Après une semaine seulement d’exploitation en salle, le film comique français "Case Départ" a été vu par plus de 570’000 spectateurs. Un joli succès populaire donc pour le trio de réalisateurs (Fabrice Eboué, Thomas N’Gijol et Lionel Steketee). Pourtant, certaines associations appellent à
boycotter le film, dont le contenu est jugé offensant. Qu’en-est-il objectivement ?
Dans cette sorte de "Visiteurs" inversés et transposé aux Antilles, on suit les aventures de Régis et Joël (interprétés par Eboué et N’Gijol), deux demi-frères n’ayant en commun que leur père antillais, qui se retrouvent sous l’effet d’une malédiction propulsés en pleine période de l’esclavage et de traite négrière. C’est à partir de cette situation de "départ" improbable que s’enchaînent alors les scènes rocambolesques, infiltrées d’un discours qui se veut conscient de l’Histoire sans être moralisateur, et qui a pris le parti de faire passer un message grâce à l’humour.
De plateau télé en plateau télé, les deux comédiens assurent la promotion de leur première réalisation en citant abondamment Desproges ("on peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui", etc). Ils nous expliquent que "Case Départ" est un projet réconciliateur. Malheureusement, il ne suffit pas d’ajouter quelques épices antillaises à la version historique des vainqueurs pour faire passer la pilule. Car il ne faut pas s’y tromper, il s’agit bien là de la version historique des vainqueurs, de ceux qui considèrent que la "case départ" de l’Histoire des Noirs fut l’esclavage, comme si la genèse de l’Homme Noir avait eu lieu ex-nihilo le jour où l’Homme Blanc voulut en
prendre possession. Mais c’est loin d’être tout, le titre de cette production cinématographique niant toute histoire antérieure des Noirs n’étant que le premier des nombreux outrages de "Case Départ".
Le plus grave des impairs que commet "Case Départ" est certainement l’étrange relativisme historique qu’il cherche à établir. Le spectateur, au travers des tribulations des deux protagonistes, est invité à abandonner son référentiel contemporain pour adopter la posture et la perspective "de
l’époque", lui permettant ainsi - paraît-il - de mieux comprendre les motivations, les enjeux et les conséquences de cette page maudite de l’Histoire. Il s’agit donc de "conscientiser" à propos du fait qu’il y aurait des bons et des méchants partout, que l’esclavagisme est un crime odieux à moitié épongé par la sincère ignorance des esclavagistes de la nature humaine des Noirs, qu’il ne peut servir d’alibi ni à la négation de ses propres racines, ni à l’enfermement dans une sphère
communautariste.
Dans l’une des scènes finales de "Case Départ", le propriétaire terrien Jourdain affranchit deux esclaves en remerciement de la vie sauvée de son fils par Régis et Joël. Le message porté par cette scène est accablant : la victime a dû mériter sa liberté en récompense, et il la doit à la magnanimité du coupable. La conclusion du film ne sauve rien : de retour à leur époque, Régis et Joël ont été changés par cette expérience, parce que, oui, c’est aux descendants seuls des esclaves d’ajuster leur comportement au vu de la mémoire ravivée alors que la République, elle, peut s’épargner toute remise en question. Pour alléger la sordide vérité historique, le scénario fait le pari osé de narrer l’esclavage sur le ton de l’humour. Il paraît que l’on appelle cela "dédramatiser". Or, pour dédramatiser il faut déjà avoir dramatisé voire surdramatisé, et force est de constater qu’en France, en 2011, nous ne nous
retrouvons pas ici dans ce cas de figure. Si l’humour est un mode de communication des plus subtils, permettant de transmettre les messages les plus nuancés, son utilisation requiert plus que de l’habilité narrative ; elle requiert une vision claire et éclairée, sans quoi le discours se transforme au
mieux en une moquerie de mauvais goût et au pire en une abjecte insulte.
Notamment, l’humour ne saurait être approprié pour conter des histoires dont le conscient et l’inconscient collectif n’ont pas encore intégré la substance dramatique. Le cinéma connaît certes quelques exemples réussis de
comédies sur fond de crime contre l’humanité, notamment "Le Dictateur" de Charlie Chaplin et "La vita e bella" de Roberto Begnini. Or, tout ce qui rendait ces deux oeuvres appropriées est totalement absent pour "Case Départ".
Sans l’existence antérieure d’une conscience collective à propos de
l’ampleur de la tragédie conséquente du nazisme et du fascisme, conscience collective s’étant construite entre autres par la production d’oeuvres artistiques majeures au ton grave, les jeux enfantins de Begnini à l’intérieur d’un camp de concentration n’auraient jamais été autre chose
qu’une démonstration vulgaire. Quant au "Dictateur", chef d’oeuvre satirique, il doit sa force et sa pertinence au fait qu’il piétine symboliquement le bourreau en le ridiculisant, sans jamais se rire du sort des victimes.
Donc, s’il existait en France une certaine filmographie sur l’esclavage et la traite négrière, il aurait pu être imaginable qu’un projet tel que"Case Départ" ne tombe pas à plat.
