Ben Ali serait-il sorti de son état comateux ?

Dans le coma depuis plusieurs jours, Ben Ali, le despote détrôné, aurait-il recouvré un semblant de consci

dimanche 20 février 2011

Dans le coma depuis plusieurs jours, Ben Ali, le despote détrôné, aurait-il recouvré un semblant de conscience, alors que le pronostic des médecins de l’hôpital de Djedda se montrait des plus réservés ? Pure conjecture à prendre avec des pincettes ou information crédible et authentifiée ?

Fin connaisseur de la Tunisie, Nicolas Beau se fie à ses sources parisiennes et tunisiennes, ainsi qu’il le précise sur son blog, pour avancer que "Ben Ali serait même sorti de son hôpital samedi, et transporté sur un brancard vers une destination inconnue".

L’inconséquence fait homme, Ben Ali, depuis son exil saoudien, se berçait d’illusions symptomatiques de l’aveuglement de l’autocrate qu’il fut, s’accrochant à l’espoir de l’impossible retour en conquérant. Plus dur fut le retour à la réalité, quand, toujours selon Nicolas Beau, après avoir appelé Mohamed Ghannouchi, Premier ministre de la Tunisie, les autorités Saoudiennes ont réduit au silence leur hôte tunisien en "coupant son téléphone satellitaire et en le plaçant dans une résidence éloignée à la frontière du Yémen", exigeant la plus grande discrétion de ce réfugié politique un peu trop voyant…

Incrédules, les ministres tunisiens n’ont pas relayé l’information de l’accident cérébral de Ben Ali, allant même jusqu’à la réfuter. S’interrogeant sur une telle chape de silence, Nicolas Beau met en lumière différentes hypothèses : " Est-ce le fait d’ultimes réflexes légitimistes à l’égard de l’homme fort de la Tunisie pendant un quart de siècle ? Faut-il y voir des calculs plus machiavéliques, visant à faire revenir l’ancien régime et à ne pas tuer, prématurément, la statue du commandeur, fût-il en exil et extrêmement malade ?"

En attendant d’en savoir plus sur la rémission ou non de l’ex-président de la Tunisie, le ressentiment des tunisiens à l’égard de Leila Trabelsi est, lui, bien palpable, et ne risque pas de s’émousser en l’absence de la reine noire, d’autant plus que les jours qui viennent devraient être riches en révélations sur la frénésie spoliatrice du clan Trabelsi, ou comment la Tunisie a été dépouillée de "centaines de biens immobiliers" dans l’indifférence complice de l’Occident.

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