Samedi 26 mai 2012
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Contextualiser « Le Phénomène Coranique » (2/2)

Ainsi, pour Malek Bennabi, la religion n’est pas une simple activité spirituelle et mentale du psychisme humain. C’est plutôt une disposition essentielle de l’espèce humaine et un fait cosmique profondément enraciné dans la structure de l’univers.

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Religion et prophétisme : une perspective phénoménologique

style=';;'>  style=''>C’est pourquoi Malek Bennabi insiste vivement sur
le fait que l’hostilité de la modernité à l’égard de la religion ne devait pas
être considérée comme un simple conflit entre la religion et la science ou la
raison. Pour lui, il est question de conflit entre deux systèmes philosophiques
et visions du monde fondamentalement différents.

style=';;;'> C’est un conflit « entre le théisme et le matérialisme, entre la
religion qui a Dieu comme base et celle qui postule la matière comme une vérité
absolue ». class=MsoEndnoteReference> style=';;;'>[i] C’est, en dernière analyse, une bataille
pour le sens ultime de la vie, la nature de l’homme et l’origine et le destin
du monde, avec tout ce que cela implique sur les plans psychologique,
philosophique et cosmologique. class=MsoEndnoteReference> style=';;;'>[ii]

C’est
avec de telles questions philosophiques et historiques en vue, comme nous
l’avons vu plus haut, que j’ai entrepris cette nouvelle édition annotée et
integrale du Phénomène Coranique. A mon avis, ce livre représente l’un
des efforts les plus mûrs de combat intellectuel musulman avec les prémisses
séculières de la modernité et sa vision scientifique matérialiste du monde.
Comme j’ai essayé de le montrer, son argument de base est toujours pertinent
même au regard du défi du post-modernisme.

Pour développer son argument, Malek Bennabi a adopté une
approche complexe à plusieurs couches, sans précédent en matière d’études
coraniques et islamiques en général. Des idées de différentes disciplines et
domaines de connaissance ont été intelligemment déployées pour développer une
nouvelle approche à l’étude de la religion en général et du Coran en
particulier.

Ainsi, la philosophie, l’archéologie, l’histoire, la cosmologie,
la sociologie, l’anthropologie philosophique et la psychanalyse sont toutes
déployées pour étudier la religion et le prophétisme en tant que phénomènes
objectifs qui transcendent tous les contextes historiques et toutes les
configurations socioculturelles.

Avec
cette approche interdisciplinaire, Malek Bennabi a réussi à vaincre les
insuffisances et les imperfections des théories réductionnistes et
subjectivistes qui ont prévalu durant une période relativement longue de
l’étude de la religion et des phénomènes religieux par les différentes
disciplines des sciences sociales. Il commence par une principale observation
qui a été une question d’accord entre les savants et penseurs de différentes
formations.

Il
s’agit du fait que la religion, comme un sociologue Durkheimien l’a dit, « a été
la condition pour la vie humaine à tous les âges et sous tous les cieux ». href="#_edn3" name="_ednref3" title=""> class=MsoEndnoteReference>[iii]
Cependant, et contrairement à tant
de savants modernes de différentes disciplines, Malek Bennabi ne fournit pas
de justifications à ce fait par une interprétation historiciste, subjectiviste
ou positiviste. class=MsoEndnoteReference> style=';;'>[iv]
Il voit plutôt dans les différentes manifestations de la religion à travers
l’histoire de l’humanité, du simple dolmen au temple le plus imposant, href="#_edn5" name="_ednref5" title=""> class=MsoEndnoteReference>[v] la preuve la plus claire de la
religiosité inhérente à la nature humaine.

