Friday 16 May 2008

Carnet américain - L’heure de vérité pour Obama ?

Par Farid Laroussi
mercredi 30 avril 2008

La nouvelle victoire de Hillary Clinton, en Pennsylvanie cette fois-ci, après l’Ohio et le Texas le mois dernier, risque de changer la donne de la course à l’investiture démocrate. Non pas que la sénatrice se place désormais en première position devant son adversaire, Barack Obama, ni qu’elle jouisse d’un soudain avantage financier dans son budget de campagne même si, selon son QG, elle aurait reçu dix millions de dollars de dons au cours des vingt-quatre heures qui ont suivi l’annonce de sa victoire.

En vérité, là où Clinton a marqué des points, c’est en termes d’impression faite sur l’électeur et dans la machine politique nationale. Les superdélégués, eux, sont aussi sensibles à la donnée comptable qu’à la nouvelle situation qui voit Clinton faire mieux que survivre à chaque primaire, même l’emporter dans les États les plus peuplés (la Californie, New York, le Texas) ou dans les États qui sont la clé de la victoire (l’Ohio, la Pennsylvanie, peut-être la Floride). Sans doute, avec ce nouveau succès, a-t-elle réactualisé un charisme et une autorité qui lui faisaient défaut depuis le début de cette désormais longue course.

Obama, lui, continue de dominer tant par le nombre de délégués acquis à chaque scrutin (une avance de prés de 150) que par son son budget quasiment deux fois supérieur à celui de la sénatrice de New York. Les experts, toutes tendances confondues, le donnent toujours gagnant. Pas étonnant que McCain dirige ses attaques contre Obama, en ignorant royalement Clinton. Pourtant compte tenu du résultat de la dernière primaire en date, on ne peut s’empêcher de penser que quelque chose s’est produit, un sentiment qui transcende la réalité des chiffres.

Tout d’abord rappelons que la durée de cette campagne n’a rien d’exceptionnel. En 1992, Bill Clinton n’a décroché l’investiture démocrate qu’en juin, de plus tous les sondages le plaçaient derrière son adversaire républicain, George H. Bush. Rien donc qui ne serait banal dans la présidentielle de 2008, si ce n’était que pour la première fois dans l’histoire des États-Unis le candidat d’un des deux grands partis sera soit une femme blanche soit un homme noir. Outre ce phénomène d’historicité et de rupture, il faut souligner que Hillary Clinton et Barack Obama sont deux prodigieuses bêtes politiques.

On le voit bien ici avec un noir, juriste renommé, pressenti comme futur juge à la Cour Suprême, adoubé par la tribu patricienne des Kennedy, et en face, une femme dont les efforts et l’ambition n’ont rien à envier au plus tenace de ses homologues masculins, ne serait-ce que par son talent à s’être parachutée dans l’État de New York et à y avoir remporté la sénatoriale deux fois. Au moment où la question ethnique recouvre, sans lui donner aucun concept, une singularité à la fois discriminatoire et démocratique, Obama refuse de jouer cette carte.

Ainsi lors de la commémoration du quarantième anniversaire de la mort de Martin Luther King, le 4 avril, Obama a-t-il pris ses distances, en arguant de la dimension nationale et non communautaire de l’évèvnement. Clinton, elle, réagissant à la méfiance d’une partie de la classe moyenne blanche généralement centriste, les fameux « Reagan Democrats », y va de sa posture machiste. N’a-t-elle pas déclaré, dernièrement encore, que si l’Iran attaquait Israel alors qu’elle serait présidente, elle donnerait l’ordre de rayer de la carte par leu feu nucléaire la nation chiite.

l semble donc qu’avec le vote en Pennsylvanie la campagne électorale démocrate ait fait un détour, sinon pour éclairer du moins pour situer un problème. Du simple point de vue mathématique, Hillary Clinton n’aura pas assez de voix pour prétendre recevoir la majorité des délégués lors du congré du parti en août. Nonobstant son pactole de délégués déjà engrangés, Barack Obama donne des signes de fatigue. Est-ce une réelle baisse de régime, ou bien serait-ce là un symptôme qu’il peine à être un vrai rassembleur ? Relève de cette question son appartenance ethnique, comme l’illustrent des sondages persistents selon lesquels environ 30% des électeurs qui se reconnaissent dans le programme démocrate ne se sentent pas prêts à voter pour un candidat noir à la présidentielle.

