Mardi 22 mai 2012
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Confessions d’une Hijabi

A l’époque, le port du voile était moins répandu que maintenant et les gens étaient moins tolérants. Mes amis et mes collègues me disaient que cela me vieillissait et me donnait un air démodé. Habituée à recevoir plutôt des compliments, je trouvais ces commentaires difficiles à gérer et renonçai rapidement à me voiler ; cette décision fut une véritable épreuve.

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Je viens de voir le film bollywoodien "Mon nom est Khan". Le jeu brillant du célèbre acteur indien Shah Rukh Khan qui y interprète une personne atteinte d’autisme et la mise en scène, étonnement précise, du réalisateur Karan Johar en font un bon film.

Une scène particulière m’a beaucoup émue. La belle-sœur de Khan, une femme active vivant sur la côte ouest des Etats-Unis, dont le rôle est interprété par Sonya Jehan, se fait arracher son hijab dans un vestibule.

Ce geste est une des nombreuses expressions de colère contre les musulmans, depuis les attentats du 11 septembre, décrites dans ce film. Après avoir subi cet affront, le personnage de Sonya Jehan décide de ne plus porter le voile en public mais finit par le remettre ensuite car elle se sent incomplète sans celui-ci.

« C’est moi », dit-elle.

Cette scène m’a rappelé mon propre cheminement par rapport au hijab.

J’ai découvert ma spiritualité en entrant dans l’adolescence. D’une curiosité innée, très vite, je me suis mise à lire une traduction du Coran afin de mieux en comprendre le sens. Quelques amies et professeurs persuasifs m’ont guidée dans cette démarche. Au fur et à mesure de ma lecture, un monde nouveau s’ouvrait à moi. Je me suis mise à sérieusement envisager le port du voile. Après ce qu’on peut appeler une lutte intérieure acharnée, j’ai couvert mes cheveux pour la première fois, bon gré, mal gré. Pour quelqu’un dont la coiffure représentait son image de marque, passer au hijab fut un pas difficile à franchir.

A l’époque, le port du voile était moins répandu que maintenant et les gens étaient moins tolérants. Mes amis et mes collègues me disaient que cela me vieillissait et me donnait un air démodé. Habituée à recevoir plutôt des compliments, je trouvais ces commentaires difficiles à gérer et renonçai rapidement à me voiler ; cette décision fut une véritable épreuve.

Partout où j’allais, on me disait : « Tu vois, c’est pour cela que je ne porte pas le voile. On décide de se voiler, puis on y renonce. Cela tourne à la plaisanterie ». En mon for intérieur, je me sentais honteuse de mon manque de cohérence. J’avais besoin de plus de temps.

Quelques années plus tard, j’ai recommencé, mais cette fois ma décision était plus réfléchie. Cette fois-ci, je me suis sentie respectée, protégée et fidèle à ce que j’avais dans le cœur et dans la tête. C’était mon choix, sans qu’on m’y force.

Cependant, il y avait quand même des jours où je me sentais perdue sans mes cheveux sur mes épaules. Certains me félicitaient et m’encourageaient en disant que j’étais très belle avec mon voile. D’autres me traitaient de « ninja », de « fonda » (diminutif pour fondamentaliste) ou de « Taliban ». D’autres encore faisaient des sourires embarrassés en me voyant, se hâtant de réajuster leur propre foulard.

Parmi toutes ces réactions, celle que je recherchais le plus était d’être traitée comme je l’avais toujours été, comme une personne normale. J’étais une femme qui avait fait un choix - ce qui est plutôt un signe d’émancipation. Je trouvais cela étrange, que le fait s’habiller différemment fût considéré comme un signe d’oppression ou pire, d’extrémisme.

Avec le temps qui passe, c’est devenu plus facile. Aujourd’hui, grâce à la mondialisation et à une vision plus ouverte sur la vie, les gens, surtout les jeunes, sont plus tolérants. Les amies de ma fille, par exemple, sont moins enclines à être catégoriques dans leurs jugements que les adolescentes de mon époque.

Cela dit, aujourd’hui encore, je dois lutter contre les idées préconçues que l’on se fait d’une hijabi - c’est-à-dire une femme qui porte le hijab tous les jours. Je souris davantage pour bien montrer que si je me voile, ce n’est pas parce que je fais une dépression ou parce qu’on m’y a forcée. D’ailleurs, avant même que j’ouvre la bouche, les gens partent du principe que j’ai des idées rétrogrades ou que j’ai subi un lavage du cerveau - expérience que vivent aussi mes homologues masculins qui portent la barbe ou s’habillent de manière traditionnelle.

En dépit de tout, je suis restée étonnamment la même. Je veux être belle, me sentir bien, parvenir à mes objectifs et profiter de la vie, mais conformément à des principes établis par ma religion.

Je ne suis ni en colère ni amère. Je comprends les gens, j’aurais simplement souhaité qu’ils me comprennent aussi.

J’ai la chance d’avoir rencontré des gens qui respectent le droit de chaque individu à exercer leur liberté de choix. Lorsque que j’exerce ce droit en m’habillant d’une certaine façon, ces personnes ne me voient pas selon ce que je porte, mais me jugent plutôt selon ce que je fais et qui je suis.

En partenariat avec le CGNews

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Commentaires

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j’ai vécu la mm chose...
La première fois que je l’ai porté , un homme s’est posté juste en face de moi, me frôlant les genoux et commença à cracher doucement par terre tout en me regardant avec toute la haine du monde...
Je le fixais sans rien dire et puis finit par baisser le regard : cela a durer plusieurs minutes qui m’ont paru une éternité : il crachait laissant couler son filet de bave tout près de mes genoux.Ce fut une véritable épreuve.
Je l’ai prit comme un test de Dieu pr éprouver mon endurance : je l’ai gardé puis abandonné puis remit...
Certains pensent à de l’hypocrisie...Il n’en est rien.
Le foulard : je l’ai d’abord dans la tête et puis ensuite sur la tête.
Que personne ne juge et ne condamne : les foulards et les non foulards.

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Même cas. Lorsque j’ai décidé de porter le foulard la première fois en sortant de chez moi, à l’arrêt de bus, un homme qui essayait de rattraper le bus m’a dit en passant : "tu te caches, t’as honte" !!! Ca m’a fait un véritable choc !!! J’ai eu du mal à encaisser le coup. Le lendemain je sortis sans mon foulard et ce pendant une semaine. Mais je l’ai finalement remis parce que je me disais,tout comme Sel,que c’était une épreuve d’Allah et que l’on ne devait pas fléchir devant les êtres humains.

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Salam,
J’ai la chance de faire partie des "jeunes hijabis", et donc de côtoyer beaucoup de jeunes qui comme vous le dites dans l’article, ont l’air bien plus ouverts que ceux d’avant. Peut-être sont-ils plus habitués, plus ouverts au monde... Et j’ai l’espoir qu’un jour, ces mêmes jeunes seront nos futurs employeurs qui loin de nous dénigrer pour nos appartenances religieuses (fait qui est condamné par la Halde !) nous accueilleront comme des femmes... normales.

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On est toujours dans la victimisation. Je crois que c’est le propre de toutes les religions. Il leur faut des martyrs pour leur donner du crédit. Mais l’islam dans ce domaine fait encore plus fort que toutes les autres.

Notre Passant résume bien la situation. Il se place sur le plan juridique et assène que dans nos démocraties tout ce qui n’est pas interdit est donc autorisé.
Etant belge on se demande pourquoi ce Monsieur s’intéresse autant à notre pays, mais bon c’est autorisé par la loi.*
Il pourrait aussi exercer sa sagacité sur le respect des droits en algérie ou au Maroc, mais non sa fixation obsessionnelle porte sur la France. Allez comprendre ?

Il s’appuie sur les termes "Liberté, égalité , fraternité." Fameux tryptique sacro-saint denotre laïcité, qui figure sur le fronton de nos mairies et vers lequel nous renvoient toutes les personnes que nous martyrisons injustement.

La dialectique est simple : notre société défend de façon impérieuse la liberté individuelle et l’égalité des droits qui va avec. Quant à la fraternité, ma foi, on peut considérer selon ce Monsieur que c’est une notion à géométrie variable et qui n’a de valeur que pour ceux qui y croient.
Il lui préfèrerait sans doute solidarité, de façon à ce que cette notion ne renvoie pas à la notion de famille nationale. Sans doute un peu vychiste selon notre maître à penser.
Pour des gens qui s’appellent entre eux frère et soeurs c’est marrant.

Ainsi si certains veulent installer un communautarisme étriqué, totalement en inadéquation avec nos moeurs et notre Constitution, qui ne reconnait aucunement les communautés, ils sont libres et ont le droit de le faire.

Et tant pis s’il s’agit de défendre les droits d’une communauté qui entend se constituer avec ses particularismes culturels où la fraternité serait à usage limitée.

Notre passsant, expert juriste, opposera aux détracteurs d’une telle conception de la société que le respect des deux premières conditions justifient qu’on puisse se passer de la troisième.

Un individu et un groupe peuvent donc défendre une conception communautariste, en opposition avec nos principes, car il est subsidiaire selon cette conception de se reconnaître dans l’identité nationale. C’est un sujet dont notre passant se fout royalement selon ses propres termes.

Il lui importe d’abord de défendre l’esprit de nos lois, merci pour cette sollicitude, et tant pis si la société à laquelle il n’appartient pas se disloque. On irait même jusqu’à penser qu’il s’en réjouit.

