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Articles
Carnet américain - Un trop proche Orient
vendredi 14 mars 2008 - par Farid Laroussi
Une des contradictions qui résonnent le plus fort dans les échos de la campagne présidentielle américaine est que la politique étrangère des États-Unis au Proche-Orient va changer sous l’impulsion du nouvel hôte de la Maison Blanche à partir de janvier 2009. Plus interventionniste si c’est McCain, plus diplomate si c’est un démocrate. Rien n’est plus faux. Quatre grandes dates, le 14 mai 1948, juin 1967, 15 février 1989, et le 11 septembre 2001, démontrent que l’engagement américain au Proche et Moyen-Orient est irréversible, profond et, dirons-nous, unilatéral. Les États-Unis ont été la première nation à reconnaître de facto Israël le 14 mai 1948, même si l’Union Soviétique a été la première à le faire de jure, le 17 mai. Pour le président Truman c’était faire montre de charité chrétienne que de reconnaître la patrie du peuple juif, et ce contre l’avis général du département d’État. Cette décision a eu pour conséquence directe d’affaiblir le protectorat britannique sur le reste de la Palestine, tandis que la résolution 181 de l’ONU stipulait la création de deux États. Réunies à New York en octobre 1947, des puissances étrangères, et pour certaines coloniales, avaient exigé des Palestiniens qu’ils donnassent la moitié de leur terre à des gens qui venaient d’Europe ou d’Amérique, sous prétexte que ces mêmes nations occidentales avaient passé la plupart des dix derniers siècles à martyriser les juifs. Le racisme apparaissait déjà là dans une logique qui définissait deux individus, l’un en victime finalement rachetée, l’autre sanctionné dans une sous-humanité et donc prêt à être spolié, expulsé, bombardé, ou parqué dans des camps de réfugiés. En péchant par excès de mauvaise conscience occidentale et devant le besoin de s’absoudre après le génocide juif aux mains des nazis, les Américains ont commis la première grave erreur de politique étrangère de la seconde moitié du siècle. Ils ont dressé devant leurs amis arabes la réalité sioniste (n’avaient-ils pas après tout installé la monarchie des Ibn Saoud, et soutenu les nationalistes égyptiens contre la tutelle britannique ?), alors que les experts de la Maison Blanche croyaient que le vrai ennemi du monde arabo-musulman serait le communisme stalinien. Après 1948 le sionisme, loin d’être une idéologie née dans le courant des nationalismes européens du XIXème siècle, se présentait bel et bien tel un pouvoir politique avec ses institutions, ses ambitions. Bref, le 14 mai 1948 consacra un immense basculement historique, tout à la fois aboutissement heureux d’un peuple rescapé et chaos permanent dans la donnée civilisationnelle moderne. En juin 1967, la guerre des six jours a fait d’Israël non plus le simple ami des États-Unis, mais l’a intronisé comme son allié le plus solide au Proche-Orient. Avec sa victoire indiscutable, l’État hébreu s’imposait comme acteur de premier plan dans la guerre froide. L’Égypte et la Syrie, toutes deux défaites, se retrouvaient dès lors moins comme les chantres du panarabisme que comme les pions avancés de l’Union Soviétique. C’est aussi à partir de cette date que les Américains sont devenus les premiers fournisseurs d’armes à Israël, au détriment de la France. En Septembre 1970, quand le roi Hussein de Jordanie a ordonné à son armée de réprimer l’emprise palestinienne en son pays, les Syriens ont menacé d’intervenir militairement pour protéger leurs amis de l’OLP. Or il se passa une chose remarquable. Les Israéliens massèrent leurs troupes sur le Golan et le long du Jourdain, en présage à une frappe imminente contre la Syrie. Nixon avait en effet requis de Golda Meir, le Premier