On imagine que, lors du scrutin national en novembre, la ligne de partage sera encore plus marquée chez l’électeur républicain, plus conservateur et circonspect sur tout ce qui touche aux discours et à la visibilité des minorités, noirs et latinos en particulier.

Plus inquiétant encore, prés de 30% des électeurs de Clinton déclarent que si le choix en novembre devra se faire entre Obama et McCain, ils voteront pour ce dernier. Des clivages commencent donc à apparaître. Certains s’inscrivent depuis le début de la campagne dans une espèce de partage démographique. Par exemple, Obama reçoit en moyenne 70% des voix des moins de 30 ans, alors que 60% des seniors reportent leur choix sur Clinton.

Il y a aussi une distinction sociale de plus en plus insistante, et cela pas forcément à l’avantage d’Obama. A une écrasante majorité, les diplômés du supérieur votent pour ce dernier, mais Obama n’accroche toujours pas avec la classe ouvrière et le monde rural. On l’a clairement vu dans l’Ohio, en Pennsylvanie, et peut-être encore le 6 mai dans l’Indiana. Or depuis Reagan, aucun candidat n’a accédé aux fonctions suprêmes de l’exécutif sans gagner dans l’Ohio et en Pennsylvanie. États pivots s’il en est, qui recoupent tous les paradigmes socio-économiques, culturels et ethniques nationaux.

Une des accusations récurrrentes à l’endroit d’Obama est qu’il passe aisément pour un élitiste, ce qui dans le jargon culturel américain signifie que c’est un intellectuel. Faille politique dans un pays qui se targue d’être la terre du commun des mortels, pragmatique de préférence, et surtout pas cérébral. Chacun se souviendra qu’une des raisons du succès de George W. Bush en 2004 est qu’il était à l’image « du type avec qui on prendrait une bière », tandis que John Kerry présentait « la tare » d’être francophone et francophile. Quoiqu’on en pense, la diversité américaine ne fait pas la part belle au cosmopolitisme, intellectuel ou autre.

Il faut aussi ajouter que les couacs de campagne finissent par établir une typologie. Clinton prend des libertés avec la vérité et voit midi à toutes les pendules. Et Obama devient à son corps défendant un candidat noir qui a bien réussi mais devra faire ses preuves. Ce que l’on est en train de découvrir au cours de ces mois de campagne pour l’investiture est qu’il s’installe dans la psyché américaine deux raisons : la raison des faits et la raison de la fiction.

D’un côté, la nation dans son écrasante majorité en a soupé des deux mandats de Georges W. Bush, et la perspective d’un autre républicain qui paraît vouloir suivre le programme de l’hôte de la Maison Blanche (maintien de l’occupation américaine en Irak, nouvelles réductions fiscales alors que le budget est exsangue et le pays endetté jusqu’à la fin du siècle, aucun engagement pour la protection de l’environnement, etc.). D’un autre côté, l’Amérique aime à se convaincre qu’elle est prête pour se choisir un président noir. Cette positivité politique repose en fait sur un refoulement. On voit bien, qu’alors que les échéances se précisent, l’idée d’un noir à la Maison Blanche n’est plus aussi manifeste, disons intelligible. Sans compter que les républicains n’ont pas encore ouvert le feu sur Obama.

Ce qui fut tout l’enjeu de la campagne de 2008 semble se soustraire à une sorte de soupçon. Quand Hillary Clinton, et certains médias, demandent à voix haute si Barack Obama est prêt pour assumer les responsabilités de commandant en chef, le message consiste à proclamer qu’il faut regarder au-delà de ce sentiment de bonne conscience qui fait croire que la société américaine aurait enfin cessé d’être raciste. Pour ne pas arranger ses affaires, Obama s’avère être peu convaincant sur les questions économiques, ce qui l’handicappe à l’heure où les Americains s’inquiétent de l’inflation, de la crise des hypothèques, de la faiblesse chronique du dollar, de la flambée des cours du pétrole et celle des matières premières alimentaires.

La guerre en Irak est passée au second plan. Bref, alors que la crise se précise, l’électeur ressent le besoin de trouver une valeur refuge dans son candidat. Quoique Hillary Clinton n’ait rien de nouveau à proposer, qui soit éloigné du programme d’Obama, elle est blanche et son nom est associé à la Maison Blanche des années 1990, période durant laquelle le pays était en paix, vivait dans la prospérité et les surplus budgétaires.

