Dans les dérapages de l’UMP, on demande Jean-Claude Gaudin !

La grande famille de l’UMP enchaîne les fours qui font le buzz, certains d’une niaiserie confondante, à

dimanche 17 janvier 2010

La grande famille de l’UMP enchaîne les fours qui font le buzz, certains d’une niaiserie confondante, à l’image du grotesque lipdub « Changer le monde », d’autres d’une inconséquence inquiétante, à l’instar de dérapages discriminants à répétition.

Dans la valse effrénée des provocations politiques aux inflexions néo-coloniales, après les Hortefeux, Moreno, Besson, Myard et consorts, il ne manquait plus que la faconde du maire de Marseille pour mettre de l’huile sur le feu « avé l’accent ! ».

S’aérant à Marseille, loin des dorures du ministère de l’Immigration, le débat public sur l’identité nationale s’était installé dans les salons d’honneur de la préfecture des Bouches-du-Rhône en présence d’Eric Besson, lorsque le poids lourd « pagnolesque » de la cité phocéenne, évoquant les débordements liés au match de football Algérie-Egypte en novembre, réitéra les propos choquants tenus dans l’après-midi au cours d’une réunion UMP, en lâchant face à un auditoire élargi : « la déferlante des 15 000 musulmans » dans le centre-ville de Marseille.

Des formules chocs et blessantes à dessein, traduisant un excès de nationalisme boosté par la prochaine échéance des régionales, qui ont notamment profondément indigné un sympathisant UMP, d’origine algérienne, et une enseignante en histoire-géo, de gauche.

Vivement pris à partie par ces deux empêcheurs de « casser du musulman » en rond, le militant UMP s’exclamant : « Je compromets peut-être mon avenir politique en vous le disant publiquement, mais vous m’avez blessé, ma famille et les 200 000 musulmans qui vivent à Marseille. J’espère vraiment que ce n’était qu’un dérapage », Jean-Claude Gaudin s’est emporté, après un rétropédalage très laborieux : « J’aurais simplement aimé que sur la Canebière, lorsqu’il y a eu 15 000 personnes, où il y a eu une multitude de drapeaux algériens, qu’il y ait eu aussi quelques drapeaux français parce que la France est généreuse », concluant exaspéré : « Peut-être me suis-je mal exprimé, mais si je me suis mal exprimé, j’ai rétabli maintenant la vérité. Allez, terminé ! ».

Marri mais pas contrit, Jean-Claude Gaudin marche sur les traces de ses pairs : servir l’UMP, en desservant la politique !

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