Auteurs du livre « L’Amérique de Barack Obama » aux éditions Démopolis, François Durpaire et Olivier Richomme répondent aux question d’Oumma.com. Un livre incontournable pour mieux comprendre le parcours et la personnalité de Barack Obama candidat à l’investiture démocrate pour les élections présidentielles américaines de 2008.
Quel est le parcours que Barack Obama a suivi pour arriver en politique ?
Le parcours d’Obama a été fulgurant. Encore inconnu il y a trois ans (il était simple élu local), il est aujourd’hui l’adversaire de Hillary Clinton pour obtenir l’investiture démocrate pour les présidentielles de 2008. Il lui aura fallu de la chance et une conjoncture toute particulière pour réussir ce tour de force. Il doit aussi cette ascension fulgurante à d’exceptionnelles qualités. Tout d’abord, une insatiable ambition. Ensuite, il y a ses origines multiples, qui permettent à de nombreux citoyens de s’identifier à son parcours.
Fils d’un immigrant kenyan et d’une mère américaine du Middle West, il a grandi à Hawaï mais il habita aussi quelques années en Indonésie. Fait de plus en plus rare en politique, le sénateur de l’Illinois se présente à une élection présidentielle sans avoir fait fortune et sans être né riche. Il n’a pas à se forcer pour avoir l’air proche du peuple. Il peut s’adresser à tous avec le même naturel, à la différence des précédents présidents, qui se donnaient beaucoup de mal à faire oublier qu’ils étaient issus de grandes familles.
A quoi tient l’engouement autour d’Obama que l’on présente comme la « star du Sénat » américain ?
Il possède ce charisme qui lui permet de soulever l’enthousiasme des foules. Aujourd’hui, des fans l’assiègent pour un autographe ou une photo. Des parents donnent son nom à leurs bébés. Désigné sous le terme d’Obamamania, ce traitement serait plus approprié pour une rock star, un sportif ou un acteur. Beaucoup le compare à l’ancien président Kennedy, qu’on appelait le « président de charme ».
Mais c’est au frère du Président, Robert F. (« Bob ») Kennedy, qu’il est le plus souvent comparé. Ils sont tous les deux progressistes sur le plan politique, tous les deux sénateurs d’un important État du Nord, lorsqu’ils entrent en campagne. Même volonté aussi de mettre fin à une guerre - le Vietnam pour l’un, l’Irak pour l’autre - pour se consacrer à la lutte contre les injustices et la pauvreté.
Quelles sont les chances de Barack Obama de remporter l’investiture démocrate en vue des élections présidentielles de 2008 ?
Il a des chances réelles en dépit des sondages qui le placent derrière Hillary Clinton. En effet, les sondages nationaux ne rendent pas compte des scores beaucoup plus serrés si l’on considère que l’élection primaire se joue dans quelques Etats. En fait, les premières élections primaires seront déterminantes, car elles conditionneront la suite des opérations. C’est une étape très incertaine de la campagne. Nous expliquons pourquoi dans l’ouvrage. Les sondages faits quatre mois avant ont très rarement donné le nom du vainqueur.
Quel est son programme sur le plan économique et social et sur le plan de la politique étrangère ?
Dès 2002, Obama a prononcé un discours dans lequel il qualifiait la guerre en Irak de grave erreur qui aurait « une durée indéterminée, un coût indéterminé et des conséquences indéterminées ». À l’heure où la majorité des médias et des hommes politiques avaient perdu leur sens critique suite au traumatisme du 11 septembre, Obama apparaît rétrospectivement comme une des rares voix de modération.
L’histoire lui a donné raison. Le sénateur le rappelle à chaque débat afin de montrer que, si son expérience sur le plan international est assez maigre, il a le discernement et le sang froid nécessaires à tout chef d’État. Il est donc normal qu’une des premières mesures qu’il ait annoncées, soit un plan de retrait d’Irak.
Dans le pays le plus riche au monde, quarante-cinq millions d’Américains, dont neuf millions d’enfants, vivent sans couverture médicale et ceux qui peuvent se permettre d’en contracter une le font à des taux exorbitants. Le thème de la réforme de l’assurance maladie sera donc sur le devant de la scène lors de cette élection présidentielle. Barack Obama propose « de couvrir les personnes sans assurance maladie en garantissant qu’aucun Américain ne se verra refuser le droit à une assurance pour cause de maladie chronique ou de risque congénital ».