Or, le cinéma français - tout comme l’art français en général, d’ailleurs - est vierge de toute production décente sur le sujet de l’esclavage et de la traite négrière. Les très rares documentaires sur le sujet, tel que "La Montagne Verte" (1951) chantant les louanges de Schoelcher, aiment bien parler du Blanc qui libère les Noirs et ne traitent que sommairement de la révolte des Nègres Marrons ; un peu comme si en Afrique du Sud on tressait des lauriers à Frederik de Klerk et on laissait Nelson Mandela tomber dans l’oubli. Triste exception culturelle : peu de nations à part la France n’ont aimé ignorer à ce point leur passé le plus sombre. Le cinéma allemand a su restituer l’horreur absolue du IIIème Reich ("Les assassins sont parmi nous", "La voie de garage", "La Chute", "Le ruban blanc") et le cinéma italien a explicité la violence extrême des deux décennies de la république fasciste de Mussolini ("Amacord", "Salò ou les 120 jours de Sodome", "Vincere").
Le cinéma russe, qui pourtant n’avait pratiquement jamais connu d’autre fonction que celle de projeter sur les écrans la propagande soviétique, s’est mis depuis à peu près une décennie à narrer l’intérieur des goulags (notamment le très remarqué "Kray" d’Alexei Utshitel). Un pays comme la Serbie que l’on préjuge parfois indifférent au sujet du conflit yougoslave a enregistré la plus forte affluence pour un film serbe avec "Les beaux villages brûlent en beauté" qui dépeint le basculement progressif vers la haine, la violence et le goût du sang de jeunes soldats serbes durant la guerre de Bosnie. C’est par exemple avec "Même la pluie" que l’Espagne revient sur la conquête espagnole des Amériques aux dépens des peuples amérindiens. Et est-il besoin de rappeler qu’il n’existe probablement pas le moindre fait de l’Histoire des Etats-Unis, y compris les plus honteux (le génocide amérindien, l’esclavage, la ségrégation raciale, la guerre du Vietnam, etc), qui n’ait pas été traité par le cinéma américain sous au moins dix angles différents, des plus discutables aux plus courageux ?
Pourquoi une telle omerta dans le cinéma français ? Pourtant, la volonté de porter l’esclavagisme à l’écran a bien dû exister un jour ou l’autre en France. Dieudonné a traîné pendant plus d’une décennie un projet cinématographique sur le Code Noir pour lequel il n’a jamais trouvé le financement nécessaire, mais il n’a pas été le seul à voir ses plans échouer avant d’avoir réellement
commencé. Alors que le cinéma engagé ultramarin (principalement antillais et martiniquais), bien qu’abordant abondamment les questions relatives à l’identité et à la mémoire de l’esclavage, n’a jamais bénéficié d’une distribution sur les écrans de la métropole, la littérature des plus proéminents
écrivains d’Outre-Mer n’a jamais inspiré les scénaristes d’aucun grand studio de production français.
L’amer constat, c’est que ce désintérêt ne semble que traduire un sentiment de négation général, dans une République où aucune personnalité d’Outre-Mer n’a jamais occupé le moindre ministère si ce n’est des rôles de second plan au Ministère de l’Outre-Mer et où l’enseignement des faits, malgré la loi Taubira de 2001, est encore très sommaire et pris à la légère. Les Antilles, la Martinique, la Guadeloupe ou la Nouvelle-Calédonie, pour le cinéma français, c’est de bien jolis plages, des accents fleuris, pour en mettre plein les yeux aux spectateurs en manque d’exotisme dans la grisaille du quotidien, mais c’est à peu près tout.
Dans ce contexte désolant, il est totalement indécent que la seule et unique référence cinématographique à l’Histoire française de l’esclavage à laquelle ait accès le public soit une comédie. Supputons dès à présent que faute de mieux, dès la rentrée prochaine les enseignants d’Histoire seront invités à visionner en classe cette parodie de film identitaire. On se réjouit d’ores et déjà d’un programme scolaire qui confie aux humoristes la mission de parler aux élèves de l’esclavage ; et pourquoi pas un jour de la guerre de Vendée, du massacre de la Saint-Barthélémy ou de la guerre d’Algérie ?
A ce conservatisme généralisé, s’ajoute un autre étrange phénomène : la mollesse face à cette situation des Noirs de France, qu’ils soient ultramarins ou africains. Que des personnalités noires prêtent toute leur énergie à l’aboutissement d’un projet comme "Case Départ" est en soi matière à
réflexion. Que le film ne semble être que très marginalement décrié et boycotté par les minorités noires de France est matière à inquiétude. En effet, en très grande majorité le film a été bien accueilli par les spectateurs. Comme si à tous les niveaux les minorités historiques de France étaient
frappées du syndrome de Stockholm : bafouées et fières de l’être.
Alors on se dit que peut-être, Eboué, N’Gijol et Steketee ne pouvaient pas se permettre autre chose que ce film, conscients que la France, ce n’est pas la patrie des Spike Lee militants, des Forrest Whitaker oscarisés ou des Will Smith superstars au-delà de toute catégorisation raciale. "Puisque nous ne pouvons pas risquer de froisser les Blancs, rions de bon coeur avec les Blancs dédouanés du malheur passé des Noirs", semblent-ils nous dire.