Ainsi,
pour Malek Bennabi, la religion n’est pas une simple activité spirituelle et
mentale du psychisme humain. C’est plutôt une disposition essentielle de
l’espèce humaine et un fait cosmique profondément enraciné dans la structure de
l’univers. Cela veut dire que la religion ne peut pas être réduite à une simple
catégorie culturelle acquise par l’espèce humaine à travers l’histoire ou en
relation avec les premiers stades du développement socioculturel humain. href="#_edn6" name="_ednref6" title=""> class=MsoEndnoteReference>[vi]

A
cet égard, il convient de mentionner que cette interprétation
psycho-cosmologique de la religion a été faite, quoiqu’ en des termes peu
clairs, par un certain nombre de philosophes et savants occidentaux qui
semblent avoir essayé de se libérer du joug du matérialisme et du positivisme.
En tant que personnalité éminente de la psychanalyse, il convient d’accorder
ici une attention particulière aux points de vue de Carl Jung.

Dans
une tentative d’éviter les inexactitudes de la conception matérialiste du
psychisme, Jung a développé une « théorie d’archétypes » selon laquelle « la
religion peut être mieux comprise en l’associant à un inconscient collectif »
qui constitue une « réalité psychique partagée par tous les humains ». href="#_edn7" name="_ednref7" title=""> class=MsoEndnoteReference>[vii]
Selon lui, cet « inconscient collectif
comprend tout l’héritage spirituel de l’évolution de l’humanité né de nouveau
dans la structure du cerveau de l’individu ». title=""> style=';;'>[viii]

Cependant, malgré la suggestive importance de l’idée d’un
« héritage spirituel » universel commun de l’humanité, Jung n’a pas poursuivi sa
recherche jusqu’à sa fin logique pour aborder la question essentielle des
origines et de la nature de cet héritage collectif. En fait, il l’a tout
simplement éludée en faisant référence à l’évolution de l’humanité. Une raison
pourrait en être ceci : en succombant aux paradigmes positivistes dominants,
Jung « a évité toutes considérations métaphysiques et philosophiques ». href="#_edn9" name="_ednref9" title=""> class=MsoEndnoteReference>[ix]
Autrement dit,
il semble comme si certains jougs ont été établis par l’épistème dominant, et
que l’esprit ne doit pas s’en debarrasser !

En considérant les différentes expressions de la religion
(comme le totémisme, le polythéisme et le monothéisme), le but immédiat de
style=';;'>Malek style=''> Bennabi est d’établir la nature éternelle du
phénomène religieux en tant que caractéristique de la nature humaine. D’où la
description de l’homme comme un animal religieux ou homo religiosus. href="#_edn10" name="_ednref10" title=""> class=MsoEndnoteReference>[x]

A partir de là, il poursuit son but ultime, à savoir,
examiner la révélation coranique et la vocation prophétique du Prophète
Mohammed dans le plus large contexte de la tradition monothéiste et mouvement
prophétique, qui ont caractérisé trois grandes traditions religieuses vivantes
du monde, à savoir, le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam.

Pour
cela, il propose une approche où la phénoménologie et la psychanalyse doivent
toutes deux jouer un rôle de premier plan. Dans cette approche, le cas
particulier de l’Islam serait lié au phénomène religieux en général, tandis que
son messager serait considéré comme le maillon ultime de la chaîne du mouvement
prophétique.

De
même, la révélation coranique doit être considérée comme un couronnement du courant
de la pensée monothéiste. D’autre part, une analyse comparative historique et
psychologique est nécessaire pour saisir la relation entre les prophètes
(messagers) et leurs messages, et les caractéristiques communes déterminant
leur personnalité et leur comportement.

Pour
aborder cette dernière question, Malek Bennabi étudie la vie et la carrière
prophétique du Prophète Israélite Jérémie dont le livre et l’authenticité historique
ont été épargnés par la critique biblique moderne. En contraste avec son
concurrent, le pseudo prophète Hanania, l’examen du cas spécifique de Jérémie
révèle les traits principaux en tant que caractéristiques distinctives du
prophétisme :

1.
Un pouvoir absolu qui élimine toute volonté personnelle du prophète et détermine
son comportement final et permanent concernant sa carrière de missionnaire.