Le plan d’Obama prévoit aussi de réduire le coût des accidents ou des maladies graves en remboursant les employeurs d’une partie de leurs dépenses exceptionnelles s’ils utilisent ces économies pour réduire les cotisations de leurs employés. Une deuxième préoccupation centrale de l’électorat américain est la question du réchauffement climatique et des politiques énergétiques. C’est pourquoi Barack Obama en a fait un des projets centraux de sa campagne présidentielle.
Quelle est sa position vis-à-vis des différentes minorités aux Etats-Unis ?
Son discours et sa personnalité sont très nouveaux. Il serait le premier président noir des Etats-Unis mais il ne veut pas limiter son discours à la défense de la communauté noire. Ce sont ses origines métisses qui attirent l’attention. Son élection transformerait les relations entre les communautés et l’image que le monde se fait de la société américaine. Comment réagiraient les habitants du contient africain si celui que nombre d’entre eux considèrent comme un des leurs accédait à la présidence de la première puissance mondiale ?
Quelle serait la réaction du Proche Orient si ce candidat dont le père et le grand-père étaient musulmans, dont le frère est converti à l’Islam, dont le deuxième prénom est Hussein entrait à la Maison-Blanche ? Il symboliserait, à l’intérieur comme à l’extérieur, le dépassement du « choc des civilisations » cher à certains républicains. Hispaniques contre anglo-américains à l’intérieur des Etats-Unis, Musulmans contre chrétiens dans le reste du monde : ses interprétations ne laissent que peu de place au métissage et à la confusion identitaire dont Obama est porteur.
En quoi Barack Obama représente-t-il selon vous un symbole pour les minorités visibles en France ?
Les institutions américaines sont loin d’être parfaites. Elles ont cependant permis l’émergence d’un fils d’immigrant africain dans les plus hautes sphères du pouvoir. Celui-ci n’a pas été nommé par le Président tel un ministre ou un secrétaire d’État. Obama a atteint les sommets de la vie publique par le biais des élections. Un fils d’immigrant africain de quarante-sept ans, avec trois ans seulement d’expérience politique nationale aurait-il, en France, de réelles chances d’être élu ?
On peut déjà observer dans certains quartiers des jeunes qui font d’Obama un symbole de ce qu’il aimerait pour la France. Cet enthousiasme traduit autant l’engouement que suscite le candidat Obama que la frustration d’une partie de la population française qui ne se reconnaît pas dans son système politique. Jamais la candidature d’un candidat américain n’aura mis en exergue l’incapacité pour la classe politique française de se renouveler.
Propos recueillis par la rédaction
L’Amérique de Barack Obama, François Durpaire et Olivier Richomme, éditions Démopolis, sortie le 4 octobre 2007.
Directeur de l’Institut des Diasporas Noires (www.idnf.org), François Durpaire est chercheur associé au Centre de Recherche d’Histoire Nord-Américaine (Paris I). Olivier Richomme est maître de conférences à l’Université Lyon II. François Durpaire et Olivier Richomme présenteront L’Amérique de Barack Obama le 4 octobre à l’Alliance Française de Paris, de 18h à 20h, 101 boulevard Raspail, 75006, dans le cadre du festival Vibrations Caraïbes (www.vibrationscaraibes.com)

Commentaires
"Dans le pays le plus riche au monde, quarante-cinq millions d’Américains, dont neuf millions d’enfants, vivent sans couverture médicale...."
On estime à 600 milliards de dollars le côut de l’aventure US en terre mésopotamiene et probablement 1000 milliards d’ici la fin.
On parle d’enjeux économiques colossaux , M.OBAMA peut-il rivaliser avec ces néo-monstres avides de pouvoirs et de dollars ?
Faire la guerre pour vendre la guerre est le leitmotiv des puissants aujourd’hui et vouloir aller contre ce courant est à coup sur suicidaire.
M.OBAMA aura eu le mérite d’atteindre des sommets inégalés avec pour seule conséquence ,la consécration médiathique.Hélas !Ce n’est pas suffisant !
La peopolisation pour leurrer les esprits cachant un pouvoir autarcique.
Quelle est belle la démocratie.
Bonjour Salam Shalom..
Ceci se passe outre atlantique aux Etats-Unis..pays de la freedom attitude..oui tout est possible..il faut le concéder !!
Malheureusement qu’en est-il en Europe et surtout en France..trés peu de chances que le PS, le PCF, l’UDF..voire un méme un autre parti laiserait faire un indigène jusqu’à diriger un grand Parti...et le voir briguer les commandes de l’Elysée....hum hum ...quel beau paradoxe...
