Mardi 2 September 2014
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« De quoi la Burqa est-elle le nom <sup>[1]</sup> » ? Le nom d’Antigone

« De quoi la Burqa est-elle le nom [1] » ? Le nom d’Antigone
fr
http://oumma.com/

La messe est dite. La scène tragique est là. Tous les fils d’immigrés, principalement les musulmans, qui ne s’inscrivent pas dans la philosophie du nous sont bannis de la cité. Athènes avait ses barbares, à la République d’avoir les siens. Le premier symbole à payer le prix de cette guerre philosophique est la burqa. Elle est la minorité la plus fragile sur le plan social et le symbole contre lequel la « République du nous » renoue avec sa mission- mystificatrice- d’émancipatrice de l’humanité.

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La République dans son désir mimétique d’être la
nouvelle Athènes a trouvé dans la burqa l’occasion magistrale de présentifier
la tragédie sophocléenne dans laquelle elle incarne solennellement la voix de
Créon. La burqa est le thème tragique dont la mise en scène publique engage le
destin de la République : la burqa - comme hier le voile à l’école - est
un corps étranger susceptible de menacer la belle totalité qu’est la République
en voulant s’attaquer à sa sacro-sainteté : la laïcité.

Il est tout à fait inapproprié de considérer le
« problème » de la burqa comme une simple manœuvre politicienne liée
à des circonstances électorales pour un gouvernement dont l’assise philosophique
est la revivification de la « République du nous », centrée sur
ses fondements christiano-laïques dont le débat sur l’identité nationale
diligenté par un Ministère de l’immigration et de l’identité nationale en est
l’illustration. Une « République du nous » si bien personnifiée par
les propos d’une représentante de l’UMP lors de l’Université d’été, le 5
septembre 2009, au sujet d’un français issu de
l’immigration : « Amine mange du cochon et boit de
l’alcool
 ». Traduisons : Amine est « comme » nous. La messe
est dite. La scène tragique est là.

Tous les fils d’immigrés, principalement les musulmans, qui
ne s’inscrivent pas dans la philosophie du nous sont bannis de la cité. 
Athènes avait ses barbares, à la République d’avoir les siens. Le premier symbole
à payer le prix de cette guerre philosophique est la burqa. Elle est la
minorité la plus fragile sur le plan social et le symbole contre lequel
la « République du nous » renoue avec sa
mission- mystificatrice- d’émancipatrice de l’humanité.

Il est capital de souligner que la structure métaphysique
des initiateurs de cette mise en scène médiatique de la burqa et du débat sur
l’identité nationale ne considèrent nullement la question de l’identité comme
un projet ouvert, une œuvre à venir, mais comme un retour à, un retour au
propre, où l’autre, venu d’ailleurs, le français étranger n’a aucun rôle
symbolique à jouer. La République comme citadelle métaphysique est une œuvre
parfaite : soit l’assimilation, soit l’exclusion.

De quoi la burqa est-elle le nom ? La République dans
le rôle de Créon voit dans la burqua le symbole de l’âge de la minorité dans le
sens Kantien « qu’est ce que les lumières ? » publié en 1784.
Une minorité synonyme d’asservissement, de dépendance et d’assujettissement ;
en plus de la négation de la liberté, la burqa, par l’effacement du visage
redevient le symbole de la négation de l’humanité. La République, gardienne du
temple de la lumière et des droits de l’homme ne peut admettre ce sacrilège. Il
faut laver la République de cette souillure.

La burqa, contre son corps défendant, n’ayant pas le statut
social d’Antigone, n’étant pas de sang royal, n’ayant même pas une voix pour
plaider sa cause car elle est sensée être la propriété de…, n’ayant donc
aucune appartenance propre se trouve dans la situation d’Antigone. Et comme
Antigone, elle ne peut être que contre.

Face à l’impératif de la loi de la République, elle oppose
son impératif intérieur d’ordre moral. Elle n’obéit qu’à la voix de son cœur,
une obéissance vécue comme une liberté, un accomplissement de soi, fruit d’un
cheminement spirituel, d’un mûr apprentissage par lequel elle ne peut admettre
d’obéir à la loi mondaine des hommes. C’est dans cette attitude qu’elle est en
accord avec elle-même. Et c’est dans cet accord qu’elle est fidèle à elle-même,
donc en paix avec soi. Et qu’est-ce qu’une une identité si ce n’est la paix
avec soi-même ? C’est à cette condition qu’elle devienne le socle sur
lequel les chefs d’œuvres puissent s’élever.

Schlegel considère Antigone comme celle qui rend visible
l’influence divine sous une forme humaine title=""> style=';'>[2]

Déjà le voile à l’école a mobilisé la République toute une
année, que dire alors de la burqa où l’influence divine est trop visible….
L’autonomie de la société qu’est la sécularisation ne peut tolérer la présence
visible de la verticalité dans l’horizontalité sociale. La différence de
l’autre est posée et acceptée d’une façon abstraite mais non phénomologique. Il
a suffit que les minorités redeviennent visibles qu’elles sont devenues
menaçantes. La « République du nous » n’admet que le semblable. Elle voit
dans ses minorités visibles la menace du communautarisme. Elle oublie qu’elle
est en soi le grand communautarisme : celui de la majorité.

 Les minorités visibles n’ont jamais conçu le « communautarisme »
comme une disposition première allant de soi avec leur origine mais c’est la
discrimination et l’exclusion qui les poussent à le devenir. Le repli
communautaire n’est que le résultat d’une pratique de la République qui a
failli à tenir ses promesses en trahissant son idéal d’égalité.

Dans la pratique, l’idéal républicain a fini par générer le
sentiment communautaire. Telle qu’elle se présente, la « République du
nous » dans laquelle règne la glorification du même, ne peut être une
réponse pour le communautarisme puisqu’elle le sécrète.

La théâtralisation de la burqa ainsi que le débat sur
l’identité nationale ne sont que la mise en scène du thème tragique qui a pour
titre le Procès. En bannissant la burqa de l’espace publique, la République l’accuse
d’avoir revêtu l’habit du traître : elle a rompu une solidarité
émancipatrice pour s’identifier à une nouvelle alliance obscurantiste.Deux
positions antinomiques et symétriques, la République et la burqa sont dans un
face à face que sépare une frontière métaphysique.

