Mardi 22 mai 2012
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Comment l’existence de Dieu explique l’existence humaine

L’un des aspects original de la pensée de l’auteur est qu’il essaye non seulement de développer l’idée suivant laquelle Dieu créerait et expliquerait les régularités à l’œuvre dans la nature dont principalement, la structure métaphysique du monde, mais qu’il s’engage aussi, par là, à fonder l’induction et la science sur Dieu.

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Le chapitre V titré Comment l’existence de Dieu explique l’existence humaine est, pourrait-on dire, l’apothéose didactique qui ponctue, brillamment, l’opuscule. Il y est question d’âme humaine. L’âme est généralement un langage familier ou mot, de certaines philosophies, mais aussi et surtout des religions ou des spiritualités. Il serait étranger à la science. Les événements mentaux, dont nul ne remet en cause la réalité, seraient tout à fait différents d’événements physiques au sens où, personne d’autre que moi (ou nous-mêmes) ne peut y avoir accès.

Il s’agirait là de la quintessence de la singularité ontologique. Les sentiments, les pensées, les sensations ne sont pas identifiables aux mécanismes physiques. Certes, un événement mental est causé par un événement cérébral, dans un corps, mais ce qui ferait le trait d’union et assurerait le continuum entre les deux - scellant la singularité de la vie mentale associée à un corps matériel ou physique-, serait une autre substance immatérielle à laquelle Richard Swinburne donne le nom d’âme.

Pour illustrer cette proposition originale qui défie à certains égards le sens commun, le philosophe britannique a recours à une expérience de pensée percutante qui ne saurait être balayée d’un revers de la main, y compris par un scientifique hostile, par principe, à toute métaphysique ; ladite expérience, au moins au titre d’hypothèse ou d’expérience de pensée, est en mesure de faire consensus parmi les hommes quelle que puisse être par ailleurs leur sensibilité. Nous estimons nécessaire ici de restituer le propos de l’auteur in extenso tant il est difficile d’être plus clair que lui-même sur ce point très précis : « Qu’on me permette d’illustrer cela par une histoire de transplantations cérébrales. Le cerveau est constitué de deux hémisphères et d’un tronc cérébral.

On a la preuve qu’un être humain peut survivre et se comporter comme un être conscient même si une grande partie d’un de ses hémisphères est détruite. Imaginons alors que mon cerveau (les hémisphères et le tronc cérébral) soit séparé en deux parties, et que chaque demi-cerveau soit extrait de mon crâne pour être transplanté dans le crâne vide d’un corps dont on vient de retirer le cerveau ; et qu’on ajoute à chaque demi-cerveau toutes les parties (par exemple plus de tronc cérébral) prélevées sur un autre cerveau (par exemple celui de mon vrai jumeau) nécessaires pour que la transplantation prenne et pour qu’il y ait deux personnes vivantes, vivant des expériences conscientes.

Bien sûr, je suis tout à fait conscient qu’une opération d’une telle précision n’est pas pour le moment réalisable, et ne le sera peut-être jamais pour des savants purement humains (…) mais je ne vois pas qu’on rencontre dans le cours d’une telle opération de difficulté théorique insurmontable. Nous sommes donc autorisés à poser la question suivante : si cette opération était réalisée et que nous ayons deux personnes vivantes, vivant toutes deux des expériences conscientes, laquelle serait moi ? (…) aucune des deux personnes ne serait moi. Si elles étaient toutes deux identiques à moi, elles seraient la même personne, or elles ne le sont pas. » Swinburne conclue en affirmant que « la simple connaissance de ce qui se passe dans les cerveaux, ou dans les corps, ou dans tout ce qui est matériel, ne nous dit pas ce qui arrive aux personnes. ».

L’idée dans cette hypothèse est de montrer - outre le caractère divin de cette substance immatérielle qu’est l’âme, selon lui, seule capable d’expliquer le miracle de la singularité de chaque individu et son caractère ineffable -, que l’explication avancée par la science laquelle consiste à établir une multiplicité de connexions causales entre événements cérébraux et événements mentaux est bel et bien en peine, de nouveau, de dire pour quelle raison (origine) au juste, tel événement cérébral donne-t-il lieu à tel événement mental et pas à tel autre.

L’explication par l’inanimé serait ainsi vaine. Car, dans ce cas, pour établir une théorie qui puisse rendre compte des rapports de l’âme et du corps, il faudrait, comme c’est le cas des lois de la mécanique, que l’on traite le contenu des événements mentaux (contenu des pensées) comme des objets matériels ayant invariablement des propriétés similaires telles que la forme, la taille, la masse et leur changement etc. En d’autres termes, si les événements physiques sont quantifiables (ou mesurables dans le vocabulaire de l’auteur), les événements mentaux et les pensées qu’ils contiennent ne le sont pas. Il n’existerait pas de loi générale permettant de mesurer, d’expliquer ou de qualifier (de l’ordre du qualitatif) la différence entre le fait qu’un événement cérébral aurait pour cause, dans tel cas, une intention et dans tel autre, une croyance.

Toutefois, à l’issue de la lecture, plusieurs questions continuent que de nous assaillir. On a l’étrange impression que même si l’auteur est parvenu, sur nombre de points à nous convaincre, au moins plan intellectuel, par sa démonstration lente, claire et argumentée, nous restons néanmoins sur notre faim. En effet, en refermant des portes, d’autres portes problématiques se rouvrent devant nous. A titre d’exemple, nous avons toujours l’impression que la religion ou la métaphysique commencent là où la science s’arrête.