Moi je rêve tout simplement qu’un Algérien fils de colonisés...ici remplace georges, Jacques, François, ou Nicholas...briguer un mandat de DEPUTE..c’est déjà pas mal !!!
Sommes nous encore à l’âge de .. I have a DREAM ...pour nous les éternels immigrés citoyens de seconde zones..
Je souhaite que Barack Obama l’emporte, il est le plus sincère et le plus intègre des candidats. Il ne fait pas parti de cette classe politique américaine traditionnelle, c’est un nouveau venu et il peut renouveler les pratiques politiques actuelles.
En novembre dernier, le Sénateur du Minnesota Keith Ellison l’ a emporté. Il a été élu au Capitole. Il est musulman. Aux Etats-Unis, tout est possible. Il vaut mieux être une minorité aux Etats-Unis qu’en France, c’est claire. Alors qu’en France on en est réduit à vouloir faire des tests ADN aux immigrés
Le Senateur Obama est avant tout un excellent homme politique qui a un parcours remarquable.
Le Senateur Obama doit sa place dans les primaires democrate a son talent et a son travail.
Avant meme d’etre un candidat a la maison blanche, Barak Obama devra jouer des coudes contre le reste des candidats Democrates pour gagner les primaires. S’il gagne l’investiture, alors il aura toute ses chances de devenir le prochain president des USA, sur son merite et son talent, et non sur sa couleur de peau ou sa confession religieuse.
Quant a son action politique, il faudra bien juger sur piece. On ne fait pas toujours ce qu’on promet une fois au pouvoir, on le voit tout les jours chez nous.
Taremaillac.
Nous ne pouvons nier la prégnance en France d’un communautarisme d’élite de couleur "blanche" qui entrave l’expression d’une véritable diversité qui ne soit pas réduit à un rôle de faire-valoir, un alibi pour valider une pseudo ouverture politique vers ce néologisme mondain appelé pudiquement diversité. J’ai apprécie cet entretien et me réjouis d’une telle perspective aux Etats-Unis.
L’élection de Barack Obama serait un symbole fort. Je pense aussi que des origines diverses peuvent faire de lui un Prsident qui portera un regard plus fraternelle et moins impérialiste sur le monde. Du moins, je le pense, je peux être naïf, mais bon qui vivre verra !
Loin de moi l’idée de mettre en cause la bonne volonté et le programme de politique étrangère de Barack Obama, dont sa vision mérite tout mon respect. Mais je redoute que la puissance du lobby militaro-industriel, auquel il faut ajouter l’influence d’autres lobbys ne l’incitent à revoir ses projets pour se fondre dans une politique étrangère certes,peut être plus édulcorée, mais qui maintiendra les fondamentaux de cette politique étrangère que chacun de nous connaît, si cruciale pour les intérêts économiques de l’Oncle Sam.
Je lisais ce matin le compte-rendu d’un procès dans une ville de France où une femme propriétaire d’un gîte est attaquée pour discrimination par deux clientes. La propriétaire en question a refusé l’accès de son gîte vosgien à une mère et à sa fille , au motif qu’elles portaient un foulard. La propriétaire a invoqué tenez-vous bien, le fait qu’elle soit laïque. On aura tout vu dans ce pays. Dans ce dossier, l’avocat a affirmé : Dans ce dossier, on se sert du masque de la laïcité pour défendre des idées d’exclusion et de discrimination »,
Cette affaire n’est que la conséquence de la diabolisation des musulmans de France depuis plusieurs années. C’est pas demain la veille qu’ en France, on verra un musulman candidat à la présidentielle dans un grand parti.
Chers amis,
La France est le pays des droits de L’homme, fondateur de l’idéologie des lumières. La notion d’égalité est inscrite au fronton de tous les édifices de la République. Je ne nie pas les discriminations qui peuvent persister, mais l’Etat, la société entière ont toujours combattu ce fléau. On ne peut nier que des progrès ont été constatés. Paris ne s’est pas fait en un jour. Je suis convaincu que les choses vont aller en s’améliorant. Nous avons 3 ministres issus de la diversité, ce qui n’était pas le cas, il y a encore 10 ans. Les choses avancent, croyez-moi mes amis.
Je suis tout à fait d’accord avec cet extraits de l’entretien. Je pense comme vous Messieurs que l’impact serait fort dans cette région du monde.
