience auprès du maire de Strasbourg, propositions à l’appui, afin de faire part de ses plus vives inquiétudes et d’exhorter à passer à l’action, tout à la fois urgente, concrète et fortement dissuasive.

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