Dans ce procès, la République refuse de voir dans la burqa
une fille occidentale car celle-là est d’autant plus désorientée lorsque son
interlocutrice, la burqa, s’adresse à elle dans une prononciation impeccable et
prône son attachement aux valeurs de la République, dont l’assise fondamentale
est de permettre au sujet de choisir librement ce qu’il veut être. Comme
l’était Antigone, la burqa est indissociable de son sol natal. Là où la burqa
parle de liberté, de dévouement et d’une vie quotidienne « […] dans laquelle
chaque instant est dédié à Allah
class=MsoEndnoteReference> style=';'>[3] » ;
la République parle d’asservissement et d’oppression : « elles
réservent l’exclusivité de leur visage et de leur corps à l’homme dont elles
acceptent d’être la propriété  title=""> style=';'>[4] ».
Dans le langage d’Antigone, la burqa utilisera l’épouse. La notion de
propriété de l’homme est étrangère au dictionnaire spirituel de la burqua. La
notion de propriété est intrinsèque au capitalisme et à la philosophie libérale
qui le caractérise. La propriété est synonyme de chosification, du corps comme
marchandise : cette conception est indissociable de la conscience moderne.

Les catégories philosophiques de la modernité ne peuvent
être transposées mécaniquement sur la sphère spirituelle de la burqa.

Une modernité caractérisée par le nihilisme du présent en
quête d’un héroïsme qui lui sied. La phrase inaugurale du nihilisme « Dieu
est mort » de Nietzsche -qui sous-entendait par là le Dieu des chrétiens-,
a fini par entraîner dans son sillage celle de l’homme. La fin des grands
récits fait de la modernité, dont la laïcité est la traduction politique, le
nouveau grand récit. La question philosophique à laquelle est confrontée la
modernité et pour laquelle elle n’a pas trouvé de réponse est : quel
héroïsme pour les temps présents ? Baudelaire, en son temps, a vu dans le
Dandy la figure héroïque des temps modernes. La première caractéristique du
Dandy est sa tenue vestimentaire. La mode et par la suite la peopolisation, les
dieux du stade et des olympiades sont devenus la clôture métaphysique de la
modernité. L’horizontalité politique a fini par devenir une platitude, un
désert d’insignifiance qui n’offre aucune transcendance à l’individu.

La burqa, dans cette absence d’une haute idée de l’homme et
face à l’affaissement de la société devant le culte de la réussite est selon
Abdenour Bidar à l’exemple des « vrais-faux marginaux volontaires »
dont regorgent nos sociétés, et elle n’exprime ainsi « qu’un désir
personnel d’exister ». Un désir d’exister qui reflète « l’identité
profonde du moi moderne devenu introuvable  title=""> style=';'>[5] ».
Les « vrais-faux marginaux volontaires » accompagnent la modernité
dans ce qu’elle a de propre : la possibilité offerte à chaque génération
d’être créatrice de ses propres valeurs. Et tous ces mouvements y participent
alors que la burqa participe mais en excédant la modernité.

Elle ne considère pas la modernité comme un horizon
indépassable de l’humanité, comme une césure par laquelle celle-ci tend à
incarner définitivement l’esprit du temps. Elle ouvre la modernité -prise comme
une totalité- sur d’autres horizons possibles.

La république comprise dans l’horizon philosophique de la
modernité –de l’universalité, au lieu d’œuvrer à convertir les âmes a recours à
la loi pour normaliser et réprimer. Dans ce moment de confrontation, la burqa,
à l’image d’Antigone, armée de sa foi, est engagée à conserver son identité et
à être totalement soi même : « on ne peut nous interdire d’être ce
qu’on veut être. C’est mon choix. Je ne me plierai pas aux règles de la société
  href="#_edn6" name="_ednref6" title=""> class=MsoEndnoteReference>[6] ».

Depuis septembre 2001, l’esprit gréco-chrétien et
mondialatinisateur class=MsoEndnoteReference> style=';'>[7]
déchaîné a trouvé dans l’Islam la nouvelle maladie planétaire. Le foulard
islamique, le voile, les minarets, la burqa, les dessins sur le prophète ne
sont que la traduction d’une thèse ancrée dans l’esprit des tenants d’un
républicanisme intransigeant : l’incompatibilité de l’Islam avec la
République. L’Islam est sommé pour accéder à la modernité et devenir citoyen de
la république d’opérer sa conversion, de s’arracher au dogme, de faire de
l’Islam une culture et non une foi ; en somme emprunter la voie du
Christianisme (les Lumières) et du judaïsme (la Haskala name="_ednref8" title=""> class=MsoEndnoteReference>[8]).

Cette thèse est le prolongement des idées reçues dans les
années cinquante pour expliquer le sous développement des pays musulmans dont
la raison principale est due au « carcan islamique » qui les
enveloppe et à la thèse récente liée au conflit israélo-palestinien et
amplifiée par le 11 septembre que la violence, l’intolérance et le radicalisme,
ne sont pas le fait de quelques musulmans égarés et zélés mais dans l’Islam
lui-même.

La République, dans sa position de détenir la Vérité,
demande aux musulmans de lire le Coran avec les yeux de Voltaire. Le royaume
de l’émancipation est à ce prix là : le refus de toute autorité
extérieure. La seule autorité admise est celle de la raison. La raison moderne
–celle de l’homme blanc.

Le désir de la totalité est inhérent à la philosophie
occidentale. Soit dans sa forme politique française par la mise à mort du Roi
en 1793 ou sa forme sociale russe par l’assassinat des Romanov en 1918 ou sa
forme raciale nazie par la liquidation des juifs et des Tziganes en 1945. En
tuant le roi, les révolutionnaires tuaient en lui le vicaire de Dieu sur terre.
Le politique doit être définitivement affranchi du religieux. Les
Révolutionnaires russes, eux, tuaient l’idée de la différenciation des classes
pour faire régner la figure du prolétaire. Les Nazis pour sculpter le corps
national pur devaient l’amputer des peuples dont l’hétérogénieté structurelle
empêchaient sa réalisation. La volonté totalisante de la raison moderne à
commencé par le Roi-vicaire de Dieu, puis par la famille impériale pour
terminer avec des peuples. Ces moments Philosophiques se développent selon le
processus hégélien. La mise à mort du Roi annonçait l’extermination des
peuples. Ou dans le langage de Dostoïevski : « si Dieu est mort, tout
est permis ». A chaque moment historique, la raison moderne s’attaque à un
symbole. Celui du moment présent est représenté par la burqa, le voile, le
foulard, le minaret…

 L’ontologie occidentale est contre l’hybridité. Le sujet
moderne n’admet aucune hétérogénéité, aucun brassage actif : il est fixé
dans sa maîtrise. Il n’a que la nostalgie du propre mais nullement le rêve de
la mixité. Il est impensable de transposer l’arc en ciel de l’Afrique du Sud en
Europe. L’imaginaire colonial est encore vivant et continue à se déployer dans
L’Hexagone. C’est en tant que musulmans que les indigènes algériens formaient
un deuxième collège assimilés à des citoyens de seconde zone, c’est en tant que
français musulmans, fils d’immigrés, qu’une franche « enchâssée » dans la
trilogie républicaine a été amenée à s’identifier aux indigènes de la
République class=MsoEndnoteReference> style=';'>[9].