Mais la science n’a-t-elle pas montré jusqu’alors qu’elle était capable de réduire, au fur à mesure que progressent ses découvertes, le champ de la métaphysique et de la religion ? L’absence d’un savoir absolu (ou résolument objectif) sur notre Univers et sur notre propre existence (compte tenu de notre finitude) n’est-il pas, au fond, l’horizon indépassable d’une raison scientifique dont nous avons besoin pour progresser et réduire, ce faisant, certains des faits considérés encore par notre entendement, comme irrésolus ou mystérieux ?

L’impossible d’aujourd’hui n’est-il pas le possible de demain ? Comment concilier adhésion à la création, à la foi chrétienne et à la révélation christique (du point de vue du philosophe anglais s’entend) et l’évolution des espèces ? Le cas échéant, comment répondre de façon satisfaisante à la question : pourquoi Dieu aurait-il créé auparavant, d’autres créatures que l’homme sous sa forme actuelle alors que ce dernier est considéré, par toutes les religions sémitiques, comme la plus belle des créatures ? Si d’autres créatures « moins » parfaites que l’homme ont existé avant lui, comment s’interdire de penser, en ce cas, que des créatures encore plus parfaites que l’homme, déjà vicaire de Dieu sur Terre, pourraient venir à exister ? Quel sens donner au récit d’Adam et Eve pour un croyant admettant les théories de l’évolution ?

Le chapitre VII intitulé Comment l’existence de Dieu explique les miracles et l’expérience religieuse est très décevant. Chassé par la porte, le spectre du dogmatisme religieux, du registre apologétique, teinté d’un logocentrisme mauvais teint, revient par la fenêtre, avec fulgurance. En effet, Swinburne écrit, en autres endroits, à la page 117, « je me sens tenu d’ajouter qu’à mon avis seule l’une de ces grandes religions mondiales peut revendiquer sérieusement, sur la base d’indications historiques précises, le fait d’être fondé sur un miracle, et c’est la religion chrétienne ». Outre le ton un peu martial et méprisant à l’endroit des autres traditions religieuses, il apparaît que le philosophe connaisse très mal ou pas suffisamment l’islam.

Le Coran, pour les musulmans, est la manifestation textuelle d’un Dieu qui a pris langue, en arabe, pour révéler à un prophète illettré (qui ne revendique aucun écrit du point de vue majoritairement musulman), et au-delà, à l’humanité en son entier, sa présence. Muhammad prêchait, comme Jésus, une religion nouvelle, dans un contexte d’hostilité absolue, et une Parole (une dictée céleste selon lui et pour les musulmans) qui défiait, tant dans la sémantique que dans la grammaire, les plus grands poètes arabes de l’époque avec l’introduction de formules littéraires, de paraboles et de mots, alors complètement inconnus des Arabes mis au défi de produire un même texte, en vain.

En outre, le philosophe britannique concède que Dieu ne saurait faire des choses qui lui seraient, à lui-même, contradictoires et impossibles. Mais la figure de Jésus telle que le christianisme l’enseigne et telle que l’auteur l’envisage, ne constitue-t-elle pas un pavé dans la marre quant à la cohérence globale de l’argumentaire ? En d’autres termes, comment soutenir, en ce cas, les attributs de « fils de Dieu », de « Dieu incarné », de génération et de corruption, d’immortalité et de finitude ? A ce titre, dans la première Epître aux Corinthiens,

Paul ne déclare-t-il pas : « La prédication de la croix est, en effet, une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est la puissance de Dieu, car il est écrit : Je perdrai la sagesse des sages, et j’anéantirai la science des savants. Où est le sage ? Où est le scribe ? Où est le raisonneur de ce siècle ? Dieu n’a-t-il pas fait voir que la sagesse du monde est folie ? Puisque, dans sa sagesse, Dieu n’a pas voulu que le monde arrivât, par sa propre sagesse, à la connaître, il lui a plu de sauver les croyants par la folie de la prédication. »

L’un des aspects original de la pensée de l’auteur est qu’il essaye non seulement de développer l’idée suivant laquelle Dieu créerait et expliquerait les régularités à l’œuvre dans la nature dont principalement, la structure métaphysique du monde, mais qu’il s’engage aussi, par là, à fonder l’induction et la science sur Dieu.

Dommage que la dernière partie de l’ouvrage consacrée à la louange du christianisme et de la figure christique (qui vient en trop selon nous), vienne ternir l’approche audacieuse et originale que nous propose le philosophe résolument tournée vers une dialectique raison/foi renouvelée et enrichie. A cet égard, tous les lecteurs, quel que puisse être le sens qu’ils donnent à leur vie, seront pris d’enthousiasme à la lecture de ce petit opuscule fortement recommandé.

Richard Swinburne - Y a-t-il un Dieu ? Titre original : Is There a God ?, 2009 (1ère édition en langue anglaise 1996)
Ithaque Editions, Paris.

