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Lundi 22 Mars 2010
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Carnet américain - Obama : historique et vulnérable
vendredi 12 septembre 2008 - par Farid Laroussi

Les Américains, qui pourtant se targuent de relever tous les défis, ont appris à ne jamais avoir peur pour les autres, mais pour eux-mêmes seulement. Ainsi en est-il de la manière dont les abus contre les droits de l’homme en Irak ou dans les camps de Guantanamo ont vite été escamotés des discours de la campagne électorale. L’énorme défi écologique, lui, ne trouve écho que dans le programme démocrate et encore par la tangente.

Le coeur de la campagne présidentielle bat dans la problématique d’une économie en état de confusion, plus précisément incertaine de dominer encore le monde dans les décennies à venir. Au risque pour Obama et McCain de verser dans l’isolationisme, les points névralgiques de la planète et les responsabilités américaines de l’hyperpuissance sont néanmoins passés au second plan dans une nation qui traverse sa crise la plus profonde depuis la fin des années 1970.

McCain répète tranquillement que tout entrera dans l’ordre une fois un nouveau plan de réductions d’impôts mis en place, le tout accompagné d’un vaste réseau de forages pétroliers dans le golfe du Mexique et en Alaska, et enfin d’un nettoyage en dûe forme des groupes de pression au Congrés, qui mettent à mal le jeu de la représentation démocratique. La guerre continue, c’est bon pour le business et cela montre à la Chine qu’elle doit bien se tenir. A part ça, c’est le désert de propositions républicaines dans un pays qui croule sous les déficits, dont les infrastructures (routières, hospitalières, établissements scolaires, etc.) ont atteint le point de rupture, qui continue de subir les effets dévastateurs de la débâcle immobilière, ou qui voit le taux de chômage en augmentation d’un mois à l’autre tandis que les salaires reculent.

Toutes les raisons sont réunies pour attendre le Messie au sortir des urnes. Ce qu’Obama a profondément modifié dans le discours politique, c’est justement cette notion que le gouvernement seul a les moyens de résoudre les problèmes qui assaillent les États-Unis. Il ne passe même plus de temps à égrainer les erreurs monumentales de l’administration Bush. Aujourd’hui prononcer le nom du président c’est déjà mettre en évidence les dimension du désastre de ces huit dernières années. Obama sait que sur le fond des choses, ses compatriotes ne peuvent plus se permettre le luxe de la colère : ils leur faut des solutions claires, applicables, réalistes, et durables.

La force d’Obama réside dans le fait qu’il s’elève au-dessus du rôle que lui prêterait sa situation : à la fois une voix issue de la minorité, et aussi un batârd (dans le sens sartrien de celui qui concilie deux conditions), blanc et africain. Obama a réduit la distance entre les identités pour y trouver sa liberté de ton et d’action. Il veut décloisonner les relativismes pour mettre chacun face à ses droits et ses responsabilités.

Tandis que des générations durant les chefs de partis et organisations noirs se sont drapés dans un discours militant ethnique, tantôt révolutionnaire tantôt religieux, Obama a vite compris que cela-même qui les séduisait dans l’engagement les condamnait dans le résultat. Il laisse à d’autres le soin de dire s’il est un bon noir, un bon Américain, tout en s’arrogeant, pour la première fois, l’autorité d’un candidat de standing international. Peu importe le cliché, mais le soir où Barack Obama a accepté l’investiture du parti démocrate fut véritablement historique. A l’heure des informations express, on n’a sans doute pas encore perçu toute la portée de l’évènement.

Pourtant le mérite du changement est peu de chose puisque tout reste à faire dans ce grand pays où les médias se sont compromis dans leur collusion avec l’administration Bush lors de l’invasion de l’Irak, et où également le fossé entre les plus riches et le reste n’aura jamais été aussi profond. Rappelons que 1% de la population détient 35% de la richesse nationale. La presse et la télévision ont bon dos de vanter les valeurs américaines authentiques à travers leur couverture fascinée de la candidature d’Obama, alors qu’en 2003, à la veille de l’invasion de l’Irak, ces mêmes médias étaient saisis d’un délire nationaliste post-11 septembre. Il fallait régler son compte à tout ce qui péchait par sa qualité d’arabe ou de musulman. Aujourd’hui Barack Hussein Obama, dans un effet de symétrie inverse, est devenu l’emblème d’une Amérique réconciliée avec elle-même. Ou presque.

