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Cheikh El Hadji Malick Sy et l’islamisation du Sénégal (partie 1/2)
jeudi 15 novembre 2007 - par Bakary Sambe
Cheikh El Hadji Malick Sy et l’islamisation du Sénégal : Rôle et particularité d’un lettré soufi Nous voulons revenir sur le rôle important joué par une grande figure de l’islam au Sénégal, Cheikh El Hadji Malick Sy, dans le processus d’islamisation de la société sénégalaise où la religion musulmane est aujourd’hui celle de 95 % de la population. Ce personnage retient notre attention au regard de sa stratégie basée une démarche pacifique et surtout l’enseignement des principes de l’islam à travers la confrérie Tijaniyya dont il est le grand pionnier en pays wolof. Pour mieux situer son action, il semble important de passer en revue les différentes étapes du processus d’islamisation et voir comment il a pu contourner tous les obstacles politiques et culturels pour assurer ce qu’il est convenu d’appeler l’islamisation en profondeur de la société. Sa particularité, comme on le verra, sera de tout faire pour implanter des écoles et des lieux de culte à travers le pays, de manière pacifique mais efficace sans avoir besoin de passer par une lutte armée contre l’Administration coloniale française. Le cadre de cet article ne nous permettra pas d’évoquer, dans le détail, l’islamisation de l’Afrique sub-saharienne en général, un long processus historique dans lequel guerres razzias ont joué différents rôles lorsqu’elles venaient troubler le déroulement du " commerce silencieux "[1] dont parlait Hérodote. Simplement, il sera indispensable de faire quelques rappels afin de mieux situer les faits. Rappelons que, très tôt, contrairement à ce que laisse présager une certaine version européenne de l’histoire de l’Afrique, les peuples du Sud du Sahara sont entrés en contact avec ceux du Maghreb par le commerce transsaharien. Cette période va susciter controverses et débats historiques. Islamisation de l’Afrique noire : Entre querelles d’historiens et réalités mutilées Les échanges commerciaux, très importants pour leur époque, entre les deux " Afriques ", blanche et noire, portaient essentiellement sur l’or[2], le sel, la gomme " arabique " et …les esclaves. C’est, aux alentours de 1061/1062 que le chef des Almoravides Abû Bakr B. Omar déclenchera une " guerre sainte " en direction du sud du Sahara alors symbolisé par les célèbres empires noirs dont faisait partie intégrante l’actuel territoire du Sénégal. Ces premiers contacts se déroulèrent autour du bassin du fleuve Sénégal, limite historique mais aussi jonction entre le bilâd as-sûdân et le Maghreb. Pendant plusieurs siècles, des batailles et des alliances marquèrent l’histoire de cette région du fleuve notamment avec le célèbre royaume du Tékrour[3], peuplé essentiellement de Peuls, parmi les premiers adeptes de l’islam en Afrique subsaharienne. Les sultans marocains ainsi que les chefs de guerre Almoravides de ‘Uqbat Ibn Nâfi‘ à ‘Abdullah B. Yâsîn tenteront de s’emparer du bassin du fleuve Sénégal. Il faut dire que cette période est l’une des plus controversées de l’histoire de l’Afrique de l’Ouest comme en témoignent les divergences irréductibles entre historiens ou encore les contradictions décelables chez un même historien. On pourrait penser, notamment, à Hassan Ibn Hassan, victime de l’illisibilité historique des sources abondantes mais discordantes, malgré le remarquable travail d’Ibn Abî Zar‘. En tout cas, le caractère symbolique de cette région sera reflété par la multitude des récits et l’intérêt qu’elle suscitera auprès de tous les conquérants arabes et plus tard français. Les premiers y construiront la première mosquée du pays et les seconds la " mère des églises " ouest-africaines. La couverture historique de la région ne se perfectionnera qu’aux alentours du XVI ème siècle lorsque, galvanisé par la bataille des Trois Rois, plus connu sous le nom de celle de Wâd al-Makhâzin, contre le roi portugais Don