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Commentaires

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Dieu a crée l’homme et l’a installé sur la terre pour une noble raison qui le distingue et l’élève par rapport aux autres créatures qui vivent dans son voisinage. Ces dernières, durant toute leur existence, ne sont préoccupées que par le manger, le boire et l’apaisement du besoin sexuel. IL a précisé : ﴾ Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent . Je ne cherche pas d’eux une subsistance ; et Je ne veux pas qu’ils me nourrissent. En vérité, c’est Dieu qui est le Grand Pourvoyeur, Le Détenteur de la force, l’Inébranlable﴿

L’adoration en islam n’est point limitée à l’accomplissement de la prière , au murmure de quelques paroles et à d’autres pratiques lors de moments préçis , elle est beaucoups plus vaste que cela ,elle est , en vérité , un programme qui régit la vie huamaine en sa totalité , Dieu nous recommande de répéter ce verset et d’être convaincu de son contenu : Dis : ma prière , mes actes de dévotion , ma vie et ma mort appartiennent à Dieu , seigneur des mondes , Il n’a pas d’associé , Il m’a été confessé cela et je suis le premier musulman

Le musulman est en adoration continuelle de son seigneur . Le concept de l’adoration en Islam est global . Toute action que Dieu aime et qui procure Sa Satisfaction au croyant, tout acte et parole apparente ou intérieure font partie intégrante de l’adoration. Elle ne se résume pas, exclusivement, dans la pratique des rites visibles mais elle embrasse les pensées intimes, les actes issus des cinq sens et tout ce que prononce la langue. Elle couvre plusieurs domaines de la vie du croyant. Citons, en premier, ses relations avec son Créateur, suivis de son comportement vis-à-vis de lui-même, comme l’hygiène personnelle et la politesse dans toutes ses activités, à table, dans son lit, lors de ses actes intimes avec sa femme, dans les lieux d’aisance, dans son habillement, dans sa démarche puis viennent ses liens avec les membres de sa famille en particulier et avec sa société, en général, ensuite ses rapports avec l’ensemble des hommes.

Dieu ordonne aux Musulmans de prendre la religion dans son ensemble, avec ses Lois fondamentales et ses détails insignifiants. IL les met en garde contre sa désagrégation et contre le fait de tourner le dos à un de ses principes, si minime soit-il. C’est un comportement déplorable car il ôte à Dieu Son droit d’hégémonie sur tous les aspects de la vie humaine. Le Souverain Absolu a dit : ﴾ Ô croyants ! Entrez tous dans la paix de l’Islam, ne suivez pas les pas de Satan, car il est pour vous un ennemi déclaré. ﴿

En Islam, le côtoiement entre la religion et la vie, entre l’âme et le corps, entre ce monde éphémère et l’au-delà, entre l’individu et la société est une vérité rayonnante. Plusieurs versets coraniques l’ont exprimée. Ceux-ci groupent, en même temps et sans distinction, la relation de l’homme avec son Bienfaiteur, la morale et les liens avec autrui, comme dans ce verset : ﴾ La charité ne consiste nullement à tourner, en priant, votre visage du côté du levant ou du couchant. Elle consiste à croire en Dieu, au Jour dernier, aux anges, au Livre, aux prophètes, à donner de son bien quelque attachement qu’on lui porte, à ses proches, aux orphelins, aux indigents, aux voyageurs, aux mendiants et pour l’affranchissement des esclaves. Elle consiste à observer la prière, à s’acquitter de l’aumône légale annuelle – la Zakât- . Sont charitables ceux qui demeurent fidèles aux engagements qu’ils ont contractés, se montrent patients dans l’adversité, dans la douleur et aux moments du danger. Voilà les hommes sincères ! Voilà les hommes pieux

L’Islam touche tous les domaines, il atteste de cette qualité en faisant allusion à certaines adorations qui se rattachent aux droits des gens. Mohammed (B.S.D.L) le confirme : « Sourire devant ton frère, ordonner le bien, déconseiller le mal, orienter la personne égarée, guider l’aveugle dans la rue, dégager du chemin ce qui nuit ou gêne, verser l’eau de ton seau que tu viens de remplir du puits dans le seau de ton frère, toutes ces actions sont des aumônes

Le prophète a établi une balance pour évaluer les bonnes œuvres. Il place en tête l’adoration dans sa notion de globalité quand il donne la préférence à certains de ses aspects qui ont trait aux créatures sur ceux qui se rapportent aux relations avec Dieu. Le prophète a recommandé : « Les personnes que Dieu aime le plus sont celles qui sont utiles pour leurs semblables. Les meilleures œuvres auprès de Lui sont celles qui réconfortent le Musulman, réchauffent son cœur, lui évitent un malheur, lui permettent de payer une dette et éloignent la faim de lui. Je préfère de beaucoup aller avec un de mes frères en vue de l’aider à régler un problème à une retraite pieuse d’un mois dans cette mosquée

Le désir ardent du Musulman d’être aimé par le Tout Puissant l’incite à un surplus de bonnes oeuvres . Le prophète a stipulé : « Tout Musulman qui sème une graine ou plante un arbre comestible se verra compter une aumône chaque fois qu’un homme, un animal ou un oiseau en mange et il en sera de même pour ce qui en sera volé.

Enfin, pour graver davantage dans l’esprit du Musulman l’importance de toutes les sortes d’adoration – même si elle était en faveur d’un animal – il leur rapporta la parabole d’un homme qui a vu un chien, manger de la terre humide, tellement sa soif était violente. Le prophète continua : « L’homme prit son soulier, le remplit d’eau et abreuva le canidé jusqu’à lui apaiser sa soif. Dieu le remercia et le fit entrer au Paradis. » Les Compagnons lui demandèrent : « Serons-nous récompensés en faisant du bien à une bête ? » Le prophète répliqua : « Il y aura une rétribution pour toute bonne action envers tout être vivant qui a un foie mou

Les gains – les conséquences - que le Musulman récolte à partir de l’adoration qu’il accomplit à l’intention de son Seigneur sont incommensurables. Citons, entre autres, la paix intérieure et la droiture des sens qui engendrent le bonheur terrestre. Ce dernier est la part actuelle du bien qu’il a fait et qui aboutit à la stabilité psychique et sociale dans la vie des Musulmans sincères qui suivent le chemin tracé par la religion. Ces gains sont la conséquence de la foi et de l’obéissance aux prescriptions divines. Dieu nous réconforte : « Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne oeuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie(ici-bas). Et Nous les récompenserons certes, en fonction des meilleures de leurs actions(dans l’au-delà). »