ministre israélien, d’intervenir pour éviter que les Américains aient à s’engager eux-mêmes, et donc de ne pas inciter les Soviétiques à l’escalade. Nixon ne savait déjà plus où donner de la tête avec le fiasco vietnamien. Ainsi donc l’alliance entre les États-Unis et Israël devint-elle si indéfectible que des soldats juifs auraient été placés en première ligne et ce pour défendre des Arabes. Heureusement l’armée de l’air jordanienne mit en déroute les chars syriens. La guerre du Kipppour, en octobre 1973, changea la donne pour toujours. Alors qu’Israël était au bord de la défaite, les Américains fournirent en quelques jours plus de 22.000 tonnes d’armes et d’équipement divers, sans compter avec le renseignement électronique sur les mouvements de troupes des Egyptiens et des Syriens. La conférence de Genève, en décembre 1973, fut un échec complet. La rupture entre Israël et les États-Unis d’un côté et le monde arabe de l’autre n’avait jamais été aussi prononcée. Le traité de paix signé entre l’Egypte et Israël en 1978, grâce aux bons offices du président Carter, chacun en convient aujourd’hui, a moins illustré une confiance retrouvée entre ennemis qu’un motif d’impuissance à régler la question palestinienne. D’ailleurs, sans les milliards de dollars que les contribuables américains versent annuellement au régime égyptien au nom d’une aide économique, le traité aurait encore moins de sens. Plus tard encore, l’administration Reagan croira se payer un retour en faveur en soutenant la résistance afghane contre l’occupant soviétique. Le 15 février 1989, quand le dernier convoi militaire russe quitte l’Afgnanistan, les États-Unis n’ont pas encore conscience que la dynamique idéologique et stratégique de la guerre froide est désormais obsolète. La servilité américaine pour Israël sur la question des territoires occupés, et le soutien parallèle aux régimes arabes, illégitimes et autoritaires, englobe une problématique qui, au Proche-Orient, dépasse les idéologies. Le discours sur le socialisme révolutionnaire, le panarabisme, et même l’islamisme est tributaire de visions courtes, d’une aliénation culturelle, et de connaissances tronquées (à la commission sénatoriale des affaires étrangères sur l’Irak, en 2007, seuls deux sénateurs sur neuf pouvaient expliquer la différence entre sunnites et shiites) qui néanmoins fait autorité dans les cercles du pouvoir. Ainsi tient-on pour acquis, au Congrès et dans les médias, que l’islam est source de régression sociale et de violence fanatique. Ne manquait plus que Ben Laden comme pilier de la démonstration. Les pirates des Barbaresques, qui terrorisaient les flottes marchandes en Méditerranée au XVIème siècle, sont soudain devenus ceux qui écrasent des avions dans des tours new-yorkaises. L’idée selon laquelle les « Orientaux musulmans » avaient plus à craindre des États-Unis que la situation inverse, a surtout servi à souligner l’aveuglement politique et culturel à saisir les métamorphoses de la sphère arabo-musulmane. De Casablanca à Baghdad, cette masse grouillante, angoissée et frustrée était toutefois capable de s’organiser, découvrait-on en Occident. Aujourd’hui encore, les Américains analysent la crise à partir de Septembre 2001, tout en ignorant les cycles qui ont conduit à cette barbarie. Avant le cauchemar des attaques terroristes, l’Occident n’a-t-il pas été victime d’une hallucination collective ? Laisser les Palestiniens prisonniers sur leur propre terre, vivant au rythme d’une humiliation et d’une répression quotidiennes, garder le silence face au carnage en Tchétchénie, pomper du pétrole arabe tout en fermant les yeux sur la catastrophe anti-démocratique, se féliciter de la reprise en main par la junte militaire en Algérie, tout cela ne devait-il