Car au soir du 10 Août, aucun pays musulman ne pourra voir le hilâl sauf, avec quelques difficultés, la lointaine Patagonie. De fait, aucun de ces pays ne devrait prétendre l’avoir vu. Par une étonnante conjonction, cette année, que se soient les partisans du calcul ou ceux de l’observation, les chantres du jeûne planétaire ou de l’identité nationale, tous devraient aboutir aux même conclusions : le « jeûne universel » est en toute impartialité astronomiquement possible cette année le croissant s’invitant le même jour pour toutes les zones concernées.
“A chaque Communauté nous avons
institué son rite afin qu’elle l’observe. Qu’ils ne te contestent donc pas sur
ce point [Ô
Muhammad ]. Appelle à ton Seigneur car, tu es, certes, bien guidée, en
toute rectitude.” S22.V67.
Comme chaque année la controverse fait rage
et nous ne souhaitons pas participer au « je pense que », ni
opposer conservatisme à modernisme ou science et foi, ces faux débats ne
faisant qu’occulter une réalité autrement plus fâcheuse. L’Islam est religion
de référence scripturaire, et notre objectif est uniquement de donner à tout un
chacun un accès direct à la signification du Coran et du Hadîth.
Nous aurons constaté au précédent volet que
l’analyse littérale précise des versets du Coran concernant la détermination du
mois de Ramadân s’opposait à la possibilité de la dite détermination par le
seul calcul astronomique tout comme à l’idée du jeûne « universel ».
Le Coran est ici extrêmement explicite, la détermination du mois de
Ramadân dépend de l’observation du croissant, observation strictement
visuelle et non généralisable à d’autres régions.
Nous avons souligné par ailleurs une
réalité indéniable : à l’heure actuelle l’enjeu de la détermination du mois
de Ramadân est, avant toute chose, “politique”, les ulémas, les spécialistes,
plus largement les musulmans, payent ici de bonne intention ou pas.
Cependant, et nous ne pouvions en faire
l’impasse, il est régulièrement fait recours au Hadîth pour légitimer
ces volontés hégémoniques ou ces rêves d’unification, ces deux penchants
concourant, le premier à l’insu du deuxième, aux mêmes erreurs.
CE QUE L’ON PRÉTEND AU NOM DE LA
SUNNA.
1- Premier principe dit relevant de
la Sunna : « On doit suivre le premier pays musulman qui voit le
croissant. »
Si un tel principe avait été énoncé par le
Prophète, nous aurions là une preuve irréfutable, mais aussi une contradiction
flagrante d’avec le Coran. Il est donc malgré tout régulièrement mentionné un
propos attribué à Ibn Abbas : « Un bédouin se présenta au Prophète
et lui dit : J’ai observé le nouveau croissant de lune. Alors le Prophète
lui demanda : Attestes-tu de l’unicité de Dieu et de la prophétie de
Muhammad ? » L’homme répondit par l’affirmative. Le Prophète dit
alors : Informez les gens qu’ils devront jeûner demain. »
L’analogie repose sur la venue d’un
bédouin, donc d’un non-résident à Médine, et de la généralisation supposée
contenue dans l’ordre du Prophète : « Informez les gens qu’ils
devront jeûner demain. » On en déduit le principe ci-dessus mentionné.
Inutile d’épiloguer, car « hadith » rapporté par At-Tirmidhî, Abû
Dâwud et An-Nasâ’î est inauthentique, da’îf.
Il en est de même pour tous les propos
équivalents mettant en scène un témoin musulman ainsi que de ceux faisant
intervenir deux témoins musulmans. Tous sont nettement frappés au coin du
juridisme qui les engendre. Leur inauthenticité ne leur confère aucune valeur
décisionnelle. Ainsi, aucun hadîth ne permet de prétendre à la collectivisation
du jeûne.
style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>[1]
L’on pourrait, qui plus est, opposer à ces
textes un hadîth rapporté par Muslim, An-Nasâ’î, Abû Dâwud, At-Tirmidhî, Ibn
Hanbal, Ibn Khuzayma. Il met en scène Kurayb qui débuta Ramadân en
« Syrie » et qui, de retour à Médine vers la fin de ce mois, fut
interrogé par Abdullâh ibn Abbâs : « Quand avez-vous vu le
croissant, al hilâl ? Je répondis : Nous l’avons vu au soir du
vendredi. Il me demanda alors : L’as-tu vu personnellement ? Je
répondis par l’affirmative et ajoutais que les gens le virent de même et
jeûnèrent ainsi que Mu‘âwyya. Il dit alors : Quant à nous nous l’avons vu
samedi, et nous poursuivrons donc le jeûne jusqu’à compléter trente jours à
moins que nous ne voyons le croissant du nouveau mois. Je lui demandais
alors : Ne te suffit-il pas que Mu‘âwyya l’ait vu et ne suivras-tu pas son
jeûne ?
Ibn Abbâs me répondit : C’est
ainsi que le Prophète, SBSL, nous ordonna, de pratiquer. »
Ce hadîth, quoique en phase avec le sens du Coran tel
que nous l’avons rappelé, est toutefois assez délicat à valider : Il est
uniquement sahîh âhâd et pour At-Tirmidhî hasan gharîb.
Son caractère âhâd, ou isolé, ne lui confère pas pour nous une grande
valeur et, qui plus est, l’on peut faire les remarques suivantes : Al
Bukhârî ne l’a pas cité alors même que l’Ecole Chaféite l’a retenu.
href="#_edn2" name="_ednref2" title="">[2]
Il ne rapporte pas un avis du Prophète, SBSL, mais celui de Ibn Abbâs
qui ne cite pas pour autant à quel propos du Prophète il se réfère, il est donc
assez difficile de prouver que sa compréhension des choses soit juste.
href="#_edn3" name="_ednref3" title="">[3]
Signalons qu’il a été retenu avec moins de réserve par les ulémas en faveur de
la thèse spécifiant que le jeûne n’est valable qu’en fonction d’une observation
locale. Quoiqu’il en soit, l’argument décisif imposant le jeûne
« local » et invalidant le jeûne « universel » est
coranique, nous l’avons montré au précédent article, et rien dans la Sunna ne
vient le contredire, la suite le confirme.
2- Deuxième principe dit
relevant de la Sunna : « Le Prophète a indiqué implicitement que l’on
pouvait recourir au calcul. »
A cette
fin l’on cite régulièrement un hadîth authentifié, sahîh, rapporté par
l’Imâm Mâlik, An-Nasâ’î et, selon des variantes, par Al Bukhârî, Muslim, Ibn
Hanbal et ibn Hibbân.
Selon Abdullâh ibn Umar, le Prophète, SBSL,
a dit au sujet de Ramadân : « Ne jeûnez pas tant que vous n’avez
pas vu le croissant de lune, al hilâl. De même, ne terminez pas le jeûne du
mois sans l’avoir vu. Si vous ne pouvez l’observer du fait qu’il vous est
caché par les nuages, estimez-le. »
Lorsque un hadîth est authentifié il est
toujours possible de « jouer sur les mots ». Il est alors ici
exploitée la fin du propos : « Si vous ne pouvez l’observer du
fait qu’il vous est caché par les nuages, estimez-le. » Plus
précisément, on vise le segment « estimez-le » en arabe
« fa-qdirû lahu », en affirmant que cette estimation inclut
par défaut le calcul astronomique. Le Prophète aurait employé dans cette
perspective le verbe « qadara » qui, dit-on alors, peut
signifier « déterminer une mesure par le calcul ». Or, en
arabe, « qadara », apprécier, estimer, déterminer,
décréter, ne peut vouloir dire « déterminer une mesure par le
calcul ». Il s’agit d’une “erreur” évidente, et il est ici “confondu”
avec le verbe « qaddara » qui, si on le stimule énormément,
pourrait avoir le sens souhaité : « déterminer une mesure par le
calcul ». Il n’ y a donc aucune indication directe du Prophète en
faveur d’un mode de détermination par le calcul.
3- Troisième principe dit relevant
de la Sunna : « Seule l’ignorance des Arabes en la matière les
empêchait d’utiliser le calcul pour la détermination de Ramadân. »
Il s’agit à l’heure actuelle de l’argument
majeur militant en faveur de la détermination astrologique de Ramadân.