Sébastien, le sultan marocain Saadien, Mansûr al-Dhahabî, obsédé par l’or du bilâd as-sûdân, multiplia conquêtes et razzias. Ces batailles contre le célèbre empire Songhaï, suscitent encore des débats houleux quant à leur portée purement religieuse d’autant plus que ces régions connaissaient déjà l’islam par le biais du commerce, des caravanes, et surtout du soufisme qui empruntera, très tôt, les routes du désert. C’est grâce aux confréries religieuses (turuq sûfiya) que l’islamisation de l’Ouest africain connaîtra sa véritable ampleur plus que par toute autre activité guerrière pour lesquelles la religion ou sa propagation ne fut qu’un objectif secondaire. Il est vrai que l’histoire des rapports arabo-africains constitue un domaine où la tradition universitaire occidentale n’a brillé que par sa négligence voire son retard lorsque l’on sait que le premier émissaire européen, René Caillé, n’arrivera à Tombouctou qu’en 1827, huit siècles après Al-Bakrî ![4] Toutefois, l’hypothèse d’une islamisation massive de l’Afrique par le sabre des conquérants arabes ne fait que s’affaiblir devant de plus en plus d’évidences historiques telles que le caractère élitiste de l’islam à ses débuts, en terre africaine. Nous voulons dire que la vraie propagation de l’islam au sens d’une vulgarisation, est des plus récentes. Ca Da Mosto, voyageur portugais qui sillonna cette région de 1455 à 1457, faisait mention de la présence de quelques lettrés Arabes dans la cour du roi du Djoloff, enseignant l’islam aux princes et aux membres de la cour. Le fait, au-delà de son caractère singulier, s’inscrit dans cette idée directrice selon laquelle l’islam, propagé dans cette région à l’aube du XV ème siècle, n’avait encore de réceptacle que parmi les couches privilégiées et lettrées des sociétés africaines ; ce qui explique en partie, encore aujourd’hui, son caractère très hiérarchisé avec ses marabouts et leurs disciples. En résumé, ce ne sont ni les conquêtes Almoravides ou des sultans marocains, ni la présence et l’action de ces lettrés arabes au message plutôt tournée vers l’élite politico-sociale, qui, à elles seules, firent de l’islam la religion des 90 à 95 % des Sénégalais. Une islamisation multidimensionnelle : Au-delà de ces évènements historiques marquants que sont les conquêtes, il s’est opéré, par la suite, une islamisation en profondeur, qui a ancré cette religion monothéiste venue de la Péninsule arabique dans des sociétés où elle s’est progressivement substituée à celles des ancêtres et de leurs dieux. C’est d’ailleurs, dans ce fait fondateur qu’il faudra chercher l’origine de ses spécificités qui font le substrat de l’islam noir entendu comme l’expression propre aux noirs africains de la religion du Prophète. Les confréries vont jouer un rôle déterminant dans cette islamisation en profitant du terrain balisé – quelques fois malgré lui – par le colonialisme français. Par le rejet d’une domination coloniale dans sa dimension culturelle, les Africains ont quelques fois eu recours à l’adoption du dogme islamique en ce qu’il était en même temps une auto-aliénation opposable à la volonté d’assimilation de l’indigène au cœur du projet colonial. C’est dans ce fait paradoxal que se trouverait l’explication des spécificités de l’islam africain. Le rôle incontournable du soufisme et de ses cheikhs locaux Entrées au Sénégal par le biais du commerce et des voyageurs, les confréries ont joué un rôle moteur dans l’islamisation du pays grâce, d’une part, à leur caractère pacifique et de l’autre en ce qu’elles s’adaptent mieux au mode de fonctionnement propre aux sociétés africaines. Deux confréries entreront très tôt au Sénégal par les routes du commerce et du pèlerinage : la Qâdiriyya et la Tijâniyya. Ce vent du soufisme qui souffla longtemps et largement diffusé par les " marabouts de la savane ", ne sera pas sans traces. Il façonnera, à jamais, la vision de l’islam dans cette contrée. Mieux, le système confrérique, vu qu’il épousera les contours de la