La conception que les médias et le monde politique américains se font de la race émane davantage d’un sentiment de culpabilité que d’une quête de vérité raisonnée. Personne n’y gagne, mais personne ne semble en souffrir non plus. Obama, lui même, semble accepter la règle du jeu du non-dit et des euphémismes. Dans ses discours il met en scène sa maman et ses sacrifices de mère-fille issue de la classe ouvrière.

On ressort le père kényan du placard lorsque que les scrupules multiculturels sont trop forts, et sans quoi tout est dévalorisé. Parce qu’il ne vient pas du ghetto de Philadelphie, de Détroit, ou de toute autre grande ville sinistrée par des décennies de désengagement public, Obama suffit à redonner à l’Amérique sa crédibiblité internationale. La tournée au Proche-Orient ou le discours de Berlin du mois d’août illustrent ces attentes. Il fait en quelque sorte coup double : Obama court-circuite la problématique de la condition noire aux États-Unis tout en démontrant que son parcours n’aura été possible nulle par ailleurs que dans son pays.

Ceux qui jouent le mieux sur le registre de la race en politique sont les républicains. Ils tiennent pour maître Nixon qui, après que Johnson a signé la loi sur les droits civiques, a retourné le Sud démocrate (et ségrégationiste) en bastion de l’ultra-conservatisme, voué depuis Bush-fils aux errements de l’intégrisme protestant. Mais comment fonctionne cet encodage raciste anti-Obama ? De manière plutôt simple. Surtout on ne vise pas un individu ou un groupe ethnique particuliers. Le discours républicain va chercher à stigmatiser une crise sociale : travail illégal, violence urbaine, sida, échec scolaire, etc. Reste à l’électeur à reconnaitre un coupable à travers le fait social. La tâche des républicains est d’autant plus aisée que les démocrates gardent un silence gêné sur ces questions qui sont censées être au coeur même de leur programme et action politiques.

Cet été par exemple, n’a-t-on pas entendu dire de la part de Lynn Westmoreland, un représentant républicain de Georgie, que Barack Obama et sa femme, Michelle, sont “uppity”. A un premier niveau on pourrait comprendre que cet élu blanc du Sud traite le couple Obama de snob, de m’as-tu-vu. En vérité dans la culture sudiste le terme “uppity” se réfère aux noirs qui, durant la période qui a précédé la lutte des droits civiques, étaient suffisamment instruits pour faire valoir leurs droits, notamment sur le lieu de travail. Pour étouffer tout voeu d’émancipation, il s’en suivait que ces noirs “uppity” étaient humiliés, licenciés, poussés à l’exil vers les villes du Nord, ou punis par lynchage. Entre 1900 et 1910 le nombre officiel de lynchages contre les noirs (on visait aussi les catholiques, les juifs, les homosexuels, etc.) depasse les 800. L’idée de jadis, comme celle d’aujourd’hui, est que chacun devrait rester à sa place.

Dans le même registre des subtilités racistes, Geoff Davis, un représentant républicain du Kentucky, a déclaré au sujet d’Obama : “Pas question que ce ‘boy’ puisse poser le doigt sur le bouton nucléaire”. Sommé de s’expliquer, l’élu blanc a précisé qu’il faisait allusion aux 26 ans de différence d’âge entre les deux candidats, et qu’Obama, comparé à McCain, lui semblait manquer de mâturité d’où le terme de “boy”. D’aucuns se sont pressés de lui rappeler que durant la crise des missiles à Cuba, Kennedy avait le même âge qu’Obama aujourd’hui. Le fin mot est que les républicains ne peuvent pas se permettre de s’aliéner l’électorat blanc, chrétien, et que parfois ils se rendent coupables des dérapages les plus obscènes.