pas renforcer l’idée qu’effectivement les Droits de l’Homme et la démocratie ne concernent ni les musulmans ni les Arabes ? Aujourd’hui les candidats à l’élection présidentielle américaine continuent de se nourrir d’illusions sur le Proche-Orient. Pour McCain, l’engagement en Irak se confirme au fil de l’occupation et du soutien à un régime de complaisance, « quitte à durer cent ans » a-t-il déclaré. On l’aura compris, tout est affaire de démocratie au Proche-Orient, d’ailleurs chaque jour les Irakiens enterrent leurs compatriotes libérés ! Mais pour les conservateurs américains la cerise sur le gâteau c’est la guerre contre le terrorisme qui prime sur tout. Peu importe que Ben Laden soit un produit de la CIA, ou bien que al-Qaeda se soit implantée en Irak seulement après l’invasion américaine. Du côté démocrate, tout est évident dans le soutien inconditionnel à Israël. Ainsi Hillary Clinton est-elle celle qui, au Sénat, a reçu le plus d’argent du lobby pro-Israël : 83.000 dollars en 2006. Le reste suit dans les invitations sur place, histoire de se convaincre que les Palestiniens sont des sauvages qui attaquent ces pauvres juifs installés dans des colonies illégales financées par la diaspora américaine. Dernièrement Clinton a cherché à s’investir dans le rôle d’une Jeanne d’Arc de l’opposition anti-iranienne. Pour sûr le président Ahmadinejad est un illuminé d’une secte shiite, les hojatiyeh. Pourtant en dépit de sa rhétorique belliqueuse, les ogives nucléaires se trouvent en Israël pas en Iran. Reste donc à savoir qui menace qui ? Mais pour un candidat américain en campagne tout geste, toute parole qui fustigent « les ennemis d’Israël » sont bons à prendre. Le terrain est grand ouvert, rappelons qu’en 2008 il n’y a toujours pas de lobby musulman ou pro-arabe aux États-Unis. Enfin, il y a le sénateur Obama. Entre lui et les électeurs se dressait un mot : Hussein, son second prénom. Avant que la campagne soit lancée, c’était un nom fourre-tout, sur lequel les conservateurs comme les libéraux espéraient que l’opinion publique buterait. Or il n’en a rien été. Personne ne s’est laissé prendre à ces chicanes racistes et islamophobes. Disons aussi qu’Obama a su négocier la situation, à force de photos de lui Bible en main, ou à la sortie de l’église le dimanche, par exemple. Comme pour Bush, son idole c’est Jésus, de quoi adoucir les agités de l’intégrisme protestant. Puis il est loin d’avoir déçu sur la question du Proche-Orient. En août 2006 au Sénat, il a voté la résolution de soutien inconditionnel à Israël lors de l’attaque contre le Liban. De même, en deux ans de service, il n’a pas manqué un vote autorisant les contrats militaires à Israël. En fait, le gouvernement américain donne de l’argent à Israël à la seule condition que ce dernier s’équipe aux États-Unis. Dès 2005, le sénateur réserve sa première visite officielle à l’État hébreu. Obama a même eu le flair de recruter le négociateur en chef de Bill Clinton lors des accords de Camp David II. Il est encore temps d’ouvrir les yeux et de cesser de croire à des changements substantiels dans la politique étrangère américaine au Proche-Orient. Demain les discours changeront, les intentions demeureront les mêmes. On peut escompter que s’il devient le président, Obama fera fermer le camp de Guantanamo, qu’il aura un plan, plus ou moins applicable, pour extirper les G.I. du bourbier irakien, ou bien qu’il fera renégocier la dépendance en hydrocarbures d’avec les monarchies du Golfe. Mais pour les grandes questions de fond (la Palestine, la démocratie dans le monde arabe, l’élimination des arsenaux nucléaires), il lui faudra plus que de l’espoir, peut-être une détermination qui peut élever un président américain au-dessus de sa charge de boutiquier planétaire. Mots clésFarid LaroussiFarid Laroussi est professeur de littérature française contemporaine et de littérature du Maghreb d’expression française, à l’université Yale (New Haven, Connecticut). Du même auteur, à lire sur oumma.com :