société locale, prospérera et finira par se substituer, sans heurts, à bien de ses valeurs traditionnelles. Il n’est pas à démontrer que l’appartenance et l’identification au groupe est un trait marquant des sociétés africaines. Le système confrérique, avec ses modes d’allégeance et de solidarités intra-communautaires, servira de modèle au point que deux autres confréries, cette fois-ci, locales, endogènes, vont prendre naissance. Il s’agit de la Mourîdiyya[5] et de la confrérie des lâayènes " ilâhiyyîn ". Cette dernière ajoutera à sa spécificité locale, une obédience ethnique, regroupant des fidèles appartenant à l’ethnie Lébou, pêcheurs de la région de Dakar. Afin de mieux expliciter ce fait spécifique, nous nous arrêterons sur le cas particulier du grand muqaddam sénégalais de la Tijâniyya, El Hadji Malick Sy. Ce personnage représente sous plusieurs angles le modèle d’islamisation dite « décentralisée », pacifique et durable, tellement aussi bien son enseignement, ses oeuvres et ses disciples restent incontournables dans ce pays qui à majorité musulmane qui s’apprête à accueillir le Sommet de l’Organisation de la Conférence islamique pour une seconde fois en 2008. Le cas particulier d’El Hadji Malick Sy ou l’islamisation décentralisée Il est né vers 1855, à Gaya (dans le Walo, région du fleuve Sénégal), et eut tôt fait de mémoriser le coran et d’assimiler les savoirs islamiques avant d’être initié au wird de la Tarîqa Tijâniyya dès l’âge de 18 ans. Nous voulons, ainsi, nous intéresser à la manière dont Seydi El Hadji Malick Sy a su déjouer le plan d’assimilation culturelle mis sur pied par la colonisation française tout en préservant la paix sociale, le dynamisme propre à l’esprit de l’islam ainsi que les enseignements fondamentaux de la confrérie Tijâniyya. La colonisation a eu d’énormes conséquences sur le plan social et politique. De la traite négrière à la conquête coloniale, on ne peut douter des bouleversements qui ont secoué la société sénégalaise et de leurs incidences sur son système de valeurs. D’autres parlent sans nuances, des conséquences nuisibles qu’a produites la rencontre entre des sociétés anté-capitalistes (l’expression est d’Aimé Césaire) avec l’expression la plus brute d’une mentalité de profit : le colonialisme. Le tissu social aura du mal à se remettre de la déstructuration brutale de la société et de ses modes d’organisation. L’ « ordre colonial » qui, pour l’indigène était synonyme d’exploitation, de travail forcé, ne permettait plus à la société dominée de suivre une évolution tenant compte de ses réalités et spécificités. A suivre… [1]- Des pratiques similaires ont été observées par Hérodote et désignées sous l’appellation "commerce silencieux [2]- Les empires africains médiévaux étaient célèbres pour leur richesse en or. Cette richesse légendaire était en fit la cible de toutes les convoitises. La tradition orale raconte que le Roi du Mali, Mansa ou Kankan Musa, sur la route du pèlerinage à la Mecque fit tellement de cadeaux en or en Égypte que le cours du métal jaune s’effondra pendant plusieurs années [3]- voir à ce propos le remarquable travail de Bahija Chadli de l’Université Aïn Chock (Casablanca) en éditant l’ouvrage de Bello « Infâq al-maysûr fî târikh bilâd takrûr ». Publications de l’Institut d’Etudes Africaines de Rabat. Université Mohammed V. [4] - Voir à ce propos la thèse de Bakary SAMBE « l’islam dans les relations arabo-africaines », sous la direction de M.Chérif Ferjani, IEP Université Lyon 2, décembre 2003. [5] - Mourîdiyya : Cette confrérie est fondée par cheikh Ahmadou Bamba. Elle est aujourd’hui l’une des plus populaires du pays grâce à sa grande diaspora, en Europe et aux Etats-Unis qui lui assure une véritable indépendance financière. Mots clésBakary SambeDr. Bakary SAMBE, Aga Khan University Institute for the Study of Muslim Civilisations (ISMC) - Londres Du même auteur, à lire sur oumma.com :
Vos réactions et commentaires sur cet article2 mars 2010
tidjane a dit :