De son côté Obama ne se livre à aucune réaction face au racisme et d’une certaine manière il se place dans un rapport politique national tourné vers l’avenir où justement les blancs, protestants, ne constituent plus la majorité, comme ce sera le cas dès 2040. C’est peut-être là le signe de mâturité chez lui. Tout n’est pas gagné pour autant. Dans le camp démocrate on sait qu’il y a un noyau dur de 20% environ qui préfèrera McCain à un candidat noir. Peu importe qu’une administration républicaine continue de sacrifier les intérêts de la classe moyenne sur l’autel d’un capitalisme de plus en plus débridé, il y aura toujours des blancs qui voient en Obama un faux Américain, ou un Américain qui ne sied pas à la Maison Blanche.

Quand bien même Obama se concentre à 100% sur les questions économiques, la réalité de son identité reflue sur sa campagne. Parfois on apprend que les services secrets mettent déjà en place les scénarios anti-attentats si Obama venait à devenir le prochain président. Ainsi le goût de l’ambition politique partage-t-il chez lui la saveur de l’existence. C’est bien ici que nous approchons le vrai problème politique américain aujourd’hui. L’idéologie républicaine tient à ce qu’elle obéit à moins de règles possibles. En d’autres termes, et au sens vulgaire, c’est l’anarchie teintée d’un soupçon de morale chrétienne qui suffirait à son homme. Obama, lui, cherche à redonner un ordre, par la même une dignité, à ce que signifie être américain : se faire exister pour ne plus se faire avoir. Et ça ce n’est pas un rêve, mais l’histoire.

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Farid Laroussi

Farid Laroussi est professeur de littérature française contemporaine et de littérature du Maghreb d’expression française, à l’université Yale (New Haven, Connecticut).

Du même auteur, à lire sur oumma.com :

Vos réactions et commentaires sur cet article

27 octobre 2008

Saalut,

Bush a réussi là où les plus optimistes des musulmans ont échoué ! Eh oui, il a réussi à presque faire élire le musulman Barak o’bama comme président des USA. Il est vraiment trop fort. Le contre pied de tous les coups mis dans le monde musulman par la famille Bush se retourne contre elle.

Question : pourquoi Barak o’bama cache sa vraie religion ?! Pouvez vous lui poser la question ?

11 octobre 2008
Après avoir écrit un premier article sur mon blog, le blog du storytelling http://blog.ifrance.com/storytelling, prédisant la victoire de McCain sous le prisme du storytelling, les dernières évolutions (sondages et débat) m’amènent à écrire un deuxième article, dans lequel je maintiens la prédiction d’une victoire de McCain sous l’angle du storytelling.
17 septembre 2008
a b a dit :

Claude suffit-il que des musulmans discutent d’Obama pour penser qu’ils le trouvent sympathique ?

Comme beaucoup je suis sceptique concernant le fond du modèle américain dominé par le monde du spectacle et des affaires

On peut cependant comprendre que des musulmans puissent espérer qu’un président différent aux US puisse avoir une politique différente à leur égard.

Ce qui n’a rien d’illégitime compte tenu des différentes politiques pro-sionistes qui font des milliers de morts dans le monde musulman.

Espérer quelque chose d’un président US Quel qu’il soit c’est se leurrer et nous ferions mieux de nous prendre en main et de nous assumer seul

Bien sûr les US peuvent très bien nommer Obama histoire de redorer un peu leur blason, utiliser un peu plus l’arme diplomatique plutôt que l’arme militaire.

En gros, nommer Obama, c’est aussi une façon de souffler et de consolider ses positions

Après si Obama est élu ce sera de toute façon quoiqu’on en dise un évènement en soi

Il ne me semble pas qu’Obama soit musulman

16 septembre 2008
une musulmane a dit :

Derrière les idées "vertes", très séduisantes, semble se profiler (j’espère me tromper) un projet de société où la qualité de vie, non seulement ne sera réservée qu’aux riches mais éradiquera les pauvres dont le nombre grossira de plus en plus.

On voit pointer une tyrannie verte (en plus des autres tyrannies) qui nous obligera petit à petit à nous conformer à des normes que la plupart des gens ne pourront pas se payer.