Le Noir qui ne rit pas est un réactionnaire, un communautariste, un empêcheur de paix sociale ; il ne sait pas réserver son indignation pour les choses qui en valent la peine, c’est-à-dire celles qui affligent le Blanc. Cette soumission aux diktats du Blanc est dérangeante. Le Noir ou l’Arabe deviennent plus blancs que le Blanc ; l’écrivain Marc-Edouard Nabe parlait de "Pieds-Blancs", d’autres parlent de "bounty", cette barre de chocolat noire à l’extérieur et blanche à l’intérieur : il faut rire du malheur de ses propres ancêtres plus fort que tous les autres si l’on veut être un bon Français.
Non pas qu’il faille faire l’apologie de la logique de confrontation entre communautés, mais le rapport égal et pacifié entre humains qui partagent une même nation devrait rendre possible l’évocation du passé commun sans avoir recours à des stratégies de contournement des points qui fâchent et qui pèsent encore sur l’héritage collectif. Le simple fait qu’aujourd’hui, une telle évocation est impossible en France à propos de la traite des Noirs est la preuve de l’échec de l’humanisme français. Mais pouvait-il en être autrement quand les piliers idéologiques de cet "humanisme" sont la pensée jamais remise en cause et jamais déchue de son piédestal d’hommes comme Voltaire, autant philosophe des Lumières que businessman esclavagiste ?
Plus d’un demi-million d’entrées en une semaine. Les deux acteurs de "Case Départ", issus du système D pour Noirs et Arabes de la reconnaissance artistique qu’est le Jamel Comedy Club, n’auraient, il est vrai, eu que très peu de chance de faire de l’audience s’ils ne s’étaient pas rendus coupables de ce bradage de mémoire. Après tout, l’équipe des "Indigènes" n’a-t-elle pas dû aussi revoir ses ambitions à la baisse, quand Djamel Debbouze, Roshdi Zem et consorts nous ont conté une jolie fable où des Arabes et des Berbères sont prêts à mourir pour libérer la France coupable de bien peu de choses au-delà du fait de refuser de leur servir des tomates à la cantine ou d’acheminer
leurs lettres d’amour aux Françaises, occultant au passage l’écoeurante raison première pour laquelle elle a formé, entraîné et armé ces bataillons indigènes, qui était de mater les rebellions dans les colonies françaises, oubliant aussi de mentionner que le 8 mai 1945, il n’y a guère qu’en métropole qu’on fêtât la victoire des Alliés, puisque au même moment, à Setif et à Guelma on massacrait.
Malgré ces manquements manifestes, les 2h08 du film de Rachid Bouchareb ont eu le mérite de réussir là où malgré des décennies d’efforts avaient échoué des associations de vétérans, des historiens et des politiciens, lorsque Chirac annonça l’égalisation des pensions entre anciens combattants français et étrangers, preuve s’il en était besoin que si le septième art s’inspire de
l’Histoire, il peut parfois en retour influencer l’Histoire, d’où l’importance d’un cinéma conscient de ce qu’il peut impliquer lorsqu’il aborde des sujets aussi sensibles encore jamais portés à l’écran.
Hélas, "Case Départ" n’a que peu de chances de déclencher ce genre de reconnaissance rétroactive, au vu de son caractère émotionnel très faible en comparaisons avec "Indigènes". Il est possible pour une nation de se libérer du pire, d’"exorciser" les épisodes les plus sombres de son Histoire grâce aux efforts conjugués de la classe politique, des historiens, des artistes et de la
société civile. A l’âge de la culture de masse, ces cinéastes qui disent "jamais plus" occupent une place de choix dans ce chemin vers la réconciliation, vers un dépassement des clivages de couleur ou d’origine pour mieux vivre ensemble.
Du lourd passé de la France découle en grande partie la
fresque complexe de ses relations tant avec l’Afrique, qu’avec ses minorités africaines et ses citoyens ultramarins. L’échec des élites politiques à honorer la mémoire commune (preuve en est le très décrié discours de Dakar de 2007 du Président Sarkozy) ne laissait guère le choix aux artistes
que de ne pas faillir à cette tâche.
Malheureusement, "Case Départ" n’a fait que confirmer cet échec non seulement à cause d’éléments intrinsèques au film, mais surtout parce qu’au final, il ne fait que souligner le désintérêt du cinéma français pour un pan entier de l’Histoire de France. Constat accablant, plus de 160 ans après l’abolition de l’esclavage.





Commentaires
excellent article !!
merci pour cette étude approfondie du film, pour son message caché, et pour cette étude générale ( d’un point de vue cinématographique) sur la difficulté qu’à toujours eu la France d’assumer son Histoire.
Voir sur WIkipedia l’article sur l’Histoire de l’esclavage.
Évidement, Wikipedia n’est pas le site de la vérité absolue, mais il a le mérite de résumer les connaissances, et de ne pas porter de jugement, ni de prendre parti à priori, surtout sur des sujets de cette ampleur.