Le hadîth, sahîh, est bien
connu : D’après Ibn Umar le Prophète a dit : « Nous sommes
une Communauté non-lettrée, nous n’écrivons pas et ne comptons pas. Les
mois sont ainsi : parfois de 29 jours, parfois de 30. »
L’on cherche ici à renforcer l’opinion
précédente ; ce ne serait que du fait de l’ignorance des Arabes qu’il ne
fut pas procédé à l’estimation astronomique à l’époque du Prophète. Le
Prophète, SBSL, avouerait l’insuffisance de l’état culturel de son temps
en attendant, en quelque sorte, que la science nous éclaire.
Il est connu que les Arabes ne possédaient guère
de culture écrite, mais qui prétendrait qu’ils ne savaient pas compter ! A
moins que nous ne sachions plus lire ! Ainsi, à l’évidence, le Prophète, SBSL,
ne parle pas ici du fait de compter mais, comme le faisait très justement
observer Ibn Hajar al ‘Asqalânî
style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>[4]
en son temps, il désigne en réalité l’usage du calcul astronomique,
c’est-à-dire la détermination théorique des mois lunaires versus observation
visuelle.
Nous allons revenir sur la lecture juste de
ce hadîth clef en infra mais, d’ors et déjà, nous pouvons retenir que ce propos
du Prophète, SBSL, loin de célébrer l’on ne sait pour quelles obscures
raisons l’ignorance des Arabes, invalide en réalité le recours au calcul
astronomique. Ce n’est donc point, comme on le prétend, l’ignorance ou l’insuffisance
technique qui fit préférer au Prophète l’observation directe et nous allons
encore une fois le démontrer.
En résumé style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'> :
- Le premier principe : « On
doit suivre le premier pays musulman qui voit le croissant. » est
fondé sur une série de hadîths tous da’îf ou apocryphes.
- Le deuxième principe : « Le
Prophète a implicitement indiqué que l’on pouvait recourir au calcul. » est
fondé sur grossière erreur de sens.
- Le troisième principe :
« Seule l’ignorance des Arabes en la matière les empêchait d’utiliser le
calcul pour la détermination de Ramadân » relève d’une erreur de
lecture, compréhension erronée du texte. Le hadîth en question signifie en
réalité le contraire, le refus du calcul pour la détermination des mois
lunaires au détriment de l’observation visuelle.
CE QUE LA SUNNA DIT RÉELLEMENT.
• En premier lieu, il convient de revenir
sur le hadîth ci-dessus cité. Il est effectivement au cœur du débat et a été
récemment rappelé sur Oumma avec insistance par Khâlid Chraïbi sous l’autorité d’un
avis de Shaykh Ahmad Shâkir publié en 1939. Selon lui, et selon les ulémas qui
le suivent actuellement, l’on trouve en ce texte le fondement du troisième
principe : « Seule l’ignorance des Arabes en la matière les
empêchait d’utiliser le calcul pour la détermination de Ramadân. » A
contrario les avancées scientifiques en la matière seraient donc légitimes. Ce
discours s’articule autour du hadîth sahîh précédemment mentionné ;
en voici à nouveau le texte :
إنا
أمة أمية لا نكتب
ولا نحسب الشهر
هكذا و هكذا يعني
مرة تسعة وعشرين
ومرة ثلاثين
lang=AR-SA style='font-size:10.0pt'>.
D’après Ibn Umar le Prophète a dit : « Nous
sommes une Communauté non-lettrée, nous n’écrivons pas et ne comptons pas. Les
mois sont ainsi : parfois de 29 jours, parfois de 30. »
Notre traduction est littérale et nous
pouvons en réaliser l’analyse pas à pas :
1- « Nous sommes une
Communauté non-lettrée », si le Prophète par le terme « ummyy »
a voulu désigner l’illettrisme alors il commet une répétition inutile en
disant « nous n’écrivons pas et ne comptons pas » ! De
plus, il serait faux de dire que les Arabes ne savaient pas écrire même si cet
art était imparfait et très peu répandu chez eux. Mais, pire encore, il serait
stupide de prétendre qu’ils ne savaient pas compter ! Toute société
illettrée sait parfaitement compter et, devrais-je le rappeler, les Arabes
d’alors étaient souvent commerçants. C’est donc à dessein, et conformément à
l’étymologie même du terme « ummyy », que nous avons traduit
par « non-lettrée ».
2- Il ressort de ces remarques que la
phrase « nous n’écrivons pas et ne comptons pas » ne peut
signifier un constat d’ignorance. Or, la fin du hadîth dit : « Les
mois sont ainsi : parfois de 29 jours, parfois de 30. », c’est
donc que l’objectif visé par le Prophète en disant « nous ne comptons
pas » concerne spécifiquement la détermination des mois lunaires comme
l’avait fort justement observé al ‘Asqalânî.
3- Les Arabes, de par leurs contacts avec
les civilisations voisines,
style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>[5]
connaissaient l’existence du calcul astronomique et c’est ce qu’indique ce
hadîth. Pour autant, le Prophète a maintenu, conformément au Coran, une règle
issue de l’observation directe : un mois ne peut comporter en pratique que
29 ou 30 jours. Ainsi, les termes « nous n’écrivons pas et ne comptons pas » rejettent
l’établissement de tables de calcul astronomique et renvoient à l’obligation
coranique d’observation visuelle.
4- « Les mois sont ainsi :
parfois de 29 jours, parfois de 30. » signifient aussi que le calcul
astronomique, fût-il au centième de seconde près, ne change rien au fait que les
mois lunaires en pratique, c’est-à-dire à l’observation de visu, ne ferons
jamais moins de 29 jours ou plus de 30 ! Qui donc jeûnerait 29jrs.12
hrs.15mn.5 sc. et romprait son jeûne en plein midi ! Cette délimitation
concrète implique, de même, qu’il n’ y ait pas à avoir recours au calcul.
5- L’objectif de ce hadîth est donc bien de
conforter la détermination par l’observation visuelle du croissant qui,
rappelons-le, est une règle coranique concernant uniquement l’établissement du
calendrier des occasions religieuses, Ramadân, le Pèlerinage, l’Aïd Adhâ.
Il n’ y a donc pas à inclure au débat les difficultés occasionnées par
l’organisation civile des sociétés musulmanes qui, depuis fort longtemps déjà,
ont adopté dans les faits le calendrier de type occidental, ou ont proposé une
détermination préétablie par le calcul astronomique.
6- Pour conclure, nous pouvons retourner
aux premiers termes du hadîth : « Nous sommes une
Communauté non-lettrée ». Observons que le Prophète, SBSL, a
employé le mot « umma » et qu’il l’a renforcé par la particule
« innâ » dans « innâ ummatun », ce qui
se traduit exactement par : « Nous sommes, en vérité, une
Communauté ». L’emploi de « Umma-Communauté » donne à son propos
une portée générale et intemporelle ; il s’agit de désigner la Communauté
des musulmans. Si le Prophète, SBSL, avait limité son propos à son
époque et à la situation d’indigence supposée de son peuple, il aurait dû
utiliser le terme « qawm », « peuple, gens » :
« Nous sommes un peuple de non-lettrés ». Ceci confirme à
nouveau qu’il ne s’agissait pas pour le Prophète en ce hadîth de traiter de
l’illettrisme des musulmans du VIIème siècle, mais bien de réfuter
l’utilisation du calcul astronomique par la Umma des musulmans
conformément à l’énoncé coranique et, en tout état de cause, ce propos nous
concerne encore directement. Il ne sera donc pas possible de le reléguer à
l’âge de pierre ou aux oubliettes de l’histoire comme d’aucuns le pensent.
7- J’ajouterais que dans cet exact contexte
de compréhension, le terme « ummyy » peut être compris plus
justement, toujours en conformité avec les possibilités de l’étymologie, comme
signifiant « gens de principes », « gens s’en référant
aux sources ». Ce hadîth du Prophète, SBSL, lue avec précision
signifie donc : « Nous sommes, et serons, une Communauté de
principes, nous ne faisons pas recours au calcul astronomique pour la
détermination du mois lunaire mais à l’observation visuelle. Les dits mois sont
et seront en pratique de 29 ou 30 jours. »
Devrais-je avoir à le préciser ; loin
de moi l’idée de discriminer les autorités citées ou même à m’y opposer. Je ne
cherche pas exposer mes convictions mais seulement à comprendre les textes.