2.
Un jugement unique et catégorique sur les faits de l’avenir transcendant toute
logique de l’histoire déduite par des êtres humains ordinaires.

3.
La comparaison entre Jérémie et d’autres prophètes bibliques comme Amos et
Esaïe révèle un troisième trait qui consiste en la similarité et la continuité
dans la manifestation des deux premiers traits chez tous les prophètes. href="#_edn11" name="_ednref11" title=""> class=MsoEndnoteReference>[xi]

Selon Malek Bennabi,
ces traits qui s’étaient manifestés de la même manière dans le cas du Prophète
Mohammed, ne peuvent pas être expliqués comme étant de simples traits
subjectifs du prophète ou comme la conséquence d’un état mental perturbé et
d’une personnalité déséquilibrée, comme les critiques modernes veulent nous le
faire croire.

Au contraire, ils indiquent le caractère impersonnel et
la source extérieure de la vocation prophétique qui s’impose plutôt sur la
personnalité du prophète et soumet sa volonté de manière absolue.
L’impersonnalité et l’externalité du prophétisme sont en outre attestées par la
résistance des prophètes à la vocation prophétique, en sorte qu’ils ont tous
voulu s’y soustraire positivement. Cette résistance est une claire indication
de « l’opposition entre leur libre arbitre et le déterminisme qui plie leur
volonté et subjugue leur moi ». class=MsoEndnoteReference> style=';;;'>[xii]

Ayant
établi les caractéristiques phénoménologiques du mouvement prophétique, qui
s’étend sur tant de siècles de l’histoire humaine, depuis le patriarche Abraham
à Mohammed ibn
ÑAbd Allah d’Arabie, Malek Bennabi examine le Coran tant du point
de vue phénoménologique que psychanalytique.

Comme
il le dit, outre sa continuité thématique des Ecritures précédentes concernant
le message principal qu’il apporte à l’humanité, en particulier ses
enseignements monothéistes, le Coran lui-même fournit un indice très important
soulignant son appartenance au phénomène de la révélation qui a intimement
accompagné le mouvement prophétique.

Ainsi,
le Coran a enseigné à Mohammed, son destinataire et son transmetteur, qu’il
n’est « nullement une innovation parmi les Messagers » (Cor. 46 : 9). href="#_edn13" name="_ednref13" title=""> class=MsoEndnoteReference>[xiii]
Cela veut dire qu’il n’était pas
en train de « prêcher quelque chose qui n’a pas été déjà prêché par tous les
prophètes de Dieu » avant lui. class=MsoEndnoteReference> style=';;'>[xiv]
En d’autres termes, « la venue de Mohammed comme prophète et messager de Dieu
n’a rien d’inouï ou de bizarre. D’autres prophètes sont venus avant lui. Ils
étaient tous de simples mortels et faisaient partie du peuple à qui ils étaient
envoyés. Telle est en effet l’éternelle et immuable règle du Seigneur et seuls
les gens au cœur malade et aveugle par l’orgueil et la haine osent la
contester. » class=MsoEndnoteReference> style=';;'>[xv]

Mais mis à part sa caractéristique phénoménologique
d’appartenir au phénomène de la révélation et d’être le couronnement du
monothéisme religieux, le Coran constitue un phénomène en lui-même. C’est la
raison, me semble-t-il, pour laquelle
Malek
Bennabi a intitulé son livre Le phénomène Coranique.

Sa révélation qui embrasse une période d’environ
vingt-trois ans en fait plus qu’un simple ‘événement’ comme l’évêque Kenneth
Cragg l’a une fois écrit. class=MsoEndnoteReference> style=';;;'>[xvi]
Si un phénomène peut être défini comme «  style=';;'>un évènement qui se répète dans des conditions identiques et avec des conséquences
semblables », class=MsoEndnoteReference> style=';;;'>[xvii] alors la succession des révélations
coraniques sur une période de plus de deux décennies rentre dans cette
définition.