Vos réactions et commentaires sur cet article : Carnet américain - Un trop proche Orient16 mars 2008
Sephora a dit :
Je destinais ces quelques lignes à l’excellent texte de Bruno Guigue, mais elles peuvent également s’inscrire dans le cadre de cette analyse sur la politique US. La rhétorique insidieuse déclamée par certains intellectuels français, ardents militants de la cause Israélienne, participe d’un vaste stratagème politique à l’échelle internationale qui vise à discriminer le "retour au religieux, notamment islamiste". Il est urgent d’en décrypter les codes, et de rétablir une vérité constamment bafouée sur la scène politique par des philosophes qui dérogent sans scrupules à leur devoir d’éthique et de probité. De retour du salon du livre où j’ai tenu à assister à plusieurs forums, force est de constater que ce discours prévaut largement. Convertie depuis quelques mois, je ressens cela comme une offense au choix intime de mon inclination spirituelle, mais plus grave encore c’est une atteinte manifeste au droit fondamental et inaliénable qu’est la liberté de conscience. Cette volonté sciemment orchestrée, dont l’objectif politique est clair, fait des ravages dans l’opinion déniant à tout croyant, quelle que soit sa confession, tout sens de l’ouverture, de la tolérance, de la critique... C’est précisément au nom de mon sens aigu de l’ouverture et de la connaissance que je me suis rendue à cette manifestation, et que j’en suis revenue désenchantée... Le désenchantement de nos sociétés, voilà un sujet brûlant (peut-être trop ...) sur lequel devraient se pencher nos intellectuels, loin de toute influence lobbyiste funeste. 16 mars 2008
Peut-on se poser légitimement ces quelques questions, depuis quand les palestiniens luttent-ils pour leur pays ? Quand il y a eu le partage en 1948, les palestiniens avaient-ils paricipé aux négociations comme le firent les juifs ou avaient-ils au moins un représentant ? Pourquoi les pays arabes et non les palestiniens avaient refusé le partage de l’époque et maintenant ils réclament le retour aux frontières de 1967, c’est-à-dire en deça du partage de 1948 ? Choukeiry représentait les palestiniens, pourquoi acceptait-il que l’Egypte occupa Gaza et la Jordanie la Cisjordanie ? Le roi de Joudanie Hussein massacra des dizaines de milliers de palestiniens le fameux septembre noir, pourquoi ce fait est passé sous-silence ? Le crime odieux de sabra et Chatila a été commis pas les phalanges libanaises, pourquoi accuse t-on Israel ? Israel est pays de 6 millions d habitants, comment ce petit pays peut-il tenir tête à plus de 100 millions d ’arabes ? Sont-ce des questions idiotes pour certains ?, alors attendez-vous que les mêmes questions se posent dans 1000 ans. 15 mars 2008
ibrahim a dit :
il ne suffit pas remplacer un Blanc par un Noir, ni de remplacer un homme par une femme, pour dire que le monde va aller mieux. Je suis pessimiste et j’attends d’avoir tort... Que Dieu nous protège ! 14 mars 2008
Andalus, je vous appellerais plutôt postandalus. Pour les affinités, vous repasserez ! Vous n’y êtes pas du tout mon cher !. 14 mars 2008
Eder a dit :
J’ai beaucoup ri et pas seulement lorsque j’ai lu la réaction de M. Alandalus. Sa réaction peut impressionner un public néophyte qui découvre les problèmes du Proche-Orient mais qui déclenche l’hilarité pour qui connaît un tout petit peu les enjeux de cette région du monde. Bref vous avez le mérite de nous faire beaucoup rire, ce qui est déjà pas mal en ces temps de tristesse.