La burqa n’est qu’une forme personnelle de vivre sa
spiritualité. Une fortification de soi pour accéder à la félicité. Elle ne
porte ni en puissance ni en acte un projet politique. Elle n’est préoccupée que
par son âme et son dévouement à sa foi : « […] Je fréquente
toutes les femmes, même celles qui ne portent pas le voile, et je ne cherche à
l’imposer à personne. Je ne menace en rien la laïcité du pays. Je ne fais de
mal à personne. Il m’arrive même d’aimer ceux qui m’attaquent verbalement dans
la rue. Car ma religion me dit : pardonne et aime
name="_ednref10" title=""> class=MsoEndnoteReference>[10] ».

Personnellement, la burqa ne fait pas partie de mon paysage.
Prise dans les maillons de la modernité, Alger, la jeune, dans les années70
vivait à l’européenne. Puis la décennie après, le voile islamique s’est
implanté dans la réalité ; la burqa, quant à elle, était quasiment
invisible. La femme voilée ou le foulard islamique au-delà de l’identité
religieuse qu’il revendique c’est aussi une autre forme d’esthétique
qu’il révèle : la beauté éthique. Le voile nous met en présence
directe de la personne ; elle n’est plus un corps qu’on peut décomposer,
mais un tout qu’on regarde. Une totalité qui n’emprisonne pas le regard mais
l’ouvre sur une autre dimension : celle du spirituel. Le foulard est le
lieu de croisement, par excellence, de l’esthétique et de l’éthique.

Dans le cadre des conversations organisées par la librairie
Kléber, le 27 avril 2007, je demandais à l’historien d’art Jean Clair, l’invité
du jour, sur le sens d’un Louvre aux Emirats Arabes en soulignant la différence
du statut de l’art dans les deux civilisations. Au-delà de son opposition à
cette transaction marchande qui touche à l’essence de l’art et au patrimoine,
sa réponse engloba la question du voile et il cita d’un ton engagé et engageant
l’exemple de la ville d’Istanbul en évoquant les femmes turques « voilées
et coquettes »
et finit par ce verdict : « je ne crois
pas à l’universalité des droits de l’homme 
 ».

La vivacité et la beauté de la ville d’Istanbul n’est que la
conséquence de la libre expression des identités constatées. C’est la présence
du foulard dans l’espace sociale et politique qui peut arracher la République à
cette philosophe du propre qui, elle, est la vraie maladie de la
modernité : ce nationalisme qui colonise, qui extermine, qui exclue, qui
discrimine et qui éradique class=MsoEndnoteReference> style=';'>[11].
La mentalité éradicatrice n’est que la forme annoncée d’une politique de la
terreur. Car elle pose la burqua comme un problème. Et nous savons où cette
politique a mené par le passé, et où elle peut mener dans le présent : la
destruction matérielle de la burqa.

Coupable d’avoir osé prolonger son engagement citoyen sur 
le plan politique et d’être dévorée par le désir de servir, désarmée, Ilham
Moussaïd fût victime d’un acharnement médiatique sans précédent. Le foulard, ne
peut que souffrir dans sa chaire. Face à ce mal fait à autrui, le premier
sentiment que nous éprouvons est l’indignation. Une indignation qui prend la
forme d’une sainte colère et pousse un cri du cœur, du fond du cœur, à la
face de Créon : la présence du foulard est la possibilité offerte à la
République de faire une véritable autocritique de son histoire, de se
réconcilier avec elle-même et une manière pour elle, de se racheter auprès des
indigènes d’hier et d’aujourd’hui.



class=MsoEndnoteReference> style='font-size:10.0pt;'>[1] 
Jean Daniel, « De quoi la burqa est-elle le nom ? », le Nouvel
Observateur
, 28 janvier au 03 février 2010.

class=MsoEndnoteReference> style='font-size:10.0pt;'>[2]
Georges Steiner, Les Antigones, Gallimard, 1984, p.45.

class=MsoEndnoteReference> style='font-size:10.0pt;'>[3]
Agnès De Foé, « Niqab, un autre regard », Monde Magazine
n°20, du 30.01.2010.

class=MsoEndnoteReference> style='font-size:10.0pt;'>[4]
Jean Daniel, op.cit. (C’est nous qui soulignons).

class=MsoEndnoteReference> style='font-size:10.0pt;'>[5]
Abdenour Bidard, « La burqa, symptôme d’un malaise », le Monde,
23.01.2010.

class=MsoEndnoteReference> style='font-size:10.0pt;'>[7]
Jacques Derrida, Voyous, Galilée, 2003, p.54.

class=MsoEndnoteReference> style='font-size:10.0pt;'>[8] 
Il est judicieux de rappeler que les Sionistes, les descendants des lumières
chrétiennes et juives revendiquent l’identité juive de l’Etat d’Israël.

class=MsoEndnoteReference> style=';'>[9]
« Nous sommes les indigènes de la
République » Appel lancé en janvier 2005 par le mouvement « les
indigènes de la République ».

class=MsoEndnoteReference> style='font-size:10.0pt;'>[11]
Suite à l’annonce de la candidature d’Ilham Moussaïd sur la liste du NPA,
Fadela Amara a utilisé le 8 février 2010 cette expression « L’éradication »
du voile intégral « sur tout le sol français et pas uniquement
dans les lieux publics
 ».

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Commentaires

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Cette polémique grotesque sur la burqua, est une invention de Mme Badinter, dont on connaît les intérêts dans la publicité (elle est l’héritière de l’agence Publicis). Elle a eu des hallucinations (elle est fort coutumière de ce dérangement de la perception) et a soudain vu des burquas partout, particulièrement sous ses fenêtres donnant sur le jardin du Luxembourg, où l’attendait nuit et jour des centaines de fantômes en burqua, ou d’arbres se mouvant et menaçant, on ne sait. Mais hallucinations ou non, une alerte de Mme Badinter valait bien un débat national et, pourquoi pas, une loi. C’est ainsi sous la République, en 2010.

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Comme toujours mon ami Mahmmoud, tes articles sont d’une excellence magistrale, cet article est une démonstration en forme de dé construction d’un discours qui se veut faussement discours des lumières.
Merci et je t’attends avec un autre sur les évènements en Iran

X
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nous en avons assez de votre pilonnage sur la burqa,le niqab ou encore le voile.
Cela suffit de remonter le temps pour nous expliquer que la liberté se cache de ce coté ci de la vision du monde. Aujourd’hui il eut été de bon ton de disserter sur la privatisation de la poste par exemple.
il eut été de bon ton de nous parler du million de "fin de droits" qu’a généré la libéralisation du capitalisme et qui plonge des familles entieres dans la misère sans distinction de tenue vestimentaire. Ou bien encore de vous positionner sur les réponses qu’il conviendrait de trouver pour sauver les retraites du désastre annoncé.
Mais de grace n’essayez plus de nous entrainer sur le terrain de la régression qui semble vous convenir si bien. Point n’est besoin de recourir au théatre antique, pour nous insuffler l’idée que la république n’est pas parfaite, nous le savons si bien que nombres de français luttent quotidiennement pour son amélioration.
Pour tout vous dire il m’insupporte fortement de croiser dans la rue ou sur les marchés que je fréquente ces femmes plus ou moins voilées qui véhiculent ce que je considère comme l’expression la plus rétrograde de la matérialisation de l’Islam. Pour tout vous dire, mon épouse est algérienne, mon père était musulman, mon fils est musulman, alors ne voyez là aucune forme de racisme anti ceci ou cela. C’est simplement l’expression de mon refus de me voir imposer une vision du monde qui me dérange. J’allais oublier certaines de mes soeurs portent ce genre de chose qu’elles qu’elles califient de cache misère.