Mais notre société mourra dans le respect de ses lois. Fidèle à sa grandeur. Et tant pis aussi si la communauté qui exploite les points faibles de notre législation cultive en interne des principes incompatibles avec la démocratie. Comme la suprématie du fait religieux, l’inégalité hommes-femmes notamment avec l’occultation de leur visage au regard des autres. Le respect des croyances, fussent-elles absurdes, est à ce prix.
Qu’on se le dise, petites gens !

Notre conception nationale du vivre-ensemble en mourra, mais en bonne santé juridique.

Voilà qui rassure.

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laic :"On est toujours dans la victimisation." et vous toujours à vous chercher, toujours à venir chercher une réponse à vos doutes, à vos peurs, à vos angoisses et à vos questionnements sur un site de la oumma ? A moins que vous ne vous reconnaissiez dans cette victimisation que vous brandissez tel un flambeau, quelque soit le sujet abordé ?

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amazone a dit :
laic :"On est toujours dans la victimisation." et vous toujours à vous chercher, toujours à venir chercher une réponse à vos doutes, à vos peurs, à vos angoisses et à vos questionnements sur un site de la oumma ? A moins que vous ne vous reconnaissiez dans cette victimisation que vous brandissez tel un flambeau, quelque soit le sujet abordé ?

Je ne viens pas chercher des réponses à mes doutes, mais simplement chercher à comprendre ce qui motive une minorité à chercher la confrontation avec le pays dans lequel elle est supposée devoir vivre en bonne intelligence. Je m’interroge sur ce besoin de marquer sa différence jusqu’à l’obsession. Ce besoin de s’identifier à une culture archaïque venue d’ailleurs et qui entend garder ses particularismes vestimentaires les plus désuets au nom dont on ne sait quelle obligation religieuse faite par Dieu lui-même.

Appartenant à ce pays, cette question essentielle pour l’avenir de notre société m’intéresse.

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Document entendu sur France culture.

Des journalistes enquêtant sur la minorité turque en France, au nombre de 350 000 personnes et surtout présente en Alsace et en Savoie, est caractérisée par un très faible taux d’exogamie (<5%). Un des plus faibles taux parmi les immigrés et un respect inconditionnel des traditions du pays d’origine.

Le mariage est souvent l’occasion d’aller chercher l’époux dans la région d’origine, souvent le plateau anatolien, pour permettre un accroissement légal de la communauté par le biais du rapprochement familial.

Or il s’avère que depuis quelques années on constate que les jeunes maris ont de plus en plus de mal à trouver femme en Turquie.

La cause est particulière et mérite réflexion. Les familles turques des futures femmes montrent de plus en plus de réticences à permettre ces mariages en raison de l’archaïsme des exigences du mari. Préceptes religieux respectés de façon littérale, statut de la femme, etc.

Les journalistes font remarquer que tandis que les moeurs et les traditions évoluent en Turquie dans le sens d’une plus grande ouverture vers la modernité, même dans les populations rurales traditionnalistes, les populations immigrées en France campent quant à elles, sur un respect tâtillon des traditions, souvent sous le joug inflexible de la mère.

Ainsi en se voulant les garants des traditions d’origine les immigrés ne sont plus reconnus comme des modèles par les autochtones turcs.

A trop vouloir rester fidèle à ses origines on se fossilise dans une posture intransigeante tandis que le monde suit son chemin.

C’est un peu ce qui se passe avec l’ensemble de la communauté musulmane en France. Une espèce d’attitude expiatoire tendant à laver le péché que constitue l’abandon du pays d’origine par leur parents.

Les musulmans d’Europe constitueront bientôt des enclaves d’un islam archaïque arque-bouté sur des traditions qui ailleurs auront disparues.

Bel exemple d’intégration.

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A amazone :

Laïc me fait penser à cette citation de Gustave Flaubert : "Si le visage est le miroir de l’âme, alors il y a des gens qui ont l’âme bien laide".

Cet individu se mire dans les propos relatés par la personne qui s’exprime dans le billet de Oumma.com, de même que les personnes qui s’expriment dans le fil de commentaire. En effet, selon ce vagabond, ces personnes sont en pleine crise de mythomanie.

A Laïc (et non Laïque, manifestement) :

On est toujours dans la victimisation.

Je suppose, donc, que vous cautionnez les remarques proférées à l’égard de cette personne, et des commentatrices ci-dessous ? Il est tout à fait normal de les traiter de la sorte, à votre avis ? J’applaudis.

Il se place sur le plan juridique et assène que dans nos démocraties tout ce qui n’est pas interdit est donc autorisé.

Et pour preuve, vous avez le droit de déblatérer vos inepties ici même. Comme quoi...

Etant belge on se demande pourquoi ce Monsieur s’intéresse autant à notre pays, mais bon c’est autorisé par la loi.

La majeure partie des sujets évoqués portent sur la France. N’hésitez pas à recommander à Oumma.com de rédiger un article sur le Maroc, je m’y exprimerai avec joie.

Il pourrait aussi exercer sa sagacité sur le respect des droits en algérie ou au Maroc, mais non sa fixation obsessionnelle porte sur la France. Allez comprendre ?

Dit-il, depuis sa boule de cristal.

En attendant, pourriez-vous expliquer en quoi vous cautionnez les injures proférées à ces personnes (y compris les commentatrices, puisque vous vous félicitez d’avoir déchiffré les rouages fonctionnelles de la communauté musulmane dans son ensemble) ? Qu’on crache à leur pied ? Qu’on est les dénigre ? Exprimez-vous, donc, grand dadais.

Il s’appuie sur les termes "Liberté, égalité , fraternité."

N’hésitez pas à citer les propos où j’évoque la trinité républicaine ? Je vous remercie. Sans quoi, il s’agit de diffamation.

La dialectique est simple : notre société défend de façon impérieuse la liberté individuelle et l’égalité des droits qui va avec.

Jusque là, vous avez raison - j’ose le souligner, tant l’occasion est rare.

Quant à la fraternité, ma foi, on peut considérer selon ce Monsieur que c’est une notion à géométrie variable et qui n’a de valeur que pour ceux qui y croient.

N’hésitez pas à me démontrer en quoi la fraternité est une principe juridique ? (Courage !)

Revenons donc, puisque la tâche vous est impossible, au principe terminologique :

La fraternité, par analogie au lien du sang, est un "lien étroit d’amitié qui unit deux personnes qui ne sont ni frères ni sœurs". Peu importe la référence lexicographique vers laquelle vous vous tournerez, vous ne trouverez aucune trace portant sur la visibilité divergente des citoyens. Aucune notion d’apparence de la fraternité, de la neutralité, ou que sais-je.

Dès lors, le fondement républicain (et non laïque) qu’est la Fraternité porte sur la possibilité au sein d’une société de transcender les divergences (car deux êtres ne peuvent, par essence, être pareils - un débat qui porte aussi bien sur les références politiques, idéologiques, que cultu(r)elles) pour tisser des "liens d’amitié, sans être liés par le sang".

Une valeur ô combien honorable, à laquelle je me souscris avec grand plaisir, lorsque je fais fi du t-shirt "Dieu n’existe pas" et de la kippa que portent mes interlocuteurs. Un effort dont vous vous cachez bien, ô grand gourou, virtuose de la Fraternité - tel le prédicateur sectaire, vous prêchez sans appliquer au préalable un principe fort louable qui vous dépasse.

Néanmoins, la Fraternité reste l’un de ses fondements qui est, avant tout une valeur morale - face à laquelle je m’incline par choix -, la liberté et l’égalité, en revanche, sont des principes juridiques. Il y a une nuance, mais vous n’êtes pas à une erreur près.

Ainsi si certains veulent installer un communautarisme étriqué, totalement en inadéquation avec nos moeurs et notre Constitution, qui ne reconnait aucunement les communautés, ils sont libres et ont le droit de le faire.

1) Pour un athée, vous êtes divin de contradiction. Soit le communautarisme s’inscrit dans la Constitution comme étant une violation de celle-ci, soit il est autorisé. Vous savez ce que l’on dit : "si la parole est d’argent, [votre] silence est en [platine]".

2) En effet, le communautarisme n’est pas illégal. Pour preuve, vous êtes en liberté.

Et tant pis s’il s’agit de défendre les droits d’une communauté qui entend se constituer avec ses particularismes culturels où la fraternité serait à usage limitée.

Réjouissez-vous, vos droits sont défendus.

Notre passsant, expert juriste, opposera aux détracteurs d’une telle conception de la société que le respect des deux premières conditions justifient qu’on puisse se passer de la troisième.

Ah bon ? Pourriez-vous souligner les arguments qui vont en ce sens ?

En outre, pourriez-vous m’expliquer en quoi, quand bien même auriez-vous (un jour) raison, cela vous permet d’occulter les deux premiers, qui par essence et agencement juridique, ont plus d’importance ?

Un individu et un groupe peuvent donc défendre une conception communautariste, en opposition avec nos principes, car il est subsidiaire selon cette conception de se reconnaître dans l’identité nationale. C’est un sujet dont notre passant se fout royalement selon ses propres termes.

Mais vos principes sont pourtant communautaires... Intégristes, mêmes, dans la mesure où vous exigez implicitement que tous vos congénères au seul mode de vie que vous jugez bon.

Il lui importe d’abord de défendre l’esprit de nos lois, merci pour cette sollicitude, et tant pis si la société à laquelle il n’appartient pas se disloque.

Hélas, j’oeuvre à vous sauver de vous-même, mon brave.

Mais notre société mourra dans le respect de ses lois. Fidèle à sa grandeur. Et tant pis aussi si la communauté qui exploite les points faibles de notre législation cultive en interne des principes incompatibles avec la démocratie.

Citez donc ces principes (j’ai hâte).