J’ai tendu l’oreille avec attention lorsque j’ai entendu le Pape Benoît XVI dire qu’il fallait chercher la vérité et se méfier des "valeurs" car c’est derrière le paravent des "valeurs" que beaucoup de malfaisance se cache.

15 septembre 2008
Malik Gee a dit :

Il y a une candidate très intéressante dans l’élection présidentiel US (et oui, malgré les apparences, les USA ont un système multiparti pas bi-parti), c’est Cynthia McKinney qui représente Les Verts.

J’avais entendu parler d’elle la première fois il y a plusieurs années de ça quand alors siégant au congrès dans les rangs du parti Democrate, elle était parmis les premières élus à remettre en cause la version officiel du 11 septembre...

Quand on parle de changement, voilà quelqu’un qui incarne un vrai changement en profondeur.

Dommage que comme les autres petit partit elle n’est aucune chance d’etre élu... puisque la machine médiatique l’ignore complètement.

Je suis résident aux USA, mais n’est pas le droit de vote, sans ça, elle aurait mon vote sans hésitation.

Salam.

15 septembre 2008

Je ne crois pas qu’Obama puisse être élu

Il représente certes un espoir de changement mais je ne crois pas qu’ils correspondent à l’époque.

Je crois que les américains choisiront la confrontation et MC Cain qui les invitent à "se battre"

Et pour tout dire, je préfère Bush à MC Cain...

15 septembre 2008
fatah a dit :
article bien optimiste à l’égard d’obama. Pendant sa campagne il a été rassuré le lobby sioniste e son soutien sans condtions d’Israel ainsi que l’a montré sa tournée au moyen orient. Les président etats-uniens ne sont que les pions des véritables décideurs que sont les puisssant industiels de ce pays et certains lobby.
14 septembre 2008
al falsafi a dit :
Petite clarification à ce qui est une mystifcation Obama : Tous les présidents américains sont mandatés par ce que l’on appelle par euphémisme les lobbys ... Je dirais qu’il serait plus facile de continuer la politique d’agression et de guerre contre le "pauvre" parce que pathétique monde "musulman"...Les "Etats-Unis- contre tous ceux qui ne leur ressemblent pas" est une excroissance de l’humanité...avec des millions de morts à sa charge
13 septembre 2008
Rachid ZANI a dit :
Claude ,oui et encore oui. Avoir des origines musulmanes est une chose , les divulguer en est une autre. Si bien que lorsqu’un prétendant au plus hautes fonctions se démêle dans ce giron occidental rigoureusement hermétique à toute islamité ,avoue ouvertement qu’il en a quelques bribes,son courage procure naturellement une sympathie certaine. Quant à savoir si son programme a du bon ou non,seule l’hypocrisie médiatique du moment se prévaudra de nous donner quelques explications et de répondre à votre question. Vous y croyez,Claude à un programme honnête et sincère ? L’exemple français n’en est-il pas la démonstration évidente ?
12 septembre 2008
amazone a dit :
Claude : Je ne sais pas trop comment prendre votre question : "Suffit-il qu’un candidat ait des origines musulmanes pour qu’il vous soit sympathique sans analyser au fond son programme ?" En tant que musulmans que nous sommes et dotés d’un cerveaux comme les chrétiens et les juifs, je répondrai effectivement que ce ne sont pas ses origines musulmanes qu’il le rend sympathique mais son programme qui nous semble beaucoup moins comment dire... "facho" que celui de Mc Cain. Le fait qu’il soit musulman ou pas n’est pas un critére de selection et pour vous ?
12 septembre 2008
Fredo a dit :

Les frannçais voteraient parait -il à 80% pour Obama. Voteraient-ils sur la base d’une bonne connaissance de son programme ou bien sont-ils influencés par la médiatisation outrancière dont bénéficie Obama ?

A part cela, l’article est très intéressant.