Vous êtes amoureux de la Tidajaniyya ?? Suivez ce lien : www.tidjaniyya.org 17 janvier 2010
ass malik a dit :
nous ne pouvons et ne pouront jamais payer notre grand pere pour tout le bien kil a fait pour nous et pour nos arrier grand parent yalla na yalla yok lerranme tasse niou si barkeme
30 mars 2009
cheikh dia a dit :
Malick sy et cheikh sy sy
29 mars 2009
cheikh dia a dit :
cheikh eihadjimalick
29 mars 2009
cheikh dia a dit :
slt mon halifa chkhei sy sy
18 février 2009
Mansour a dit :
L’itinéraire de El Hadji Malick SY (1853-1922), ses études et sa formation (1858-1888) et son pèlerinage à la Mecque (1888) analysés à travers l’environnement social et politique de l’époque dominée par la fin des chefferies traditionnelles et la mise en place de l’ordre colonial permettent d’analyser la stratégie du saint homme en mettant en exergue le fondement de sa doctrine. eskey seydi Sy Issu d’une famille modeste, El hadj MaHck SY est né à Gaya en 1853. Très jeune, il apprit à lire le Coran qu’il mémorisa au bout de sept ans. Toujours à la recherche du savoir, il étudie le droit islamique et la grammaire arabe. Par ailleurs, pour gagner sa vie et entretenir sa famille, il décide de cultiver la terre. Il effectue le pèlerinage à la Mecque (1888). Ce séjour aux lieux saints a accru sa notoriété et lui a permis d’entreprendre dès son retour au Sénégal, une œuvre d’islamisation fondée sur :
Il va initier une nouvelle vision du monde et une nouvelle action s’inspirant des fondements doctrinaux de l’islam. Sa doctrine repose sur le développement communautaire, la quête permanente du savoir et la mystique de la dignité par le travail. Sa vie est ponctuée de pérégrinations le conduisant tour à tour de Saint-Louis à Ndiarndé puis à Dakar et se termine par son installation définitive, à Tivaouane où il s’éteint le 27 juin 1922. Quête du savoir L’importance du savoir dans la doctrine de El Hadj Malick SY est d’une évidence telle qu’il semble à plusieurs endroits constituer le pivot central autour duquel il fait graviter tout son système. En effet, selon lui, c’est le savoir qui assure, sans travestissement, la permanence la plus durable des valeurs dans le vécu collectif. Certes, l’Islam était très répandu dans le pays. On y trouvait des mosquées ; les écoles coraniques étaient assez nombreuses et bien fréquentées. Des foyers de culture islamique centenaires existaient dans les régions du Cayor et au Fouta notamment, mais au gré des contacts qu’il eut avec les différentes populations du pays, El Hadj Malick SY constata que, vénéré, le marabout ou le religieux ne guidait pas toujours ses disciples. Pour corriger une telle tendance, El Hadj Malick SY, qui estimait que l’accès des disciples à l’écriture semblait être un grand secours pour le rétablissement des valeurs morales et intellectuelles de l’Islam, essaya de rétablir le contact entre le croyant et les sciences islamiques, par la conception et l’expérimentation d’une doctrine reflétant fondamentalement l’idéal islamique. Ainsi, harmonieusement bien articulée, la doctrine de base qu’El Hadj Malick SY conçut et enseigna dès son établissement à Ndiarndé, ne tarda pas d’attirer beaucoup de monde vers cette localité. Mais ce fut surtout sa ténacité qui lui permit de venir à bout des difficultés qui menaçaient de lui barrer le chemin. Cest ainsi qu’il se fit obligation d’assurer personnelleement l’enseignement et l’éducation, deux volets fondamentaux de sa doctrine. Le voici concrètement à l’œuvre tel qu’il apparaît dans sa vie quotidienne à Ndiarndé, selon l’un de ses biographes, fils et calife, El Hadj Abdoul Aziz SY. Mystique de la dignité par le travail Une fois terminées les formalités d’installation, une vie religieuse intense et sans précédent commença à se développer dans le village. Etant au centre de toute activité religieuse, El Hadj Malick SY, moteur du mouvement, assurait personnellement la direction de la quasi-totalité des offices religieux à caractère socio-religieux, tels les