Pour le moment il n’y a pas le feu au lac en ce qui concerne la campagne d’Obama. Les deux points qu’il doit néanmoins corriger au plus vite sont l’indifférence de l’électorat populaire à ses idées et discours, et ne pas se laisser enfermer dans l’agencement fictionnel selon lequel il serait à la fois le noir qu’une nation fracturée attendait et le noir que l’inconscient collectif ne peut toujours pas accepter. C’est beaucoup pour un seul homme, mais jusqu’à présent Obama a réussi à prouver qu’à rebours de la discrimination il y avait la distinction.

Farid Laroussi

Farid Laroussi est professeur de littérature française contemporaine et de littérature du Maghreb d’expression française, à l’université Yale (New Haven, Connecticut).

Du même auteur, à lire en ligne sur Oumma.com :

Vos réactions et commentaires sur cet article

le 5 mai 2008

Neil ce que tu dis n’est pas logique ce qu’à dit Hilary Clinton ne laisse pas de doute à l’interprétation, cela signifie purement et simplement que quoiqu’il arrive Hilary fera la guerre à l’Iran pour défendre israël. Par extrapolation cela signifie que tant que l’Iran sera, les usa la considèreront comme une menance pour israël et lui feront la guerre par tous les moyens et même les pires. Par exemple, si Hilary est présidente et qu’israël attaque l’Iran et que celui-ci riposte, elle attaquera l’Iran voire le rayera de la carte.

Pas besoin de jouer au plus fin ni sur les mots avec ce genre de déclaration fanatique et sans équivoque.

Cette déclaration est ni plus ni moins qu’un aveu sur ce qui guide et qui a guidé la politique américaine au moyen orient. Je pense et ce genre de propos le confirme que la première raison de la guerre du golf n’est pas le pétrole mais israël (cf. discours de bush père où il se défend face aux lobbies sionistes à qui il rappelle le service rendu par la la destruction de l’Irak).

J’ai trouvé un article intéressant où un américain dont les enfants ont servi dans l’armée us dit sans ambages ce qu’il pense :

http://eutopic.lautre.net/coordination/spip.php ?article2727

Par Neil - le 4 mai 2008

"que si l’Iran attaquait Israel alors qu’elle serait présidente, elle donnerait l’ordre de rayer de la carte par leu feu nucléaire la nation chiite"

L’hypothèse n’était pas celle d’une simple attaque d’Israël, par des armes conventionnelles. C’était une hypothèse d’attaque nucléaire. Ce qu’a dit Hillary Clinton est suffisamment terrible pour qu’il ne soit pas nécessaire de déformer la logique de son propos.

On ne peut pas non plus réduire l’Iran à une "nation chiite". L’Iran est un pays complexe avec des minorités notamment sunnite, chrétienne, bahaïe.

le 2 mai 2008

Christophe Meunier, Tu devrais te renseigner sur le sens du Djihad ce n’est rien de que l’on puisse réprouvé au contraire.

C’est clair si tu t’arrêtes à la vision lavage de cerveau, tu ne vas pas bien loin.

Au pire le Djihad armé, n’est pas agressif mais défensif et le droit à l’auto-défense est même pour les nations unies un droit inaliénable.

On a voulu faire un amalgame volontaire afin de discréditer l’Islam dans le cadre du choc des civilisations.

Le terrorisme est par contre condamnable dans la mesure où il vise principalement les populations qu’il prétend défendre Mais tout cela reste très "valeur médiatique" dans la mesure où un attentat contre une caserne américaine en Irak sera qualifié d’acte immonde et barbare alors que Quatanomo sera critiquée du bout des lèvres et que l’attaque des villages aux missiles sera justifié par la cible prétendument visée (activistes, islamistes, ...).

israël a introduit dans la conscience collective la notion "d’attaque préventive" qui balaie d’un revers de la main toutes les notions de droits même les plus élémentaires.

La guerre du golf a montré que les médias était une arme de guerre et que les maîtriser n’avait rien de compliquer, au pire il suffisait de tuer les journalistes un peu trop gênant.