Je vais en citer quelques-uns :

  •  La liberté est un principe fondamentale de la liberté. On la retrouve dans la Constitution française, mais plus important encore, dans la Convention européenne des droits de l’Homme, et la Déclaration universelle des droits de l’Homme, dans les art. respectifs 9 et 18. Contrevenir à ce principe, comme vous y incitez clairement, est incompatible avec la démocratie.
  •  Le non-respect des fondements juridiques d’une société, qui s’inscrivent la logique précitée, est également un acte antidémocratique.

    On ne peut en attendre moins du chef d’orchestre, je présume.

    Comme la suprématie du fait religieux,

    Et vous n’hésiterez pas à partager avec nous la boule de cristal dans laquelle vous est apparue cette révélation, n’est-ce pas ? (Ou citer, éventuellement, la loi, l’art., l’alinéa ?)

    l’inégalité hommes-femmes notamment avec l’occultation de leur visage au regard des autres.

    Qu’est-ce que donc l’égalité homme-femme, mon bon garçon ?

    Le fait qu’une femme, aussi bien qu’un homme, choisisse le mode de vie qu’elle applique à sa propre vie ; ou qu’un homme dicte à une femme le bon usage vestimentaire (ce que vous semblez faire) ? Qu’un bourreau en remplace un autre ne changera pas la situation de la femme. Le seul critère égalitaire que l’on peut donc nommer est celui selon lequel cette femme agit de son plein gré. Par exemple, les talons hauts qui sont décrits par nombre de médecins comme une torture, en raison des rhumatismes engendrés, des courbures vertébrales occasionnés et du risque d’inflammation des articulations, sont un attribut spécifiquement féminin, car il sert à rallonger - par illusion d’optique - les jambes de la femme, donner l’impression d’être plus grande, et contracter les muscles pour qu’ils aient meilleure silhouette. Faut-il blâmer les hommes d’imposer, par leur lubricité, ce vêtement à la femme, ou faut-il simplement laisser à cette femme le choix de porter ce qu’elle désire, pour les motifs qu’elle désire, dès lors qu’elle ne commet aucun délit d’ordre pénal ?

    Bref, qu’est-ce que l’égalité ? Habillons-nous pareils ou habillons-nous chacun comme nous le souhaitons ?

    Le respect des croyances, fussent-elles absurdes, est à ce prix.

    En effet. Et je respecte justement votre croyance (en un rien sidéral)... Puissiez-vous en dire autant.

    Notre conception nationale du vivre-ensemble en mourra, mais en bonne santé juridique.

    Je répète, pour la troisième fois : qu’est-ce que le vivre-ensemble ? S’uniformiser à un seul concept social et culturel (le vôtre, en l’occurrence) ou la transcendance des différences pour s’unir et tisser des liens ? Par exemple, lorsque je croise des personnes en rue, dont certaines portent un foulard, d’autres un décolleté, et encore d’autres un t-shirt anarchiste, le tout dans un même microcosme : ces personnes défient-elles les lois du vivre-ensemble ? Si oui, pourriez-vous démontrer en quoi ?

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    Au temps pour moi, quelques fautes parsèment mon billet précédent :

  •  "Vous exigez implicitement que tous vos congénères se souscrivent au seul mode de vie que vous jugez bon".
  •  La liberté "de culte" est principe fondamentale de la Liberté (avec un grand L, bien évidemment).
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    Ca me rappelle la seconde guerre mondiale et l’occupation de la France : on résiste ! on est fusillé !! on est martyr !!! Ca donne des frissons de contestation. Sauf qu’ici, il n’y a aucun danger. Peut-on redescendre sur terre ?

    Si vraiment l’accomplissement ultime d’une vie de Musulmane est de porter un truc sur la tête, qu’elle le porte. Les rues sont remplies de femmes voilées. Mais ne jouons pas pas le côté "résistance". A quoi ? Ici, on peut faire presque tout. Bonjour le frisson ! Quand on ne risque rien...

    Eh oui, ici le voile peut-être choisi. Ailleurs on ne sait pas. Mais vous savez...

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    à Passant
    A Laïc (et non Laïque, manifestement) :

    Laïc est un substantif tandis que laïque est un adjectif.

    Donc je suis un laïc ou une personne laïque. Au choix.

    Quant à diktat cela s’écrit avec un k mon cher linguiste.

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    A Laic :

    "Je ne viens pas chercher des réponses à mes doutes, mais simplement chercher à comprendre ce qui motive une minorité à chercher la confrontation avec le pays dans lequel elle est supposée devoir vivre en bonne intelligence. Je m’interroge sur ce besoin de marquer sa différence jusqu’à l’obsession. Ce besoin de s’identifier à une culture archaïque venue d’ailleurs et qui entend garder ses particularismes vestimentaires les plus désuets au nom dont on ne sait quelle obligation religieuse faite par Dieu lui-même."

    Depuis le temps que vous virevoltez sur ce site je pense que vous avez trouvé les réponses à vos questions non ?

    Cependant je doute car pour trouver des réponses intelligentes faut il encore que vos questions le soient, ce qui n’est pas le cas, obsedé que vous êtes par le fantasme du péril vert comme il fut un temps celui du péril rouge et demain celui du péril jaune !

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    Je ne cautionne pas l’individu qui crache ostensiblement au passage d’une jeune femme voilée, mais je peux comprendre que ce voile constitue pour lui une insulte identique à celle qui est ressentie par cette femme par son geste d’une grossièreté indigne.

    Cautionnez-vous le fait que nombre de musulmans traditionnalistes crachent dans la rue durant le Ramadan ?
    Ce n’est pas interdit par nos lois dans notre pays. Simple question de civilité et d’hygiène.
    A Singapour, c’est 200$ !

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    A passant : Laissons laic s’exprimer car à chaque fois que je lis ses commentaires, je suis réconfortée dans la conviction que la bêtise, l’ignorance, la suffisance n’ont pas de frontières...

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    A amazone :

    Mais tout à fait, très chère, c’est là le régal de la lecture des propos de Laïc. Chaque nouvelle intervention se présente sous la forme des pierres d’un édifice qui tombent un par une. On en jubile !

    A Laïc :

    Laïc est un substantif tandis que laïque est un adjectif.

    Donc je suis un laïc ou une personne laïque. Au choix.

    Quant à diktat cela s’écrit avec un k mon cher linguiste.

    C’est incroyable, l’espace qu’il vous suffit pour dire tant de bêtise.

    Tout d’abord, "laïc" et "laïque" sont tous deux utilisés comme adjectifs et substantifs, en fonction de la situation.

    Deuxièmement, l’usage a voulu que le terme "laïc" désigne une personne qui n’est pas entré dans les ordres cléricaux. Quant à "laïque", il désigne uniquement le partisan de la laïcité, un principe qui désigne le "caractère des institutions, publiques ou privées, qui, selon ce principe, sont indépendantes du clergé et des Églises ; impartialité, neutralité de l’État à l’égard des Églises et de toute confession religieuse". Quoi qu’il en soit, j’estime que vous n’êtes pas partisan de la laïcité, puisque vous souhaitez que l’État s’insurge dans des affaires purement religieuses, mais que vous êtes un laïc - même si cette appellation s’appliquait principalement à des chrétiens.

    C’est ce que nous enseignent les sources de référence, telles que le Dictionnaire des difficultés du français moderne, ou encore les énormes volumes du TLF.

    Ce dernier nous apprend d’ailleurs que l’entrée "dictat", qui existe, renvoie à "diktat". Pourquoi ? Parce que le second représente l’orthographe originelle, tandis que le premier est dû à la nouvelle orthographe - comme "sûr", par exemple, qui s’écrit "sur", selon la nouvelle orthographe. Bref, encore une journée salutaire pour vos nombreuses lacunes.

    Quand, à court d’arguments, vous en venez à attaquer personnellement l’interlocuteur, veillez au moins à le faire de façon appropriée.

    Venons-en à votre seconde salve d’incompréhension :

    Je ne cautionne pas l’individu qui crache ostensiblement au passage d’une jeune femme voilée, mais je peux comprendre que ce voile constitue pour lui une insulte identique à celle qui est ressentie par cette femme par son geste d’une grossièreté indigne.

    Où voulez-vous en venir ?

    Vous faites le parallèle entre la personne qui applique un choix moral qui n’incombe qu’à elle et l’insulte proférée (on crache sur la personne, c’est préjudiciable) par une personne, probablement mue par un sentiment xénophobe, dans la mesure où seule l’hostilité manifeste à l’égard de la "différence" peut expliquer ce geste et le motiver - sans le justifier, fort heureusement.

    C’est comme si je vous demandais la chose suivante :

    Un homme d’origine française vit dans un pays maghrébin et porte un t-shirt "I’m an Atheist and I’m happy with it" et se fait cracher dessus par un autochtone. Qui sera en faute ? Le premier, parce qu’il se contente de dire à quel mode de vie il se rattache, ou le second, parce qu’il s’est senti insulté en son for intérieur par un geste qui ne l’implique en rien ?

    Grand Dieu ! Nous direz-vous bientôt que les noirs étaient asservis parce qu’ils avaient tord d’être noirs ?

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    amazone a dit :
    A passant : Laissons laic s’exprimer car à chaque fois que je lis ses commentaires, je suis réconfortée dans la conviction que la bêtise, l’ignorance, la suffisance n’ont pas de frontières...

    Sans doute êtes-vous convaincue de cela en lisant les réponses qui me sont faites ?

    Pour répondre à passant au sujet de mon voeu supposé d’une société monolithique, où la fantaisie ne serait pas de mise, je trouve cela cocasse lorsqu’on oppose à une société, dont la diversité est une composante originelle, une communauté où la seule diversité repose sur la couleur du voile dont on couvre les femmes.