Un aspect de la manifestation phénoménologique du Coran
concerne son destinataire et transmetteur, le Prophète lui-même, alors que
l’autre concerne le mode de révélation.

Au
niveau du Prophète, les révélations coraniques étaient toujours accompagnées de
certains changements psycho-physiologiques qui pouvaient être facilement perçus
par ceux qui étaient présents avec lui. Quant aux révélations mêmes, elles
s’étaient produites selon des mesures définies et en des intervalles de temps
variés, et tout à fait sans égard pour l’état personnel de la personne qui les
recevait. Autrement dit, ces révélations avaient lieu sans tenir compte du
chagrin et des souffrances ou désirs et aspirations du Prophète lui-même.

Dans
l’analyse de Malek Bennabi, ces caractéristiques phénoménologiques du Coran indiquent
de façon très nette son impersonnalité et son externalité par rapport au moi
du Prophète. Cela implique que les idées et la connaissance, contenu du Coran,
supplantent la connaissance personnelle du Prophète et transcendent sa
conscience.

Comme
Cragg l’a si bien dit, « le Coran n’a jamais été une ambition personnelle, une
dignité prévue, un honneur personnel. Il n’aurait pu être autrement qu’une
grâce divine ». class=MsoEndnoteReference> style=';;'>[xviii]

Néanmoins, une objection peut être soulevée ici. En admettant le caractère
impersonnel et externe du Coran vis-à-vis du moi de Mohammed, il y a
toujours la possibilité de supposer qu’il reflétait la connaissance et les
idées – religieuses et autres – qui prévalaient dans son environnement et à son
époque.

À cette hypothèse sur laquelle bon nombre d’écrivains
occidentaux ont fondé leurs études de l’Islam et de la vie de son Prophète,
style=';;'>Malek style=''> Bennabi consacre une longue analyse qui, en fait,
s’étend sur tout le livre. Un portrait psychologique et intellectuel du
Prophète, avant comme après la vocation prophétique, a été dressé avec soin et
de façon convaincante pour établir d’abord la ligne de démarcation entre la
connaissance et les idées personnelles du Prophète et le contenu du Coran.
Ensuite un examen comparatif et historique de divers thèmes coraniques est
effectué pour démontrer que la vraie réalité de la source du Coran ne peut être
conçue que sur un plan transcendant, métaphysique.

Comme
nous l’avons fait remarquer plus haut, le livre de Malek Bennabi est une
réponse extrêmement mûre aux défis intellectuels de la pensée moderne
philosophique et scientifique. Il peut être aisément considéré comme une
nouvelle sorte de pensée islamique théologique et philosophique pour
l’exploration des vérités coraniques éternelles sous de nouvelles lumières et
dans de plus larges perspectives que cela n’était possible aux savants
musulmans classiques.

En
effet, l’approche que Malek Bennabi a suggérée et la méthodologie qu’il a
appliquée dans son étude du Coran, sont stimulantes et méritent une
considération sérieuse de la part de ceux qui cherchent à ouvrir de nouvelles
voies pour la renaissance de la pensée islamique et la reconstruction de la
société et de la civilisation islamiques.

Sa reformulation de la question de l’i‘jâz ou
l’inimitabilité et ‘l’incomparabilité’ du Coran, jusque là considéré en termes
linguistiques et littéraires, dans le plus large contexte philosophique et
historique du phénomène religieux et du mouvement prophétique, est tout à fait
unique en matière d’études islamiques et coraniques. name="_ednref19" title=""> class=MsoEndnoteReference>[xix]

Elle invite l’esprit à une lecture différente de
l’histoire religieuse humaine et à une compréhension différente de la condition
humaine qui va bien au-delà des simples préoccupations des musulmans. Car le
Coran « se rapporte au plus vaste monde extérieur à l’expérience [musulmane]
partout où l’homme se trouve, dans ses religions ou dans sa sécularité ». href="#_edn20" name="_ednref20" title=""> class=MsoEndnoteReference>[xx]