Bref, L’Islam refuse, catégoriquement, de se cantonner dans la seule relation entre l’homme et son Créateur. Il considère que c’est là une atteinte véritable au but pour lequel les Livres célestes ont été révélés, que les messagers devaient concrétiser au sein de leur peuple et faire perdurer de génération à génération. Il -le but - consiste dans l’amélioration de la vie humaine et l’accomplissement du devoir de la suppléance de l’homme sur terre , selon le Programme et les Lois de Dieu. C’est la raison pour laquelle l’Omniscient a créé Adam. IL nous informe de Sa Volonté : ( rappelle aux hommes lorsque Dieu dit aux anges : « Je vais instituer un vicaire sur terre. ﴿ Ce vicariat, accordé d’abord à Adam, s’étend à toute sa descendance, après lui. Dieu interpelle les hommes et emploie le pluriel : ﴾ C’est Dieu qui a fait de vous les derniers usufruitiers de la terre.﴿ IL a, dans un autre verset, qualifié ce vicariat de peuplement de la terre, IL a mentionné : ﴾ C’est Lui qui vous a formé de terre et vous a permis de la peupler﴿. Ainsi, ce droit exigé de l’homme consiste à habiter la terre et à l’exploiter sans excès. Ce noble objectif ne peut être réalisé par des religions qui, dans leurs principes et leurs lois, ne prennent pas en considération la vie humaine dans ses diverses activités.

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On est en train de revenir grave au Moyen-âge, avec des djinns et des sorciers.

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Pancole, les djinns et les sorciers ont tjrs existé. Probable que vous leur donniez peut-être un autre nom ... .

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Salam Franc Tireur,
je voulais vous répondre au sujet de Tariq Ramadan mais les sujets semblent se fermer les uns après les autres. "Manque de courage", dites vous. Peut être, mais quelles preuves tangibles T.R aurait -il pu avancer pour ne pas être balayé d’un revers de main dans le camps des marginaux conspirationnistes ? Je trouve la démarche mesurée et intelligente de TR bien plus porteuse à terme qu’une prise de parole non étayée qui aurait eu pour seul effet de le decredibiliser.

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Pancole, les djinns et les sorciers ont tjrs existé. Probable que vous leur donniez peut-être un autre nom ...

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Mais c’est bien sûr ! Où ai-je la tête ?

Les jinns (parfois orthographié djinns [ʤin : / gin : / ɣin :]), sont des créatures surnaturelles issues de croyances de tradition sémitique. Ils sont en général invisibles, pouvant prendre différentes formes (végétale, animale, ou anthropomorphe) ; ils ont une capacité d’influence spirituelle et mentale sur le genre humain (contrôle psychique : possession), mais ne l’utilisent pas forcément.

Selon l’islam, les djinn n’ont de pouvoirs sur l’être humain que le murmure et ne peuvent pas entrer dans le corps humain et le commander. Mais un groupe de certains savants musulmans soutiennent qu’ils ont aussi le pouvoir de posséder ceux qui sont en état de souillure (c’est-à-dire ceux qui n’ont pas fait leur ablution rituelle) ou qui consomment des aliments interdits (drogue, alcool, sang, viande non licite).

Ce n’est plus du monothéisme mais de l’animisme.
Le Moyen-âge je vous dis !

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Nicolas, je voudrais bien que vous m’expliquiez ce qui vous permet d’affirmer aussi péremptoirement que :

« Dieu a crée l’homme et l’a installé sur la terre pour une noble raison qui le distingue et l’élève par rapport aux autres créatures qui vivent dans son voisinage. Ces dernières, durant toute leur existence, ne sont préoccupées que par le manger, le boire et l’apaisement du besoin sexuel. »

Je suis presque tenté de vous retourner l’ordre de cette "distinction", et de dire tout aussi péremptoirement que ce qui distingue quelques créatures installées sur la terre pour une noble raison qui les distingue et les élève, et qui vivent dans le voisinage de l’homme, c’est que ce dernier, durant toute son existence, n’est préoccupées que par le manger, le boire, l’apaisement du besoin sexuel et l’affirmation d’une supériorité supposée.

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Un journaliste qui interrogeait un jour, M.Vigouroux**.

"Peut-on greffer un cerveau ?"

Il répondit :(à peu près en ces termes)

"impossible ! Un exemple, prenez une centrale nucléaire ,peut-on simplement la déplacer ? Non,il y a bcp trop de verrous ..."

**Robert Paul Vigouroux est né à Paris le 21 mars 1923. Externe en médecine des hôpitaux de Marseille en 1942, il devient Professeur de Clinique neurochirurgicale en 1979.Ancien maire de Marseille ,il fut ministre sous Mitterrand.

Le crypto-marxisme(du job suppl.pour celles et ceux qui vont passer les épreuves du bac prochainement notamment celle de la philo.)

Leïlâ je ferme le poing et je lève le pouce !

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Richard Swinburne nous dit Haoues Seniger nous présente des arguments en faveur de l’existence de Dieu et Dieu comme cause ultime de toute chose.

Son originalité est de ne pas partir du Dieu révélé mais du monde pour révéler l’existence de Dieu.