mariages, baptêmes, prières funèbres, etc. Au plan cultuel, l’appel à la prière qui, désormais se déroulait dans la mosquée, la première dont il venait de doter le village, incitait les gens à participer aux prières en commun. Ce qu’il y a de particulier à signaler c’est que ce fut lui-même qui faisait l’appel en tant que muezzin pour diriger ensuite la prière en sa qualité d’imam principal. De fait, l’une et l’autre de ces fonctions pouvaient être confiées, par ses soins, à quelques-uns uns parmi ses grands disciples. S’il préférait les assumer, c’était pour que personne ne trouvât de prétexte pour slabsenter lors des prières ou sous-estimer une quekonque fonction de cet ordre. Selon la tradition rapportée par El Hadj Abdouli Aziz SY une fois, son appel à la prière du matin (Salât al-Fajr) fut entendu à Kelle par l’un de ses cousins. Au plan culturel, il assurait exdusivement la dispense de l’enseignement dont la qualité et le niveau, à n’en point douter, très recherchés, exerçaient, dans toutes les régions du pays, une attraction irrésistible. Son savoir encyclopédique, on parle aussi de ses connaissances de différentes langues locales, n’était pas sans contribuer largement à l’accroissement qualitatif et quantitatif du nombre de ses étudiants. Le nombre d’heures qu’il consacrait à l’enseignement, ainsi que le rapportent ses biographes, constitue une donnée éloquente qui illustre assez bien l’atmosphère intellectuelle qui prévallait dans cet environnement. Les cours qu’il commençait le matin, vers 10 heures (waqt ad-duhâ), se poursuivaient jusqu’à 17 heures. L’on trouvait dans le programme qu’il enseignait des disciplines d’une infinie variété telles que :
Les pensionnaires de Ndiarndé venaient de toutes les régions du Sénégal et de Mauritanie, les plus grands effectifs éitant originaires du Walo, du Cayor, du Ndiambour et du Djoloff. Au terme des trois promotions, il a pu former environ deux cents érudits. Voilià ce qui permet de mesurer le degré de résolution et de fermeté de El Hadj Maick SY lorsque, une fois installé à Ndiarndé, ce paisible terroir du Cayor, il décida d’y ouvrir un séminaire. Le péril qui côtoyait son action ainsi que les risques qu’il courait face aux autorités coloniales étaient évidents. Il est à noter toutefois que pendant qu’il assurait la formation de cette élite intellectuelle au foyer de Ndiarndé, El Hadj Malick SY qui n’échappait point à la surveillance stricte à laquelle étaient soumis tous ses pairs, continuait de faire de courts séjours dans quelques villes et villages. Les autorités coloniales ne lui appliquèrent pas, avec toute la rigueur, les mesures interdisant à tout marabout de se déplacer sans autorisation administrative au préalable. Texte édité dans le cadre du colloque international sur la vie et l’oeuvre de Elhadji Malick SY, Dakar-CICES, du 18 au 22 mai 2002 28 janvier 2009
niouma a dit :
msieur ns somme fier d vous mais ns les eleves ns avons surtout besoins d savoir les dates ki on marquai ses periodes kan est il mort les strategies kil a utilisé sinon ns voulons votre numero ns somme des eleves d 3eme merci de votre comprehension et bonne continuation
20 janvier 2009
bamba gueye a dit :
salam .j’aime au fond de mon coeur mame maodo malick sy paix sur son Àme et tous les fervants musulemants amine
3 septembre 2008
Mamadou a dit :
Que le bon DIEU lui accorde sa grace et sa bénéducton.
3 septembre 2008
que lon bon lui accorde sa grace et sa bénéduction. Mame maodo SY notre réference
22 août 2008
lamine sall a dit :
Est-il besoin de le dire ,Elhadj Malick Sy fut un homme exceptionnel par son comportement,son érudition,sa stratégie face aux colonisateurs et aux tiédos des royaumes senegalais.Il a enseigné la droiture et il était lui droit,il n a pas dit à ses condisciples :faites ce que vous voulez je vous garantis le paradis.Le Prophète n’a t-il pas dit à sa fille Fatima:profite de mes biens autant que tu veux ici bas car le jour du jugement je ne pourrai rien faire pour toi.