C’est-à-dire à rechercher leur signification réelle et exacte. Mes arguments
sont donc littéraux et, conséquemment, en rien polémiques. Le Droit, le
décisionnel, ont toujours montré leur exceptionnelle capacité à s’accaparer les
textes en fonction des besoins. La démarche vraie me semble inverse : nous
adapter au Message.
Ceci étant, le sens bien compris de ce
hadîth n’interdit pas le recours à l’utilisation du calcul tel que certains le
prônent raisonnablement : déterminer la non possibilité de visibilité
d’observation du hilâl à l’œil nu par zone géographique. Au contraire, il
s’agit là d’un progrès réel qui, tout en ne s’opposant pas à l’esprit et la
lettre des textes, permet de garantir les musulmans contre toute « erreur
volontaire » d’observation ( ?) à l’œil nu.
• Ensuite, reprenons rapidement le hadîth
cité pour étayer le deuxième principe : « Le Prophète a
indiqué implicitement que l’on pouvait recourir au calcul ». Nous
l’avons montré, l’interprétation qui en est faite est erronée, mais le texte
est porteur d’autres informations : « Ne jeûnez pas tant que vous
n’avez pas vu le croissant de lune, al hilâl. De même, ne terminez pas le jeûne
du mois sans l’avoir vu. Si vous ne pouvez l’observer du fait qu’il vous est
caché par les nuages, estimez-le. »
La première partie du hadîth, pourtant
négligée, est explicite : le Prophète y emploie à deux reprises le verbe
« voir », « raâ » et le hilâl n’est
pas chose théorique mais le croissant de lune tel qu’il apparaît à l’horizon en
début et en fin de mois lunaire.
style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>[6]
De plus, il est dit : « Ne jeûnez pas tant que vous n’avez pas
vu », la précision « hattâ », « tant
que vous n’avez pas », interdit de facto toute autre possibilité de
procéder, le calcul y compris, ce que confirme en fin de hadîth l’emploi du
verbe « qadara », « estimer » et non pas
« qaddara », « calculer », comme nous l’avons
précédemment signalé.
• Enfin, le point de vue du Prophète est
donc parfaitement cohérent et il n’est pas le fruit d’un archaïsme. Sa position
est explicite, elle se trouve logiquement synthétisée et confirmée en un hadîth
fort connu : « Jeûnez à la vision du croissant de lune, hilâl, et,
de même, terminez le mois de jeûne à sa vision. Si vous ne pouvez l’observer,
du fait des nuages, comptez trente jours. »
Ce hadîth, ici selon la version de An-Nasâ’î,
est aussi rapporté par Al Bukhârî, Muslim et d’autres. Il est sahîh
mutawâtir et, au sujet de la détermination de Ramadân, il est le seul qui
atteigne ce haut grade de fiabilité, il est donc prépondérant. Il confirme l’obligation,
« jeûnez », d’observation visuelle, « à
la vision » et, par la formulation « Si vous ne pouvez
l’observer, du fait des nuages, comptez trente jours », il conjoint
explicitement le refus du calcul astronomique remplacé par un principe simple
et logique : Si l’observation ne peut être réalisée du fait des conditions
météorologiques il suffit de compter trente jours pour le mois précédant
Ramadân, sha‘bân, soit la durée maximale d’un mois lunaire. Le décompte
de Ramadân sera par la suite réajusté.
style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>[7]
Signalons, pour être complet, que l’on
utilise parfois ce hadîth en version tronquée : « Jeûnez à la
vision du croissant de lune, hilâl, et, de même, terminez le mois de jeûne à sa
vision. » en affirmant que le pluriel ici employé par le Prophète
implique que toute la Umma doive jeûner dès lors qu’un seul témoin a vu le hilâl.
La connexion logique est ici plus qu’aléatoire mais typique du littéralisme…
href="#_edn8" name="_ednref8" title="">[8]
Ainsi donc, cette simplicité de procédé
n’est en rien due à un carence technologique ou conceptuelle, bien au
contraire, elle se fonde directement sur l’interprétation du Coran par le
Prophète. Répétons-le, là encore, la conformité d’avec le Coran est parfaite,
le Hadîth ne s’oppose pas au Coran. La sagesse présidant à cette mesure divine
et prophétique est évidente : interdire à ce que les hommes s’arrogent la
religion comme source de pouvoir et de domination…
Nous aurons pu, encore une fois, constater la
cohérence entre le Hadîth sahîh et le Coran, bien lu et bien compris. La
convergence du Hadîth et du Coran élimine donc ici toute spéculation quant au
mode de détermination du mois de Ramadân par le calcul et quant à la prétention
« politique » d’un jeûne “universel”, à moins que l’homme ne
préfère sa propre prise de parole à celle de Dieu et de Son Prophète…
EN RÉSUMÉ.
- Le Coran est extrêmement explicite quant
aux critères de détermination du mois de Ramadân et son champ lexical, conforté
par les hadîths authentifiés, est précis et sans ambiguïté aucune ; la
règle est donc intangible : c’est l’observation concrète, de visu,
qui signe le début et la fin du mois de Ramadân.
- Les hadîths, lorsqu’ils sont
authentifiés, confirment avec rigueur le propos coranique.
- Ils confirment que l’observation est
visuelle, et que le calcul astronomique ne peut y être directement substitué.
- Le Coran et le Hadîth ne prônent ni
n’autorisent le jeûne universel, c’est-à-dire l’alignement sur la première
nation qui annoncera le début de Ramadân.
- Les divergences entre les doctes et les
moins doctes sur ces textes ne relève pas de la nature des textes mais bien de
l’ambiguïté inhérente à la raison humaine.
- Il apparaît évident que les textes sont
lus et “mésinterprétés” sous l’influence d’un modernisme, ici pourtant inutile,
mais censé être la panacée de tous nos maux, croyance vaine mais croyance
certaine.
- Il apparaît tout aussi évident que la
réactivation du « débat » à l’heure actuelle est essentiellement
politique et en rien théologique ou exégétique. Ces démarches et approches ne
relèvent que de la triple erreur qui marque cette problématique : vision
politique réductrice et réduite de la Oumma, lecture superficielle ou orientée
du Coran et du Hadîth, foi mahdiste en la modernité.
- Nous ne rejetons pas, bien évidemment, la
validité théorique du calcul astronomique, mais uniquement le fait de vouloir
en légitimer l’usage au nom du Coran ou de la Sunna. Sachant, nous l’avons
démontré, que ces calculs ne peuvent en rien se substituer à la confirmation
par observation visuelle.
- Ce type de calcul est donc très utile
pour encadrer les dérapages politico-islamiques dont on nous gratifie chaque
année. Nous rejoignons ici la position de ceux qui, nous semble-t-il, il font
appel à l’usage du calcul non pour imposer une date à tous les pays, mais pour
permettre de vérifier scientifiquement l’absurdité des décisions de ceux qui se
prétendent diriger le monde islamique…et aussi, bien évidement, pour que chacun
puisse savoir s’il jeûne en Ramadân ou en chimère…
EN PERSPECTIVE.
A la veille de Ramadân nous entendrons
quatre sons de cloche :
Ceux qui disent que l’on doit jeûner en
fonction du premier pays qui l’observe.
Ceux qui disent que l’on doit jeûner en
fonction de leur suprématie supposée.
Ceux qui disent que l’on doit se baser sur
le calcul.
Ceux qui osent malgré tout dire que chaque
région ou pays doit se déterminer en fonction de l’observation visuelle.
Pour cette année 2010 la carte présentée
par Mr Guessoum
style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>[9]
extraite du site « islamic crescents’ observations project », sera
particulièrement pertinente et démonstrative.
Car au soir du 10 Août, aucun pays musulman
ne pourra voir le hilâl sauf, avec quelques difficultés, la lointaine
Patagonie. De fait, aucun de ces pays ne devrait prétendre l’avoir vu. Par une
étonnante conjonction, cette année, que se soient les partisans du calcul ou
ceux de l’observation, les chantres du jeûne planétaire ou de l’identité
nationale, tous devraient aboutir aux même conclusions : le « jeûne
universel » est en toute impartialité astronomiquement possible cette
année le croissant s’invitant le même jour pour toutes les zones concernées.