En
conséquence, en développant son approche psychanalytique et phénoménologique au
Coran, Malek Bennabi ne cible pas simplement le musulman qui est dans le besoin
« d’une solide perception de la valeur du Coran » sur laquelle il fondera sa foi
et sa conviction personnelles. Il vise également ceux qui veulent traiter
d’Ecritures islamiques « en tant que simple sujet d’étude universitaire ». href="#_edn21" name="_ednref21" title=""> class=MsoEndnoteReference>[xxi]

Autrement
dit, cette approche est considérée comme permettant également au non musulman de
parvenir à une appréciation correcte et juste du Coran dont le support n’est
pas restreint au musulman qui le possède par foi et expérience personnelle.
Peut-être pouvons-nous dire, en reprenant les termes de Kenneth Cragg, que la méthode
de Bennabi en traitant du phénomène coranique « permettra au Coran d’être
possédé de l’extérieur – possédé, c’est-à-dire, non par le propagandiste qui
désire décrier ou la dilettante qui le fait par fantaisie – mais par celui qui
est sérieusement intéressé, qui a à la fois un fort désir et une réserve, à la
fois une attraction et une crainte ». class=MsoEndnoteReference> style=';;'>[xxii]

Conclusion

style=';;'>Comme j’ai
essayé de le montrer dans les sections précédentes, la conception positiviste
de la modernité de la raison et son idéologie scientiste ont eu des conséquences
nuisibles pour le sens de la réalité qui a été terriblement aggravé par la
pensée post-moderniste. class=MsoEndnoteReference> style=';;'>[xxiii]
Dans le sillage des processus de mondialisation dans presque toutes les sphères
de la vie humaine, il n’est point besoin de mettre ici l’accent sur ces conséquences.

style=';;'>Les réflexions
et les points de vue de Malek Bennabi peuvent à juste titre être considérés
comme une consolidation des efforts de plusieurs penseurs et savants à travers
le monde à combattre les différentes formes et vagues de réductionnisme et de
nihilisme qui ont poussé l’humanité dans l’abîme de la sécularisation. href="#_edn24" name="_ednref24" title=""> class=MsoEndnoteReference>[xxiv]

L’oeuvre
de Malek Bennabi sur le Coran n’était pas seulement le début de sa carrière intellectuelle
en tant qu’écrivain original et penseur visionnaire. Lorsqu’il le termine en
affirmant que la religion « semble imprimée dans l’ordre universel comme la loi
propre à l’esprit humain », class=MsoEndnoteReference> style=';;'>[xxv]

il ne fait point de propos creux ni ne joue sur les mots. En fait, il a, dans
son livre, jeté les fondations philosophiques et méthodologiques de ses
derniers ouvrages.

On
peut affirmer avec certitude que ses efforts intellectuels ultérieurs en
théorisation sociale et culturelle sont principalement une élaboration et une
justification de la thèse centrale sur l’homme et la religion qu’il a développée
dans le présent livre. class=MsoEndnoteReference> style=';;'>[xxvi]

Cette thèse, bien enracinée dans la vision islamique de l’homme et du monde, se
base sur le fait que la religion, et notamment l’Islam, fait par de la « nature
innée dont Dieu a pourvu les hommes en les créant » (Cor. 30 : 30).