8 août 2008
seydil fall a dit :
salam à vous tous vous désirez connaitre SEYDIL HADJI MALICK RTA alors allez voir le plus grand érudit de notre monde contemporain l’homme qu ’on appelle le pole de ce monde et mondialement reconnu par ce monde et méme par l’au delà je veux parler de CHEIKH ABDOUL HAMID SARR RTA.Si vous voulez vérifier la véracité de mes propos aller au site www.mamserigne.fr et jugez en vous méme .
je vous remercie
19 mai 2008
dd a dit :
merci a
El Hadji Malick Sy et
a vous tous.
9 décembre 2007
Papa Mandaw Thiam a dit :
Assalamou Alaykum Il est vrai que l’oeuvre de Seydil Hadj Malick Sy (Qu’Allah l’agrée) est aujourd’hui encore méconnue du grand public. Pourtant cette oeuvre est à vulgariser et à diffuser, par tous les moyens actuels ; car sa qualité d’élite, aussi bien en forme qu’en fond, son désintérêt et son humanisme me semblent les seuls en mesure de réorienter tous ces jeunes gens qui, faute de repères fiables, se laissent emporter par les multiples courants pseudo-soufis qui exploitent leurs substances ; et par les tentacules du Wahabbisme via internet.(Vous m’excuserez si j’ai offusqué par là la modération de votre site)... Mame Maodo, comme tous les grands Cheikhs de la Tidjaniyya, nous a légué un patrimoine des plus complets. Ses ouvrages mémorables (de la "Mîmiya" à la "Kifâya",en passant par la "Fâkiha", entre autres...) sont les témoins vivants de son érudition. C’est à nous maintenant de valoriser ce patrimoine, d’en faire nôtre, à juste titre et de le partager avec le monde, par une plus grande diffusion et, surtout par un vécu quotidien. Je salue au passage l’auteur de cet article, Pr. Bakary Samb ; et Pr. El Hadj Rawane Mbaye de l’UCAD (Dakar), pour les traductions exemplaires qu’il a faites de certains ouvrages du Cheikh. Nous, aspirants tidjânîs, sommes fiers de vous. Qu’Allah vous réserve à tous la meilleure des récompenses ; et qu’Il prête une longue vie, couronnée de santé et de succés, à tous les Muqaddams de la Voie Tidjânie en général ; et , en particulier à toute la Grande Famille de Seydil Hadj Malick Sy (Assl), que représente le Calife Seydi Muhammadul Mansour Sy. Et bravo à ! 22 novembre 2007
elhadaoui a dit :
je vous prie de visiter cette page pour de plus amples infos sur la tijannya de Fés à Tivaouane
www.tivaouane-fes.populus.org
merci à mon ami et frére le Dr Bakary Samb.
qu’Allah lui donne la joie de vivre et de rayonner comme le soleil par la grace de Seydi Jamil..
Fall
22 novembre 2007
Salam, moi aussi je félicite Dr Sambe pour son remarquable travail. je crois que pour le contacter son email bakary.sambe@gmail.com marche toujours. Ce serait très important pour les jeunes de Pikine qu’il participe aux journées culturelles 2008. Encore mille merci à oumma.com pour son ouverture en donnant la parole à toutes les sensibilités de l’islam
22 novembre 2007
Sokhna Assiétou SY Bintou Mame Ass SY Jamil a dit :
Dr SAMBE grand bravo, pour vos recherches. La décentralisation qu’à initiée Seydi El Hadj malick SY (RTA) est toujours d’actualité et vous en êtes la preuve. Car vous êtes un nafricain musulman qui aujourd’hui enseigne dans le pays des colons et publie sur leur territoire vos euvres des grands érudits de l’islam. Dieureudieuf et bonne continuation que le TOUT PUISSANT vous assiste dans tous vos projets. Normalement en 2008 Inchallah la Coordination des jeunes tidianes de Pikine Guédiawaye organisera des journées culturelles Seydi El Hadj Malick SY (RTA). Si celà est possible nous serions trés heureux de vous compter parmi nos invités. Je voudrais avoir des textes sur sa vie et ses oeuvres. Merci
21 novembre 2007
Maodo DIOP a dit :
L’oeuvre de Sidi Hajj Malick Sy Ben Ousmane constitue un chef d’oeuvre dans tous les domaines de la litterature savante islamique . Grand bravo à notre universitaire Bakary Samb mais aussi chapeau à l’actuel Calife : Sidi Mouhamadoul Mansour Sy qui revivifie annuellement le fameux Mimiyya de son illustre grand-père .