Paradoxalement son point de vue est à la fois philosophique et coranique. Il invite à la science à la recherche de causalités inanimées mais aussi de causalités intentionnelles, c’est-à-dire conscientes et divines.

Au chapitre V, il présente cependant le mot âme pour rendre compte d’une substance immatérielle qui assurerait la continuité entre la vie mentale et celle d’un corps matériel ou physique.

Ce principe de continuité semble désirable pour rendre compte de notre genre humain mais ce mot est gênant même s’il relie la matière et l’esprit.

Dans le Coran en effet, Dieu fait vivre le corps de l’homme avec un esprit. Il n’est pas question d’âme même pour garantir l’individualité de chacun.

Swinburne n’épouse-t-il pas le sens commun en distinguant la matière et l’esprit pour ensuite avoir besoin de les réunir ?

L’unité coranique est plus simple. Dieu crée à la fois la matière et l’esprit. Leur fondement est unique, garant de l’individualité et de la liberté de chacun.

Comment distinguer le cérébral et le mental, qui pourrait penser sans cerveau comment isoler l’âme et le corps de l’homme ? N’y-a-t-il pas en tous deux du qualitatif et du quantitatif ?

Nous rencontrons certes de l’irrésolu et du mystérieux comme de l’imprévisible qui indiquent les limites de la science.

La science même limitée se développe sans cesse, interdisant que nous nous limitions à ses états primitifs, voire même que l’on interprète les miracles comme celui de la création d’une manière mécaniste. Ne sommes-nous pas en présence d’une causalité intentionnelle sans divorce avec la matière ?

En quoi la théorie de l’évolution contredirait-elle la création, nous faisant prévoir un homme nouveau (d’une toute autre espèce) après la mort du vieil homme ?

C’est bien la complexité du monde, prévisible et imprévisible à la fois qui rend compte de l’existence de Dieu et nous recherchons alors Son intention pour notre genre humain...

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...On a la preuve qu’un être humain peut survivre et se comporter comme un être conscient même si une grande partie d’un de ses hémisphères est détruite. Imaginons alors que mon cerveau (les hémisphères et le tronc cérébral) soit séparé en deux parties, et que chaque demi-cerveau soit extrait de mon crâne pour être transplanté dans le crâne vide d’un corps dont on vient de retirer le cerveau ; et qu’on ajoute à chaque demi-cerveau toutes les parties (par exemple plus de tronc cérébral) prélevées sur un autre cerveau (par exemple celui de mon vrai jumeau) nécessaires pour que la transplantation prenne et pour qu’il y ait deux personnes vivantes, vivant des expériences conscientes...

Applaus pour Orphée, svp !!! Un Loki’s Wager consiste à décréter que, puisqu’un concept n’est pas clairement défini, il ne peut être discuté. C’est la forme la plus extrème de « l’équivocation ». L’argument selon lequel l’intelligence de Dieu ne peut être discutée puisqu’elle dépasse notre entendement est aussi un Loki’s wager. Qu’est-ce qu’on s’marre, non !!! Bref, pour ce qui est de l’expérience de pensée percutante qui ne saurait être balayée d’un revers de la main. Heu... perso, j’y rajouterais un belle effet lifté !?!

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Karim !!! est encore très proche de Roland Garros !
L’exemple de Swinburne qu’il met en évidence a pourtant un sens à l’époque où les greffes se multiplient. Que se passerait-il lors d’une greffe de cerveau ? Quelle mémoire serait conservée, qui accomplirait le rappel ?

Le dualisme de Swinburne me semble peu fidèle à ce que nous sommes mais son exemple est parlant. Il évoque la complexité de l’être humain et les prodiges qui rendent possibles la conservation de notre identitié personnelle malgré tant d’opérations.

Cette identité est à la fois corporelle et spirituelle mais nous n’oublions pas que notre individualité est le produit de nos relations.

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Dieu rappelle à l’homme que son existence a bel et bien un sens et n’est absolument pas absurde. Il le lui rappelle en des termes dont voici le sens :

  •  « Pensiez-vous que Nous vous avions créés sans but ? Et que vous ne seriez pas ramenés vers Nous ?" » (verset 115 chap. 23)
  •  « L’homme pense-t-il qu’on le laissera sans obligation à observer ? » (Verset 36 chap. 75)
  •  « Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils me rendent un culte exclusif » (Verset 56 chap. 51)
  •  « Ce n’est pas par jeu que Nous avons créé le ciel et la terre et ce qui est entre eux. » (Verset 16 chap. 21)
  •  « Et ceux qui commettent des méfaits, comptent-ils pouvoir Nous échapper ? Comme leur jugement est mauvais (inexact) ! » (Verset 3 chap. 29)

    C’est ainsi que l’homme se trouve rassuré sur le sens de son existence. Il est sûr qu’il n’est pas un être insignifiant et sans valeur dans cet immense univers. Il sait qu’il n’est nullement un modique grain de sable dans une plage ; il n’est pas un produit d’un quelconque hasard ou d’un hypothétique accident de parcours. Sachant ainsi qu’il n’est pas sorti du néant pour retourner tout bêtement au néant, sa raison et son cœur s’en trouvent bien apaisée. Il admet de ce fait, qu’après sa mort il retourne à son Seigneur. Il admet qu’en toute logique, en toute justice et en toute rationalité, il y a un autre lieu et un autre moment qu’ici-bas où chaque être humain qui a vécu ici-bas sain d’esprit et adulte responsable de ses actes, rendra sûrement compte devant ALLAH du choix pour lequel il a délibérément opté dans ce bas monde et de tous ses gestes et faits accomplis d’une manière délibérée. Il y rendra donc compte de ce choix qu’il a fait entre d’une part la voie d’ALLAH, soit celle de la raison, et d’autre part la voie dictée par ses passions et ses désirs. Il y rendra alors compte de tous les actes qui ont résulté de ce choix et y recevra en toute justice la rétribution qu’il mérite.