Mohamed El-Tahir El-Mesawi

Université Islamique Internationale de Malaisie



href="#_ednref1" name="_edn1" title=""> lang=EN-US style='font-size:9.0pt;;color:red'> class=MsoEndnoteReference>[i] style='font-size:9.0pt;;color:red'> style='font-size:9.0pt;;color:red'>Malik Bennabi : Le
Phénomène Coranique
, présente édition, p. 31.

href="#_ednref2" name="_edn2" title=""> lang=EN-US style='font-size:9.0pt;;'>[ii] style='font-size:9.0pt;;'> Pour
une analyse plus détaillée de cet aspect de la pensée de Bennabi, voir Mohamed
El-Tahir El-Mesawi : A Muslim Theory of Human Society : An
Investigation into the Sociological Thought of Malik Bennabi
(Kuala Lumpur :
Thinker’s Library, 1998), pp. 11-38.

href="#_ednref3" name="_edn3" title=""> lang=EN-US style='font-size:9.0pt;;'>[iii] lang=EN-GB style='font-size:9.0pt;;'> Serge Mascovici : The Invention of Society (Cambridge UK : Polity
Press, 1993), p. 33.

href="#_ednref4" name="_edn4" title=""> lang=EN-US style='font-size:9.0pt;'> class=MsoEndnoteReference>[iv] style='font-size:9.0pt;'> style='font-size:9.0pt;'>Pour l’exposé détaillé des
différentes théories de la religion, voir les ouvrages suivants : Bryan S.
Turner : Religion and Social Theory (London : Sage Publications,
1983) ; Malcolm B. Hamilton : The Sociology of Religion (London & New
York : Routledge, 1995) ; Daniel L. Pals : Seven Theories of Religion
(Oxford University Press, 1996).

href="#_ednref5" name="_edn5" title=""> lang=EN-US style='font-size:9.0pt;;color:red'> class=MsoEndnoteReference>[v] style='font-size:9.0pt;;color:red'> style='font-size:9.0pt;;color:red'>Le Phénomène
Coranique
, p. 29.

href="#_ednref6" name="_edn6" title=""> lang=EN-US style='font-size:9.0pt;'> class=MsoEndnoteReference>[vi] style='font-size:9.0pt;'> style='font-size:9.0pt;'>Mohammed Bāqir al-Sadr :
Al-Madrasah al-Qur´āniyyah (Beyrouth : Dār at-Ta‘āruf, 1981, p. 115-18.

href="#_ednref7" name="_edn7" title=""> lang=EN-US style='font-size:9.0pt;'> class=MsoEndnoteReference>[vii] style='font-size:9.0pt;'> Brian Morris : Anthropological
Studies in Religion
(Cambridge University Press, 1987), p. 168, (italique
ajouté).

href="#_ednref8" name="_edn8" title=""> lang=EN-US style='font-size:9.0pt;'> class=MsoEndnoteReference>[viii] style='font-size:9.0pt;'> Carl G. Jung : The
portable Jung
, édité par J. Campell (Harmondsworth : Penguin Books, 1971),
pp. 45-6.

href="#_ednref9" name="_edn9" title=""> lang=EN-US style='font-size:9.0pt;;'>[ix] lang=EN-GB style='font-size:9.0pt;;'> Carl G. Jung : Psychology and Religion (New Haven : Yale
University Press, 1966), p. 2 ; cf. J. J. Clarke : In Search of Jung :
Historical and Philosophical Enquiries
(London : Routledge, 1992), p. 35.

href="#_ednref10" name="_edn10" title=""> lang=EN-US style='font-size:9.0pt;;color:#FF6600'> class=MsoEndnoteReference>[x] lang=EN-US style='font-size:9.0pt;;color:#FF6600'> style='font-size:9.0pt;;color:#FF6600'>Le Phénomène
Coranique
, p. 30.

href="#_ednref11" name="_edn11" title=""> lang=EN-US style='font-size:9.0pt;'> class=MsoEndnoteReference>[xi] style='font-size:9.0pt;'> style='font-size:9.0pt;;color:#FF6600'>Ibid style='font-size:9.0pt;;color:#FF6600'>., p. 51. style='font-size:9.0pt;'> En développant ses idées à
cet égard, Bennabi s’appuit fortement sur l’étude approfondie et bien
recherchée réalisée par l’expert des études judéo-chrétiennes, Adolphe Lods,
intitulée Les Prophètes d’Israël et les Débuts du Judaïsme. Ce livre a
été publié à Paris, d’abord en 1935 par la Renaissance du Livre, puis par les Editions Albin Michel en 1969.