    Risible.

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    Au temps pour moi (bis), j’ai encore fait une faute de frappe (dernier paragraphe, "tort" et non pas "tord" ; je me corrige avant que des excités ne rebondissent sur une erreur d’inattention pour combler leurs erreurs d’appréciation et d’ignorance.

    A Laïc, qui débite :

    "une communauté où la seule diversité repose sur la couleur du voile dont on couvre les femmes."

    Je suis, en tant que musulman, capable de concevoir que tous les athées ne sont pas comme vous ; pour la simple et bonne raison qu’au-delà de mes pratiques et appréciations personnelles, dues à un mode de vie spirituel qui me sied, je suis en parfaite adéquation autour de valeurs communes avec des athées qui sont des personnes ouvertes, loin de toute xénophobie.

    Par contre, il existe des musulmans qui ne conçoivent pas cette divergence, qui estiment que tous les athées sont les mêmes, avec les mêmes idées, des ennemis des musulmans. Il s’agit là de personnes qui nourrissent des sentiments xénophobes.

    Renversons le principe : il existe des athées qui voient chez les musulmans des personnes aussi riches en diversité et totalement ouvertes, loin de tout sentiment de haine et de réprobation.

    Finalement, il reste des athées qui jugent une communauté selon l’apparat de certaines adeptes de cette confession, sur laquelle ils misent toute la diversité (ou non-diversité) de toute une communauté (un peu comme quand on dit "un noir, c’est un noir, ils se ressemblent tous"). Vous faites partie de cette catégorie de personnes. Je vous laisse l’honneur de la déduction.

    N’hésitez pas, monsieur, à répondre aux autres nombreux arguments, plutôt que de vous munir d’une loupe pour m’attaquer soit sur les fautes d’orthographe que vous vous excitez à relever (là où il n’y en a pas), soit en estimant du haut de votre jeu de tarot que l’islam = foulard. Y a du boulot !

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    " ce voile constitue pour lui une insulte identique à celle qui est ressentie par cette femme par son geste d’une grossièreté indigne" Exact.

    Lorsqu’une femme veut absolument se tenir à l’écart de tout contact masculin (par le voile), c’est qu’elle s’attend à ce que tout homme passe à l’acte. Les hommes sont charnellement si faibles que "la religion" a décidé de cacher le femmes, pour qu’elles aient une chance de résister aux faiblesses des hommes.

    Ceci évidemment est archaïque mais toujours très actuel. Dans le monde ancien, seule une femme voilée pouvait être considérée comme non prostituée, ou non esclave.

    L’époque a changé : il faudrait évoluer.

    Au fait, je ne pense pas du tout que la religion se préoccupe du sort des femmes : la filiation est beaucoup plus importante. Et tout homme, même s’il vagabonde quelque peu, doit savoir si ses enfants sont de lui.

    le voile es tcomme une houuse : il a pour but d’éloigner les prédateurs. Cela rassure les père, frère, et mari. Et la morale est sauve... et tout le monde prie dieu.

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    A laic tu t’éloignes tu t’éloignes !!
    Tu mélanges tradition et religion (quel rapport a le hidjab avec le mariages avec des Turcs autochtones ??!!)
    L’article je te le rappelle parle du vécu d’une voilée point barre et ce qui en ressort ce sont les discriminations subies c’est tout. Et de là si on est pour la justice et la liberté on réagit et chercher à comprendre une prescription religieuse cela ne sert à rien si on n’a pas la foi !!
    Il y a beaucoup de choses qui semblent incompréhensibles pour un athée parce que laic tout le monde l’est .....

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    J’ai bien aimé, Passant, votre savoureux passage sur les talons aiguilles..bien vu !

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    Ce blog dit finalement peu de choses sur cet article, La confession d’une hijabi. Le dialogue Laïc-Passant est affolant : deux hommes y parlent d’une toilette féminine. Farah Zahidi Moazzam évoquait pourtant la démarche qu’elle a suivie avant de la choisir et les difficultés qu’elle a rencontrées subjectivement et dans son for intérieur. Sa vie en relation avec d’autres croyants l’a alors réconfortée. Ces deux contradicteurs semblent n’y pas prendre garde. Elle s’explique pourtant rationnellement...

    Exercer ensuite son esprit critique sur cette décision est certes possible voire même sans passion.
    Les sciences humaines comme la sociologie nous y invitent et Geisser nous en a donné un exemple probant. Le déchaînement du blog m’a étonnée. Cela pourrait être parce qu’une "hijabi", qui porte un voile est invisible pour les yeux...
    Cordialement.
    Liliane Bénard

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    laïc a dit :
    Je ne cautionne pas l’individu qui crache ostensiblement au passage d’une jeune femme voilée, mais je peux comprendre que ce voile constitue pour lui une insulte identique à celle qui est ressentie par cette femme par son geste d’une grossièreté indigne.

    A part son machisme ou sa perversité qui ont sûrement été touchés , je ne vois là aucune insulte ou manque de respect envers cet esprit malade à qui vous trouvez des excuses en le faisant passer pour une victime d’un petit bout de tissus !

    Cela montre que la bêtise humaine n’a de limite que son imagination. Pis encore c’est carrément de la paranoïa ! Parce qu’on est pas d’accord sur des principes ou des idées, on s’autorise des excuses pour ne pas donner raison.

    Vous êtes de mauvaise foi, si vous en avez une !

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    A Reno :

    Lorsqu’une femme veut absolument se tenir à l’écart de tout contact masculin (par le voile), c’est qu’elle s’attend à ce que tout homme passe à l’acte.

    1) La volonté de se tenir à l’écart de contacts (physiques) masculins n’est pas uniquement le fait de musulmanes. Quelle est votre prétexte pour ces autres femmes ?

    2) Pouvez-vous prouver vos dires, ou s’agit-il d’un procès d’intention ? (Oui, vous savez, ce dont on accuse les musulmans chaque fois qu’ils osent évoquer le thème de l’islamophobie)

    Les hommes sont charnellement si faibles que "la religion" a décidé de cacher le femmes, pour qu’elles aient une chance de résister aux faiblesses des hommes.

    Si vous le dites, grand moufti. Vous et Laïc devez partager la même boule de cristal.

    Ceci évidemment est archaïque mais toujours très actuel. Dans le monde ancien, seule une femme voilée pouvait être considérée comme non prostituée, ou non esclave.

    Quel monde ancien ? Où ? Dans la péninsule arabique, le "voile" était un symbole de richesse. Il était déjà porté avant que des préceptes religieux ne soient évoqués, ce n’est que dans la forme qu’il a différé.

    Cela dit, à cette époque, avant l’islam plus particulièrement, on n’accordait pratiquement aucun droit aux femmes qui étaient usées comme des objets destinés aux hommes (l’exil à Médine a apporté un souffle de changement, les femmes prenaient part aux enjeux politiques, avaient des droits, n’étaient plus enterrées à la naissance, etc.). Avant, des hommes croyaient bon de dicter aux femmes ce qu’elles ne pouvaient pas faire, comme par exemple lorsqu’on dit à une femme "vous vous excluez seule de la société par votre foulard, vous devez l’enlever sinon je vais me sentir insulté et cracher - à juste titre - à vos pieds". Comme vous dites, il faut évoluer, et reconnaître aux femmes leurs libertés de poser des choix. Une responsabilité qui n’incombe qu’à elles.

    N’hésitez pas à répondre aux nombreux arguments évoqués ici même, plutôt que de déblatérer votre mépris de la différence.

    A Mamyli :

    Ce blog dit finalement peu de choses sur cet article, La confession d’une hijabi. Le dialogue Laïc-Passant est affolant : deux hommes y parlent d’une toilette féminine.

    Chère Liliane (permettez-moi de vous appeler par votre prénom, puisque vous le mentionnez - si cela vous dérange, n’hésitez pas à le dire, je rectifierai le tir), vous vous méprenez. En aucun cas - justement ! - je ne me fais l’avocat de la toilette féminine, quelle qu’en soit la forme. J’insiste sur l’importance du choix qui ne peut être le fait que d’une personne, et une seule : la femme. Je ne m’engage pas dans des discours où "tiens, ça c’est mieux pour la femme" ; "et quand elle fait ça, elle s’exclut" ; "et elle me provoque", et autres procès d’intention qui sont destinés à finalement reléguer la femme à un non-sujet de droit qui ne mérite pas d’appliquer sa liberté comme elle l’entend. L’exemple sur les talons hauts visait justement à démontrer l’absurdité d’une telle démarche. En tant que femme, je suis persuadé que vous devez comprendre l’importance qu’il y a pour une femme de choisir, elle-même, la tenue vestimentaire qu’elle souhaite arborer, quelle qu’en soit le motif, s’il s’agit d’un choix personnel et réfléchi. C’est le seul combat que je mène : la liberté, et non l’appréciation masculine de ce que doit porter la femme.

    Farah Zahidi Moazzam évoquait pourtant la démarche qu’elle a suivie avant de la choisir et les difficultés qu’elle a rencontrées subjectivement et dans son for intérieur. Sa vie en relation avec d’autres croyants l’a alors réconfortée. Ces deux contradicteurs semblent n’y pas prendre garde. Elle s’explique pourtant rationnellement...

    Au contraire. La démarche de cette jeune femme démontre justement qu’il s’agit d’un choix personnel, et qu’à ce titre, il n’incombe à personne de reprocher à cette femme de provoquer qui que ce soit, dans la mesure où elle applique une liberté à sa propre personne. On ne peut pas non plus cautionner le fait qu’elle se fasse insulter, je pense que vous pouvez le comprendre. C’est précisément parce qu’il existe de nombreuses femmes qui sont passées par ces épreuves que j’oeuvre dans le but de pérenniser leur liberté d’expression.