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BHL Le point.

On dit : « la burqa est un vêtement ; tout au plus, un déguisement ; on ne va pas légiférer sur les vêtements et les déguisements »... Erreur. La burqa n’est pas un vêtement, c’est un message. Et c’est un message qui dit l’assujettissement, l’asservissement, l’écrasement, la défaite, des femmes.

On dit : « c’est peut-être un assujettissement, mais consenti ; sortez de votre tête l’idée d’une burqa imposée par de méchants maris, des pères abusifs, des caïds, à des femmes qui n’en voudraient pas »... Soit. Sauf que la servitude volontaire n’a jamais été un argument ; l’esclave heureux, ou heureuse, n’a jamais justifié l’infamie foncière, essentielle, ontologique, de l’esclavage ; et, des stoïciens à Elisée Reclus, de Schoelcher à Lamartine en passant par Tocqueville, tous les anti-esclavagistes du monde nous donnent tous les arguments possibles contre la petite infamie supplémentaire qui consiste à faire des victimes les propres auteurs de leur malheur.

On dit : « liberté de culte et de conscience ; liberté d’exercice et de manifestation, pour chacune et pour chacun, de la religion de son choix ; au nom de quoi se permettrait-on d’interdire à un fidèle d’honorer Dieu de la façon que prescrivent les textes sacrés ? ». Sophisme encore. Car on ne le répétera jamais assez. Le port de la burqa n’est pas une prescription coranique. Il n’y a aucun verset, ni aucun texte de la sunna, obligeant les femmes à vivre dans cette prison de ferraille et de tissu qu’est un voile intégral. Il n’y a pas un « shoyoukh », pas un savant en religion, qui ne sache que le visage n’est, pas plus que les mains, tenu dans le Coran pour une « nudité ». Et je ne parle pas de ceux qui, comme Hassan Chalghoumi, le courageux imam de Drancy, disent haut et fort à leurs fidèles, aujourd’hui même, que le port de ce voile intégral est carrément anti-islamique.

On dit : « gare à l’amalgame ! gare, en focalisant l’attention sur la burqa, à ne pas alimenter une islamophobie qui ne demande qu’à se déchaîner et qui serait elle-même une forme déguisée de racisme - on l’a empêché de s’infiltrer, ce racisme, par la grande porte du débat sur l’identité nationale ; va-t-on le laisser revenir par la fenêtre de cette discussion sur la burqa ? ». Sophisme, là encore. Increvable mais absurde sophisme. Car ceci n’a rien à voir avec cela. L’islamophobie, on ne le répétera jamais assez, n’est évidemment pas un racisme. Je ne suis, personnellement, pas islamophobe. J’ai trop le souci du spirituel, et du dialogue des spiritualités, pour être hostile à telle religion ou à telle autre.

Mais leur libre critique en revanche, le droit de se moquer de leurs dogmes ou de leurs croyances, le droit à la mécréance, au blasphème, à l’apostasie, sont des droits trop chèrement acquis pour que nous laissions une secte, des terroristes de la pensée, les annuler ou les fragiliser. C’est de Voltaire qu’il s’agit, là, pas de la burqa. C’est des Lumières d’hier et d’aujourd’hui qu’il est question, et de leur héritage non moins sacré que celui des trois monothéismes. Un recul, un seul, sur ce front - et ce serait un signal donné à tous les obscurantismes, tous les fanatismes, toutes les vraies pensées de haine et de violence.

Et puis on dit enfin : « mais de quoi s’agit-il, après tout ? combien de cas ? combien de burqas ? faut-il, pour quelques milliers, peut-être quelques centaines, de burqas ­répertoriées sur l’ensemble du territoire français, déclencher ce tapage, ressortir cet arsenal de règlements, faire une loi ? ». C’est l’argument le plus courant. C’est, pour certains, le plus convaincant. Sauf qu’il est, en réalité, aussi spécieux que les premiers. Car de deux choses l’une. Ou bien il ne s’agit que d’un jeu, d’un accoutrement, d’un ­déguisement (voir plus haut) et alors, en effet, c’est la ­tolérance qui est de mise. Ou bien il s’agit d’une offense faite aux femmes, d’une atteinte à leur dignité, il s’agit d’une mise en cause frontale de la règle républicaine fondamentale, et chèrement payée elle aussi, d’égalité entre les sexes - et c’est d’un principe, alors, qu’il est question ; et le nombre, s’agissant de principes, ne fait jamais rien à l’affaire. Imagine-t-on remettre en question les lois de 1881 sous prétexte que les atteintes à la liberté de la presse se font rares ? Et que dirait-on de quelqu’un qui, observant que les attaques racistes ou antisémites contre les personnes décroîtraient en quantité, songerait à abolir, ou même à alléger, les législations en vigueur en la matière ? Si vraiment la burqa est ce que je dis, si elle est cette insulte faite aux femmes et à leur lutte séculaire pour l’égalité, si elle est une injure faite, de surcroît, aux femmes qui, à l’heure même où j’écris, défilent à visage découvert, en Iran, contre un régime d’assassins dont la burqa est l’un des symboles, bref, s’il signifie, ce symbole, que l’humanité se divise entre ceux dont le corps est glorieux et doté d’un non moins glorieux visage et celles dont corps et visage sont des outrages vivants, des scandales, des saletés que l’on ne saurait voir et qu’il faudrait soit cacher, soit neutraliser, alors n’y en aurait-il qu’une, n’y aurait-il qu’une femme en France se présentant encagée à l’hôpital ou à la mairie, qu’il faudrait la libérer.

C’est pour toutes ces raisons de principe que je suis favorable à une loi, nette et claire, décrétant anti-républicain le port de la burqa dans l’espace public.

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" La femme voilée ou le foulard islamique au-delà de l’identité religieuse qu’il revendique c’est aussi une autre forme d’esthétique qu’il révèle : la beauté éthique. Le voile nous met en présence directe de la personne ; elle n’est plus un corps qu’on peut décomposer, mais un tout qu’on regarde. Une totalité qui n’emprisonne pas le regard mais l’ouvre sur une autre dimension : celle du spirituel."

