Condamnation de Proche-Orient.info et « Les Amis de Shalom Arshav » pour diffamation de la CAPJPO

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné mardi les responsables, du site sharonien proche-orient.info d

mardi 7 juin 2005

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné mardi les responsables, du site sharonien proche-orient.info d’une part, du site lapaixmaintenant.org d’autre part, pour diffamation de la CAPJPO (aujourd’hui, CAPJPO-Europalestine), qu’ils avaient accusée d’avoir commis une agression antisémite, en mars 2003 à Paris. Une accusation inventée de toutes pièces, pour tenter de jeter le discrédit sur une association qui réclame la fin de l’impunité dont bénéficient les crimes du gouvernement israélien à l’encontre du peuple palestinien, et qui ne se laisse pas intimider par les maîtres chanteurs de l’antisémitime.

La directrice de proche-orient.info Elisabeth Schemla et l’auteur de l’article diffamatoire Jonathan Myara (alias Johan Weisz) sont condamnés à 2.500 et 1.500 euros d’amende respectivement, et devront verser 3.000 euros de dommages et intérêts à notre association. Proche-orient.info est en outre condamné au versement de 2.000 euros au titre des frais que nous avons encourus pour la procédure ; il devra retirer l’article diffamatoire de son site, et publier sur la page d’accueil de celui-ci un communiqué annonçant la condamnation dont il vient de faire l’objet.

Fabien Chemla, responsable de lapaixmaintenant.org, site de l’association "Les Amis de Shalom Arshav", est condamné à 1.500 euros d’amende, 1.500 euros de dommages et intérêts, ainsi qu’au versement de 1.000 euros au titre des frais. Le site devra pareillement retirer son article, et publier un communiqué sur la condamnation.

Les articles diffamatoires ont été publiés au printemps 2003, aux lendemains de la manifestation antiguerre du 22 mars à Paris, en marge de laquelle deux militants du mouvement de jeunesse sioniste Hashomer Hatzaïr avaient été blessés. Ni à l’époque, ni au cours des deux années qui viennent de s’écouler, les autorités policières n’ont rendu public le résultat éventuel de leurs investigations sur le déroulement des faits eux-mêmes.

Mais pour les prévenus, un coupable était immédiatement trouvé : la CAPJPO, alors même que notre association n’avait été impliquée, ni de près, ni de loin, dans le moindre affrontement. Les mass-médias accordèrent une large place à cette "affaire de l’Hashomer Hatzaïr". Tout en faisant preuve de plus de prudence que proche-orient.info ou lapaixmaintenant.org, plusieurs grands journaux (Libération, Le Monde notamment) avaient néanmoins colporté ces rumeurs sur la CAPJPO. S’affranchissant des règles élémentaires d’un journalisme digne de ce nom, qui auraient voulu qu’ils procèdent à un minimum d’enquête indépendante sur les événements, ils avaient en outre refusé de nous donner la parole, nous empêchant ainsi de nous défendre publiqement d’accusations aussi infamantes (exception faite de rares publications, dont le journal L’Humanité et l’agence de vidéo Digipresse, qui avaient travaillé sérieusement sur le sujet).

C’est pourquoi nous avions porté plainte dès le mois de mai 2003, le procès n’ayant finalement eu lieu que le 19 avril dernier. Nous ne pouvons que nous réjouir du jugement prononcé mardi.

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