    Le déchaînement du blog m’a étonnée. Cela pourrait être parce qu’une "hijabi", qui porte un voile est invisible pour les yeux...

    J’ignorais que mes écrits transpiraient le déchaînement. Mais vous savez, chère Liliane, c’est Malcolm X qui disait : "You can’t separate peace from freedom because no one can be at peace unless he has his freedom." De même qu’un xénophobe s’arrache les poils à la vue de la différence, j’ai, moi-même, le don d’être irrité lorsqu’une liberté est bafouée, insultée, violée. J’ai néanmoins la faiblesse de penser que mon travers est plus louable.

    A mes yeux, il s’agit d’une femme qui explique son cheminement, ce qui ne regarde qu’elle, et qui en témoigne. Et ce n’est que lorsque l’on considèrera cette femme comme femme - et non comme foulard - que l’on aura fait un pas en avant. Certains éprouvent des difficultés à faire la différence (vous trouverez des propos dans ce fil de discussion qui le manifesteront).

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    Cet article est très bien écrit et nous présente un film boliwoodien à voir. Il introduit une bonne question, le rapport individu et société vécu ici par des hijabi, porteuses de voile.
    Il est de plus concis. Le corps du texte expose un "cheminement" si sincère comme le projet global de l’auteur.
    Sa conclusion indique son bonheur d’être supportée par des croyants.
    Chacun réagit comme il l’entend consciemment et inconsciemment. J’ai quand même envie d’ajouter que toute conscience est conscience de quelque chose, ici d’un article qui mérite d’être connu ?
    Amitiés.
    Liliane Bénard

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    Musulmane a dit :
    laïc a dit : Je ne cautionne pas l’individu qui crache ostensiblement au passage d’une jeune femme voilée, mais je peux comprendre que ce voile constitue pour lui une insulte identique à celle qui est ressentie par cette femme par son geste d’une grossièreté indigne.

    A part son machisme ou sa perversité qui ont sûrement été touchés , je ne vois là aucune insulte ou manque de respect envers cet esprit malade à qui vous trouvez des excuses en le faisant passer pour une victime d’un petit bout de tissus !

    Cela montre que la bêtise humaine n’a de limite que son imagination. Pis encore c’est carrément de la paranoïa ! Parce qu’on est pas d’accord sur des principes ou des idées, on s’autorise des excuses pour ne pas donner raison.

    Vous êtes de mauvaise foi, si vous en avez une !

    J’ai la foi du charbonnier pas celle qui se rapporte à Dieu.

    Ce fait divers rapporté par la hijabi (déjà le terme est ridicule) montre simplement que le ressenti des gens est très relatif comme se plait à le dire Passant.

    Votre empathie va automatiquement par esprit clanique vers cette femme voilée, voile que vous considérez comme n’ayant aucune importance. On comprend mal alors cet acharnement à vouloir s’en affublé. Ce Monsieur considère au contraire qu’il est lourd de sens et sa vue l’agresse.

    C’est son droit aussi.(liberté de penser)

    Si nous en tenons au domaine de la loi, rien ne prouve que ce Monsieur ait craché pour marquer sa réprobation. Peut être est-il malade et atteint d’hypersalivation chronique. Cette jeune femme est peut-être parano et se fait des idéees tant elle se sent mal à l’aise lorsqu’elle eszt soumise au regar des autres.

    Comme cracher par terre n’est pas expressément interdit par la loi, il en a donc le droit, si je suis le raisonnement de Passant à la lettre.

    On voit où mène le fait de s’en tenir à la loi et de se foutre du vivre-ensemble comme le fait Passant est source de conflit. La preuve.

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    A Laic :"Cautionnez-vous le fait que nombre de musulmans traditionnalistes crachent dans la rue durant le Ramadan ? Ce n’est pas interdit par nos lois dans notre pays. Simple question de civilité et d’hygiène." Je ne savais pas que le fait de cracher dans la rue était un precepte musulman ? En tout cas avec vous on en apprend tous les jours et c’est cela qui est merveilleux !

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    A Laic :"Sans doute êtes-vous convaincue de cela en lisant les réponses qui me sont faites ?" Oui tout à fait et je crois vous avoir explique pourquoi... parce qu’à questionnement idiot il n’est possible que raisonnement idiot non ?

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    Oh non Leila, je ne crois pas que laic !! "(...) mélange tradition et religion (quel rapport a le hidjab avec le mariages avec des Turcs autochtones ??!!)"

    Il sait trés bien faire la différence.

    Cependant comme il n’a pas d’angle d’attaque pour contrer l’islam, il amalgame sciemment culture et religion.

    Parce que jamais dans l’esprit de laic ne lui viendra en tête d’amalgamer le Judaisme et la colonisation, la torture, la spoliation et le meurtre programmé des Palestiniens !

    Parce que jamais dans son esprit il ne lui viendrait à l’idée d’amalgame République, pays des droits de l’homme et occupation en Afghanistan, n’est pas laic ?

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    Passant : " à cette époque, avant l’islam plus particulièrement, on n’accordait pratiquement aucun droit aux femmes qui étaient usées comme des objets destinés aux hommes ". Passant, si vous avez un peu de temps, éclairez-moi : qu’est-ce que c’était, dans le monde musulman, un harem ?

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    A Réno : "qu’est-ce que c’était, dans le monde musulman, un harem ?" Un harem n’appartient pas au monde musulman mais au monde Arabe.

    C’était une tradition pré islamique que les Arabes ont perpétuée.

    Mais le monde n’était pas en reste puisque chez les autres peuples éxistait les concubines et les maitresses.

    Elles vivaient dans les châteaux et les palais.

    Elles tenaient le même rôle que celles tenues dans les harem : nourries, logées, blanchies et plus si affinités !!!!

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    Il y a une vérité dans cet article : le voile dit "islamique" (ce que je nie en tant que musulman) est mis en perspective avec un film "bolywoodien". Tout est dit.

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    amazone a dit :
    Oh non Leila, je ne crois pas que laic !! "(...) mélange tradition et religion (quel rapport a le hidjab avec le mariages avec des Turcs autochtones ??!!)"
    Il sait trés bien faire la différence.
    Cependant comme il n’a pas d’angle d’attaque pour contrer l’islam, .il amalgame sciemment culture et religion
    Parce que jamais dans l’esprit de laic ne lui viendra en tête d’amalgamer le Judaisme et la colonisation, la torture, la spoliation et le meurtre programmé des Palestiniens !
    Parce que jamais dans son esprit il ne lui viendrait à l’idée d’amalgame République, pays des droits de l’homme et occupation en Afghanistan, n’est pas laic ?

    Je suis franchement étonné que vous ne perceviez pas, vous me paraissez pourtant instruite, comme quoi ! que la façon dont vous vivez votre religion est éminemment culturelle. La preuve en est la diversité des modes vestimentaires, entre autres, pour prouver sa religion aux yeux des autres. Que vous le vouliez ou non tout les rites qu’elle prétend devoir imposer à ses ouailles sont issus de diverses cultures exotiques.
    Les turcs que je prenais pour exemple d’archaïsme ne sont qu’une variante de ses divers modes d’expression. Vous même que vous le reconnaissiez ou non vous identifiez à une façon de vivre votre religion qui est en rapport avec une expression culturelle spécifique. Sans doute celle de vos parents. S’ils étainnt turcs vous feriez comme les turcs.

    C’est ce rattachement à une culture allochtone qui sans doute choque le plus les personnes attachées à une perception laïque de la société en dehors du problème de la foi et de son vécu intime que nul n’entend interdire.
    Pour parvenez à vous persuader que les Français en veulent à l’Islam alors qu’ils ne sont heurtés que par ses manifestations culurelles.

    Les musulmans de France on encore du chemin à faire avant de construire un ou des islams autentiquement européens ou français.

    Pour ce qui est du judaïsme, comment contester que là aussi se mêlent culture et politique dans le conflit avec les Palestiniens. Aujourd’hui ce sont les partis religieux d’extrême droite qui dans ce pays font la politique de cet Etat. Vous devriez en tirer leçon.

    Quant au dernier point il est d’un parti pris évident. Vous vous placez donc du côté de l’archaïsme tribal et du fascisme religieux. C’est votre choix. Vous auriez pu choisir des ennemis plus respectables. Mais il est vrai que leurs femmes vivent libres dans ce pays, ce qui n’est pas le cas en France.
    Pouvait-on dire, durant la dernière guerre, que le fait d’intervenir contre les nazis faisait perdre leur âmes aux alliés ?

    Je crois que là vous perdez la raison. Les talibans sont-ils selon vous la solution pour les afghans ? Approuvez-vous le régime totalitaire qui régnait dans ce pays avant l’intervention de l’OTAN ? Approuvez-vous la destruction des bouddhas de Bamian ? Approuvez-vous les lapidations dans les stades de la capitale ? Approuvez-vous l’interdiction de la musique ? Approuvez-vous le statut inférieur des femmes au nom de la religion ?

    Un peu de sérieux ne serait pas un mal.

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    Amazone, je vous ai répondu. Ma réponse n’est pas passée. Désolé.

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    Reno ou le lubrique oummaunaute sous le joug de frétillements printaniers(sous rire).

    Reno,j’aime bien vos billets !

    Ils sont précis et incisifs et ne laissent aucune place à la fantaisie quand elles ne s’éternisent pas en longueur.