Or, ce ne sera vraisemblablement pas le
cas, les intérêts politiques pousseront les plus âpres et les plus stupides à
se réserver la primeur de l’annonce de Ramadân…en l’absence totale de
croissant. Au soir du 11 Août la situation sera exactement inverse, la totalité
des pays musulmans pourront observer le croissant, mais nous constaterons que
certains pays prétendront ne pas l’avoir vu, signifiant ainsi leur désir de non
alignement concurrentiel…
Nous aurons donc malgré tout cette année,
au minimum, 3 dates différentes pour le début de Ramadân... le ciel sera
toujours révélateur…à moins que Dieu n’en décide autrement…
Ainsi donc, si aucun des arguments des
tenants du calcul et du jeûne universel ne repose sur une analyse juste des
textes fondateurs, Coran et Sunna, tous achoppent sur la volonté de
manipulation des états dits musulmans.
A l’inverse, l’observation visuelle
locale, c’est-à-dire actuellement au moins pour une nation, respecte la
lettre et l’esprit des texte tout en court-circuitant efficacement l’infect jeu
des hégémonies par la manipulation du jeûne, ce à quoi, dès l’origine,
c’est-à-dire la Révélation, l’Islam révélé s’efforçait. C’est le seul cas de
figure qui permette aisément aux musulmans d’échapper à cette entreprise, le
plus aisé en mettre en œuvre aussi, le seul qui soit logiquement et
textuellement conforme au Coran et à la Sunna, l’Islam visant à libérer l’homme
de l’emprise de l’homme…
Nous comprendrons, à présent, dans le
contexte, les versets que nous avions respectivement placés en exergue des
volets 1 et 2 de cette analyse :
“ En vérité, votre Communauté est
une et Je suis votre Seigneur ; Adorez-Moi !
Or, ils se disputent les uns les
autres le commandement. Cependant que tous, vers Nous, retournent.”S21.V92-93.
“ A chaque Communauté nous avons
institué son rite afin qu’elle l’observe. Qu’ils ne te contestent donc pas sur
ce point [Ô
Muhammad]. Appelle à ton Seigneur car, tu es, certes, bien guidée, en
toute rectitude.” S22.V67.
EN PRATIQUE.
- Nul ne doit accepter de jeûner avant le
début théorique du mois de Ramadân.
- A cette fin, le calcul astronomique est
utile pour déterminer l’impossibilité de vision du hilâl pour telle ou
telle zone géographique.
- Dès lors qu’il est astronomiquement
possible d’observer le premier croissant, al hilâl, de Ramadân en la
zone où l’on réside, l’on peut accepter l’annonce de Ramadân.
- Si, en cette zone, Ramadân est annoncé
avec retard par les « autorités » il est possible de commencer à
jeûner dès avant les dites déclarations.
- Ces mêmes conclusions peuvent être
portées pour la détermination de la fin de Ramadân.
- Dans la mesure du possible il faut
compléter le mois de jeûne lorsque le calcul astronomique atteste que pour la
zone où l’on vit le mois de Ramadân aura été de 30 jours et que, pour des
raisons « mystérieuses », il aura été déclaré clos au 29ème
jour.
Je ne prétends par là à aucun juridisme,
jeûner pour la quête de la Face de Dieu est infiniment au-dessus de ces
contingences. Si nous appartenons spirituellement à la même Oumma, Ramadân, au
concret, réunit, sans pour autant les unifier, les musulmans vivant en un même
pays. Il faudra donc rechercher un subtil compromis entre la recherche de
l’unité et le refus d’une erreur manifeste de détermination du mois de Ramadân.
Je ne ferais pas non plus de vœux pieux
pour appeler nos auto-représentants à plus de sérieux, il me semble plus sûr
d’inviter chacun d’entre-nous à ne craindre et n’espérer que de Dieu. Tout au
plus aurons nous voulu délimiter les bornes exactes permettant de respecter ce
que Dieu et son Prophète nous ont enseigné tout comme de nous protéger de que
les hommes trament. En ce mois de bénédiction, toute sagesse sera amplifiée et
toute polémique aussi.
Dr Al Ajamî.
name="_edn1" title="">
style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>[1]
style='font-family:"Verdana","sans-serif"'>
lang=EN-US dir=RTL> A vrai dire, ce genre de pièce à conviction
n’a pas été fabriqué pour servir une quelconque volonté de pouvoir centralisé,
mais pour alimenter les divergences entre les Ecoles de Droit qui, comme toute
casuistique instrumentée, n’ont eu cesse de se différencier les unes des
autres. Avons-nous encore à consommer le poison de ces fruits !
style='color:red'>
name="_edn2" title="">
style='font-family:"Verdana","sans-serif"'>
lang=EN-US style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>[2]
dir=RTL>
dir=LTR> Il
faut savoir que bien souvent il est possible de constater une convergence
marquée entre les choix par Al Bukhârî de hadîths à caractère juridique et les
orientations particulières à l’Ecole de Droit Shaféite. Cette Ecole est celle à
laquelle Al Bukhârî a été formé ; présentement, le fait qu’il n’ait pas
retenu ce hadîth ne peut donc être du à ce qu’il en ignorait l’existence mais,
l’on peut logiquement alors le supposer, à ce qu’il douta de sa validité
technique. Les critères de sélection de Al Bukhârî, le fait est bien connu,
étant plus précis et strict que ceux de Muslim.
name="_edn3" title="">
style='font-family:"Verdana","sans-serif"'>
lang=EN-US style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>[3]
dir=RTL>
dir=LTR> Nous
ajouterons à cette analyse que le texte est par trop précis, c’est-à-dire trop
bien ciblé sur la problématique, pour ne pas être suspecté. De plus, tout
hadîth pro ou anti-califal, ou en faveur ou défaveur d’un mouvement
dogmatico-politique est de principe à considérer avec moult précautions.
name="_edn4" title="">
style='font-family:"Verdana","sans-serif"'>
lang=EN-US style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>[4]
dir=RTL>
dir=LTR> Le
grand commentateur du Sahîh Al Bukhârî, IXème siècle H.
name="_edn5" title="">
style='font-family:"Verdana","sans-serif"'>
lang=EN-US style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>[5]
dir=RTL>
style='font-family:"Verdana","sans-serif"'>Le calcul relatif aux lunaisons est
connu au moins depuis les Babyloniens.
name="_edn6" title="">
style='font-family:"Verdana","sans-serif"'>
lang=EN-US style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>[6]
dir=RTL>
dir=LTR> Le
terme arabe hilâl désigne exactement le croissant de lune observable au
couchant durant les deux ou trois premiers jours du mois ainsi que l’état de la
lune observable au levant aux 26ème ou 27ème nuits du
mois.
name="_edn7" title="">
style='font-family:"Verdana","sans-serif"'>
lang=EN-US style='font-size:10.0pt;font-family:"Verdana","sans-serif"'>[7]
dir=RTL>
dir=LTR> A
ce propos, il est parfois affirmé que ceci est source d’erreur, et que si l’on
ne calculait pas la longueur réelle des mois lunaires l’on finirait par cumuler
un décalage lorsque, par exemple, plusieurs mois consécutifs ne comporteraient
effectivement que 29 jrs et que, ne pouvant observer le croissant du fait du
mauvais temps, l’on totaliserait à chaque fois 30 jrs comme le conseillait le
Prophète. Nous aurions donc là un argument complet pour imposer la
détermination programmée par le calcul. Ce qu’ignorent ces astronomes de salon
et pourtant connu du moindre paysan : trois occasions sont données dans un
mois lunaire pour constater le décalage avec une précision de 100%, le premier
quartier, la pleine lune, et le dernier quartier. Ces trois moments indiquent
clairement J7, J14 et J21, l’on peut ainsi réajuster chaque mois !
Regarder la lune semble néanmoins moins valorisant que de théoriser en angles
et minutes ! Le ciel nous deviendrait-il incompréhensible…
[8]
lang=EN-US dir=RTL>
style='font-family:"Verdana","sans-serif"'> C’est le cas,
par exemple, en Fiqh as-Sunna de Sayyd Sâbiq.