Pourquoi vouloir politiser quelque chose qui n’a pas lieu de l’être ? Ces garçons ont voulu faire une comédie sur un sujet qui les concernait et ils l’ont fait c’est tout, un peu comme Danny Boon avec ses Chtis. J’imagine que leur démarche était purement comique (et rentable). Si ils avaient voulu dénoncer quoique ce soit ils auraient fait un film dramatique ou un documentaire pour Arte, et contrairement à ce que semble sous-entendre l’auteur, je ne pense pas qu’ils auraient été gênés par qui que ce soit, bien au contraire, il y a suffisamment de belles âmes dans ce milieu prêtes à mettre la main à la poche (du contribuable) dès qu’il faut financer des sujets anti-racistes. Si il y en a si peu, les réponses doivent être ailleurs...
Oui bien sûr il ne saurait y avoir de dénonciation réussie sans passer par une prise de conscience nationale, ou tout du moins un "travail" qui viendrait des institutions. Or comment faire rire de l’esclavage lorsque, par exemple, on se pose encore des questions sur la couleur de l’équipe de France de football.
Ce film est une plaisanterie, dans le mauvais sens du terme. Un truc réalisé par deux bouffons qui ont pris la grosse tête après avoir fait quelques émissions télé. Au bout du compte on reste dans le business de l’Histoire, comme l’a dit Godard à propos de _Schindler’s List_. Ne manque plus qu’ils nous vendent des t-shirts, ou des DVD version "auteur" du film...
article intéressant mais bon...faut pas non plus tout extrapoler et amalgamer...je suis antillais...pas du tout bounty....plutôt communautariste même ! eh bien ce film a rempli son rôle qui était de faire rire...
Demander à un film comique de "conscientiser" les masses est un peu osé...surtout quand on le compare avec Indigènes, qui n’est pas une comédie !!!
Il y aura sûrement des films plus "politiques" et réfléchis (celui de Dieudonné par exemple si il sort un jour) mais Case Départ est juste une comédie....qui plus est le premier effort de réalisation de 2 jeunes acteurs...
Parmi nos grand acteurs français, il n’y en a pas beaucoup qui pourraient passer "derrière la caméra" comme l’ont fait Ngijol et Eboue. Il faut plutôt saluer ça avant de les accabler d’une mission qu’ils ne comptaient , de toutes façon, pas remplir : celle de changer la donne sur le traitement "sérieux" de l’esclavage en France.
Par ailleurs, vous citez le cinéma américain en exemple, mais en étant honnêtes vous reconnaitriez que les débuts du cinéma "noir américain" étaient aussi fait de comédies pas forcément à l’avantage des noirs (ça va de Arnold et Willy, au cinéma plus ancien des années 30-50)...
Chaque chose en son temps, La france n’est pas les USA (cf l’élection d’Obama), mais je suis persuadé que la réussite commerciale de films comme Case Départ, ou la Première étoile vont faciliter, à l’avenir , l’émergence de rôle et de réalisateurs noirs, ce qui ne pourra que favoriser ce que vous semblez regretter dans voter article : la vulgarisation positive de la mémoire de l’esclavage.
cdlmt
[...] aucune personnalité d’Outre-Mer n’a jamais occupé le moindre ministère si ce n’est des rôles de second plan au Ministère de l’Outre-Mer et où l’enseignement des faits, malgré la loi Taubira de 2001, est encore très sommaire et pris à la légère
C’est absolument véridique ! Par exemple Gaston Monnerville n’a eu aucun portefeuille ministériel. Il n’a endossé que des rôles subalternes comme président du Sénat, ou membre du Conseil Constitutionnel.
[...]il est totalement indécent que la seule et unique référence cinématographique à l’Histoire française de l’esclavage à laquelle ait accès le public soit une comédie
C’est absolument péremptoire ! Je vous recommande de regarder le très bon film de Bernard Giraudeau : Les Caprices d’un fleuve.
bon article, je n’ai rien à ajouter sinon qu’au lieu d’appeler ces gens des bounty, je dis qu’ils ont le complexe du bwana, hélas jusqu’à quand doit on faire des courbettes ! la france nous appartient, ayons la tête haute et osons dire je ne mange pas de porc sans avoir à se justifier
musashi
Bonjour à tous ! De mon lointain Québec je me pose cette question ; existe-t’il sur tout le site de oumma.com un seul article qui soit positif envers la France ? Si oui, vous seriez gentils de m’indiquer s’il est disponible via les archives où s’il date trop pour être encore numérisé. Merci d’avance... Robert
Bonjour à tous ! De mon lointain Québec je me pose cette question ; existe-t’il sur tout le site de oumma.com un seul article qui soit positif envers la France ? Si oui, vous seriez gentils de m’indiquer s’il est disponible via les archives où s’il date trop pour être encore numérisé. Merci d’avance... Robert
Je ne pense pas, il s’agit ici d’être ingrat. Mais je ne saisis pas les motifs qui sous-tendent cette ingratitude, voire cette rancoeur.
Article completement caricatural. Que faut-il pour "prouver" que la France assume son passe esclavagiste et colonial ? Tout le monde peut avoir acces a toute la documentation ou a la connaissance necessaire. Des films existent (par ailleurs, il faut dire que les films americains sur l’esclavage sont recents et pas tous tres bons. Et il y a peu de films anglais, hollandais, espagnols sur l’esclavage). Ces faits sont relates dans les livres scolaires. Peut-etre n’en fait-on pas assez ? Mais qui situera la limite de ce qui est assez ?