En ces temps de polémique inquisitrice, il est agréable de lire ceci. Merci.

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BHL.....pfffffff...

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Waglioni a dit :
"Cette polémique grotesque sur la burqua"

Vous avez raison, mais ce n’est pas Mme Badinter qui a affûblé certaines de nos compatriotes de la sorte...

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0 points

Hayat a dit :
" La femme voilée ou le foulard islamique au-delà de l’identité religieuse qu’il revendique c’est aussi une autre forme d’esthétique qu’il révèle : la beauté éthique. Le voile nous met en présence directe de la personne ; elle n’est plus un corps qu’on peut décomposer, mais un tout qu’on regarde. Une totalité qui n’emprisonne pas le regard mais l’ouvre sur une autre dimension : celle du spirituel."

En ces temps de polémique inquisitrice, il est agréable de lire ceci. Merci.

Hayat vous n’êtes pas sans avoir que dans cette expression culturelle extrême du fait religieux, la parole est aussi impudique que la peau des main. La femme doit aussi se taire.

Comment une personne muette et totalement voilée donne accès à sa beauté éthique ? Au spirituel ?

On nage en plein délire.

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Merci, cher athée de me faire parvenir les versets coraniques qui disent que la femme doit aussi se taire.

Je pointe par ailleurs à votre attention que, si l’article de façon général parle du voile intégral, le passage cité parle lui du foulard/ voile tel qu’il est très majoritairement porté par les musulmanes, et non du voile intégral qui correspond à une certaine interprétation, minoritaire, de l’exhortation Coranique à la pudeur .

A ma connaissance, les femmes qui portent le voile par libre choix donnent à cet acte précisément la fonction que pointe l’auteur, à savoir qu’on les considèrent comme personnes à part entière, dans leur dimension spirituelle, leur intelligence, et non uniquement pour leurs attributs physiques et sexuels. Une manière d’appeler le respect sur soi (et qui n’est pas la seule bien entendu, vu que l’intention est plus importante que la manière de la manifester).

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A force d’utiliser des mots à tort et à travers, on fini par en perdre le sens. Personnellement je n’ai rien compris à cette « philosophie » (trois fois citée) et à cette « métaphysique » (quatre fois citée).
A propos, ça veut dire quoi « structure métaphysique » ?
Si quelqu’un pouvait m’éclairer ce serai sympa.

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" PRISE DANS LES MAILLONS de la modernité ( !!!), Alger, la jeune, dans les années 70 vivait à l’européenne. Puis la décennie après, le voile islamique s’est implanté dans la réalité (PUIS A SUIVI UNE GUERRE CIVILE ATROCE AYANT LA RELIGION POUR BASE...) la burqa, quant à elle, était quasiment invisible. La femme voilée ou le foulard islamique au-delà de l’identité religieuse qu’il revendique c’est aussi une autre forme d’esthétique qu’il révèle : la beauté éthique. Le voile nous met en présence directe de la personne ; ELLE N’EST PLUS UN CORPS (on s’en doutait) qu’on peut décomposer, mais un tout qu’on regarde."

Mais qu’en termes galants ces choses-là sont dites.. ! Allons, de l’audace, toujours de l’audace, encore de l’audace, courage, fuyons la modernité...

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de Hayat : " ...les femmes qui portent le voile par libre choix donnent à cet acte précisément la fonction que pointe l’auteur, à savoir qu’on les considère comme personnes à part entière, dans leur dimension spirituelle, leur intelligence, et non uniquement pour leurs attributs physiques et sexuels. Une manière d’appeler le respect sur soi ( !!!). "

Il saute aux yeux que nous sommes dans le même pays mais hélas sur deux planètes différentes.... Ne prenez pas cela pour une remarque agressive, c’est plutôt de réflexion dont on a besoin : comment faire coexister deux mentalités aussi fondamentalement différentes ? L’évolution de notre société ne se brade pas.

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C’est drôle Reno que vous ayez coupé la dernière partie de mon commentaire à savoir que porter le foulard est une façon d’apeller au respect de sa personne mais que ce "n’est pas la seule bien entendu, vu que l’intention est plus importante que la manière de la manifester".

Lorsque je disais cela je parlais du sens que l’on donne à l’acte de porter le voile et mon propos était de dire que l’on peut avoir exactement la même attitude de respect et de dignité sans forcément en passer par les mêmes signes.

Dés lors vôtre questionnement : "comment faire coexister deux mentalités aussi fondamentalement différentes ? " est complètement caduc car l’aspiration au respect de la personne, à sa considération pleine et entière est partagée par de nombreuses personnes, quelle que soit leurs croyances..

Par contre, si vous considérez la femme comme un "bien" sexuel consommable, que vous ne l’appréciez pas dans sa dimension spirituelle, dans son intelligence, dans toutes les nobles qualités de coeur qui peuvent être les siennes (tout comme l’homme bien sur), et bien nous sommes effectivement bien sur deux planètes différentes..

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A Athéé : "BHL Le point.

On dit : « la burqa est un vêtement ; tout au plus, un déguisement ; on ne va pas légiférer sur les vêtements et les déguisements »... Erreur. La burqa n’est pas un vêtement, c’est un message. Et c’est un message qui dit l’assujettissement, l’asservissement, l’écrasement, la défaite, des femmes." Trés interessant l’exemple que vous donnez. Vous êtes surement le seul sur terre à encore croire que BHL s’intéresse à la dignité de la femme et de Homme en général, surtout quand on sait combien ce "grand" philosophe soutien les sionistes responsables des violations des droits des femmes et des hommes dans les territoires occupés. Ah le défenseur des droits de l’Homme à géométrie variable, nous comprenons mieux où vous puisez vos réferences !

Mais peut être est ce plus grave de porter une burqa que d’arroser 1300 civils enfants vieillards et femmes à coups de bombes au phosphore ?

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Bonjour
Je n’ai pas pour habitude d’intervenir dans un espace réservé aux lecteurs car un texte mis à la disposition du public n’appartient plus à son auteur. Donc j’interviendrai comme lecteur de vos commentaires et principalement celui qui demandait un éclaircissement sur la structure métaphysique

Le discours philosophique n’est que la traduction explicite d’une structure métaphysique. Une structure métaphysique porte en soi notre vision du monde. Cette thèse métaphysique a besoin d’un discours philosophique (logique et rationnel) pour la défendre et l’expliciter. Tout discours relève d’une structure métaphysique.
Un exemple lié au sujet qui nous concerne : Comment pouvons nous expliquer le passage du débat de la burqa sur le foulard d’Ilham Moussaid ? La thèse métaphysique que traduit ce passage est : puisque dans les temps modernes,le politique est sorti du religieux, à ceux qui s’engagent publiquement d’en sortir.

Le choix du titre est provocateur mais significatif. Les tragédies de Sophocle représentent l’imaginaire antique qui a structuré la pensée moderne. Antigone est le lieu par excellence du conflit individu-société, légalité-justice … La burqa n’est qu’une autre forme de ce conflit.

