Danemark : Le conseil municipal de Copenhague prend position en faveur de la première mosquée du pays

Subissant les nouveaux assauts du Parti du peuple danois (PPD), qui digère mal l’adoption, en août dernier

lundi 21 septembre 2009

Subissant les nouveaux assauts du Parti du peuple danois (PPD), qui digère mal l’adoption, en août dernier, du projet de construction de la première mosquée du pays à une écrasante majorité, le conseil municipal de Copenhague maintient vaillamment le cap face à une extrême-droite furibonde, faisant fi de son exigence d’un nouveau vote sur la question.

Passés maître dans l’art du harcèlement, rien n’arrête les ultra-nationalistes danois, pas même un vote démocratique réalisé dans les règles de l’art, surtout quand il plébiscite une réalisation qui est leur pire vision cauchemardesque : une mosquée chiite sur le sol national, dont l’Iran garantirait une grande partie du financement.

Iran, mosquée, péril vert, expansionnisme rampant et mortifère, la déclinaison infernale de l’Europe des extrêmes est resservie à des électeurs danois maintenus sous pression, les exhortant à assiéger ces « citadelles de l’islamisme » avant qu’elles ne les asservissent eux-mêmes !

Sourd à cette agitation instrumentalisée du PPD, qui joue de sa grande influence parlementaire auprès du gouvernement libéral-conservateur en appelant à un référendum national, Klaus Bondam, maire-adjoint de Copenhague, résiste bien à ce tangage politico-médiatique, qui certes fait des remous mais sans pour autant saborder l’essentiel : le rejet irrévocable d’un nouveau vote sur un projet de mosquée entériné en conseil municipal.

« Nous devons faire preuve de tolérance pour que les musulmans aient leurs mosquées tout comme les chrétiens et les juifs qui ont leurs églises et synagogues », clame l’élu, fustigeant au passage la campagne médiatique « dégoûtante » du PPD contre les lieux de culte musulman.

Deuxième religion après l’Eglise évangélique luthérienne, l’islam du Royaume du Danemark n’échappe pas à une réalité européenne indépassable : parents pauvres de la religion, ses 200.000 fidèles, pour la plupart sunnites, sont relégués aux inévitables appartements, caves et autres usines désaffectées pour se recueillir.

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