@Ibou
il est vrai que President du Senat est une petite function de rien du tout. a peine le role de facteur entre le President et le Gouvernement.
Il n’empeche, tres cher Ibou, que le si le Presient et le Premier ministre arrivaient a mourir, le President du Senat devient alors le President de la Republique francaise. et la, surprise c’est un noir....et nous sommes dans les annees 50.
Victimisation quand tu nous tient...
bon article, je n’ai rien à ajouter sinon qu’au lieu d’appeler ces gens des bounty, je dis qu’ils ont le complexe du bwana, hélas jusqu’à quand doit on faire des courbettes ! la france nous appartient, ayons la tête haute et osons dire je ne mange pas de porc sans avoir à se justifier
Mais quelle fierté déplacée... ! Ne voyez-vous pas que nous avons dépassés l’ère du racisme ? Qui va vous déconsidérer sur ce que vous êtes ?
Et en effet la France vous appartient car nous sommes libres, frères et égaux et que la République s’emploie à aménager au mieux les conditions de liberté de fraternité et d’égalité.
Bien à vous.
"Or comment faire rire de l’esclavage lorsque, par exemple, on se pose encore des questions sur la couleur de l’équipe de France de football"
quel est le rapport ??
et si l’Algerie jouait avec 9 Noirs Algeriens-Camerounais, que diraient les Algeriens de souche...hein ??
Super article qui montre bien la le racisme inherant a la societe francaise...
Salam a tous
"Que le film ne semble être que très marginalement décrié et boycotté par les minorités noires de France est matière à inquiétude. En effet, en très grande majorité le film a été bien accueilli par les spectateurs."
Perso, je trouve ça plutôt rassurant.
La masse sait donc encore faire la part des choses ; et distinguer, sans doute inconsciemment, la politique de la poiétique. Oui, tout commence par l’effet cathartique du rire, vecteur de banalisation.
@ Topla,
Si l’Algerie avait colonise la Cameroun, et que pour sortir de la 2ieme guerre mondiale elle avait enrole en masse des camerounais, puis importe une main d’oeuvre pas chere pour se reconstruire et que ces noirs de l’equipe de foot soient nes en Algerie, parlent la langue du pays et se sentent algeriens....alors je supporterais cette equipe.
la difficulté qu’à toujours eu la France d’assumer son Histoire.
Lisez donc "L’esclavage en islam" de Malek Chebel, ou "Le génocide voilé" de Tidiane N’Diaye. Les musulmans ont été de grands esclavagistes et ce sont les occidentaux qui leur imposent la disparition de l’esclavage. L’Arabie ne le supprime qu’en 1962 et la Mauritanie en 1981. Du moins officiellement. Beaucoup de villes arabes ont été durant des siècles de grands marchés d’esclaves.
"la France nous appartient" est-il dit dans cette discussion.
Je pense que notre pays ne nous "appartient" pas, mais nous appartenons à notre pays. Ce n’est pas du tout pareil.
Par contre le pays appartient collectivement aux 65 millions de ses citoyens (ce qui n’est pas la même chose), et cela se concrétise par la constitution.
Par ailleurs, Mouloud nous dit : "Il n’empeche, tres cher Ibou, que le si le Presient et le Premier ministre arrivaient a mourir, le President du Senat devient alors le President de la Republique francaise".
Ce n’est pas tout à fait exact, car ce n’est que quand le Président (et lui seul) meurt ou soit dans l’incapacité d’exercer ses fonctions. Le président du Sénat assure alors "l’intérim" de la présidence jusqu’à la nouvelle élection présidentielle qu’il doit organiser dans un délai donné, mais il n’est pas alors pour autant Président de la République et il n’en a pas tous les pouvoirs.
Ce texte frappe en plein dans le mille.
L’histoire des Noirs Africains ne débutent pas quand des Européens ont été mesure de forcer l’extraction de dizaines de millions d’êtres humains et dans faire un des plus gros profits de l’histoire de l’humanité, profits qui ont financés la révolution industrielle.
L’histoire des Noirs Africains commençent avec l’histoire de l’être humain.
D’ailleurs, une exploration objective de l’Égypte prépharaonique et des premières dynasties démontrent que les Noirs Africains ne sont pas une section hors de l’histoire de l’humanité.
Rajoutons, Kush, la Nubie, le Zimbabwe, les empires de Ghana et de Mali et la richesse de plusieurs cultures sans grandes réalisations techniques
mais ayant des grandes richesses artistiques.
Case départ est un titre honteux et que ce film soit le seul long métrage français sur l’esclavage par la France en dit long.
Où apprenons-nous que Haiti, la Perle des Antilles, a permi de construire Versailles ?
Que Napoléon a voulu réinstaurer l’esclavage sur cette île parce que les revenus qu’elle générait était les plus élevés dans tout l’Occident ?
Que malgré que les Haitiens se sont rebéllés en invoquant la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et la Révolution française, cela n’a pas empêché la France de se liguer avec les ÉU pour punir et empêcher à jamais le développement de cette ex-plantation ?
Pas dans les films français.