[9]
lang=EN-US dir=RTL> Article
du 16-07-10.
Commentaires
les pays musulmans ne se sont jamais mis d’accord pour une seule vision du croissant lunaire de Ramadhan.
Les gens du savoir les plus certifiés estiment que la discorde sur les débuts des mois doit être considérée.
Nul doute qu’il y a entre les débuts du mois un décalage évident. Ce qui témoigne pour cette considération c’est le hadith rapporté par Kouraybe serviteur d’Ibn Abbas.
Oum El Fadhle fille d’El Hareth l’a envoyé pour quelque besoin chez Mouâwiya à Damas.
Il a dit : « Je suis allé à Damas, j’ai exécuté ma tâche. Le mois de Ramadhan a débuté quand j’étais à Damas : J’ai vu le croissant lunaire la nuit du vendredi. Puis, je suis retourné à El-Madina à la fin du mois. »
Ibn Abbas m’a interrogé sur le début du mois : « Quand est-ce que vous avez vu le croissant ? »
Je lui ai dit : « Nous l’avons vu la nuit du vendredi. »
Il a dit : « Toi tu l’as vu ? »
J’ai dit : « Oui et les gens l’ont vu et ont jeûné ainsi que Mouâouiya. »
Il a dit : « Mais nous ne l’avons vu, que la nuit du samedi. Nous jeûnerons jusqu’à completer trente jours ou voir le croissant de Chawal. »
J’ai dit : « Tu ne te contentes pas de la vision de Mouâouiya et de son jeûne (c’est le Khalife) ? »
Il a dit : « Non ! C’est comme cela que nous a ordonnés (de faire) Le Messager d’ALLAH Salla Allahou Alaïhi wa Sallam. »
L’argument évident - dans ce hadith - s’éclaircit d’après les points suivants :
1/ Les musulmans étaient à cette époque une seule nation et avaient un seul état. Mouâouiya était le Khalife et Ibn Abbas lui reconnaissait sa présidence (Khalifa). Si la discorde sur les débuts du mois n’était pas considérée, il n’aurait pas pu le contredire.
2/ Kouraybe est un adepte d’Ibn Abbas : Un des plus illustres et un des meilleurs élèves de ce dernier. Il a informé qu’il a vu le croissant lunaire et que les gens l’ont vu, alors ils ont tous jeûnés (à Damas).
3/ Ibn Abbas a dit : « C’est comme cela que le Prophète, Salla Allahou Alaïhi wa Sallam, nous a ordonnés de faire. » Il a attribué l’ordre au Prophète, Salla Allahou Alaïhi wa Sallam. Il connaît bien le sens du terme et le risque qu’il encourt devant Dieu, en attribuant une chose au Prophète, Salla Allahou Alaïhi wa Sallam, qu’il n’a pas dit, ni textuellement, ni comprise du sens de se termes.
Quant à l’entente des gens sur la même vision (du croissant lunaire) en ce qui concerne le jour d’Arafat (pendant le pèlerinage) c’est parce qu’ils sont dans un même lieu. Il faut bien qu’ils aient une même vision.
salam aleykoum,
quand on aime, on ne compte pas !
bon mois de ramadhan à tous.
Soufiane
Salam alikoum, si debuter le jeune du mois de ramadhan est facile à faire en dehors des dates officiel, feter l aid seul sans suivre sa mosque me parait plus compliqué. je pense que malgré toute les bonnes volontées des musulmans sinceres, nous resterons les otages de ceux qui décide des dates a suivre.
Salam alikoum, si debuter le jeune du mois de ramadhan est facile à faire en dehors des dates officiel, feter l aid seul sans suivre sa mosque me parait plus compliqué. je pense que malgré toute les bonnes volontées des musulmans sinceres, nous resterons les otages de ceux qui décide des dates a suivre.
Vous avez dis : accès direct à la signification du Coran et du Hadîth.
Le plus juste aurai fallu dire que c’est votre point de vue sur l’interprétation des versets que vous avez cités, dire accès direct à la compréhension du Coran comme si Dieu parlait de votre bouche est à mon point de vue n’est pas la meilleure approche.
« Châhada », peut bien signifier (si vous le souhaitez) une observation visuelle, mais il ne faut pas omettre que même à l’aide d’un télescope perfectionné, l’observation reste tout de même visuelle (pas forcémént à l’oeil nu)mais avec l’aide du télescope qui n’a fait que rapprocher l’objet qui est dans ce cas la lune, et ne pourra le créer en aucun cas.
Affirmer que le coran est explicite et que l’observation, de visu, est la seule interprétation (à prendre ou à laisser) est un peu vite dit, et reste une lecture littérale et figée.
Le jour ou on comprendra, ou essayer de faire comprendre le rôle du jeûne dans sa portée aussi bien sur le plan individuel que social, on s’en passera surement de le réduire à une nuit de doute de son début et de sa fin.
Merci de votre éclaircissement
Cet article pousse à réfléchir pour essayer d’atteindre la voie de la sagesse. Il porte vers la voie du juste milieu qui est également évoquée par un verset traitant d’un tout autre sujet :
Sourate Al-Baqarah (la vache)
283. Ô les croyants ! Quand vous contractez une dette à échéance déterminée, mettez-la par écrit ; et qu’un scribe l’écrive, entre vous, en toute justice ; un scribe n’a pas à refuser d’écrire selon ce que Dieu lui a enseigné ; qu’il écrive donc, et que dicte le débiteur : qu’il craigne Dieu son Seigneur, et se garde d’en rien diminuer. Si le débiteur est gaspilleur ou faible, ou incapable de dicter lui-même, que son représentant dicte alors en toute justice. Faites-en témoigner par deux témoins d’entre vos hommes ; et à défaut de deux hommes, un homme et deux femmes d’entre ceux que vous agréez comme témoins, en sorte que si l’une d’elles s’égare, l’autre puisse lui rappeler. Et que les témoins ne refusent pas quand ils sont appelés. Ne vous lassez pas d’écrire la dette, ainsi que son terme, qu’elle soit petite ou grande : c’est plus équitable auprès de Dieu, et plus droit pour le témoignage, et plus susceptible d’écarter les doutes. Mais s’il s’agit d’une marchandise présente que vous négociez entre vous : dans ce cas, il n’y a pas de péché à ne pas l’écrire. Mais prenez des témoins lorsque vous faites une transaction entre vous ; et qu’on ne fasse aucun tort à aucun scribe ni à aucun témoin. Si vous le faisiez, cela serait une perversité en vous. Et craignez Dieu. Alors Dieu vous enseigne et Dieu est Omniscient.
283. Mais si vous êtes en voyage et ne trouvez pas de scribe, un gage reçu suffit. S’il y a entre vous une confiance réciproque, que celui à qui on a confié quelque chose la restitue ; et qu’il craigne Dieu son Seigneur. Et ne cachez pas le témoignage : quiconque le cache a, certes, un cœur pécheur. Dieu, de ce que vous faites, est Omniscient.
Pas étonnant que les muzz soient en retard, quand on voit le temps qu’ils perdent en blabla sans le moindre intérêt. Tant mieux ! Tout ce qui affaiblit mon ennemi me renforce : Allez-y, déblatérez !... : gniagniaramadanjourd’avantjourd’aprésgniagniagnia : Mort de rire !!!
Je reste ferme sur ma position exprimée lors du premier article : l’observation visuelle pose problème comme vous l’avez indiqué.
« Avant toute chose nous rappellerons que les quatre grandes Ecoles juridiques s’accordent sur un point primordial : « La détermination du mois de Ramadân repose sur l’observation visuelle du premier croissant dès lors que le mois de sha‘bân a atteint 29 jours. » »
Le problème avec le consensus des "quatre Ecoles", c’est comment sait-on que sha’bân fait 29 jours ? Un problème insoluble : il faudrait s’être accordé sur la date d’apparition du croissant de ce mois au 29 rajab et de rajab au 29 jumaada etc... comme sur celui de tous les autres derrière l’un après l’autre et il n’y en a que 12 dit le Coran.
C’est pourquoi, je reste absolument convaincu que la détermination par voie astronomique est la solution : elle permet d’être sûr qu’on est "présent au mois", que le croissant a bien passé la ligne d’horizon après le coucher du soleil.
