Coupe du Monde de football : le Qatar candidat à l’édition de 2022

Presqu’île du Golfe Persique regorgeant de richesses naturelles en hydrocarbure et en gaz naturel, le Qatar

dimanche 17 mai 2009

Presqu’île du Golfe Persique regorgeant de richesses naturelles en hydrocarbure et en gaz naturel, le Qatar a depuis quelques années fait du sport une de ses priorités nationales, trouvant là un tremplin médiatique idéal lui assurant des retombées mondiales uniques.

Rien de surprenant dans ces conditions que l’Emirat, lors de la finale de la Coupe de l’Emir au Khalifa international stadium de Doha, annonce sa décision de s’aligner pour la première fois au départ de la course à l’investiture pour l’organisation de la Coupe du monde de football en 2022, concurrençant des pays déjà rompus à l’exercice.

L’émir du Qatar en personne, cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani, a lancé officiellement cette grande campagne promotionnelle qui se révélera des plus porteuses en terme d’image et de notoriété : « Le Qatar est une terre d’action et pas de promesses, a-t-il déclaré. C’est pour cela que nous sommes le partenaire parfait pour aider la Fifa et le football à construire un avenir meilleur. Qatar 2022 est un projet au nom de toute la région. L’évènement sportif le plus important du monde au Moyen-Orient serait l’occasion d’une meilleure compréhension et unité entre le monde arabe et le monde occidental ».

Rappelons tout de même que le Qatar n’est pas un amateur en matière d’organisations de compétitions sportives de tout premier plan, et qu’il s’est notamment bâti une solide réputation internationale en la matière : les Jeux Asiatiques 2006, l’Open de tennis de Doha, le Tour du Qatar cycliste créé en 2002, le Grand Prix de moto initié en 2004, sans omettre le sponsoring du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe, autant d’événements prestigieux qui réunissent à chaque fois toute l’élite planétaire de l’univers sportif.

Bénéficiant d’une autre ressource précieuse quasi naturelle, des réserves financières à faire pâlir d’envie le reste du monde, le Qatar accueillera en 2011 la Coupe d’Asie de football, sans parler du gigantesque complexe dédié au culte du sport, l’académie Aspire.

Sur ce territoire exceptionnel, recouvert pour l’essentiel de déserts, tous les rêves semblent pouvoir se matérialiser. Le Qatar, nouvel eldorado du sport, sera-t-il toutefois en mesure de relever un autre défi de taille : créer des ponts entre l’Orient et l’Occident ?

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