Quelle serait la réaction du Proche Orient si ce candidat dont le père et le grand-père étaient musulmans, dont le frère est converti à l’Islam, dont le deuxième prénom est Hussein entrait à la Maison-Blanche ? Il symboliserait, à l’intérieur comme à l’extérieur, le dépassement du « choc des civilisations » cher à certains républicains. Hispaniques contre anglo-américains à l’intérieur des Etats-Unis, Musulmans contre chrétiens dans le reste du monde : ses interprétations ne laissent que peu de place au métissage et à la confusion identitaire dont Obama est porteur.
Entre Barack Obama et Hillary Clinton, y a pas photo ! Hillary Clinton c’est la Ségolène Royale des Etats-Unis, tout aussi incompétente et qui joue sur son statut de femme pour tenter de séduire et faire basculer l’électorat vers elle. Que l’on soit un homme ou une femme ne change rien, on est compétent ou pas.
Je ne vois pas la "plus value" de Mme Clinton. Je souhaite de tout coeur que Barack Obama gagne l’investiture démocrate. Il est beaucoup plus compétent, piint barre !
J’interviens depuis Boston. Il est difficile de dire si Barack Obama possèdent des chances de victoire. Je voterai en tout cas pour lui. C’est un politicien d’avenir qui peut changer l’amérique.
Vu de loin l’Amérique apparaît comme "oppressive". Force est de constater que ce pays pratique une politique d’ouverture sur l’immigration qui est beaaucou plus enviable que la nôtre en France où un Président a été élu en traitant de "racailles" des jeunes de banlieues, en parlant de "moutons égorgés" dans la baignoire et surtout en nous balançant son sloguan : La France aimez là ou quittez là !
Barack Obama semble avoir de l’autorité et du charisme. Les personnalités politiques dits de la diversité promus par la classe politico-médiatique ( Beggag, Amara, Boutih, DATI , Rame Yade) sont inconsistantes, lisses et entretiennent une complicité avec ce milieu qui les coupent complètement de la base qui ne se reconnaît pas dans ces « leaders » sans talent, ni charisme et que l’on cherche à imposer et présenter comme des symboles de « l’intégration. »
Les Etats-Unis sont le pays de l’immigration par excellence. E Près de huit millions de personnes se sont installées aux États-Unis entre 2001 et 2005, selon le Centre d’étude de l’immigration. C’est un rythme de 2,5 supérieur à celui de la grande vague d’Européens arrivés autour de 1910 sur le Nouveau Continent.
Les États-Unis accordent environ 675 000 visas aux immigrants chaque année. Le rêve américain attire toujours du monde. L’élection de Barack Obama va accentuer cette tendance et prouve qu’un citoyen issu de l’immigration peut accéder au poste suprême.
Il ne faut pas dramatiser le tableau. La France change, elle est désormais de toutes les couleures. Tant mieux ! Etre français, c’est aujourd’hui s’ouvrir sur d’autres cultures et intégrer cette richesse qui fait la France d’aujourd’hui.
Un article élogieux et trop enthousiaste qui ne tient pas compte de la réalité politique environnante.En d’autres termes,qui vous dit que les lobbies laisseront un iota de perspective à Obama ?Vous oubliez qu’aux premiéres élections Bush aurait triché !Et l’Amérique,est-elle toujours une véritable démocratie ?L’intégrité,le charisme et les qualités politiques ne suffisent pour gagner des éléctions aux USA !
Il va falloir du temps pour que dimunier le racisme en France. Cela fait des siècles que nous les noirs faisont partis du de la société française.Mais en dépit de ses siecles d’existence sur le sol français il nous considérent toujours comme des indigenes incultes.
Mosellan écrit que les Etats-Unis sont le pays de la freedom Attitude !!!Il ne faut pas exagérer quant on sait les éxactions contraire au droit le plus élémentaire qui se passent en Afghanistan ,Irak et Guantanamo.L’Europe n’est pas encore à ce stade.
Et c’est là qu’on se rend compte que le monde avance (un sénateur noir et musulman au USA, un maire musulman au Royaume Uni...) il n’y qu’en France que l’on regresse. En effet, ici on en est à des fichiers pour les minorités, on en est aux tests ADN, on en est aux expulsions, on en est à la stigmatisation des musulmans, on en est au parquage des Français pas vraiment Français, dans les banlieues, on en est à des procés pour port de voile...Long is de road pour les étrangers en France. Quant aux fait que nous ayons 3 ministres issus de l’immigration laissez nous rire. Ces 3 ministres n’ont pas intérêt demain de dire qu’elles sont musulmanes ou pratiquantes.