Et pour les minables qui veulent dédouaner la France et l’Occident en essayant de rendre l’esclavage par des musulmans pareil ou pire et comme étant quelque chose de substantiel à l’ethos islamique, ceci :
Dieu Tout-Puissant et Son Prophète (pbsl) ont condamnés l’esclavage.
Si les Musulmans l’ont longtemps pratiqués (une honte pour nous), il n’y a jamais eu de code noir dans le monde musulman, pas de ségrégation comme aux USA, pas de lois Jim Crow, pas d’esclavage industriel.
L’esclavage concernait, les Noirs, les Blancs et les Bruns.
Ces esclaves ont étés intégrés et assimilés dans le corps social.
Pas de théories racistes.
Dès le VIIIe siècle des Noirs et d’autres ex-esclaves d’origines diverses avaient des positions élevés dans les sociétés à majorité arabe.
Je n’ai pas lu le livre de Chebel mais ce qui est certain c’est que le livre de Tidiane est une farce méthodologique.
C’est un roman fiction : Aucune notices bibliographiques, aucunes références, des exagérations grandiloquentes.
Ce n’est pas un ouvrage scientifique mais une charge idéologique.
Que les réactionnaires me lisent bien : l’esclavage est une honte pour l’humanité entière et les Musulmans n’en sont pas exempt.
Il ne s’agit pas ici faire pénitence des Blancs d’Europe occidentale mais de VÉRITÉ ET DE JUSTICE HISTORIQUE.
L’esclavage des Noirs africains par l’Europe est un phénomène sans précédents par son ampleur, sa forme et l’idéologie raciste qui l’a entourée.
En fait, la culpabilité de l’Homme blanc n’est pas le but du travail de mémoire.
Le travail de mémoire est nécessaire pour faire le bilan, apprendre les leçons, appliquer les mesures nécessaires pour l’amélioration de nos culture et de notre civilisation partagée et enfin de passer à autre chose.
Les réactionnaires et les suprémacistes sont incapables de s’insérer dans une telle démarche parce qu’ils sont de mauvaise foi, ils sont immatures et le coeur remplis de mauvais sentiments.
Merci à Mr Al-Shikh pour ce texte coup de poing et
Dieu -Exalté Soit-Il- Est le plus Savant
A propos des grands empires africains, n’oublions pas qu’ils pratiquaient déjà l’esclavage entre africains avant l’arrivée des musulmans puis des blanc occidentaux
« Si les Musulmans l’ont longtemps pratiqués (une honte pour nous) »
Mais pourquoi parler au passé ??? sinon merci quand même pour cet éclair de lucidité on avance un petit peu ...
« ...pas d’esclavage industriel »
Que dire des 14 millions d’africains déportés et mis en esclavage en arabie saoudite ?
Que dire du million de blancs occidentaux mis en esclavage aux barbaresques par les musulmans ?
...
L’esclavagisme musulman a fait AU MOINS autant de victimes que l’esclavagisme blanc occidental, et ça même les grands historiens africains le disent !
« Je n’ai pas lu le livre de Chebel »
Grosse, grosse erreur... comme ne pas lire celui de Roger Botte !
« Le travail de mémoire est nécessaire pour faire le bilan, apprendre les leçons, appliquer les mesures nécessaires pour l’amélioration de nos culture et de notre civilisation partagée et enfin de passer à autre chose. »
Tout à fait d’accord, alors à quand un film sur l’esclavage pratiqué par les musulmans ?
Sinon vous ne connaissez pas le Festival de cinéma "Regards sur l’esclavage" avec RFI ?
Tamongo ?
Les Caprices d’un fleuve ?
Tropiques amers ?
...
un nombre incalculable de téléfilm, de documentaire, sur france 2, france 3 ... ??
....
« Les réactionnaires et les suprémacistes sont incapables de s’insérer dans une telle démarche parce qu’ils sont de mauvaise foi, ils sont immatures et le coeur remplis de mauvais sentiments. »
Autant chez les blancs occidentaux que chez les arabes musulmans
Je recommande fortement d’écouter un extrait d’une émission radio (RFI)sur "L’abolition de l’esclavage en terres d’Islam" (19min31)
Avec : Roger Botte, auteur d’Esclavages et abolitions en terre d’Islam (Bruxelles, André Versaille éditeur). 4-5 décembre 2010.
http://www.rfi.fr/emission/20101205...
Je n’ai pas lu le livre de Chebel mais ce qui est certain c’est que le livre de Tidiane est une farce méthodologique.
Oh Karim B. de Montréal, cher ami, pourquoi ne lisez-vous pas le livre de Malek Chebel ?
le livre de Tidiane est une farce méthodologique
Et pourtant, vous devriez le lire aussi. Savez-vous ce que signifie le terme "abid" ? Noir ou esclave ?
J’aimerais poser une question aux oummanautes à propos de ce genre d’article.
Autant je comprend la présence d’articles apologétiques sur l’islam, puisque ce site est musulman.
En revanche, j’ai du mal à comprendre la foultitude d’articles défendant la communauté maghrébine, noire, et le lobby pro immigrationniste.
