Brigitte Bardot : le retour…

Un Aïd sans les rituelles mises en demeure de Brigitte Bardot, ne serait plus un Aïd à la française… L

mercredi 16 septembre 2009

Un Aïd sans les rituelles mises en demeure de Brigitte Bardot, ne serait plus un Aïd à la française…

L’ancienne star, reconvertie en grande prêtresse de la cause animale, est familière des coups de communication tournant aux incitations pitoyables à la haine raciale, qui lui ont valu non seulement d’entacher irrémédiablement son image, mais également cinq comparutions devant la 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris.

A l’approche de la fin du Ramadan, ne pouvant décemment pas rester sans se rappeler au bon souvenir de Nicolas Sarkozy, elle a fait livrer à l’Elysée un mouton en peluche grandeur nature, en guise de rappel à l’ordre…

Se lamentant sur l’inertie ministérielle de l’Intérieur et de l’Agriculture, Brigitte Bardot, qui a fait du sacrifice des moutons selon le rite musulman son cheval de bataille, alterne savamment les scènes d’émotion et de fermeté pour déplorer un « véritable retour en arrière » et réprouver le peu d’empressement que manifestent les autorités dans l’arbitrage en faveur de l’étourdissement préalable des animaux.

Se remémorant l’époque bénie de l’entente cordiale avec Dalil Boubakeur, alors président du CFCM, qui la rejoignait sur le principe de l’étourdissement préalable puisque ne s’opposant pas aux textes religieux, celle, dont la sympathie pour les thèses nationalistes a fait couler beaucoup d’encre, dénonce la dérogation au régime général dont bénéficient ces abattages en France, contrairement aux promesses que lui avaient faites Nicolas Sarkozy en 2007, alors ministre de l’Intérieur et des Cultes.

Redoublant toutefois de prudence, Brigitte Bardot insiste sur le fait « qu’il ne s’agit nullement d’un problème sur le fond et la pratique religieuse des musulmans de France, mais sur la forme. Aussi, j’en appelle à leur compassion ».

Un ton et une circonspection qui tranchent avec le réquisitoire anti-musulman enflammé qu’elle n’hésitait pas à adresser en 2006 à Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur : « Il y en a marre d’être menés par le bout du nez par toute cette population qui nous détruit, détruit notre pays en imposant ses actes. »

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