    Franchement Reno,droit au but !

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    "(l’exil à Médine a apporté un souffle de changement, les femmes prenaient part aux enjeux politiques, avaient des droits" Ca n’a pas duré longtemps alors ! Faut-il rire ou pleurer... ?

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    Depuis quelques temps, je suis plus attentif à la vie de mon quartier, de ma ville, et je constate que le hijab ne pose aucun problème, il est, comme on dit, rentré dans les moeurs.

    En fait, autant je comprends que le niqab choque les habitudes, autant nous sommes habitués au hijab depuis une cinquantaine d’années ... en fait depuis le regroupement familial.

    Ici, environ deux tiers des femmes âgées le portent et un quart des jeunes femmes.
    Ces jeunes femmes sont, en fait, assez coquettes et leurs hijabs sont "à la mode" !

    D’autre part, je constate que cela n’entraine aucune barrière dans les relations entre celles qui le portent et celles qui ne portent pas, ainsi qu’avec les "gauloises" au sens large, aussi bien dans la rue, chez les commerçants ou à la sortie des écoles.

    Bref, si vous me permettez cette expression triviale : on ne va pas en faire un fromage et on peut passer à autre chose.

    Cordialement

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    Laic,

    Je suis bien d’accord avec vous sur le fait que la religion se doit d’être du domaine intime et privé, puisque c’est un fait, personne en s’entend en la matière, et que même à l’intérieur de l’Islam lui-même, il y a des antagonismes violents. La laïcité telle que pensée par ceux qui l’ont mis au point, est le meilleur système possible. Elle est la garantie d’un "vivre ensemble" impossible autrement. Les intégristes de tout poil (même s’ils prétendent s’ignorer en tant que tels), ont une fâcheuse tendance à imposer AU FINAL, leurs conceptions de la religion (quelle qu’elle soit) au reste de la population. Le reste est de la pure rhétorique "bavardeuse et tournicotante".

    PAr contre, permettez-moi de dire qu’en ce qui concerne l’Afghanistan, vous êtes relativement "imprécis" et "imprudent". Oh, je serai le dernier à défendre les Talibans, mais n’oubliez pas que cet Occident que vous érigez (à juste titre) en exemple de société libérale, s’est allié aux Saoudiens, à tout ce qui est talibanesque en Afghanistan même, pour foutre à la porte les stalino-soviétiques qui, sans être des parangons de libéralisme (loin de là !), ont été à l’origine de l’unique gouvernement Afghan sous lequel les femmes de ce pauvre pays ont été libres et émancipées, tout au moins à Kaboul. C’était un début. Mais au lieu de favoriser ce timide début de transformation de la société Afghane, l’Occident a préféré s’allier aux forces les plus sombres (on nous a même fait passer le terrible Massoud, "ami" de BHL, c’est dire !!!) pour un homme fréquentable !). Il ne faut pas donc venir ensuite verser des larmes de crocodile sur le sort des pauvres femmes Afghanes sous le joug des Talibans.

    L’Afghanistan est certainement un pays terriblement arriéré, mais c’est aux Afghans de faire leur cuisine. Personne n’a à s’en mêler. Il y a d’autres manières d’aider les Afghans plutôt que de leur envoyer l’OTAN. L’ingérence humanitaire... bof... Ca serait déjà super bien JUSTE de ne pas allumer les feux : si la perfide Albion n’avait pas créé Israel, le problème du Moyen orient n’existerait tout simplement pas. Si la France n’avait pas offert la bombe atomique a Israel, la crise iranienne ne serait pas.

    Alors si vous voulez faire quelque chose de bien, en tant que citoyen d’une démocratie responsable, pesez de tout votre poids électoral pour que vos dirigeants arrêtent d’intervenir militairement là où personne ne leur a rien demandé, pour qu’il réparent l’ignoble forfait perpétré en 48 contre un pauvre peuple paisible, pour qu’ils arrêtent de menacer du feu nucléaire un Iran qui a juste l’idée de se prémunir justement contre la belle et vénéneuse "sollicitude" occidentale...

    Je reviens sur le voile.
    Oui, là, vous avez raison. C’est un truc parfaitement culturel, un artefact résiduel du machisme propre au bassin méditerranéen... La ou le Coran ne demandait aux femmes que de la pudeur en recouvrant une poitrine trop VISIBLE (sinon pourquoi demander de la couvrir !), la où donc le Coran dans un verset plein de bon sens et de retenue, demande de la pudeur (et ne parle pas d’un cheveu sur les cheveux !), on nous a inventé le voile dit "islamique", pur élément d’enfermement de la femme.

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    A Athée, qui déblatère :

    "Ce fait divers rapporté par la hijabi (déjà le terme est ridicule) montre simplement que le ressenti des gens est très relatif comme se plait à le dire Passant".

    1) Oui, le terme "hijabi" est effectivement risible. Pour une fois que vous êtes sensé, je vous en félicite.

    2) Oui, les réactions sont relatives, et varient. C’est un trait de caractère typiquement humain.

    "Votre empathie va automatiquement par esprit clanique vers cette femme voilée,"

    Pourriez-vous prouver cette assertion ? Je vous en remercie d’avance.

    Si l’article avait été le témoignage d’une femme qui s’était faite insultée par des musulmans, sous prétexte qu’elle avait décidé en âme et conscience de retirer son foulard, je me serais indigné, et aurais évoqué les mêmes arguties que je m’emploie à définir ici. Et vous en seriez ravi, sans éprouver le besoin de soulever les semblants d’arguments de cour de récréation qui suivent.

    "voile que vous considérez comme n’ayant aucune importance".

    Tout à fait. Aucune importance, en soi. De même que la couleur d’une personne ne peut faire l’objet d’une appréciation lorsque l’on considère cette personne d’un point de vue social, le foulard n’est rien de plus que l’expression d’une liberté - et ce, qu’on le porte ou non. On ne peut donc en tenir compte lorsque l’on apprécie la personne. On peut ne pas aimer le foulard, on peut être réticent vis-à-vis de l’islam, mais voir en cette femme un foulard, c’est dénaturer l’humanité de cette femme. Un trait, selon Doudou Diène, typiquement xénophobe.

    "On comprend mal alors cet acharnement à vouloir s’en affublé".

    Mais on n’a pas à le comprendre, c’est principalement là, le point que je défends.

    On ne comprend pas pourquoi certaines personnes deviennent végétaliennes, anarchistes, bouddhistes, ou s’adonnent à des pratiques peu conventionnelles. Dans la mesure où, par l’expression de leur conviction, ils ne nuisent à personne, et n’entrent ainsi pas dans le cadre prévu par l’art. 9§2 de la CEDH, vouloir restreindre leur liberté relève d’un fascisme puant nauséabond.

    "Ce Monsieur considère au contraire qu’il est lourd de sens et sa vue l’agresse".

    S’il avait porté la main sur cette femme, et s’était défendu, devant une cour, de l’argument que vous invoquez, il serait très certainement condamné. L’agression est un geste actif, qui ne peut s’apparenter au port d’un vêtement (surtout si rien n’est écrit sur celui-ci, et implique donc un jugement de valeur de la personne qui prétend être agressée) qui est un geste passif.

    Si le foulard arborait la maxime "à bas les non-musulmans", les réactions seraient compréhensibles, voire légitimes. Mais puisque ce n’était pas le cas, sans preuve du contraire, alors il s’agit de xénophobie, car le fait que la personne "se sente" agressée ne veut pas dire qu’elle l’est. Fantasmer sur la réalité ne revient pas à la concrétiser, entendons-nous bien là-dessus.

    "C’est son droit aussi.(liberté de penser)"

    Tout à fait. Dès lorsqu’il se limite à penser, et n’agit pas en conséquence. Vous avez le droit de penser que le foulard ne vous plaît pas, vous n’avez pas le droit de vous en prendre à une femme qui le porte, il s’agirait là, de façon effective, d’une agression.

    "Si nous en tenons au domaine de la loi, rien ne prouve que ce Monsieur ait craché pour marquer sa réprobation."

    C’est possible, on peut débattre là-dessus. Néanmoins, la répétitivité/longueur de l’acte et le regard de l’homme sont deux arguments qui peuvent jouer en la faveur de cette femme. Mais rien ne prouve effectivement qu’elle aurait gain de cause, en l’absence d’éléments probants. Cela ne change rien à l’acte en soi.

    "Peut être est-il malade et atteint d’hypersalivation chronique".

    Mon Dieu, qu’est-ce qu’il ne faut pas lire...

    "Cette jeune femme est peut-être parano et se fait des idéees tant elle se sent mal à l’aise lorsqu’elle eszt soumise au regar des autres".

    Dans la mesure où des personnes comme vous existent, qui cautionnent ce type de comportements, je crains qu’il ne s’agisse de paranoïa.

    "Comme cracher par terre n’est pas expressément interdit par la loi, il en a donc le droit, si je suis le raisonnement de Passant à la lettre".

    Le fait en soi ne l’est pas, c’est tout à fait vrai. D’ailleurs, je n’inciterais jamais cette femme à porter plainte pour si peu. Après tout, celui qui est à plaindre, c’est bien cet homme et toute cette haine refoulée qui doit le rendre bien malheureux.

    "On voit où mène le fait de s’en tenir à la loi et de se foutre du vivre-ensemble comme le fait Passant est source de conflit. La preuve".

    Et c’est parfait. En l’occurrence, rien ne me gêne dans cette situation, si ce n’est éventuellement ces petites réactions xénophobes qui visent à gêner des femmes qui ne font rien d’autre qu’être libres... Voilà qui a de quoi déranger certains xénophobes rétrogrades (que ce soit ici, ou ailleurs, bien sûr).