Au début de la guerre, en Irak, la couverture médiatique de l’évènement empêchait les américains d’annoncer la victoire. Un tank américain a tiré sur des journalistes tuant des espagnols notamment et suite à cela, Al Djazira, le seul grand média non aligné, a plié bagage d’Irak. Juste après les américains annoncent la victoire...

le 2 mai 2008

Ben en fait Obama ne veut pas que l’on dise qu’il est noir. En plus, il paraît que sa femme Michelle s’évertue à présenter sa famille comme étant issu de la classe moyenne et connaissant les difficultés de cette tranche de la population. Cet Obama il a tout faux, il ne veut pas reconnaître qu’il est noir et trouve qu’il n’y a rien à en dire. Il refuse toute critique d’israël et ne veut absolument pas heurter la sensibilité blanche.

Il a de drôle de méthodes pour rassembler. Il aurait dû s’inspirer de Sarkozy en mettant des claques à tout le monde tu es sûr que tout le monde est content. Il aurait dit "y en a marre des racistes et des fainéants" il aurait mis tout le monde d’accord. En politique c’est simple, il faut être d’accord avec tout le monde et personne surtout pendant la campagne.

Par Christophe Meunier - le 1er mai 2008
Oui, en un sens, je suis tombé du berceau : je suis classé malade mental, et menacé de 2 ans de prison pour délit d’opinion sinon. Comme peut-être aux USA ces pasteurs intéressants qu’a reniés Obama.
le 1er mai 2008

Christophe Meunier que t’arrive-t-il ? tu es tombé du berceau ? Comment ça se fait que tu aie échappé au lavage de cerveau ?

Remarquez bien qu’avec la mondialisation on va avoir des phénomènes contradictoires et éphémères : des va et vient entre obscurantisme et optimisme en passant par le populisme, le nationalisme, l’échange inter culturel, etc... Tout ça au gré de l’opportunisme.

Enfin de compte, il y a belle lurette que l’occidentalisation des esprits est planétaire, tout le monde a la télé et il semble que personne n’est épargné. Même si la télé ne nous montre que ce qui est mal, c’est dommage qu’il n’y aie pas plus de figures musulmanes dignes de ce que l’on connaît, mais bon, déjà que les princes saoudiens ne font que de la politique et pas de religieux alors forcément.

Je suis d’accord le problème c’est bien la politique. Mais on a admis qu’un leader c’était forcément voyou avec un égo démesuré et que cela nous permettait d’avancer alors on va pas se plaindre.

Bon et bien tout le monde va se mettre à ronger la planète à grande vitesse et à ce train là c’est clair qu’on va réussir à rapprocher les peuples, par la force des choses.

Par Malik Gee - le 1er mai 2008

Obama s’embourbe un peu c’est sur, enfin hier il a complètement laché sont ancien pasteur...

Je crois qu’il fait face à un mur qu’il ne veut pas franchir... Le pasteur Jeremiah Wright, émet la possibilité que le SIDA ait été créé pour déssimer les populations noirs, il critique Israel et soutient les palestiniens, il concidère Farakhan comme un briant porte parole de la communauté noir, et tout ça c’est trop pour Obama... déjà Obama avait pas trop aimé quand Farakhan avait annoncé son soutient d’Obama... A bien des niveaux Obama est dépassé par une certaine réalité. Le sermon que Martin Luther King allait prononcer le dimanche suivant son assassinat, devait s’intituler "Why America May go to Hell"... la réalité de l’amérique noire que King décrivait sur la fin de sa vie, celle que Farkhan ou que Jeremiah Wright décrivent est au dela que ce que peut admettre Obama en tant que candidat à la présidence... Je trouve que ce n’est pas en son honneur...

Avant-hier les 3 policiers qui avaient tué et tiré 50 balles dans le corps de Sean Bell, y a quelques années dans le Queens, la veille de son mariage en sortant d’un strip club ou il avait avec ses amis enterré sa vie de garcon, ont été acquités... 3 flics (dont 2 noirs) shootent 50 balles dans un jeune noir, non armé, la veille de son mariage... sont acquités... bienvenue en Amérique...

Par Assad - le 1er mai 2008

Personnellement, je me fiche qu’Obama soit Noir. Il n’a pas rompu la logique de soutien inconditionnel des USA avec Israel, et cela me suffit largement à ne pas le soutenir.