Burqa – foulard
Le choix du tableau de Vermeer (la jeune fille au turban) est significatif. La burqa en tant que choix individuel place l’individu dans une position de retrait et en tant que tel, elle ne peut-être politique. Mais ce retrait ne doit pas être violé. Le foulard, par contre, est une ouverture sur la cité. S’ouvrir c’est aller à la rencontre de l’autre ; dans cette dynamique d’ouverture, le foulard porte en soi une double dimension : une beauté ethique et un sens civique.

Concernant l’Algérie ce n’est pas la religion qui a constitué la base de la guerre civile car celle-ci n’a jamais été absente du champ social. Mais c’est l’absence totale de l’idée d’alternance, l’impasse démocratique, la présence d’un pouvoir prédateur des richesses et une mentalité éradicatrice qui ont engendré cette tragédie dont la finalité est de sauvegarder le même pouvoir tel qu’il a toujours existé : corrompu et corrupteur. Cad une mentalité maffieuse.

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J’avais l’impression de posséder quelques lettres, j’avoue ne rien comprendre à l’article proposé. Je me demande si trop de texte ne tue pas le texte. Je m’en excuse sincèrement auprès de l’auteur, mais j’ai toujours la sensation que la complexité n’est qu’un long enrobage, et que la technicité des mots est faite pour impressionner.

Je me trompe sans doute.

Je prends un exemple, et c’est la conclusion : "la présence du foulard est la possibilité offerte à la République de faire une véritable autocritique de son histoire, de se réconcilier avec elle-même et une manière pour elle, de se racheter auprès des indigènes d’hier et d’aujourd’hui"

C’est vraiment un carambolage de concepts pour faire passer un message (toujours le même). Et on peut utiliser ce mécanisme de concepts pour ce qu’on veut : remplacer "République" par "Islam", et "indigènes" par "femmes", et on aboutit à un message tout aussi spécieux que le précédent, mais qui, comme lui, fait "vrai".

A nouveau, que l’auteur m’excuse, mais je ne comprends pas cette rhétorique.

Il y a aussi des axiomes curieux : "La burqa n’est qu’une forme personnelle de vivre sa spiritualité". Quand on regarde les pays d’où viennent les voiles intégraux, le bien-fondé du raisonnement échappe.

Mais c’est sans doute moi qui suis ignare, et encore une fois je demande l’indulgence de l’auteur.

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Burqa – foulard Le choix du tableau de Vermeer (la jeune fille au turban) est significatif. La burqa en tant que choix individuel place l’individu dans une position de retrait et en tant que tel, elle ne peut-être politique. Mais ce retrait ne doit pas être violé. Le foulard, par contre, est une ouverture sur la cité. S’ouvrir c’est aller à la rencontre de l’autre ; dans cette dynamique d’ouverture, le foulard porte en soi une double dimension : une beauté ethique et un sens civique.

Le foulard est une ouverture sur la cité. ??!!
On masque sa féminité et c’est une ouverture !
Vous remarquerez que de nombreuses jeunes filles ne peuvent consentir à brider totalement leur féminité et donc se maquillent exagérément les yeux, mettent du touge à lèvres et portent des pantalons suggestifs.
Le foulard est une façon pour elles de satisfaire les bigots et d’avoir la paix
Le reste de votre dissertation est gargarismes de mots.

Preuve que l’on peut donner n’importe quelle signification aux mots.

Par exemple ! Où avez-vous vu que le foulard à une dimension civique ?

Au contraire, il sépare, il autostigmatise, il heurte la sensibilité laïque de ceux pour lesquels il marque une distanciation par rapport à l’autre, un rejet de l’autre.

C’est du domaine de votre interprétation.

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Bernard-Henri Lévy, André Glucksmann, Alain Finkielkraut et Pascal Bruckner...

Que d’auvergnats !Sans blague ! Il ne manque plus qu’à se référer aux lumières de ces faitlesoeufs de plateaux. Ajoutons Zemmour pour l’ambiance et invitons tout ce beau monde quelque part à Roubaix, chez un Quick qui se fera un plaisir de passer au ca(r)sher histoire d’augmenter encore son chiffre d’affaire...

Ne voit-il pas qu’il s’agit d’un message, d’un étendard, d’un drapeau ? Enfin BHL lâche le morceau ! comme il ne pouvait rien invoquer comme préjudice ou dommage que le port de la burqa est susceptible de causer dans l’espace public, notre penseur libère ses visions fantasmagoriques et donne libre cours à ses élucubrations. Heureusement qu’il est à peine lu en France même si les médias lui offrent l’antenne plus que outrancièrement, à croire que les problèmes de la France ont besoin beaucoup de philosophes que d’autres corporations liées à la vie de tous les jours.

Pour terminer sur un peu d’humour, il est intéressant de noter qu’en France et jusqu’à aujourd’hui, il n’y eu qu’un braquage à la burqa. En d’autres termes, tous les braquages sauf un, ont été effectué sans burqa. On s’accorde à dire donc qu’il y a moins de braquages avec burqa que sans burqa. Un des objectifs chiffrés du ministre de l’intérieur est la baisse du nombre de braquages. Pour atteindre ses objectifs chiffrés, le ministre de l’intérieur devrait en tout syllogisme réclamer une loi sur le port obligatoire de la burqa. Mais curieusement ailleurs, certains persistent à vouloir une loi l’interdisant. Il est bien vrai que dans cette Europe sénilisante, la France risque de devenir une terre d’asile...psychiatrique alors que sa vocation fût d’être une terre d’asile tout court.

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"Le désir de la totalité est inhérent à la philosophie occidentale", est-il dit dans ce texte. En effet, si l’absolutisme a été et est encore une méthode de gouvernement, le totalitarisme, qui en est sa forme pathologique, a été créé en Europe. Mais c’est bien pour extraire les sociétés européennes de ces fléaux qu’a été pensé l’Etat de droit, autre invention européenne. La meilleure définition en a été donnée-curieusement- par un prélat, l’abbé Lacordaire, qui a dit : "Entre le faible et le fort, c’est la liberté qui opprime et la loi qui libère".
Donc toute la question est de savoir, et là c’est aux musulmans de répondre : la burqa est-elle un signe d’asservissement ? Si oui, est-elle un signe de ralliement à l’islamisme, qui est une doctrine politique plus que religieuse ? Et si l’islamisme est une doctrine politique retrograde et dangereuse, donnant de surcroît une mauvaise image de l’islam en tant que religion, car les gens pensent le plus souvent en procédant par amalgame, que peut-on faire pour la combattre ?

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Merci au professeur d’avoir prit le temps de nous éclairer…
Bien que cela reste assez abscons pour moi.

