Ces poltrons qui dirigent le monde arabe

Allergiques au patriotisme, spécialisés dans l’accaparement des richesses nationales, et la torture des op

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dimanche 16 juillet 2006

Ces poltrons qui dirigent le monde arabe

Ce billet d’humeur rédigé lors du déclenchement de la guerre contre l’Irak en avril 2003, soulignait la lâcheté et l’impuissance des dirigeants arabes. Les bombardements israéliens sur le Liban ont confirmé sans surprise l’immobilisme de ces mêmes responsables.

Dans un mémorandum, destiné à Sir Edouard Gret, ministre britannique des Affaires étrangères en 1916, Thomas Edouard Chapman, alias Laurence d’Arabie, précisait « L’activité du Cherif Hossein semble s’exercer à notre avantage. En effet , elle vise nos objectifs immédiats : l’éclatement du bloc islamique, et la défaite et le démembrement de L’Empire Ottoman. D’ailleurs , les Etats que (le Chérif) créerait pour remplacer les Turcs seraient aussi inoffensifs à notre égard que la Turquie l’était elle-même avant de devenir un jouet des Allemands. Les arabes sont encore plus instables que les Turcs. Si nous savons nous y prendre, ils resteront à l’état de mosaïque politique, un tissu de petites principautés jalouses, incapable de cohésion (1) ».

Plus de 86 ans après, les talents de visionnaire de Laurence d’Arabie ont malheureusement été confirmés.

Depuis l’apparition de la crise irakienne, Les chefaillons d’Etat, roitelets et autres émirs d’opérette que compte la ligue arabe, ont effectué une démonstration d’incompétence et d’impuissance sans précédent dans l’histoire contemporaine du Proche-Orient. Lâches parmi les lâches, veules parmi les veules ces régimes sont passés maître dans l’art du coup de sabre dans le dos de leurs frères.

Happés par le vide, les membres de la ligue arabe ont réinventé la diplomatie du néant. Ces thuriféraires de l’Oncle Sam, sans honneur ni dignité, assistent avec un lâche contentement à l’agression d’un des leurs. Rien, pas même, l’exceptionnel héroïsme du peuple irakien ne semble émouvoir ces dirigeants habités par une couardise congénitale. Unanimement honni par les 300 millions d’arabes, ces gouvernants, cruels avec les faibles et serviles avec les puissants, demeurent obsédés par la stabilité de leur régime. Ces dirigeants-poltrons inaugurent un nouveau chapitre des contes des Mille et une nuits. A côté des tapis volants, il y a désormais les carpettes volantes, rôle qu’ils incarnent à merveille.

Allergiques au patriotisme, spécialisés dans l’accaparement des richesses nationales, et la torture des opposants, ils ont fait de la ligue arabe un club d’intérêt privé. Un véritable réseau de prostitution d’Etat, dirigé par leurs proxénètes à la bannière étoilée. Alors que certains ont confié leur souveraineté nationale aux américains qui assurent leur sécurité intérieure et extérieure, d’autres dépendent de la charité des Etats-unis qui acceptent annuellement de leur verser une « zakat » en échange de leur docilité. Que dire aussi de ces émirats collaborateurs ? Mini-émir, mini prix, mais ils font le maximum pour métamorphoser leur territoire en une base américaine.

Ces responsables arabes qui se disputent le statut de favorite dans le harem de Bush, ont transformé les échelles du Levant en courte-échelle favorisant le massacre du peuple irakien

De quelque versant qu’on les aborde, ces dirigeants primitifs sont dotés de tous les vices, et portent sur leurs visages les stigmates de leurs viles natures.

Comme l’a rappelé Shakespeare, « les lâches meurent plusieurs fois avant leur mort ; le brave ne goûte jamais la mort qu’une fois »

(1) Lawrence d’Arabie, le lévrier fatal, Vincent Monteil, éditions Hachette, 1989

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Auteur : Saïd Branine

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