Boris Boillon, le « sarkoboy » de la diplomatie qui réhabilitait Kadhafi

Ah, ma pauvre dame, la diplomatie française n’est plus ce qu’elle était ! La Sarkozy touch est passée

mardi 22 février 2011

Ah, ma pauvre dame, la diplomatie française n’est plus ce qu’elle était ! La Sarkozy touch est passée par là, et voilà le résultat : un ambassadeur, petit protégé de l’Elysée, qui a la trempe du Boss, le look d’une icône d’un Boys Band, narcissique au point de poser en slip de bain sur sa photo Facebook, et qui débarque dans la Tunisie de l’après-Ben Ali avec ses gros sabots de diplomate dénué de finesse, mais jouant les gros bras à la manière de son mentor.

La méthode Boillon a payé : ce jeune loup des relations internationales a inauguré l’ère de l’ambassadeur à peine nommé, aussitôt désavoué par tout un peuple, qui a exigé son retour express à l’envoyeur…

Mais l’étoile montante de notre diplomatie, en pleine promo personnelle au Grand Journal de Canal + en novembre dernier, s’était déjà illustrée par une réhabilitation de Khadafi, pleine de mansuétude et ô combien prémonitoire : "Kadhafi a été un terroriste, il ne l’est plus, il a fait son autocritique. (...) Dans sa vie on fait tous des erreurs et on a tous droit au rachat". Bien vu Boris !

Il n’y a pas à dire, la grandeur de la France a du plomb dans l’aile ! Alors que notre ministre des Affaires étrangères, disqualifiée, subit l’affront de devoir déléguer son chargé des Affaires européennes Laurent Wauquiez au pays du jasmin, le témoignage sur Public Sénat de la sénatrice Verte Alima Boumediene-Thiery, qui était en Tunisie au moment du coup d’éclat de Boris Boillon, révèle l’état de déliquescence de notre politique étrangère : "Personnellement, j’ai eu honte. Les gens à Tunis sont quasiment tous francophones, qu’il soit arrivé avec son arabisant classique, ça a fait rire tout le monde. Et cette manière méprisante de traiter les journalistes, c’était odieux. Ce monsieur n’a rien à faire dans un pays où le peuple est en train de nous donner des leçons. Il a blessé beaucoup de monde. Si j’avais été ministre des Affaires étrangères, je l’aurais rappelé immédiatement. La période coloniale est terminée ."


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