Tant qu’un candidat ne déclarera pas qu’il est temps pour les USA de stopper leur soutien à Israel, qu’il est temps de sortir d’Irak et d’Afghanistan, et qu’il est temps de stopper cette logique impériale guerrière mondiale, je ne le soutiendrais pas !

Par Christophe Meunier - le 30 avril 2008
Pour Latifa : mea culpa, il semble effectivement y avoir ici ou là des musulmans et des chrétiens estimables. Mais le problème ne concerne pas que quelques dirigeants auto-proclamés, plutôt des classes dirigeantes toutes entières et approuvées par vote populaire ou acclamation publique, grâce au lavage de cerveau depuis le berceau... avec l’approbation des prétendus détenteurs de l’intelligence et de la Vérité incontestable.
le 30 avril 2008

P(homme metisse président des us)=0. Puis Obama, Clinton ou Mc Cain ne sont que les marionnettes au mains de lobby mercantiles et intégristes.

NG.

Par latifa - le 30 avril 2008
ce n est pas les religions qu il faut interdire, mais plutot les dirigeants paranoiaque de tous bord
le 30 avril 2008

Arrêtez de rêver il n’y aura aucune alternance aux états-unis. La politique us dans le monde suit une trajectoire unique depuis des décennies.

Ce n’est pas d’un coup de baguette magique que les choses vont être différente. Depuis l’arrivée des démocrates au pouvoir, qu’est-ce qui à changer ? Le blabla pour éventuellement préparer une sortie en cas de besoin, dans les faits ils votent ce que demande bush.

le 30 avril 2008

Je n’y vois aucun intérêt ce n’est pas la première fois qu’un noir se présente à l’investiture démocrate. Tout ce que l’on peut constater concernant Obama c’est qu’il doit montrer patte blanche et qu’il traine encore comme des boulets sa couleur et ses convictions qu’il est obligé de nier l’un et l’autre. Comme des hontes.

Le président dans un pays est là pour faire de la com. le reste se passe en coulisse, je ne crois pas qu’Obama est quoique ce soit en coulisse. Dans la mesure où il est incapable de fédérer sur des idées fortes pour une amérique nouvelle, je ne vois pas quel poids il pourrait avoir même en tant que président. Il ne fait d’ailleurs que consolider les méfiances à son égard et répondre sur la défensive avec toujours la même attitude de l’oncle tom être plus royaliste que le roi.

Par Christophe Meunier - le 30 avril 2008
"(Hilary) Clinton (...) déclaré, dernièrement encore, que si l’Iran attaquait Israel alors qu’elle serait présidente, elle donnerait l’ordre de rayer de la carte par leu feu nucléaire la nation chiite." Comme la position (prétendument adverse) de George W.Bush, comme la position (prétendument indépendante et laïque) de Nicolas Sarkozy, cela me semble relever du crime contre l’Humanité pour raison religieuse, en tout point comparable à la position de Ben Laden. Si nos prétendus "intellectuels" n’étaient pas que des érudits sans cervelle (ou sans honnêteté), au moins une voix nous le dirait. Djihad, Inquisition, croisade, sionisme nucléaire, même combat - moi je serais d’avis d’interdire ces religions monothéistes sanglantes.
Par adib - le 30 avril 2008

Intéressant article qui montre les limites du changement dans la société américaine pourtant une des plus ouvertes et des plus mobiles du monde occidental. Effectivement les 30% des électeurs de Clinton qui voteront républicain si Obama est l’élu démocrate posent un vrai dilemme et semble indiquer une victoire des républicains en Novembre face à Obama. Mais que restera t il de ce pourcentage une fois les primaires terminées et si un vent d’apaisement et de réconciliation traversera le parti démocrate.

Actuellement Obama devance Clinton d’environ 150 délègues élus il est presque a égalité avec elle dans le nombre de super délégués soumis au vote populaire (sénateurs, gouverneurs, maires….). Elle le devance dans le nombre des super délégués non élus (cadres et dignitaires du partie). A supposer que ces chiffres se maintiennent jusqu’a la fin des primaires. Est-ce que les dignitaires du parti peuvent aller contre la volonté populaire.

Apparemment beaucoup dépendra du moment et de la façon que l’un des deux candidats se décidera à concéder la victoire

Réagissez !

modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?

(Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Lien hypertexte (optionnel)

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d'informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)

Recherche

Flux RSS 
Abonnement mail
Version mobile

L'actu caricaturée

oumma media musulman islam de france