href="#_ednref12" name="_edn12" title=""> lang=EN-US style='font-size:9.0pt;;color:#FF6600'> class=MsoEndnoteReference>[xii] lang=EN-US style='font-size:9.0pt;;color:#FF6600'> style='font-size:9.0pt;;color:#FF6600'>Le Phénomène
Coranique
, p. 31.

href="#_ednref13" name="_edn13" title=""> lang=EN-US style='font-size:9.0pt;'> class=MsoEndnoteReference>[xiii] Une autre traduction de ce verset offerte
par Sadok Mazigh est la suivante : « Dis : ’Qu’y a-t-il d’étrange dans mon
cas ? Tant d’autres prophètes m’ont précédé. J’ignore, toutefois, quel sort nous
sera réservé à vous et à moi. Je m’en tiens à ce qui m’est révélé, que je
m’applique à suivre. Je n’ai qu’une seule mission : avertir explicitement ».

href="#_ednref14" name="_edn14" title=""> lang=EN-US style='font-size:9.0pt;'> class=MsoEndnoteReference>[xiv] Fakhr al-Dîn Mohammed ibn style='font-size:9.0pt;'>Ñ style='font-size:9.0pt;'>Umar al-Râzī : al-Tafsîr
al-kabîr,
connu aussi sous Mafâtîh al-Ghayb (Beyrouth : Dâr al-Kutub
al-‘Ilmiyyah, 1411/1990), vol. 14/28, p. 7 ; Nāsir al-Dîn Abū Sa style='font-size:9.0pt;'>Ñ style='font-size:9.0pt;'>îd ‘Abd Allâh
al-Baydâwī : Anwār al-Tanzīl wa Asrâr al-Ta’wīl,
connu aussi sous Tafsīr al-Baydāwī (Beyrouth : Dâr
al-Fikr, 1416/1996), vol. 5, p. 178.

name="_edn15" title=""> style='font-size:9.0pt;'> class=MsoEndnoteReference>[xv] style='font-size:9.0pt;'> style='font-size:9.0pt;'>Salah Ed-Dine Kechrid : al-Qur style='font-size:9.0pt;'>´É style='font-size:9.0pt;'>n al-Kr style='font-size:9.0pt;'>Ê style='font-size:9.0pt;'>m : Traduction et notes style='font-size:9.0pt;'>(Beyrouth : Dâr al-Gharb
al-Islâmî, 2003), p.443, note 1.

href="#_ednref16" name="_edn16" title=""> lang=EN-US style='font-size:9.0pt;;'>[xvi] lang=EN-US style='font-size:9.0pt;;'> Kenneth Cragg : The Event of the Qur’an : Islam
in Its Scripture
(Oxford UK : Oneworld, 1994 [1971]).
style='font-size:9.0pt;;'>L’ouvrage
de Cragg est remarquable en ce sens qu’il y a essayé de faire ressortir les
aspects phénoménologiques du Coran. Cependant, son analyse semble ignorer le
concept du wahy en essayant de l’expliquer sur le plan du génie personnel
du Prophète. 

href="#_ednref17" name="_edn17" title=""> lang=EN-US style='font-size:9.0pt;;color:#FF6600'> class=MsoEndnoteReference>[xvii] lang=EN-US style='font-size:9.0pt;;color:#FF6600'> style='font-size:9.0pt;;color:#FF6600'>Le Phénomène
Coranique
, p. 12.

href="#_ednref18" name="_edn18" title=""> lang=EN-US style='font-size:9.0pt;'> class=MsoEndnoteReference>[xviii] Cragg : The Event of the Qur’an, p.
38-39.