14 mars 2008
vivrenpaix a dit :
tres bel ecrit comme d’habitude.le problème ne se règlera jamais et c’est triste.pauvre palestinien de plus la guerre contre le terrorisme est une illusion donc à vie.usa israel main dans la main à vie si l’un coule l’autre suivra.toute cette hypocrisie me fait vomir.dire que ce sont eux qui nous gouvernent mais bon nous devons patienter.que font les pays arabe j’ai honte.je suis musulman et comme le disent certains à cause d’amalgames(j’ai une barbe)donc extremistes lol encore des prejugés.j’aime vous lire tous les articles du site sont objectifs et justes.bravo à vous j’espere vous lire encore longtemps.
14 mars 2008
alandalus a dit :
M. Laroussi, que d’inexactitudes ! que d’erreurs d’analyse ! que d’oublis (probablement volontaires) ! vous dites :
sur la position des différents candidats à la présidentielle américaine, vous montrez justement que l’alliance, et l’amitié, de l’amérique pour israel transcende les clivages politiques mais vous n’expliquez pas pourquoi ! la réponse est : dans leur majorité, les américains savent gré à israel d’avoir toujours été fidèle au camp occidental pendant la guerre froide, contrairement aux régimes arabes ; ils savent que malgré ses défauts, israel reste l’Etat le plus démocratique de la région et de très loin. il y a en plus de vraies affinités sociétales. il n’y a pas besoin d’aller voir l’influence occulte ou pas d’un lobby. David 14 mars 2008
Baaziz a dit :
Seuls les individus qui croient au Père Noël pourraient encore croire qu’Obama pourrait remettre en cause la politique américaine pro-israélienne. Obama fera exactement la même politique, il ne faut pas s’ attendre à un revirement de cette politique. Farid Laroussi le prouve parfaitement par son texte. Ouvrez les yeux...
14 mars 2008
Ralier a dit :
C’est toujours une lecture d’une grande richesse que de lire les analyses de Farid Laroussi.
14 mars 2008
Je remercie F. Laroussi pour nous avoir éclairé sur la situation politique aux états-unis et les véritables enjeux des éléctions présidentiels. Une fois de plus, le soutien inconditionnel à israel sera reconduit ce qui ne laisse pas d’espoir à la plantète d’un avenir serein sur le plan géopolitique, et sans doute sur le plan écologique. Les âmes sensibles à la condition Palestinienne ne doivent compter que sur eux même. Selon Radio-Orient, une manifestation de soutien aux Palestiniens est prévue ce samedi Place de la République à Paris. Tâchons d’être nombreux pour exprimer notre horreur face aux crimes commis par les israeliens et l’indifférence abjecte de la communauté internationale. Le désastre humanitaire de Ghaza co-organisé par israel et les démocraties occidentales, avec les réactions léthargiques du monde arabe, ne peuvent laissé indifférent. Quant au salon du livre de Paris, dont israel est l’invité d’honneur, je pense qu’il faut aller à la rencontre des israeliens. Non pas pour parler de leur littérature, mais c’est une des rares occasions de savoir comment des hommes et des femmes, dont l’histoire a été marquée par tant de souffrances, peuvent ils cautionner un gouvernement aussi barbare. Soyons nombreux à la manifestation de soutien aux Palestiniens ce samedi 15 mars 2008, Place de la République à Paris. 14 mars 2008
ANONYME a dit :
Je ne vois pas d’autre solution si ce n est une autre révolution dans l empire de séoud.Une révolution à l iranienne pour faire décapiter les regimes arabes.ça fait des années et bientot un demi siecle, si ce n est déjà, que ça dure.Très certainement si le hajj n était pas un pilier de l islam j aurai appelé à le boycoter.