  •  « Ce jour-là[le jour du jugement], les gens sortiront séparément pour qu’ils voient leurs œuvres * Quiconque fait un bien, fût-ce du poids d’une petite fourmi, il le verra, * et quiconque fait un mal, fût-ce du poids d’une petite fourmi, il le verra. » (Versets 6-8 chap. 99)

    Ce sont justement toutes ces certitudes relatives à la réalité de l’au-delà qui donnent un sens à la vie ici-bas et qui expliquent le bien-être du fidèle et son inébranlable sérénité face à toutes les épreuves de ce bas monde.

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    Il n’est pas facile et c’est une litote de transmettre une critique (positive et négative) de cet article.

    1/ La problématique de Swinburne est passionnante : comment découvrir Dieu à partir de la connaissance que l’on peut acquérir de l’homme ? Haoues a bien montré dans son article précédent l’originalité de ce point de vue et son intérêt philosophique. Il ne s’agit pas de partir de la révélation.

    2/ L’article ci-dessus épouse d’abord un point de vue métaphysique, opposant la matière et l’esprit. Haoues se réfère au ch.V de « Is there a God ? » dont le titre semble paradoxal : « comment l’existence de Dieu explique l’existence humaine ? ». Il n’y a pourtant pas de contradiction car c’est le postulat de l’existence de Dieu (indémontrable) qui explique le génie humain, observable, mesurable et si étonnant.

    3/ Haoues cite Swinburne qui nous situe dans le domaine de la recherche scientifique, à propos des greffes d’organes voire même de l’intervention du génome. Il nous pose une bonne question : que devient l’individu greffé, ne perd-il pas son identité ? La réponse est non avec la volonté de Dieu qui poursuit son plan. La science essaie certes de prévoir, d’être prédictible…de clarifier ses intentions.

    3/ Haoues expose pourtant sa dépendance vis-à-vis de sa religion originelle, contestant de plus le christianisme de Swinburne

    4/Reste bien sûr à dépasser des préjugès en bonne philosophie.

    5/ Il convient de revoir comme le fait Haoues que la création de l’homme et la science qui en dépend ne contredisent pas la révélation.

    6/ Encore faudrait-il ne pas opposer la création et l’évolution. La création de Dieu ayant lieu à chaque instant pour chacun des êtres créés, produits d’une évolution observable.

    7/ Le récit d’Adam et Êve rend compte ailleurs (dans les révélations) de l’apparition du premier homme sans contradiction avec sa différence avec les minéraux, les végétaux et les animaux. Seul l’être humain fait la science.

    8/ Qui ignore que l’homme est différent de Dieu, son créateur, qui demeure si proche de nous ?

    Les croyants vont répondre facilement à la question de Swinburne, Y-a-t-il un Dieu parmi nous ? par l’affirmative. Le miracle de la création en rend compte, il est étudié avec soin par les sciences, comme celui de la révélation.

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    Paul ne déclare-t-il pas : « La prédication de la croix est, en effet, une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est la puissance de Dieu, car il est écrit : Je perdrai la sagesse des sages, et j’anéantirai la science des savants. Où est le sage ? Où est le scribe ? Où est le raisonneur de ce siècle ? Dieu n’a-t-il pas fait voir que la sagesse du monde est folie ? Puisque, dans sa sagesse, Dieu n’a pas voulu que le monde arrivât, par sa propre sagesse, à la connaître, il lui a plu de sauver les croyants par la folie de la prédication. »

    Jesus n’a jamais dit qu’il portera le fardeau des chrétiens. Paul a simulé d’embrasser le Christianisme pour détruire ce dernier de l’intérieur, et dire des choses que Jesus n’a jamais prétendu. Le rôle de Paul dans la falsification de la bible réside princpalement dans le fait qu’il changea la description de Jesus, en changeant son statut de fils d’homme, comme le nommaient les apôtres, à celui de fils de Dieu. C’est lui également qui annula l’exclusivité de la religion de Jesus aux juifs et permit aux polythéistes en général de s’y convertir. C’est lui qui annula la législationn révélé à Moïse, en ce qui concerne la circoncision. Il annula tant d’autres sentences religieuses pour plaire aux nouveaux polythéistes et au reste de la communauté grecque. C’est lui qui est l’auteur du scandale de la crucifixion et de la sainte cène. Paul a rédigé ses quatorze messages idolâtres qui occupent une place importante dans la bible et a dit qu’il les a recu de Jésus, et qu’il a reçu l’Evangile comme il le prétend. Il mentionna dans l’Epître de Paul aux Galates : "Je fais savoir, ô frères, que l’Evangile que je prêche n’est pas humain parce que je ne l’ai pas reçu des mains d’un être humain et on ne me l’a pas enseigné, mais je l’ai reçu de Jésus-Christ."

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    L’existence de Dieu explique l’existence humaine par le fait que l’homme vient directement de la volonté de Dieu, et non pas par un hasard ou par une évolution sur cette planète. Dieu a créé l’homme d’une seule âme, mâle et femelle.