href="#_ednref19" name="_edn19" title=""> lang=EN-US style='font-size:9.0pt;'> class=MsoEndnoteReference>[xix] Les ouvrages de feu Professeur Mohammed ‘Abd
Allah Draz méritent d’être mentionnés ici. Ils sont clairement guidés par une
disposition d’esprit similaire à celle qui a guidé Bennabi dans le présent
livre. Une étude comparative du Phénomène Coranique et de Initiation
au Coran
et al-Naba’ al-‘Azīm : Nazarāt Jadīdah
fī’al-Qur
´ style='font-size:9.0pt;'>ān style='font-size:9.0pt;'> révèleront des similarités
frappantes dans leurs prémisses et leur approche méthodologique.

href="#_ednref20" name="_edn20" title=""> lang=EN-US style='font-size:9.0pt;'> class=MsoEndnoteReference>[xx] style='font-size:9.0pt;'> Cragg : lang=EN-GB style='font-size:9.0pt;'>The Event of the
Qur’an
,
pp. 38-39.

href="#_ednref21" name="_edn21" title=""> lang=EN-US style='font-size:9.0pt;;color:#FF6600'> class=MsoEndnoteReference>[xxi] lang=EN-US style='font-size:9.0pt;;color:#FF6600'> Le
Phénomène Coranique
, p. 16.

href="#_ednref22" name="_edn22" title=""> lang=EN-US style='font-size:9.0pt;'> class=MsoEndnoteReference>[xxii] style='font-size:9.0pt;'> Cragg : lang=EN-GB style='font-size:9.0pt;'>The Event of the
Qur’an,

p. 186.

href="#_ednref23" name="_edn23" title=""> lang=EN-US style='font-size:9.0pt;'> class=MsoEndnoteReference>[xxiii] style='font-size:9.0pt;'> Pour une profonde et
pertinente analyse et discussion à cet égard, voir Roger Trigg : Reality at
Risk
 : A Defence of Realism in Philosophy and the Sciences (The Harvester
Press, Royaume Uni & Barnes and Noble Books, USA, 1980).

href="#_ednref24" name="_edn24" title=""> lang=EN-US style='font-size:9.0pt;;'>[xxiv] style='font-size:9.0pt;;'> Pour
une profonde analyse philosophique et historique de la sécularisation et du
sécularisme, voir Syed Mohammed Naquib Al-Attas : Islam and Secularism
(Kuala Lumpur : International Institute of Islamic Thought and
Civilization (ISTAC), 1993). Une étude critique plus récente et plus complète
(théorique et socio historique) du sécularisme et de la sécularisation peut
être trouvée chez John L. Esposito et Azzam Tamimi (éditeurs) : Islam
and Secularism in the Middle East
(London : C. Hurst & Co. Publishers
Ltd., 2000). Les collaborateurs à ce précieux livre comprennent d’éminents style='font-size:9.0pt;;letter-spacing:-.3pt'>penseurs
de différentes formations comme John Keane (professeur de science politique à
l’Université de Manchester, UK), Rachid al-Ghannouchi (penseur islamique et chef
politique du mouvement Ennahda en Tunisie) et Peter Berger (professeur de
sociologie à l’Université de Boston, USA).

href="#_ednref25" name="_edn25" title=""> lang=EN-US style='font-size:9.0pt;;color:#FF6600'> class=MsoEndnoteReference>[xxv] lang=EN-US style='font-size:9.0pt;;color:#FF6600'> style='font-size:9.0pt;;color:#FF6600'>Le Phénomène Coranique style='font-size:9.0pt;;color:#FF6600'>, p. 262.

href="#_ednref26" name="_edn26" title=""> lang=EN-US style='font-size:9.0pt;'> class=MsoEndnoteReference>[xxvi] style='font-size:9.0pt;'> style='font-size:9.0pt;'>Pour plus de détails, voir
mon ouvrage A Muslim Theory of Human Society, ainsi que mon
introduction à la traduction anglaise de l’oeuvre de Bennabi On The Origins
of Human Society
(Kuala Lumpur : The open Press, 1998).

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