12 septembre 2008
Loucs a dit :
Obama n’incarne pas du tout le changement. L’ Obamania n’est qu’une nouvelle illusion médiatique. Si Obama est élu, les déçus se compteront par millions.
12 septembre 2008
Badr a dit :

On fait l’éloge d’Obama, pourtant on devrait réellement se poser la question : est il porteur d’un espoir pour la paix ? Car dans le site internet : contre-feux un article sur Obama intitulé "Obma, Israël et les musulmans" annonce :

"Palestiniens qui avaient trouvé en lui un interlocuteur qui apporterait enfin une issue favorable dans la politique américaine à leur égard, ou tout du moins aurait un discours modéré, ont été sérieusement déçus. Ils l’avaient déjà été suite à son discours refusant catégoriquement le droit au retour des réfugiés. L’affirmation : "L’Etat d’Israël doit garder son identité juive" apparaît plutôt exclusive."

12 septembre 2008
Lola a dit :

Réponse à Claude :

Si ses origines musulmanes en font un ennemi de l’Islam moins acharné, oui, en effet, cela nous le rend plus sympathique. Quoi de plus normal ?.

Quant au reste de l’article, il est écrit de telle manière que nous nous trouvons partagés entre une empathie pour les problèmes économiques des américains et les menaces que cela pourrait entraîner encore pour d’autres peuples de la planète.

Ordre ou désordre ?. That is the question.

Le message d’Obama serait donc : moi ou le chaos.

12 septembre 2008
Abou Tahar a dit :
Personne n’a ecrit qu’Obama etait musulman. Lui-meme a mis les choses au clair, par le truchement des ses declarations sur sa vie de chretien. Les gens (y compris les musulmans) le soutiennent parce qu’il est enfin une alternative credible, meme s’il est vrai que son programme a besoin d’etre sans cesse precise ou developpe. La plaisanterie qui court aux Etats-Unis est que l’electeur va avoir le choix entre un type a moitie-noir et un autre a moitie-mort.
12 septembre 2008
Waglioni a dit :

Je n’ai pas tout compris. J’ai pourtant saisi que les références rhétoriques de l’auteur se situaient du côté de Sartre (une particularité, un charmant régionalisme pourrait-on dire, qui ne se trouve plus, en effet que dans les milieux universitaires d’outre-Atlantique), mais je suis sans ressources face à l’énigme de la phrase finale : "se faire exister pour ne plus se faire avoir". C’est du Sartre, et cela fleure bon les années 1950, mais c’est tout ce que je puis en extraire, tel le parfum d’un vieux flacon. Merci donc à l’auteur de me donner ainsi mon quart d’heure de réminiscence proustien.

Sur O’Bama, j’aurais voulu avoir quelque élément concret pour nourrir une réflexion. Par exemple comment expliquer son "let us make war-not-love" contre l’Afghanistan ? Comment le gentil contestataire anti-système s’est mué en conformiste va-t-en guerre pour sauver le dit système ? Est-ce uniquement pour se faire élire, quitte à renouer avec ses convictions une fois élu ? Et un président US, quel qu’il soit, peut-il changer le système ? Etc., Etc.

@Adnane, ce n’est pas un lapsus, et cela ne révèle absolument rien. Il voulait simplement dire : "est-ce que mes adversaires (les républicains), vont encore me parler de ma supposée foi islamique ?" Car un des argument employés par la campagne de McCain est justement de laisser entendre que O’Bama est musulman, autant dire le diable pour une oreille d’électeur aux US.

12 septembre 2008
Claude a dit :
Je vous remercie M. Laroussi pour cet article très enrichissant. Je voudrais poser une question aux musulmans. Suffit-il qu’un candidat ait des origines musulmanes pour qu’il vous soit sympathique sans analyser au fond son programme ?
12 septembre 2008
Barorfio a dit :
Je vis aux Etats-Unis, je voterai Obama, car il incarne réellement le changement. Macain est petit Bush, mais un Bush quand même !
12 septembre 2008
Adnane a dit :
Bonne analyse, petite info, savez-vous que récemment Barack Obama a fait un lapsus "révelateur ?" au cours d’un entretien où il a dit au sujet de "ma foi musulmane", puis le journaliste le reprend vous voulez dire au sujet de foi chrétienne"
12 septembre 2008
article excellent - félicitations pour cette analyse subtile et intelligente.

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