    A Reno :

    Mon Dieu, c’est incroyable. Plutôt que de rétorquer à des arguments concrets, vous en êtes réduits à soulever des anecdotes de mes billets pour légitimer votre aversion.

    "(l’exil à Médine a apporté un souffle de changement, les femmes prenaient part aux enjeux politiques, avaient des droits" Ca n’a pas duré longtemps alors ! Faut-il rire ou pleurer... ?

    Premièrement, ce n’est pas le sujet du billet, c’est pourquoi il s’agissait d’une anecdote dans mon commentaire.

    Deuxièmement, il y a une distinction à faire entre culture et religion (n’est-ce pas Laïc), car lorsque l’on parle de "harem" pour déterminer ce qu’est un fondement religieux, j’ai envie de rire. Certains viennent ici en ayant lu de l’islam que ce qu’en dit le site du FN, ma parole !

    Bref : je souhaite recentrer le sujet, car j’ai évoqué série d’arguments sur la raison pour laquelle cette femme a le droit de porter son foulard, comme d’autres, et pourquoi toute réaction hostile et manifeste est punissable. Qu’en dites-vous, Reno et Laïc ?

    Car jusqu’à présent, soit vous vous complaisez à confondre culture et religion ; soit vous ne dites rien (et pourtant, vous parlez beaucoup) ; soit vous cherchez les petites bêtes là où il n’y en a pas (je ris encore du "dictat", merci Laïc, à défaut de parler en bonne intelligence, vous êtes comique !).

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    Amazone et Laïc vivent un dialogue de sourds typique. Dans les deux cas, l’islam est moins en question que la vision extérieure et médiatique que l’on en a.
    L’islam est la seconde religion de France et un autre article intitulé : Les pionniers de l’Islam de France nous présente sa réalité profonde, ses conversions et l’exogamie qu’il suscite.
    Il vit certes le pluralisme qui n’interdit pas la vie commune. Oumma rend compte de ses difficultés, des épreuves voulues par Dieu qui nous demande de faire usage de notre raison.
    Par delà la fitra, notre foi naturelle, il convient de relire le hadith, cité par Ghazali : Tout homme naît capable de croire en Dieu et de se soumettre à sa volonté, "ce sont ses parents qui font de lui un juif, un chrétien ou un mazdéen”. J’ajouterai sans contradiction un musulman. Sachant bien que chaque religion est soumise au Dieu unique et qu’islam veut dire soumission à Dieu.
    Que l’on soit donc de droite ou de gauche, nous pourrions éviter de pointer sur les fautes des autres qui proviennent souvent d’erreurs à corriger et revenir à l’essentiel, "la perception des deux yeux" vers l’intérieur et vers l’extérieur. Elle nous permet certes d’exercer notre esprit critique mais aussi d’être miséricordieux que l’on soit parent ou enfant par delà le choc des générations et la multiplicité des religions.
    Il est clair que l’islam de France n’est pas celui des talibans "qui fondent l’infériorité de la femme sur le Coran". On pourrait même demander à certaines "hijabi" si elles ne pensent pas le contraire ?
    Cordialement.
    Liliane Bénard

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    A J.-P. Chambard :

    Merci pour votre témoignage.

    Il s’agit là très clairement de la finalité à atteindre, démontrée par votre exemple microcosmique de ce que pourrait être le monde, si l’on cessait d’apprécier à titre subjectif ce que recouvre la liberté des individus, que ce soit pour leur imposer telle ou telle pratique, ou leur imposer l’interdiction de celle-ci.

    Une fois qu’on sera libre, conformément aux textes universels de démocratie établis comme tels en la matière, nous aurons fait un pas en avant - en France, en Belgique, en Suisse, en Arabie saoudite, en Iran, en Afghanistan, etc.

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    A LAic :" Les talibans sont-ils selon vous la solution pour les afghans ? " Cela ne regarde que les Afghans, la solution leur appartient.

    Qui sommes nous pour décider pour eux ?
    Si nous décidons pour les Afghans alors pourquoi ne pas décider pour la chine loin d’être un pays démocratique, pour Israel qui a à sa tête un fasciste ou encore pour les USA gouvernés par un va t-en guerre à l’origine des tortures à Abou Graib ?
    Si les talibans sont des dictateurs mais combien y à t’il de dictateurs dans notre vaste monde ?
    Non les dictateurs ont les aime quand ils sont dociles !

    "Approuvez-vous le régime totalitaire qui régnait dans ce pays avant l’intervention de l’OTAN ? "
    Ah, parce que vous trouvez que les afghans vivent heureux aujourd’hui, sous les bombes, les exécutions sommaires, l’occupation, la torture et les bavures ?
    Ils vivaient avec le coléra aujourd’hui ils vivent avec la peste. C’est vrai ils sont bien avancés ! Au lieu de mourir sous les armes aghanes ils meurent sous les armes de l’otan !!!!

    "Approuvez-vous la destruction des bouddhas de Bamian ? " et vous approuvez vous la destruction de toute la nation afghane ?

    Quel comparaison :"Pouvait-on dire, durant la dernière guerre, que le fait d’intervenir contre les nazis faisait perdre leur âmes aux alliés ?"

    Je ne savais pas que les talibans étaient à l’origine de l’extermination d’un peuple ?
    Je ne savais pas que les Talibans avaient ouverts des camps de concentration, des chambres à gaz et avaient acheminé des millions d’êtres humains dans les wagons de la mort ?

    Quand les alliés ce sont battus contre les nazis c’était pour offrir un monde meilleur à ceux qu’ils venaient secourir ce n’était pas pour piller leurs ressources, pour leur voler leurs richesses, pour les occuper, pour torturer et violer leurs femmes, executer leurs maris, leurs peres ou leurs enfants. De plus les alliés furent appelés pour les libérer des nazis or ce n’est pas le cas pour les afghans ?

    Au fait dites moi Laic depuis quand l’otan intervient pour liberer des peuples de leur dictateur ? Parce si c’est la cas ce serait bien que l’otan aille liberer les peuples dont il engraisse les dictateurs à coup de millions de dollars !

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    On parle de femmes discriminées et insultées tout simplement, parce qu’elles ont fait un choix déplaisant pour certains malades, celui de porter un voile. Il n’est nullement question de débattre de son obligation ou pas dans l’islam .

    on nous a inventé le voile dit "islamique", pur élément d’enfermement de la femme.

    on  : De qui vous parlez ? Si vous parlez des talibans, le voile existait bien avant, et le premier qui en a parlé, est notre prophète bien aimé , après que les versets dans ce sujet lui ont été révélés . Sauf si c’est lui que vous accuser d’avoir inventé ce voile ?! Car il existe bel et bien, des hadith ou le prophète montre les parties que la femme doit couvrir . Mais que je ne citerai pas, car comme je l’ai dit avant, ce n’est pas le sujet dont on parle.

    Nous  : Au nom de qui vous parlez ?

    Si vous étiez une femme, je vous aurai dit : Rien ne vous oblige à le porter si vous n’y croyez pas. Mais que ça ne vous empêche pas de respecter celles qui y croient et qui ont fait le choix de le porter librement !

    Puisque, vous êtes un homme, je vous demanderai tout simplement : Qu’est ce qui vous autorise à prêcher en jugeant le choix des autres et précisément d’une femme ? Que ce soit culturel ou autre, cela ne vous concerne pas même si vous parlez en tant que musulman .

    Ce que vous balancez ici, me pousse à poser les questions suivantes :

    Pour qui vous prenez en taxant d’intégristes , les filles qui portent le voile par pure conviction et de leur plein gré ? Qui êtes vous pour douter ou démentir la majorité des savants théologiens qui sont une référence dans la spécialité et qui se sont tous mis d’accord sur le sujet du voile ?

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    A LAic :" Les talibans sont-ils selon vous la solution pour les afghans ? " Cela ne regarde que les Afghans, la solution leur appartient.

    Pourquoi ne pas dire la même chose pour la Palestine ? Pourquoi être intervenus au Kosovo ? De quoi je me mêle !
    Vous avez l’apitoiement sélectif et un tantinet orienté.

    Finalement vous prônez la politique du chacun pour soi. Mais avec vous tout dépend du "soi".

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    A Laic : "Pourquoi ne pas dire la même chose pour la Palestine ? "

    Mais nous disons la même chose pourquoi n’y a t-il pas eu intervention en Palestine pour empêcher les bombardements ?

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    J’ai oublié de préciser que je m’adressais à Sami.

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    Laic a écrit :

    Pourquoi ne pas dire la même chose pour la Palestine ? Pourquoi être intervenus au Kosovo ? De quoi je me mêle ! Vous avez l’apitoiement sélectif et un tantinet orienté. Finalement vous prônez la politique du chacun pour soi. Mais avec vous tout dépend du "soi".

    Oui, la Palestine ? Parlons-en de la Palestine !
    On demande à l’Occident de réparer le mal immense qu’il a causé en créant un état colonial et raciste. Si l’Occident n’était pas intervenu, le problème n’existerait pas. Balfour, l’armement des brigades sionistes, la création illégale et truquée par l’ONU d’Israel, etc... vous connaissez ? Et le Liban, avec les accords Sykes-Picot, vous connaissez aussi ? Et le soutien indéfectible à la famille des Saoud, ca vous parle ?

    Je me répète : Si vous avez de la morale, réparez le mal que vous avez causé (notamment en Palestine), et n’intervenez plus ! Exigez cela de vos dirigeants. Voilà une belle cause !