    Comme dit le coran : « Ô vous les hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous connaissiez. Le plus noble d’entre vous auprès de Dieu est le plus pieux. Dieu est certes Omniscient et parfaitement Connaisseur. » (Coran 49 / 13)

    Dieu dit aussi : « Pensiez-vous que Nous vous avions créés sans but ? Et que vous ne seriez pas ramenés vers Nous ?" » (verset 115 chap. 23)

    Cette existence n’est donc pas une vaine création. Dieu le Très-Haut a doté Adam le premier homme de l’intelligence et de la volonté pour choisir. Il lui a donné le choix entre le bien et le mal, avec toutes les conséquences liées à ce choix.

    L’objectif essentiel de cette vie n’est rien d’autre que l’adoration pour assurer à l’homme la paix et la tranquillité dans ce bas monde et dans l’au-delà, Dieu s’adresse à son prophète en disant : Et nous n’avons pas fait descendre sur toi le coran pour que tu sois malheureux ( coran : V 2, S Taha)

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    Ce qu’il y d’intéressant dans ce texte, c’est que Haoues Seniguer ne cherche pas à partir d’une foi en particulier. Il engage la réflexion philosophique sans laisser transparaître ses convictions privées !!!ça nous éloigne un peu des discours habituels d’apologie de la foi des chrétiens ou des musulmans. Ne perdons pas de vue que c’est de Swinburne dont il est question surtout !!!!!!!!!

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    A François, terre de France et Jean batiste Chevalier,

    D’accord François terre de France, cet article est philosophique. Il traite de la problématique de Swinburne. Haoues nous la fait connaître rigoureusement. Il ajoute cependant que la référence de Swinburne à Jésus est la plus faible de son ouvrage !

    La référence que rappelle Haoues à la science est plus probante même si la métaphysique de l’âme de Swinburne est plus contestable.

    Swinburne était d’abord philosophe des sciences . Il exposait régulièrement leur méthode axiomatique et qu’axiomes et postulats sont indémontrables. Il a ensuite réfléchi sur ces postulats comme celui de l’existence de Dieu. Il montre bien que ce postulat permet bien d’expliquer la complexité de l’être humain et surtout d’en concevoir une finalité, rendue sensible à travers l’évolution des espèces. L’espèce humaine, consciente de Dieu, ayant elle-même des visées intentionnelles.

    Jean batista Chevalier poursuit le point de vue d’Haoues, critiquant le christianisme. Paul est pourtant un personnage intéressant. Il a d’abord persécuté les chrétiens. Il a vécu ensuite une expérience mystique, à l’occasion d’une chute de cheval. Il s’est alors converti au christianisme, décidé à transmettre le message reçu par Jésus. Sa renonciation à la persécution a un sens aussi pour notre temps.

    Qui ignore qu’avant la révélation coranique, les hommes avaient déjà reçu des révélations suffisantes pour les conduire au salut ? La dernière a les mêmes qualités.

    N’est-il pas vrai d’autre part que le chaos vient du fait que les hommes entendent les révélations et ne les appliquent pas, persécutant même d’autres croyants pacifiques.

    Le philosophe, même s’il est religieux s’adresse à tous les hommes et réfléchit sur son expérience et les conditions de sa connaissance, y compris des révélations.

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    Liliane Bénard a dit : N’est-il pas vrai d’autre part que le chaos vient du fait que les hommes entendent les révélations et ne les appliquent pas, persécutant même d’autres croyants pacifiques.

    Il est sans doute vrai que l’instauration de la justice et le respect scrupuleux des droits des citoyens sont autant de raisons qui garantissent la survie, la suprématie et la victoire des nations. Ainsi, dans sa Lettre « Al-Hisba » Cheikh Al-Islam Ibn Taymiyya a écrit : « Tout le monde est d’accord que les actes seront rétribués, que les conséquences de l’injustice seront funestes alors que celles de la justice seront heureuses. C’est pourquoi on dit souvent que « Allah accorde la victoire à l’Etat juste malgré qu’il ne soit pas musulman mais ne l’accorde pas à l’Etat injuste même s’il est musulman ».

    Lorsque ’Amr Ibn al-Ass a entendu Al-Moustawrad Ibn Chaddad dire : « A l’arrivée de l’Heure les romains seront les plus nombreux ». ’Amr lui dit alors : « Réfléchis à ce que tu viens de dire ! » Al-Moustawrad lui répond : « Ce que je dis je le tiens de la bouche même du Prophète ». ’Amr lui dit : « Si tu es sûr de ce que tu avances eh bien je peux t’affirmer qu’ils sont doués des quatre vertus suivantes : ils sont les plus débonnaires et les plus cléments quand il y a un désordre général, les plus rapides à se ressaisir à la suite d’un désastre, les plus prompts à revenir à la charge après avoir déguerpi et, enfin, ils sont les plus serviables et les plus secourables pour les pauvres, les orphelins et les faibles. En plus ils ont une cinquième vertu qui est tout à fait adorable : Il sont les plus disposé à agir contre l’oppression des rois. » (Rapporté par Mouslim)

    On dirait que ’Amr (qu’Allah soit satisfait de lui) estime que ces qualités sont pour beaucoup la cause de leur survie et la multiplication de leur nombre. Il en résulte que l’oppression, l’irresponsabilité et le bafouement des droits sont autant de signes précurseurs de la ruine et de la défaite. C’est d’ailleurs un précepte bien établi en sociologie et auquel Ibn Khaldoun a, dans sa fameuse Introduction, consacré un chapitre à part intitulé « l’oppression mène à la destruction de la civilisation ».