En outre, sans pousser le raisonnement à l’absurde, les musulmans nordiques ne voient le croissant lunaire que quand il est déjà bien âgé du fait de la rotondité de la terre : leur Ramadân sera fortement décalé.
Cher Alex, "mon enemi affaiblit me renforce", en tout cas, s’il y a bien un renforcement dans ce monde, c’est celui de la bêtise, l’ignorance et l’intolérance (toutes religions ou idéologies confondues s’entend)... Paix
Chapeau a celui qui a vu le croissant ce soir...
mais y a t il seulement quelqu’un qui l’a vu ... ?
Moi ce qui me tue c’est qu’on annonce le mois de ramadan à 19h30 soit à environ 2heures du maghreb.
Ils ne se sont ni référés au calcul ni référés à la vision.
Que dieu nous guide !
Merci Dr Al ’Ajamî pour cet effort à nous faire mieux comprendre les prescriptions scripturaires. Je note que vous employez parfois des mots extrêmement savants, et qui dépassent l’entendement habituel. Ainsi de l’anagogie qui m’a obligé à faire une recherche dont je vous livre une information amusante : dans l’étymologie de ce mot il y a "nager" (ναγω). Et de rire aussi au bonheur de certaines expressions, comme la multiplication des croissants ! Mais surtout je voulais réagir à votre
« l’expression « quiconque a témoigné du mois » est une métonymie typique de la langue arabe, le terme « mois » désignant l’apparition initiale et sa fin. La période désignant son encadrement, c’est à proprement le définir une synecdoque. »
oui, mais pour vous suivre, il faut avoir des notions de théorie de la mesure : ici l’intervalle pour ses borne (inférieure et supérieure). Et s’il s’agissait justement d’un intervalle ouvert ? Ne pourrait-on pas conclure à cette définition, que le mois de Ramadan, dans l’échelle des temps toujours recommencée de douze en douze, est un intervalle ouvert au sens de Baire (1899) ? Pour moi, le jeûne est une affaire strictement privée, et donc je ne me sens pas concerné par toute tentative politique d’en canaliser les tenants et les aboutissants, et je suis heureux de lire tous les arguments que le Dr Al ’Ajamî nous présente avec son talent et sa générosité habituelle, et de voir qu’ils me confortent dans mon opinion.
Une dernière remarque, à propos de la
« détermination astrologique de Ramadân »
je suppose que c’est à dessein que vous avez choisi le qualificatif, pour en souligner le côté "théorique", "spéculatif" et pour tout dire, abracadabrantesque. Au contraire, l’attitude qui remporte votre adhésion,
« le recours à l’utilisation du calcul tel que certains le prônent raisonnablement : déterminer la non possibilité de visibilité d’observation »
vient très heureusement "borner" le mois de Ramadan, et accessoirement, comme vous le dites,
« permettre de vérifier scientifiquement l’absurdité des décisions de ceux qui se prétendent diriger le monde islamique… »
.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que cet article est intéressant, quand bien même, je reste un peu septique sur l’argumentaire de l’auteur. Pour une fois que quelqu’un prend son courage à deux, je dis "que Dieu accepte tes efforts" !
Il est vrai que l’argumentaire selon lequel, on jeûne quand on voit la nouvelle lune, a l’avantage de la simplicité. Il n’est pas besoin de sortir de grandes écoles pour observer la lune à l’horizon. Alors que la détermination de la nouvelle lune par calcul, fera naitre de fait, un caste d’observateurs qui pourraient jouer à faire la pluie et le beau temps...
L’enjeu à mon humble avis n’est pas sur le mode de détermination de la nouvelle lune, s’agit-il d’observer soi-même cette lune, à titre individuel ou l’on peut se fier au voisin d’en face dès lors que le dit voisin l’ a vue ?
J ’ai compris que l’auteur soutient non seulement la détermination de visu mais aussi à titre individuel, à moins que j’ai mal compris...
Cela supposerait qu’à Médine même, et au temps du Prophète, chacun jeûnait seulement si lui avait vu la lune. Ce qui ce passe chez le voisin, ne l’intéresse pas...
A SUIVRE !
La décision unilatérale prise par le CFCM pour fixer le début du mois de Ramadan 2010 au 11 Aout 2010 est en tout point conforme au calcul astronomique et à l’ "universalité" de l’apparition du nouveau croissant (voir l’article http://www.uoif-online.com/v2/spip.php ?article691)
Leur raisonnement et leur méthode respectent méticuleusement les règles des partisans du calcul astronomique que Mr. Nidhal Guessoum et d’autres défendent.
Le plus absurde dans cette histoire c’est qu’en respectant le calcul astronomique ils ont automatiquement et délibérément violé les règles coraniques élémentaires de détermination du début du Ramadan puisque ils ont annoncé cette date bien avant le coucher du soleil à Paris !!! C’est vraiment un cas à marquer d’une croix (croissant ?) blanche.
Ce cas démontre, miraculeusement, l’absurdité de telles méthodes et l’incompatibilité de la pratique simple de l’Islam et l’usage sophistiqué (bid3a) de la science et de la haute technologie.
Faisons donc bonne figure et rassemblons-nous pour ce mois. On en verra d’autres ...
Je souhaite à tous Ramadan moubarak.
Wa essalaam.
Salam
Vos écrits pour pertinents qu’ils peuvent être sont marqués par une sacralisation de votre point de vue.
Quand vous prétendez donner accès direct au Coran et au Hadith, quand vous prétendez que ce que vous dites est ce que dit VRAIMENT le Coran,qu’est-ce qui vous différencie de ceux que voulez clouer au pilori ?
En effet, ce que vous reprochez aux autres, c’est de vouloir imposer, comploter, déformer, trahir, avec des accusations graves sous des vocables belliqueux et grossiers.
Le rifq, vous n’en avez pas un iota, vos prétentions sont excessives et mêmes extrêmistes voir ostentatoires et intolérantes.
Vous pensez toujours clôre un débat alors que vous ne faites qu’apporter une contribution qui a ses grandeurs et ses misères.
Nombre de gens peuvent vous apporter la contradiction ou montrer les faiblesses de votre soi disante capacité à nous faire accéder à ce que Dieu et son Prophète ont vraiment dit.
A vous lire, vous êtes le seul bon, sincère, et authentique connaissant de ce que Dieu et son Prophète ont dit.
Ce n’est pas la manipulation anarchique et rarement justifiée où pertinente de notions propres à certaines disciplines qui doivent vous faire croire à la justesse de ce que vous écrivez.
Votre style ostentatoire, votre mépris et soupçon paranoiaque des autres point de vue c’est à dire sauf le vôtre, j’en suis sûr, ont découragé plus d’un parmi les esprits cultivés et lucides, à entrer en dialogue serein avec vos écrits.
Comment pouvez-vous penser qu’avec ces deux articles vous avez clos un débat aussi complexe en termes théologiques, scientifiques, politiques, juridiques etc ?
Pofitez du ramadan pour gagner en humilité et en respet pour autrui et prenez garde à idôlatrer votre langage, votre jargon, votre interprétation.
Certes, il y a des consommateurs mécaniques de vos écrits, mais à votre place, je me ferai plus de souci du silence de certains qui en savent et qui n’applaudissent pas forcément à vos écrits.
Si c’est comme cela que vous voulez nous faire accéder à ce que Dieu a vraiment dit, c’est une piètre façon de le faire.
J’espère que rien de mes mots ne vous choquent puisque vous en utilisez de plus grossiers.
Avec le temps, on comprendra mieux ce que vous voulez, et l’ivraie se distinguera de...