« La burqa en tant que choix individuel place l’individu dans une position de retrait et en tant que tel, elle ne peut-être politique. Mais ce retrait ne doit pas être violé. »
Traduction : ne touchez pas à ma burqa. Ce n’est pas politique ça ? venant d’un algérien qui vient faire de la propagande en France ?

« Le foulard, par contre, est une ouverture sur la cité. S’ouvrir c’est aller à la rencontre de l’autre ; dans cette dynamique d’ouverture, le foulard porte en soi une double dimension : une beauté ethique et un sens civique. »

Je suis désolé mais la « dynamique d’ouverture » ainsi que « la beauté éthique » et le « sens civique » du voile m’échappe totalement.

« ..,le politique est sorti du religieux, à ceux qui s’engagent publiquement d’en sortir » dite-vous ?
Non professeur, c’est le religieux qui doit sortir de la politique et au(x) « religieux » de rester dans la sphère privée. Il y à un terme simple pour désigner cela en français courant : laïcité.

Qui pensez-vous convaincre avec de telles affirmations ? Les 92% de non-musulmans en France ?
Vous ne convaincrez que ceux qui le sont déjà c’est-à-dire une fraction minoritaire des musulmans français. Laissez donc la majorité des musulmans français vivre paisiblement leur foi loin de tout exhibitionnisme d’importation.

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Texte un peu complexe et schizophrène mais intéressant dans son message subliminal. En effet, en appeler aux culture et civilisation européennes pour justifier le port de la burqa marque bien le problème actuel porté sur la place publique et le malaise des défenseurs du port de ce vêtement.

Allez plus avant dans l’étude de la civilisation européenne, vous y verrez le lent et fécond cheminement de la pensée humaine. Il est arrivé à un tel point de maturité et de respect humain qu’il s’interroge mais ne condamne plus.
Derrière le port de la burqa, il y a désespoir et révolte. Il y a aussi les passions religieuses et politiques.
Peu importe que les femmes portent le burqa ou non. Ce qui importe, c’est le respect des hommes et des femmes entre eux, c’est ce à quoi c’est toujours attaché la civilisation européenne. Elle sait que bien que marqué par des retours au passé, ce respect de l’homme et de la femme a toujours triomphé. Les facismes, le communisme ont été vaincu, il en sera bien de même des autres dictatures de l’obscurantisme.

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En un mot : charabia, charabia ! Oh zut, j’en ai mis deux.

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"Allez plus avant dans l’étude de la civilisation européenne, vous y verrez le lent et fécond cheminement de la pensée humaine. Il est arrivé à un tel point de maturité et de respect humain qu’il s’interroge mais ne condamne plus"

En êtes vous si sûr Democit ??

Votre classification des pensées "obscurantistes" vs "éclairées" démonte tout ce que vous avez dit.

Reprenez moi si je me trompe mais dans vos propos il s’agit bien d’un jugement (le préliminaire de la condamnation) et non d’une simple interrogation ouverte..

Vous parlez de respect de l’homme et de la femme mais il semblerait qu’un seul modèle de pensée soit en réalité "respectable", car conforme au "bon modèle". Ne vous est il jamais venu à l’idée qu’il y a peut être différentes façons de manifester cette valeur de respect, différentes de celle qui prévaut majoritairement en occident ? Pour de nombreuses personnes, le voile en est une.Si vous étiez dans un esprit d’"interrogation" alors vous chercheriez à comprendre le sens que peut revêtir cet acte pour celle qui le porte, car n’est ce pas cela, la bonne méthodologie d’une interrogation ?

Une pensée "mature", comme vous dites, a l’esprit suffisamment ouvert pour ne pas faire de son propre modèle (contextuel et historique), la grille d’analyse et de jugement pour les autres modèles.

Sincères salutations.

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Kazdin, êtes-vous sûr de vous quand vous affirmez :"En effet, si l’absolutisme a été et est encore une méthode de gouvernement, le totalitarisme, qui en est sa forme pathologique, a été créé en Europe" ?

L’histoire des civilisations nous donne pas mal d’exemples de ce qu’on appelle aujourd’hui le totalitarisme. Le mot est récent, mais pas les méthodes de gouvernement qu’il décrit.

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A Athée : Voilà une nouvelle qui je crois va faire tomber comme un château de carte votre sempiternel refrain sur la notion de laicité en France.

Je serais curieuse de savoir ce que vous en pensez ?

"A Sartrouville (78), le lycée privé Jean-Paul II a bénéficié des aides maximales du Plan Banlieue. Quand son voisin du public ne récupère que quelques chiches heures de tutorat.

À Sartrouville (78), une banlieue parisienne de classes moyennes, trône sur les bords de Seine, le lycée Jean-Paul II, un établissement catholique privé flambant neuf. De rares grandes résidences et le Château de Maisons-Laffitte cernent l’établissement, de part et d’autre de la Seine. A part ça, rien à l’horizon. La ligne de bus même s’arrête à quelques cinquantaines de mètres du bahut. Drôle d’endroit pour un lycée. Baies vitrées, lignes épurés, grilles semblables à celles d’un parking extérieur, les locaux eux-mêmes semblent illustrer quelque chose… La pureté religieuse ? C’est en tout cas du tout neuf.

Mix de sous
Le lycée, qui accueille aujourd’hui 150 élèves de seconde, a été inauguré en grandes pompes en octobre dernier, par Mgr Aumonier, l’Evêque de Versailles, grand patron de l’enseignement catholique en France, et Olivier Roucher, Directeur diocésain de l’enseignement catholique. En présence notamment de Jean-Paul Huchon, Président du Conseil régional, et d’Alain Boissinot, Recteur de l’Académie de Versailles. Surprenant mélange ! Qui s’affiche aussi dans les financements que perçoit Jean-Paul II.

La région a participé à hauteur de 70% (soit 1,36 millions d’euros) à la construction du lycée. Il a aussi reçu près d’1 million d’euros de la part de la mairie, une initiative originale puisqu’elle ne respecte pas la loi Gobelet du 30 octobre 1886. Autre privilège, Jean-Paul II bénéficie de l’appellation “sous contrat d’association avec l’Etat” alors qu’un établissement privé ne peut recevoir de fonds publics qu’après 5 ans d’existence. Grâce à ce passe-droit, le ministère de l’Education Nationale finance cinq postes d’enseignants du lycée !"