    La conclusion à laquelle nous voulons arriver ici est que les nations non musulmanes qui satisfont aux conditions nécessaires pour l’instauration et le progrès des Etats se verront récompensées par Allah de la même monnaie car celui-ci n’agit jamais injustement à l’égard de quiconque. C’est le sens du Hadith : « Allah rétribue correctement les bonnes œuvres faites par les croyants ; pour lesquelles Il leur fait des faveurs dans le monde ici-bas, avant de les récompenser dans l’Au-delà. Quant au non musulman il récolte le fruit de ses bonnes œuvres dans ce monde ici-bas, de sorte que, une fois dans l’Au-delà il ne lui en restera rien pour en être récompensé. » (Rapporté par Mouslim)

    Allah le Tout Puissant donne aux non musulmans ce qu’ils méritent dans ce monde ici-bas sur la base des bonnes œuvres qu’ils accomplissent et des droits dont ils s’acquittent.

    D’autre part il y a un autre aspect qu’on ne doit nullement ignorer à ce propos je veux parler du fait qu’Allah le Tout Puissant peut accorder la victoire à une nation non musulmane au dépend d’une nation musulmane, en punition pour la désobéissance de cette dernière. C’est ce qu’on a vu lors de l’Expédition d’Ouhoud comme décrit dans le Coran :« Et certes, Allah a tenu Sa promesse envers vous, quand par Sa permission vous les tuiez sans relâche, jusqu’au moment où vous avez fléchi, où vous vous êtes disputés à propos de l’ordre donné, et vous avez désobéi après qu’Il vous eut montré (la victoire) que vous aimez ! Il en était parmi vous qui désiraient la vie d’ici bas et il en était parmi vous qui désiraient l’au-delà. Puis Il vous a fait reculer devant eux, afin de vous éprouver. » (Coran : 3/152)

    En évoquant les événements de l’an six cents quinze de l’Hégire, Ibn Kathir a signalé qu’Al-Mouadhaam a levé l’interdiction qui concernait la musique et l’alcool ainsi que d’autres actes aussi immoraux que répréhensibles que son père, Al-Adil, avait tant combattus au point que personne n’osait transporter un verre de vin à Damas que sous le manteau. Puisse Allah en récompenser Al-Adil et punir Al-Mouadhaam pour ses actes odieux même s’il s’en est justifié en prétendant qu’il n’a agi ainsi qu’en raison du manque de moyens de ses soldats et de leur besoin en nourritures pour repousser les Croisés.

    Commentant ces allégations Ibn Kathir écrit : « Cela relève de son ignorance et de son manque de piété et d’intuition dans les affaires mondaines. En effet, ce genre d’actes est non seulement susceptible de déchaîner contre eux leurs ennemis en leur donnant le dessus sur eux, mais également les soumet à l’emprise des maladies tout en abattant le courage des soldats qui n’auront plus alors qu’à battre en retraite. C’est donc un motif de ruine et de destruction des maisons et une cause de la victoire des ennemis, comme c’est bien décrit dans la tradition : « Lorsque celui qui me connaît me désobéit je le soumets à quelqu’un qui ne me connaît pas » C’est pourtant clair pour toute personne avertie .

    De son côté le Dr. Rabii ibn Mohammed ibn Ali, dans son livre (le Raid sur le Monde musulman) a écrit : « La nation consciente est celle qui réalise que la tendance à oser la perpetration des péchés et à s’éloigner du chemin de l’islam et de la loi du Créateur provoque le courroux d’Allah qui, en conséquence, peut la punir en lui envoyant Celui qui est plus fort qu’elle pour la malmener et la brutaliser. On rapporte dans les Traditions que, en méditant les actes d’humiliation, d’oppression, de génocide, d’assassinat et de déportation dont ils étaient victimes de la part de Nabuchodonosor, certains prophètes en sont arrivés à cette conclusion : « En raison de nos péchés tu nous a soumis à quelqu’un qui fait fi de ta Majesté et qui n’a point pitié de nous. » Dans le même ordre d’idée, Ibn Abou Dounya rapporte qu’Al Foudeil Ibn ‘Iyad a dit : « Allah a fait la révélation suivante à quelques-uns de Ses prophètes : « Lorsque celui qui me connaît me désobéit je donne le dessus sur lui à quelqu’un qui ne me connaît pas. »

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    J’ai reçu dernièrement une carte postale du Paradis,malheureusement c’était un "fake"(lol)...
    "La vie est longue,mais les jours sont comptés" a dit un jour le poète perse Omar Kahyan reconnu mondialement pour son oeuvre littéraire mais point pour sa piété...
    Le néant ne peut être quantifiable ni qualifiable.L’expérience présupposée de la divinité exige un univers infini,en constante croissante,hors l’univers meurt aussi,les galaxies et leurs soleils happés par les trous noirs...
    Certains parleraient même de régression(bien sûr,sur une échelle incommensurable...)un jour fatale de la matière.
    Il y probablement des forces immatérielles(conscientes)qui se meuvent dans l’espace et dont l’échelle temps/distance est incomparable avec la notre comme la notre est incomparable avec celle du ver de terre,du papillon ou même de la fourmi.
    Mais de déités indestructibles,omniscientes et omnipotentes,point...
    Bien sûr la probabilité mathématique existe,mais elle est moindre que celle de gagner un jour au loto...
    L’homme semble avoir si peur de son néant et de sa propre pourriture annoncée(et recyclée)qu’il a besoin de croire et surtout d’espérer ;hormis le ciel point de salut !
    La vie après la mort c’est comme un robot électroménager qui fonctionnerait sans piles ni électricité ni aucune autre énergie !
    Le paradis comme l’enfer commencent et finissent...ici !
    Je souhaiterais pourtant de tout coeur me tromper...