@fili
je ss triste de votre argumentaire je ne pense pas que le DR et ce que vous dite ,le probleme c est vos certitude
a Fili : quelle violence !si le Dr al Ajamî est aussi inapte que vous le prétendez, pourquoi ne donnez vous pas une démonstration de ces erreurs exégétiques. Vous ne vous en prenez qu’à l’homme sans l’ombre d’un argument. Pratique indigne sous couvert d’anonymat et je m’étonnes que Oumma ait publié une pareille attaque insultante. Montrez-nous votre science vous qui détestez celle des autres.
et Bon ramadan
A Fifi et Malika et tout lecteur et lectrice lucide
je commencerai par dire combien je souscris aux propos simples de herrag : "Vous avez dis : accès direct à la signification du Coran et du Hadîth. Le plus juste aurai fallu dire que c’est votre point de vue sur l’interprétation des versets que vous avez cités, dire accès direct à la compréhension du Coran comme si Dieu parlait de votre bouche est à mon point de vue n’est pas la meilleure approche. « Châhada », peut bien signifier (si vous le souhaitez) une observation visuelle, mais il ne faut pas omettre que même à l’aide d’un télescope perfectionné, l’observation reste tout de même visuelle (pas forcémént à l’oeil nu)mais avec l’aide du télescope qui n’a fait que rapprocher l’objet qui est dans ce cas la lune, et ne pourra le créer en aucun cas. Affirmer que le coran est explicite et que l’observation, de visu, est la seule interprétation (à prendre ou à laisser) est un peu vite dit, et reste une lecture littérale et figée."
Je m’en vais apporter maintenant comme on m’y a invité, quelques éléments de réplique aux prétentions du Dr. en question.
Principe de contradiction : Il prétend que son objectif est de "donner un accès direct à la signification du Coran et du Hadith"...et ailleurs, il affirme que l’Islam est une religion sans médiation, sans caste de savants etc. En matière de logique, on peut faire mieux ; en effet, comment dire que chacun peut accéder mais c’est moi qui vous fait accéder ???, il y a là une prétention louche au statut de médiateur qui fait s’effondrer tout l’édifice au pied d’argile que le Dr propose.
Est-ce raisonable de rejeter le statut du alim, combien de fois les textes parlent-ils de ce statut qui n’est pas ordinaire ? Si le Dr sait ce que Dieu a vraiment dit, et veut nous y faire accéder, cela veut au moins dire qu’il détient un privilège par la connaissance de la façon d’accéder à la bonne compréhension c’est à dire la sienne de la révélation !!!Et que tant qu’on a pas compris sa compréhension on est des "moutons de panurge" ou "les dindons de la farce"
Autre faiblesse et fausse prétention : le Dr dit vouloir rappeler que les quatres grandes écoles juridiques s’accordent sur la détermination du mois de ramadan par l’observation visuelle soit. Mais il omet ou oublie si je veux être plus sympathique que lui, de dire ce que ces mêmes grandes écoles disent du jeûne disons universel.
Est-ce parceque ce qui en ressort ne va pas dans le sens de sa thèse de la domination de je ne sais qui puisque d’autres, avant ont défendu cette idée, je le laisse à sa conscience. Si c’est un oubli, qu’il en prenne acte et si c’est une ommission, cela fait s’effondrer sa sincérité de façade et sa prétention à l’islamiquement correct.
Si comme l’affirme le Dr, le Coran est "extrémement explicite..." pourquoi faire recours à l’accord des grandes écoles juridiques, il aurait suffi à celles-ci de dire ce que le Corant a explicitement dit de façon univoque et qui interdit "toute autre approche"
Ailleurs, je signale au passage que je parle des deux articles en même temps, il parle d’observation et l’aborde comme une définition par la suite, que de confusion, que de peu de clarté. Prendre une observation visuelle pour une définition, il faut le faire.
Quant à sa dissertation sur le verbe "shahida", c’est surréaliste. M.le Dr veut que l’on accepte sa définition coûte que coûte, vaille que vaille "shahida" veut dire constater directement et visuelemment un fait"...Je lui fait remarquer que c’est ce même verbe qui est utilisé dans la double attestation de foi musulmane : quand je dis "ach-hadou ane lâ ilâha illallah" qu’est-ce que j’ai constaté ici directement et visuellement, quoi ?
Si le verset voulait dire l’observation directe, visuelle, à l’oeil nu, ce sont les termes du Dr, pourqoui dois-je jeûner si ce n’est pas mon cas ? N’est-ce pas l’information reçue d’une "source digne de foi" que les textes ont abordé qui est plus l’enjeu ici que l’observation individuelle, "locale" du "pays" de la "nation" qui ne sont pas des catégories forcément pertinentes pour la matière dont nous discutons. Dans cette optique, ce qui déterminant, c’est d’être au courant du début du mois de source fiable selon les critères de la charia.
Voilà ce que je veux dire grosso modo à l’endroit de Fifi et Malika notamment mais aussi à touts les prenants part de ce forum, tout en espérant que Dieu nous compte parmi ceux qui savent retenir le meilleur des propos que les hommes faillibles que nous sommes tenons. Je n’ai pas voulu laisser cette matière aussi sérieuse à la seule interprétation du Dr.
a Fili : désolé votre demo ne démontre rien, tout au plus prenez vous des remarques faites par d’autres et les transformez vous selon votre morbide jalousie en argument anti ajamistes...peut être ne savait pas lire l’arabe, mais un petit tour par les dico étymologiques arabes vous apprendrez la signification du verbe shahida linguistiquement, son sens dérivé ds la shahada et dans le juridique...mais non...vous oubliez dans votre haine personnelle les 99% du travail, essentiellement de parler de l’ensemble de la démonstration à partir des ahadith alors que tout son effort de démonstration repose là dessus...mais le vôtre semble être de vouloir prouver la mauvaise foi du Dr AL Ajami ??? Pourquoi au juste ? Voudriez-vous sa place, elle est libre, nous attendons avec impatience vos articles sur Omma, ou sommes-nous trop indigne de votre vénérable, mais inconnue, science.
vengeance Perso, libido mal assouvie, jalousie, pizza en travers du gosier ? vous m’interpellez cher fili soeuf !
@ fili si vous appelez ca une démonstration je suis déçus ,si je vous dit j ai vu la mort defilé devant mes yeux ,et j ai vu un mort ,ne jouais sr les mots chaque chose a ca place ,je crois que le dr comme vous dite vous derange vraiment dans vos certitude ,proposez lui un debat , je vous cite j’en suis sûr, ont découragé plus d’un parmi les esprits cultivés et lucides, à entrer en dialogue serein avec vos écrits.
je c pas quel caste vous représentez mais vous devez etre sacrement frustré
A Fifi et Malika s’il ne s’agit pas de fantômes
permettez-moi ces exclamations et interrogations.
Quoi faire ? On me reproche de critiquer les écrits et la violence des propos du Dr (qu’il est facile de voir) dans ses articles publiés sur ce site.
On demande à Oumma de ne pas publier des écrits qui sont critiques vis-à-vis du Dr, alors que lui peut critiquer qui il veut dans le langage qu’il veut.
On me dit, vous n’avez rien à dire, vous êtes mus par la jalousie, démontrer qu’il se trompe si vous en êtes capables.
Et ouf ! c’est de l’anti ou pro Dr qu’il s’agit maintenant, alors qu’on m’a reproché un acharnement sur l’homme et rien sur ses arguments "infaillibles". On y est ; la caste des fanatiques de la vision adjamiste du coran, du hadith et de tout est née...
Des anonymes m’insultent dans l’anonymat tout en disant que mes critiques des écrits du Dr sont indignes et faites dans l’anonymat.
J’envoie quelques uns de mes arguments contre les thèses du Dr, on me dit, vous n’avez rien démontré sans me dire en quoi mes arguments ne tiennent pas la route.
On me méprise parceque je suis "inconnu" donc nul devant le "connu" argument d’autorité et du connu que le Dr n’accepterai pas puisqu’il est moins connu que beaucoup de gens qu’il critique sans retenue.
On me reproche de citer des propos qui rencontrent ma conviction, alors que je voulais justement montrer que d’autres que moi ont perçu ce type d’erreur.
On ne cesse de me donner des ordres, pourquoi vous dites ceci au Dr, pourquoi vous lui en voulez comme si lui, le Dr ne dit rien et n’en veut à personne.
J’apporte des arguments, on ne me dit pas qu’ils sont faux mais on me reproche d’avoir montré les erreurs du Dr, je ne devais parler que des points "forts" des thèses du Dr.
On me dit beaucoup de choses que je dois faire pour être un pro Dr.
Pourquoi est-ce moi qui doit proposer ceci au Dr, ne pas dire cela au Dr ?
Pourquoi pas une seule fois les pro Dr ne font l’effort tant soit peu d’être équitables, en demandant par exemple au Dr de répondre à mes critiques, est-ce si compliqué ?
