Brice Hortefeux cité devant le tribunal correctionnel le 16 avril, pour injure raciste

Le MRAP a fait citer Brice Hortefeux pour injures à caractère raciste devant la 17e chambre du Tribunal corr

jeudi 15 avril 2010

Le MRAP a fait citer Brice Hortefeux pour injures à caractère raciste devant la 17e chambre du Tribunal correctionnel de Paris, où il doit comparaître ce vendredi 16 avril à partir de 13.30 heures.

Monsieur Hortefeux avait, le 5 septembre 2009, tenu de propos qualifiés d’injures racistes par le MRAP. En sa qualité de dirigeant de l’UMP, Brice Hortefeux assistait à l’université d’été de son parti à Seignosse, dans Les Landes. Un jeune homme membre de l’UMP, Amine Brouch-Benalia, avait ce jour-là été présenté à Monsieur Hortefeux pour se faire prendre en photo. Les personnes présentes autour d’eux avaient alors ironiquement précisé : « Lui il parle Arabe », « ça, c’est l’intégration ! », « il boit de la bière », « il mange du cochon » ou encore « en plus, il est plus grand que nous ! »

Puis, deux propos ont alors été tenus par Monsieur Hortefeux, qui lui valent de comparaître au tribunal correctionnel ce vendredi. Le premier consistait à dire : « Il ne correspond pas du tout au prototype », renvoyant les personnes d’origine arabe à des modèles fabriqués sur « prototype ». La seconde expression utilisé par Brice Hortefeux exclut, de fait, les personnes d’origine arabe du pacte social et du Vivre-ensemble : « Lorsqu’il y en a un, ça va ; c’est lorsqu’il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes. »

Maître Pierre Mairat, en charge du dossier, représentera les intérêts du MRAP.

L’obsession des origines marque, actuellement, fréquemment l’actualité politique en France. Après les propos de Nadine Morano sur « le jeune musulman », de Gérard Longuet sur Malek Boutih qui ne serait pas issu du « corps traditionnel français » ou encore du maire FN de Neuffontaines en Bourgogne - : « Quelqu’un qui s’appelle Mohammed n’est pas Bourguignon. » -, on peut considérer que tout ceci est révélateur d’une terrible réalité : l’incapacité, pour la classe politique, de considérer ces jeunes Français comme des Français à part entière.

Pour le MRAP, il est urgent de sortir de cette obsession des origines, de l’appartenance « ethnique » et des « identités » prétendument figées, pour donner à chaque être humain sa valeur propre. Cela passe, aujourd’hui, par une condamnation des propos constitutifs d’une injure raciste, tenus par Monsieur Brice Hortefeux.

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