15 novembre 2007
Lisa a dit :
L’Islam en terres africaines,tout comme en Asie,est assez méconnu du grand public mis à part les clichés véhiculés par les médias occidentaux,comme la polygamie et autre insanité visant à stigmatiser la population africaine.
15 novembre 2007
Abdoulaye DJIGO a dit :
L’une des biographies les plus complètes du Prophète Mohamed (PSL) a été écrite par Elhadj Malick SY. C’est incontestable. Cheikh Elhadj Malick SY est une référence religieuse universelle. Ses fils et petits-fils continuent à perprétrer son œuvre et ainsi à développer l’islam dans le monde.
Bakary Samb, puisses tu vivre longtemps dans la ferveur de l’Islam et nous éclairer.
15 novembre 2007
Mounir a dit :
Réponse à Paul Vous êtes sur de vous. L’esclavage est un acte dégradant et une grave atteinte à l’humanité l’Islam — qui est une religion qui appelle à préserver l’homme et sa dignité — condamne de telles pratiques. Toutes ses règles et ses enseignements établissent clairement que l’Islam est contre la soumission des personnes à des tâches serviles, sans parler de l’esclavage. Ceci sera clarifié par les remarques faites par Sheikh Abû Al-A`lâ Al-Mawdûdî dans son livre "Les Droits de l’Homme en Islam" dont voici un extrait : "L’Islam a clairement et catégoriquement interdit la pratique primitive de la capture d’un homme libre, pour le réduire à l’esclavage ou pour le vendre en tant qu’esclave. Sur ce point, des propos clairs et péremptoires du Prophète — paix et bénédiction sur lui — disent : "Je serai l’adversaire de trois catégories de personnes le Jour du Jugement. Et parmi ces trois catégories, il cita celui qui asservit un homme libre, puis le vend et récolte cet argent." (rapporté par Al-Bukhârî et Ibn Mâjah). Les termes de cette tradition prophétique sont généraux : ils n’ont pas été édictés ni restreints à une nation, à une ethnie, à un pays en particulier ou aux adeptes d’une religion précise. 15 novembre 2007
Paul. a dit :
L’esclavage a été bien sûr une pratique dans l’histoire de l’islam. Dans les premiers temps de l’islam, les notables de Bagdad s’approvisionnent en esclaves blancs auprès des tribus guerrières du Caucase mais aussi auprès des marchands vénitiens qui leur vendent des prisonniers en provenance des pays slaves, encore païens.
15 novembre 2007
Swisinson a dit :
J’ai une question à vous poser. Est-il vrai que l’islam entérine l’esclavage ?
15 novembre 2007
Laurent a dit :
Je me souviens d’ un article lu dans le Monde , il y a quelques années, la conclusion était intéressante : "L’Islam "noir" souffre de trois préjugés. Le premier le coupe de ses racines en Afrique du Nord. C’est d’autant plus aberrant que de puissantes confréries, comme celles des Tidjanes, ont leur terre sainte en Afrique du Nord. Le second, en l’opposant à "l’Islam des Arabes", présente l’Islam "noir" comme une foi tolérante, voire indolente_ à l’instar des Africains au sud du Sahara, perçus comme des bricoleurs en religion. Or le "maraboutisme" est aussi couramment pratiqué au Maghreb qu’au cœur du continent, souvent d’ailleurs comme troisième voie entre l’Islam officiel et l’islamisme radical, Enfin, un troisième préjugé oppose la "modération" de l’Islam subsaharien à la tentation "intégriste" dans le reste du monde musulman. Mais l’islamisme en Somalie et, plus encore, les récents affrontements inter-religieux au Nigéria, devraient inciter à la prudence." 15 novembre 2007
L’islam appartient à tous les peuples. Pour beaucoup de gens l’islam est la religion des arabes. L’islam est partout dans le monde. On oublie que l’islam est également en afrique noire. Un continent magnifique avec des gens extraordinaires
15 novembre 2007
Ibrahima a dit :
Cheikh El Hadji Malick Sy est un grand homme méconnu. Et pourtant son oeuvre est magistrale et son message reste d’une grande modernité.
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