14 mars 2008
radowan a dit :
SALAM 3ALIKOUM Et bien on constate qu’inévitablement l’avenir de la Palestine restera aussi flou que son passé, puisse qu’encore une fois répétons le, les pays arabes ont délégué le maintien de cette région aux USA, afin qu’ils puissent eux profiter des pouvoirs et du soutient financier que les USA leurs apportent « Egypte ». De toute façon Israël ne fléchira pas sa politique répressive en vers les Palestiniens tant qu’on n’aura pas une personne au sein d’un des états musulmans comme le roi Fayçal ou par un coup de maitre (il décide un embargo total sur les livraisons destinées aux Etats-Unis) il a réussit à se faire entendre et résultat, les États-Unis ont infléchi leur politique jugée trop favorable à Israël, tout comme l’Europe occidentale et le Japon. (Aujourd’hui on sait que ce n’est plus le cas) Mais il n’empêche que cette homme a fait entendre ça voix et Quand on demandait au roi Fayçal d’Arabie quel est son plus grand souhait, il répondait invariablement : “aller prier une fois encore à la mosquée d’Omar, à Jérusalem”... Dans sa bouche, ce n’est pas une parole en l’air : l’objectif ultime du roi Fayçal était de libérer Jérusalem, rendre aux Arabes une des villes les plus saintes qui soient, après La Mecque et Médine... Il est certain que les arabes ont une carte à jouer mais vont-il prendre le risque de perdre l’amitié qu’ils entretiennent avec leurs ex-bourreaux et peut être futur. Salam 3alikoom 14 mars 2008
C’est assez sidérant pour être relever, dans les écrits de Farid Laroussi, comme ceux de Bruno Guigue ou René Nabe et bien d’autres Vincent Geisser encore, jamais au grand jamais les arabes ne sont décrits comme acteurs de leur destin ! Ils sont décrits , les arabes, comme des petits oisillons attendant la becquée et toujours récrimants ! Le second degré en filigrane de tous les écrits de ces intellectuels ci-dessus, se posant portant en amis des arabes, en réalité montre la nudité desespérante de ces contrées soumises aux volontés malicieuses du grand méchant occident. Pourtant la question du pourquoi mérite d’être posée, la colonisation n’est que la conséquence et ne saurait être la cause de tous leurs malheurs, mais rien à faire, la cause est entendue les arabes sont décrits comme des passifs devant leur Histoire qui est faite par d’autres. Y a t-il espoir ici, sur ce site qu’il y ait un intellectuel arabe, un jour, pour nous expliquer pourquoi ce long sommeil ? 14 mars 2008
Je relève cette phrase "la démocratie dans le monde arabe", sont-ce les américains qui en sont encore responsables ? Farid Laroussi si prompt à donner des leçons aux occidentaux, ne pourrait-il pas consacrer 1% de son temps, en tant qu’arabe, à l’émergence de la démocratie par ses analyses ?
14 mars 2008
djimous a dit :
Bonjour, Je trouve que l’article confirme et peut-être réactualise l’affiliation entre les États-Unis et les israéliens. La question est aujourd’hui tournée vers nos pays respectives du Moyen -Orient, il est peut-être temps accentuer le boycotte universel légitime pour soutenir la Palestine. Rappelons que le nerfs de la guerre c’est l’argent . Merci à toute l’équipe pour l’investissement et la pluralité du site Oumma.com 14 mars 2008
salam : voila encore un sujet bien traité dans oumma.com .Merci Mr Farid LAROOUSSI pour cet article . Il n y a que les naïfs qui rêvent et pensent que la politique étrangère américaine peut changer ; et surtout concernant le monde arabo musulman en général et le moyen orient en particulier . Néanmoins je serais content que Mr OBAMA soit élu président des EU. Et cela pour au moins deux raisons. Primo : Par ce que il est issu de la minorité noire ; d origine africaine et dont les parents et surtout les grands parents de confession musulmane ,en plus avec un 2eme prénom hussein ; tout un symbole . Secondo pour juger vraiment du changement de la mentalité américaine .Espérant qu il ne sera pas assassiné .Pour nous on ne doit compter que sur nous même et sur nos forces vives qu ils faut essayer d unir,et ne rien attendre des autres . wa assalam (moha)
14 mars 2008
Superbe article. La résistance passe en premier par la connaissance.
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