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amazone a dit :
A Athée : Voilà une nouvelle qui je crois va faire tomber comme un château de carte votre sempiternel refrain sur la notion de laicité en France.
Je serais curieuse de savoir ce que vous en pensez ?
"A Sartrouville (78), le lycée privé Jean-Paul II a bénéficié des aides maximales du Plan Banlieue. Quand son voisin du public ne récupère que quelques chiches heures de tutorat.
À Sartrouville (78), une banlieue parisienne de classes moyennes, trône sur les bords de Seine, le lycée Jean-Paul II, un établissement catholique privé flambant neuf. De rares grandes résidences et le Château de Maisons-Laffitte cernent l’établissement, de part et d’autre de la Seine. A part ça, rien à l’horizon. La ligne de bus même s’arrête à quelques cinquantaines de mètres du bahut. Drôle d’endroit pour un lycée. Baies vitrées, lignes épurés, grilles semblables à celles d’un parking extérieur, les locaux eux-mêmes semblent illustrer quelque chose… La pureté religieuse ? C’est en tout cas du tout neuf.
Mix de sous Le lycée, qui accueille aujourd’hui 150 élèves de seconde, a été inauguré en grandes pompes en octobre dernier, par Mgr Aumonier, l’Evêque de Versailles, grand patron de l’enseignement catholique en France, et Olivier Roucher, Directeur diocésain de l’enseignement catholique. En présence notamment de Jean-Paul Huchon, Président du Conseil régional, et d’Alain Boissinot, Recteur de l’Académie de Versailles. Surprenant mélange ! Qui s’affiche aussi dans les financements que perçoit Jean-Paul II.
La région a participé à hauteur de 70% (soit 1,36 millions d’euros) à la construction du lycée. Il a aussi reçu près d’1 million d’euros de la part de la mairie, une initiative originale puisqu’elle ne respecte pas la loi Gobelet du 30 octobre 1886. Autre privilège, Jean-Paul II bénéficie de l’appellation “sous contrat d’association avec l’Etat” alors qu’un établissement privé ne peut recevoir de fonds publics qu’après 5 ans d’existence. Grâce à ce passe-droit, le ministère de l’Education Nationale finance cinq postes d’enseignants du lycée !"

L’enseignement privé, qu’il soit catholique, juif ou musulman, est autorisé en France à la condition que les programmes qui y sont dispensés soient conformes aux programmes officiels de l’E.N. Je ne crois pas que les lycées catholiques y dérogent.

Par ailleurs vous n’êtes pas sans savoir que cet enseignement, même si il est aidé par l’Etat, coûte infiniment moins cher pour le contribuable que l’enseignement public avec la même garantie de qualité. Vous savez aussi que les établissements catholiques acceptent les élèves de toutes confessions.

Les enseignants y font plus d’heures, les frais de fonctionnement sont pris en charge par les parents qui payent en outre des impôts consacrés en partie à l’enseignement public et laïque.

Si l’état a dépassé ses prérogatives en terme de financement c’est regrettable, mais comme cela l’est aussi pour le financement des mosquées avec l’octroi de terrain et autres subventions qui vont à l’encontre de la loi sur la séparation de l’église et de l’Etat de 1905.

Mais contrairement à ce que vous pensez j’approuve cette aide directe à la construction de lieux de culte pour les musulmans qui ont un certain retard dans ce domaine par rapport aux pratiquants catholiques.

Mais vous devez savoir que les églises en France appartiennent à l’Etat et qu’il en assure l’entretien, il est donc légitime qu’il participe à la construction de mosquées.

Je vous répète que mes critiques portent sur la nature du fait religieux et l’aliénation des pratiquants. Il peut s’agir de juifs orthodoxes à papillotes, de catholiques orthodoxes ou de musulmans littéralistes.

Il suffit de voir le rappel incessants à des versets ou addiths vieux de 1500 ans, en totale inadéquation avec la réalité du pays et ses moeurs, pour se convaincre du frein intellectuel que constitue la religion.

Il conviendrait un jour de se poser la question de l’arriération sociale et matérielle quasi générale dans les pays où la religion règne en maître. La religion est essentiellement un fait culturel, comme l’athéisme, mais les mécanismes mentaux que ces cultures induisent sont plus ou moins favorables au développement individuel et sociétal de ceux qui les pratiquent.

Ayant vécu plus de 25 ans en Afrique il m’apparait clairement que le sous-développement en dehors de toute idée de racisme à la Gobineau et, quoi que vous en pensiez du haut de votre chaire, n’est pas le seul résultat des contraintes édaphiques et/ou historiques des pays qui le subissent. La culture, ce curieux mélange de pratiques, de sentiments et de convictions, y joue un rôle essentiel.

N’êtes-vous pas sans cesse en train de nous rappeler le caractère lumineux de l’Islam par le passé ? Vous êtes-vous posée la question du pourquoi ? Croyez-vous qu’il s’agisse seulement d’un état lié au fait religieux ? La religion n’est qu’une production secondaire dans toute civilisation, elle l’aide ou au contraire l’handicape.

Comme notre Moyen-âge européen fut éteint durant de longs siècles par un catholicisme rétrograde, omnipotent, supersticieux et puritain. Comme aussi l’Islam wahhabite éteignit la brillante civilisation arabo-musulmane ouverte et hédoniste, tandis que l’Occident s’épanouissait dans tous les domaines en s’affranchissait de la tutelle contraignante de l’église catholique.

Vous parlez sans cesse de mon jugement à l’emporte-pièces sur l’Islam, le rendant ipso facto irrecevable car extérieur au vécu de la croyante que vous êtes.
Admettez (mais j’en doute)que l’expérience d’une vie peut donner accès à des réalités qui vous échappent.

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Visiblement, pour amazone, l’intervention du professeur Mahmoud Senadji ne présente aucun intérêt. Seuls les messages personnels l’intéresse.

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Mais !??!? Je croyais que la burqua n’avait rien a voir avec l’islam ? On nous aurait menti ?

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A Dominique Laire "Visiblement, pour amazone, l’intervention du professeur Mahmoud Senadji ne présente aucun intérêt. Seuls les messages personnels l’intéresse." Aurais je heurté votre sensibilité en remettant en cause la laicité ? Ou alors remettez vous en cause ce qu’est un débat de contradiction ?

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A Athée : JE crois que vous noyez le poisson : l’article que sur lequel je vous ai demandé votre avis, remet en cause cette notion qui vous est si chère séparation de l’Etat et de l’Eglise.

Mais quand une école privée catholique profite des finances de l’Etat, merci de me dire où vous situez la laicité là dedans ?

Pour le reste je ne vois aucun rapport avec les Haddiths vieux de 1500 ans comme vous dites !!!

Quant à votre affirmation :"Il conviendrait un jour de se poser la question de l’arriération sociale et matérielle quasi générale dans les pays où la religion règne en maître." Comment expliquez alors que la religion inscrite dans la constitution américaine n’ait pas engendré "l’arrièration sociale et matérielle" des USA ?

"N’êtes-vous pas sans cesse en train de nous rappeler le caractère lumineux de l’Islam par le passé ? " Non je ne fait que vous rappeler une réalité comme vous pouvez nous rappeler la réalité du Siècle des lumières qu’a connu la France !

"Admettez (mais j’en doute)que l’expérience d’une vie peut donner accès à des réalités qui vous échappent." Oh mais je l’admet aisèment on appelle cela la sagesse acquise au fil du temps !