A trop défendre les "frères" (entendez non pas en religion, mais en race) il me semble que vous contribuez à brouiller le message de l’islam en l’ethnicisant. Comme français de souche européenne, je me retrouve dans les quelques messages spirituels de ce site, mais je suis fortement agacé par ces doubles discours, qui sous prétexte de religion, font avancer la cause d’une ethnie, d’une race. N’y a t il pas d’autres lieux pour le faire ? merci de me répondre.
Je n’ai pas vu ce film mais cet article est une bonne invitation.
La lecture du titre rappelle certes La case de l’oncle Tom (19ième siècle). Ce roman et les films qui en ont été tirés militaient pour l’abolition de l’esclavage.
Case départ est un film du 21ième siècle, l’esclavage a été aboli par toutes les nations. Qui l’ignore ? Qui a jamais rencontré des fils d’esclaves et vu vendre ses enfants...
Le devoir de mémoire vise moins la culpabilisation des lecteurs ou des spectateurs qu’une prise de conscience distancée...capable de jugements sains...L’humour est une aide précieuse. Je vais aller voir ce film...
"il s’agit bien là de la version historique des vainqueurs, de ceux qui considèrent que la "case départ" de l’Histoire des Noirs fut l’esclavage, comme si la genèse de l’Homme Noir avait eu lieu ex-nihilo le jour où l’Homme Blanc voulut en prendre possession." Vous avez tout à fait raison. Il ne faut pas oublier que les noirs ont d’abord été mis en esclavage par les romains puis par les musulmans. Bises Sassi
A Sassi :
Pourquoi parler de version des "vainqueurs" ? L’esclavage a été pratiqué par toutes les anciennes civilisations.
Certaines civilisations ont renoncé tout récemment à l’esclavage, et ont imposé leur choix progressiste aux civilisations un peu en retard.
Il ne faut pas dire non plus que les noirs ont été mis en esclavage. Les noirs, comme dans toute société ancienne, ont pratiqué l’esclavage, c’est à dire entre eux.
Les prédateurs, arabes et occidentaux, sont arrivés bien après.
Réduire des peuples en esclavage n’est pas le propre de telle ou telle civilisation, c’est un travers naturel de l’homme "brut", d’où les nombreux encouragements dans la tradition islamique à libérer des esclaves, acte de compensation et de purification.
Chaque fois que leur supériorité du moment le leur a permis, les empires ont réduit leurs contemporains en esclavage ; c’est seulement notre regard qui est anachronique (homo pleurnichus).
Actuellement, si une caste de gens s’octroie mensuellement un salaire correspondant à celui d’un autre pendant toute une vie de labeur et si les centaines de salariés sous les ordres de cette caste ne peuvent, par le fruit de leur travail, que se nourrir et se loger, on peut raisonnablement appeler les uns , des maîtres et les autres, des esclaves.
Si depuis seulement quelques décennies, 20% des humains consomment 80% des richesses planétaires, c’est un stade intermédiaire, le but (presque atteint) étant qu’un petit groupe réduise l’Humanité en esclavage.
Oui au devoir de mémoire concernant le passé si cela peut nous libérer des chaines du présent dont chacun peut remarquer qu’elles sont évidemment des entraves à notre développement spirituel, l’éloignement de Dieu en étant la finalité.
Que ce mois de ramadhan nous rapproche tous et toutes.
La nature de l’esclavage en terres islamiques et terres d’Afrique subsaharienne islamique et non-islamique fût fondamentalement différente de l’esclavagisme occidental.
Cela est innaceptable pour tous les Orlandos et les commentateurs anonymes mais c’est un fait empirique et objectif.
La manière et l’idéologie qui a soutenue la traite triangulaire lui a donné ces traits particuliers :
1) achats en quantité industriels d’esclaves (+-17 millions avec environ 10% de tués lors de la capture et de la traversée de l’Atlantique) ;
2)guerres et fomentation de guerres en Afrique pour la capture massives d’esclaves ;
3)racialisation de l’esclavage ;
4)le caractère capitaliste de cette institution en Occident ;
5)impossibilité pour les esclaves et les ex-esclaves de s’intégrer et de gagner des positions élevés dans la société où ils ont étés forcés ;
6)mise en place de lois racistes et déshumanisantes.
Ceci est dû aux caractéristiques de la civilisation européenne des XV au XIXe siècles : capitalisme, industrialisation et développement du racialisme et du nationalisme.
Ceci n’est pas dû à un tare génétique des ouest-européen ni à une infériorité culturelle mais à un ensemble de caractéristiques civilisationnelles.
Or, chez les Musulmans du Sénégal à l’indonésie en passant par l’Irak, les esclaves ont été de toutes les races et ont tous étés intégrés à la société où ils ont étés forcés de vivre et ont pû dans bien des cas prendre les commandes du pouvoir, devenir riches, puissants, lettrés, respectés, etc.
Pas de codes noirs, de Jim Crow Laws, de ghettos, de lynchage publique, de génocides au travail.
Ceux qui s’opposent à ce que je dit pensent que je nie l’esclavagisme par de Musulmans ou pire encore que j’essai de faire l’apologie de l’esclavage en terres d’islam (c’est qui est pathétique), que j’essai de le minimiser et infère que ma qualité de Musulman ferait en sorte que je soit incapable de mettre sur le même pied l’esclavage islamique et l’esclavage occidental.
