Vous focalisez ainsi les inquiétudes des français sur les populations déjà les plus précarisées, et prétendez que la France doit choisir son immigration. Ce faisant, vous désignez - en creux - à la vindicte des Français la mauvaise immigration, celles des “immigrés subis”. Je vous signale que si les critères draconiens et les procédures ubuesques que vous nous proposez avaient existé dans le passé, jamais mes propres parents n’auraient pu immigrer et je ne parlerais pas à cette tribune aujourd’hui. Comme le grand-père d’Arnaud Montebourg, mon propre père ne parlait que l’arabe.