    Le Kosovo ... Qui a fait exploser l’unité de la Yougoslavie, bel exemple de cohabitation entre différentes cultures et religions, si ce n’étaient les complots allemands poussant à la secession, la Croatie. Qui aussi a poussé au démantèlement de la Yougoslavie, à l’exacerbation fatal et inévitable des nationalismes, si ce n’étaient les USA pour venir ensuite expliquer aux européens abasourdis, qui était le maître en Europe même ! Qui n’a pas voulu éviter cette tragédie en (tout simplement) incorporant la Yougoslavie dans l’Union européenne, et automatiquement désamorcer toute l’affaire (en évitant du coup tous les divers massacres de musulmans), si ce n’étaient les Européens fascinés par les desiderata américains ? Qui a créé de toute pièce un pays mafieux, artificiel et aux ordres de Washington, le Kosovo, prétexte à installer aux portes de la Russie, la plus grande base militaire américaine en Europe ?

    Vous (lOccident) allumez des incendies terribles, et vous prétendez ensuite venir sauver les musulmans de l’ex-Yougoslavie...

    Je vous le dis et redis : Arrêtez de jouer aux gendarmes du monde. Laissez les peuples maîtres de leurs destins. Lorsqu’un pays vous demandera solennellement d’intervenir chez lui, on en reparlera.

    Palestine, Yougoslavie, Irak, Afghanistan, Liban... Et prochainement, c’est quoi le programme ? Une bombe atomique sur l’Iran ?

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    Musulmane,

    Je vais faire un dernier effort, en vous répondant une dernière fois.

    on : De qui vous parlez ?

    Des Musulmans intégristes.

    Car il existe bel et bien, des hadiths ou le prophète montre les parties que la femme doit couvrir

    Les versets du Coran sont clairs à ce sujet. Ils me suffisent. Pourquoi aller chercher ailleurs, dans des hadiths, peut-être vrais, peut-être faux, ce qui est clairement écrit dans le Coran, qui LUI, est vrai ABSOLUMENT ? Et qu’y a-t-il d’écrit dans le Coran ?

    Sourate 24 Ennour, verset 31 :
    "Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines".

    Sur leur poitrine. Ca me parait clair, non ? Si on demande de rabattre un voile sur les poitrines, c’est que ces poitrines étaient peut-être un peu trop décolletées. Le Coran demande de rabattre le "voile" : C’est que portaient certainement les femmes à cette époque. Un voile. Une cape... On n’a pas de photos de cette époque là, et cela importe très peu. On demande aux femmes d’être pudiques en cachant un attribut sexuel, la poitrine, donc les seins, transcrits dans le Coran par le mot "jouyoub", les poches, manière détournée pour dire les seins, comme les Français par exemple, parlent de "gorge", de soutien-gorge (par pudeur, on ne dit pas "soutien-seins" !)...

    Le Coran a demandé aux femmes de cette époque d’utiliser leur vêtement de leur époque (un voile, qui était certainement le vêtement usuel, certainement pré-islamique, donc avec aucune connotation religieuse absolue et définitive) pour cacher leur poitrine. Aujourd’hui, on leur conseillerait de rabattre leur pull, leur chemise, leur sur-vêtement, que sais-je... Ou voyez-vous qu’il faille couvrir les cheveux là dedans ? Où ? Nulle part. Je veux bien, à la rigueur, que vous alliez chercher dans un hadith ce qui n’est point dans le Coran. MAis dès qu’un élément est clairement exposé dans le Livre de Dieu, il me parait déplacé d’aller chercher ailleurs une autre interprétation, fut-elle dans un hadith. Sauf le respect absolu que j’accorde au Prophète, sachez que les hadiths ne sont absolument pas du même niveau que le Coran. La preuve ? Les tenants de la lapidation trouvent leur justification dans un hadith. Comme vous le savez, des hadiths, il y en a des vrais, des faux... Nous savons tous ici la manière dont ils ont été collectés. Une manière qui ne sera jamais sure à 100 pour 100. Le Coran, lui, par la volonté de Dieu, aux yeux des croyants, est authentique et sûr à 100 pour 100, depuis toujours et pour toujours.

    Voilà.

    C’est là mon interprétation. A vous la votre. Et Dieu nous séparera.

    Nous : Au nom de qui vous parlez ?

    Au nom des musulmans qui seraient d’accord avec mes opinions.

    Un détail : mon désaccord concernant le foulard ne signifie absolument pas que je sois d’accord pour qu’on l’interdise, encore que ici, en France, les Français font ce qu’ils veulent, cela ne me regarde pas. Alors, que des femmes désirent porter le foulard, grand bien leur fasse. Elles sont libres, comme je le suis de dire mon opinion quelle qu’elle soit, tant qu’elle ne va pas à l’encontre de la loi.

    Pour qui vous prenez ......

    Je me prends pour un musulman (à moins que vous ayez le pouvoir de me nier cette qualité ?) qui a tout à fait le droit, un droit accordé par Dieu (qui a dispensé la Oumma des directeurs de conscience) le droit donc de penser et de ressentir l’Islam de la manière qui me sied, ne vous en déplaise. Je n’ai besoin ni de votre bénédiction, ni de celle de qui que ce soit.

    Je suis ce que je suis, et tant que Oumma.com me permet de m’exprimer ici, en son site, je n’ai absolument pas besoin de votre assentiment. Votre ton à mon égard étant pour le moins, déplaisant, c’est ici ma dernière réponse à vos remarques désobligeantes à mon égard.

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    Le Kosovo ... Qui a fait exploser l’unité de la Yougoslavie, bel exemple de cohabitation entre différentes cultures et religions, si ce n’étaient les complots allemands poussant à la secession, la Croatie. Qui aussi a poussé au démantèlement de la Yougoslavie, à l’exacerbation fatal et inévitable des nationalismes, si ce n’étaient les USA pour venir ensuite expliquer aux européens abasourdis, qui était le maître en Europe même ! Qui n’a pas voulu éviter cette tragédie en (tout simplement) incorporant la Yougoslavie dans l’Union européenne, et automatiquement désamorcer toute l’affaire (en évitant du coup tous les divers massacres de musulmans), si ce n’étaient les Européens fascinés par les desiderata américains ? Qui a créé de toute pièce un pays mafieux, artificiel et aux ordres de Washington, le Kosovo, prétexte à installer aux portes de la Russie, la plus grande base militaire américaine en Europe ?

    En ce qui concerne la Yougoslavie, pays que je connais bien, je peux vous assurer que ses habitants n’avaient nul besoin de l’Europe ou des USA pour faire exploser leur union de façade. Il y avait autant d’affinités entre un slovène et un monténégrin qu’entre un zoulou et un afrikaner.

    La fédération ne tenait qu’en raison de la personnalité de Tito et à la bienveillance de l’URSS. Ce pays ressemblait fort à une dictature qui ne dit pas son nom et sur le mythe (mythe car le rôle des Croates ne fut pas particulièrement exemplaire) de la résistance aux allemands durant la guerre.
    Comme l’Afrique du Sud tient grâce à la personnalité de Mendela.

    Il y a des hommes qui comptent plus que les autres mais une fois disparu la réalité reprend ses non-droits.

    Les européens, comme les américains ou les russes, ont pris le train en marche et improvisés.

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    Lorsque je lis la prose de "Musulmane" je me dis que sa religion n’est pas loin de ressembler à une secte.

    Il y a tous les ingrédients : les gourous qui savent, le bréviaire qui cadenasse, le complot extérieur et le déni qui permet de serrer les rangs.

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    Chapeau bas Sami !
    Pour une analyse politique et religieuse.

    Politique à propos de la yougoslavie où coexistaient des religions différentes. Une question pourrait être celle du rapport entre la terre confiée à tous les hommes et des religions particulières. Le Pakistan nous a donné l’exemple le plus terrible, une nation musulmane a exclu et déplacé des peuples d’une autre religion (l’hindouisme) !!!
    Le concept de Dar al-islam est à analyser avec soin !

    Religieuse : votre référence à la Sourate 24 Ennour, verset 31 est si claire et à relire :

    "Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines".

    Cette traduction nous interroge, elle est aussi en langue anglaise celle de Muhammad Asad (1982...) et elle est fondée sur la lettre du Texte sacré. Qui ne comprend pas que la finalité du voile est alors précisément localisée et qu’il ne vise à couvrir ni les cheveux, ni le visage ?

    Bravo encore !
    Ne soyez pas désespéré, il est nécessaire pour chacun d’apprendre avant de savoir. La difficulté est peut-être de repérer ses erreurs et de ne pas confondre politique et religion ?

    Les hijabi de France et d’Angleterre peuvent relire le Coran en arabe et en langues européennes.

    Bravo encore et à bientôt.
    Liliane Bénard

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    Mamyli a dit :
    Chapeau bas Sami ! Pour une analyse politique et religieuse.

    Politique à propos de la yougoslavie où coexistaient des religions différentes. Une question pourrait être celle du rapport entre la terre confiée à tous les hommes et des religions particulières. Le Pakistan nous a donné l’exemple le plus terrible, une nation musulmane a exclu et déplacé des peuples d’une autre religion (l’hindouisme) !!! Le concept de Dar al-islam est à analyser avec soin !

    Votre vision angélique de la coexistence des religion dans l’ex-yoygoslavie montre votre méconnaissance du pays.
    Aujhourd’hui le déoupage est fondé sur l’appartenance religieuse, mais ce découpage n’est pas une conséquence de la division il en est la cause.
    Les serbes sont orthodoxes, les croates et les slovènes catholiques, les bosniaques et les kosovars musulans et ses derniers se réclamant de la grande Albanie.
    Ne prenez pas vos rêves pour des réalités.