C’est tout faux.
Non, ce n’est pas ma qualité subjective de Musulman mais mes compétences en sciences sociales et en histoire qui m’empêche de voir ce que gens qui ont des remords inconscients voudraient que je vois : non, ce sont 2 types d’esclavage, moderne et prémoderne et ils ne sont pas pareils.
Et c’est en raison du capitalisme (l’esclavagisme x-light) que l’esclavagisme a été abolie en Occident car en dernière analyse, ce ne sont pas les plaidoyers moraux de Wilberforce ou de F. Douglass mais l’argument économique qui a convaincue lesa législateurs occidentaux a abolir l’esclavage.
@ l’anonyme : l’Arabie Saoudite a 15 millions d’habitants. Comment serait-ce possible qu’il y a eu 14 millions d’esclaves africains ?
Le site web Oumma.com est une forum pour les musulmans et les intéressés par l’islam qui donne aussi une voix par son médium aux causes et opinions qui n’ont accès aux médias de masse.
Le thème de cet article est le film misérable « Case départ » et le fait de l’amnésie coloniale et esclavagiste de la France.
Cette amnésie est la raison pour laquelle ce film est honteux.
Les réactionnaires veulent changer le sujet en débat sur l’esclavage chez les musulmans.
Ils ne veulent pas que des Musulmans parlent d’esclavage.
Ils veulent que les Musulmans aient été aussi pire et même plus à ce chapitre parce qu’au final ils veulent se sentir comme dans le bon vieux temps : techniquement ET moralement supérieur.
Et Dieu -Exalté Soit-Il- Est le Plus Savant
@ Karim B.
Or, chez les Musulmans du Sénégal à l’indonésie en passant par l’Irak, les esclaves ont été de toutes les races et ont tous étés intégrés à la société où ils ont étés forcés de vivre et ont pû dans bien des cas prendre les commandes du pouvoir, devenir riches, puissants, lettrés, respectés , etc.
Vous croyez vraiment dans ce que vous dites ou vous récitez une leçon convenue ?
Lu dans Wikipedia :
"L’anthropologue Tidiane N’Diaye rapporte qu’une des grandes particularités de l’esclavage arabo-islamique est la castration généralisée des esclaves mâles « Car dès les débuts de cette traite, les négriers veulent empêcher qu’ils ne fassent souche . Comme cela n’a rien de métaphysique, la castration apparaît comme une solution bien pratique. Ainsi, dans cette entreprise d’avilissement d’êtres humains, si les Arabes destinent la plupart des femmes noires aux harems, ils mutilent les hommes, par des procédés très rudimentaires et qui causent une effroyable mortalité . Les chiffres de cette traite sont tout simplement effrayants »".
Les hommes réduits en esclavage sont châtrés pour devenir les fameux « eunuques ». Cette pratique a pour conséquence la disparition des populations déportées, essentiellement africaines, à l’opposé des esclaves aux Amériques dont les descendants sont très nombreux.
Cette absence de descendants d’esclaves participe sûrement à l’absence de débat sur la reconnaissance de l’esclavagisme arabo-musulman , ainsi que les traces endémiques d’esclavage dans ces sociétés.
« Comparé à la traite des Noirs organisée par les Européens, le trafic d’esclaves du monde musulman a démarré plus tôt, a duré plus longtemps et, ce qui est plus important, a touché un plus grand nombre d’esclaves », écrit en résumé l’économiste Paul Bairoch29. Cet auteur, ainsi que Tidiane N’Diaye, rappelle qu’il ne reste plus guère de trace des esclaves noirs en terre d’islam en raison de la généralisation de la castration, des mauvais traitements et d’une très forte mortalité, alors que leurs descendants sont au nombre d’environ 70 millions sur le continent américain."
Ce qui est regrettable dans ce bon film , c’est qu’il n’est pas question de l’esclavage arabo-musulman qui a fait en Afrique en plusieurs siècles , plus de 15 millions de morts , une véritable boucherie.
En effet certes l’esclavage occidental a véritablement été une abomination , mais on retrouve aujourd’hui beaucoup de descendants d’esclaves aux Amériques , par contre en terre Arabe non , pourquoi ? car les esclaves noirs hommes , étaient castrés.
De plus un philosophe arabe de renom , du XIII eme siècle(Le nom m’échappe) avait dit que l’homme noir se rapprochait plus de la bête que de l’homme.Je vous conseille enfin le livre de l’Anthropologue Tidiane N’Diaye
Qui développe les propos ici exposés.
A quand un film sur l’oppression subie par les chrétiens du Moyen-Orient ?
Les internautes musulmans du site , veulent minimiser au maximum le rôle de l’Islam dans la colonisation ,mais non cette religion a du sang sur les mains aussi , les maghrébins , les africains sub-sahariens et les ottomans étaient chrétiens avant , justement la colonisation , à ce qui me diront , que les populations maghrébines ancestrales ont donc été converties , je leurs dis , certes ,mais par l’envoi de missionnaires et non par le désir sanglant de réduire à néant l’Homme Noir (ce que les occidentaux feront des siècles plus tard)