Si je suis aussi nul que ça et aussi haineux que ça, en quoi un débat serait utile avec lui ? Ce débat a déjà commencé par les critiques que j’ai aportées à ses écrits, mais pourquoi répondez-vous à sa place ? Je suis sûr qu’il n’adhère pas à ce que vous dites à sa place.
Eh Fifi !, sur le verbe "shahida", c’est tout ce que vous avez à dire ?
Eh, Malika ! Vous me connaissez si bien jusqu’à savoir que ce sont mes certitudes qui sont dérangées, pourquoi ignorez-vous la caste à laquelle j’appartiens, c’est maintenant moi qui suis triste de votre attitude.
Sans rancune
Cher Dr. Al-’Ajamî,
Vos deux articles sont à lire avec attention si nous voulons répondre à la question simple : comment savoir quelle est la date du début du Ramadân ?
Les bonnes questions correspondent à des réponses claires. Le jeune du Ramadân est une prescription pour tous les musulmans qui vivent ce mois béni dans un lieu et à une époque déterminés.
Reste à connaître ce mois du calendrier lunaire.
Le meilleur moment de votre démonstration porte sans doute sur le refus du miserabilisme tant à propos de Dieu qui a donné cette prescription que des Arabes qui ont reçu le Message.
Dieu sait bien que les fuseaux horaires varient tout autour de la terre. Ne parle-t-on pas de décalage horaire que ceux qui prennent l’avion d’un continent à un autre connaissent bien.
L’illettrisme des Arabes n’est pas une preuve d’ignorance. Il ne les empêche pas de savoir compter !
Ils écoutent la parole de Dieu et s’accordent sur un calendrier pour prévoir, prendre un rendez-vous et y être au bon moment dans un lieu déterminé.
La relativité par rapport au temps et à l’espace pour tout être humain est indubitable.
L’intérêt d’un même calendrier pour tous les hommes est aussi relatif. Muhammad Hamidullah disait que le mois du ramadân qui changeait de saisons à travers le temps avait des avantages...
Il semble important que tous les musulmans d’un même pays se rencontrent pour la fête finale.
Chacun peut gérer son temps pour jeuner 30 jours...Il est aussi heureux de fêter la rupture du jeûne entre amis mais l’essentiel est sans doute que chacun suive la prescription coranique sans difficultés insurmontables. Les fêtes sont des événements sociaux d’un autre ordre...Elles sont aussi relatives à des majorités variables...
L’unité n’est pas à confondre avec l’uniformité...
Votre réflexion est bonne. Merci et amitiés.
Liliane Bénard
salam j arrive et je vois que laa bande a fili fais a nouveau des sienne , on s ennuie tan que ca a Besançon ?merci dr pour votre demo sublime .
Le fait que le débat soit passionnant, ne doit pas non plus nous faire oublier que ceci est formum de discussion sur un sujet sérieux et qu’il convient de moderer les propos ; évitons si possible les attaques de personne et concentrons-nous sur le sujet.
A supposer que j’aie pu comprendre quelque chose à ces deux articles, l’auteur soutient l’idée selon laquelle, la détermination du mois de ramadan doit se faire au niveau local et individuel, rejetant par là, le jeûne universel.
Je suis des premiers à saluer ces articles bien que je sois réservé quant au fondement de l’argumentaire, je suis sorti plus interrogatif au début de la lecture.
La localité de la détermination du ramadan n’est pas tout le temps synonyme de détermination individuel. La localité implique déjà le collectif, les gens de cette localité alors que tout le démonstration de l’auteur répose justement sur le fait que le coran s’adresse à l’individu et non au groupe. De là, on peut avoir une situation au le mari jeûne (pour avoir vu) et non la femme ou les enfants...
L’auteur insiste sur la fait que le coran ne cherche pas intituer un calendrier lunaire mais seulement à déterminer le début du ramadan et du hajj. Mais comment peut-on déterminer le début du ramadan en faisant abstraction d’un système de calendrier lunaire ? Et encore si l’on suit l’argumentaire de l’auteur, en faveur de la localité, le problème ne se pose pas pour le hajj, car le hajj se déroule à la Mecque et aux enlentours, la localité dont il est question pour la détermination du hajj est la Mecque. Ailleurs les gens comptent comme ils veulent, le hajj se déroulant à la Mecque, le début du hajj se fait à partir de la Mecque. Je n’ose même pas imaginer la difficulté d’organisation pour le hajj si chaque nation arrive à son calendrier sous pretexte que le coran s’adresse à chacun individuellellement comme l’auteur des articles sousentend.
Mais revenons au ramadan. Dire que la détermination se fait au niveau local, c’est impliquer déjà le groupe, les croyants de cette localité et non individu après individu. A moins de suposer que tous les individus d’une localité voient la lune en même temps, l’exisgence d’observer la lune à titre individuel ne permet pas de conclure à la détermination du ramadan au niveau local...A SUIVRE
Ibrahim a raison de réfléchir sur la relation individu et société.
C’est tout individu qui est appelé à jeûner. Le Dr. Al-’Ajamî rappelle que s’il est en voyage ou empêché, il peut retarder son jeûne sans problème. Il doit respecter la prescription d’un jeûne de 30 jours par an. Le début du jeûne est donc relatif...
Les sociétés instituent certes des calendriers. Elles ne devraient pourtant pas faire obstacle à la liberté individuelle. Elles offrent des repères pour favoriser la rencontre des croyants.
Ces repères sont utiles mais pourquoi seraient-ils contraignants ? Reste à savoir comment favoriser la rencontre des croyants et surtout à laisser libre quiconque veut respecter la prescription divine.
Salam Aleykoum
Je n’ai pas du tout apprécié le ton agressif, amer et combattif de ce texte qui empile les paragraphes et nous engloutit dans une avalanche de mots sans répondre à certaines interrogations simples des croyants.
De plus, malgré tous mes respects au Dr Al-Ajami envers qui j’ai fait des commentaires élogieux pour certains de ses textes précédents que j’ai trouvé fort excellent, la prétention à l’objectivité loin des « je pense que » comme il est proposé en début de texte est invalidé par la forme et les accusations politiques.
Le voeu de voir tous les Musulmans jeûner le même jour (et il s’agit du même jour sur le calendrier dont les musulmans débuteraient un après l’autre d’Est en Ouest- n’émane pas de politiciens et cheikhs machiavéliques se frottant les mains pour dominer la Oumma (il y en a peut-être mais c’est fort secondaire et la démonstration n’a pas du tout été faite) mais des simples musulmans citoyens lambda qui ne comprennent pas pourquoi :
1- chaque année ils se stressent à savoir quel jour ils vont commencer le jeûne ?
2- en Occident, des familles amies d’origines marocaines, égyptiennes et afghanes ne peuvent fêter l’Aid ensemble ?
3- comment se fait-il que nous pouvons déterminer à l’avance quel jour sera le 30 muharram 1765 ou même 2765 de l’hégire mais pas quel jour débutera le prochain mois de Ramadan ?
Ainsi, je n’ai pas vu par ce texte une élévation au-dessus de la cacophonie ambiante mais plutôt un coup de bélier au milieu de la foule et l’absorption du bélier par la foule.
Enfin, la conclusion aurait pu être la suivante : si tu vois la lune, jeûne sinon attends.
Question : et s’il y a des nuages pendant plusieurs jours de suite ?
Ces questions d’ignorants comme ma personne n’ont pas été répondus.
Néanmoins, sachez que bien que je n’ai pas aimé CE texte, je continuerai de lire les textes du Dr Al Ajami qu’en général j’aime beaucoup et d’accorder du crédit à son savoir qui en matière d’Islam est au-dessus du mien.
Vous souhaitant un Ramadan à la hauteur de vos espérances,
Ramadan Mubarak.
Bonjour ,
J’ai le plaisir de vous soumettre une vidéo youtube à ce sujet, et qui conforte notre frère Guasmi au sujet de l’impossibilité de la visibilité de la lune Lundi soir !
A vous de bien réfléchir ..
http://www.youtube.com/watch ?v=zxTA4Rr9eBU&feature=player_embedded# !
Bien à vous.
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Bien à vous.