L’exemple d’Obama fera-t-il école en France ? Notre pays est si prompt à imiter ou à importer tout ce qui se faite , et se créer aux Etats-Unis. Voilà un exmple dont la France doit s’inspirer. A moins que notre modèle de l’Amérique se limite aux hamburgers et aux émissons de télé-réalité.
Le états unis, le canada, ou le royaume uni ont intégrés depuis longtemps que l’on peut être noir, arabe, musulman ou sik et être intelligent, talentueux et apporter au pays d’acceuil.
Malheureusement en france cet idéee
n’est pas concevable une seconde. Le poids du colonialisme, la concèption qu’on se fait de l’étranger, la stigmatisation de l’islam, le négation qu’un arabe né en France puisse être un français comme les autres, la suprématie de la nation française sur les autres qu’elle qualifiait il y a 40 ans d’indigènes, ne permettent pas à l’heure actuelle d’envisager qu’un étranger puisse être savant, intellectuel, intelligent, innovateur en bref qu’il puisse apporter du positif en France. L’étranger en France doit se cantonner à un statue et pas à un autre. L’étranger ne peut être que danseur, comédien, chanteur, boxeur ou comique.
Pour le reste...il devra attendre. Ce qui explique entre autre pourquoi beaucoup d’étrangers talentueux immigrent ou s’éxilent aux Etats Unis, ou ailleurs. Ce qui est dommage pour eux mais aussi pour la France, qui voient des élèments de qualités, préférer mettre leurs savoirs et leur talents au profit des autres nations.
D’origine sénégalaise, diplômé d’une grande école de commerce, j’ai galéré durant 3 années en France pour n’obtenir que stages bidons sans perspective d’embauche. Mes camarades de promo ont tous fini par se caser. J’ai immigré ensuite aux Etats-Unis. J’ai pu trouver un emploi à hauteur de mon diplôme en même pas 2 mois. Je ne dirais pas vive l’Amérique, mais je ne dirai pas non plus merci la France. Je vis aux states, et je me sens à l’aise dans ce pays qui privilégie les capacités, sans regarder ta couleur de peau. Et si Barack Obama est élu, ce sera extraordinaire pour toutes les minorités dans ce pays qui sont l’âme de l’Amérique.
la réaction de Géorgis est pertinente. lisez-là ! Quoi que l’avenir doit être fait d’espérance et non d’abdication.
Si les choses sont ce qu’elles sont aus Etats Unis, c’est aussi à cause des actions des minorités:noirs, musulmans...Au lieu de se contenter d’émigrer aux USA et ailleurs, les minorités en France, ne doivent pas se laisser faire et tôt ou tard les choses finiront par changer en Fance ...
oui, vive l’amérique où il y a quelques dizaines d’annés on pouvait voir des lieux avec des pancartes "whate oonly" ou "black only" comme en afrique du sud.
Vive l’amérique où les populations vivent complètement mélangées et non parquées dans des ghettos en fonction de la couleur de peau.
Vive l’amérique où les mariage mixtes sont relativement rares, par rapport à la france "raciste" où environ la moitié des maghrébins français font des mariages mixtes.
La situation de la france n’est pas du tout comparable, que ce soit pour les noirs ou les arabes. Le problème de la france n’est pas d’ordre de la société légale, vu que les lois interdisent la discrimination ( hormis la parenthèse vichysoise qui a rejetée les principes républicains) et reconnaissent l’égalité entre les citoyens, et ne reconnait que des citoyens, par contre dans la france réelle il y a de forts conservatismes notament des élites qui veulent garder la part de gateau qu’ils ont.
Et puis l’évolution dans l’échelle politique se fait avec la progression sociale, quel est le pourcentage de députés ouvriers, employée de supermarchés, ou chomeurs ? Il ne faut pas se leurrer sur le statut de fils d’immigré de Sarkosy Ier, le facteur important qui lui a permis d’acceder au trone de l’élysée s’est le statut social de sa famille. Le problème pour les enfants et descendants du regroupement familial, c’est que l’asenceur social est en panne depuis que celui ci a été mis en oeuvre, alors que les fils d’ouvriers espagnols ou italiens ont pu profiter des 30 glorieuses pour s’élever socialement. Par contre une rachida dati avocate, elle a pu se faire une place jusqu’au ministère, ce qui sur le fond ne change rien à la politique menée contre les immigrés qui n’auront pas la chance d’être avocats.
pour illustrer mes propos du message précédent voici ce que répond Obama à la question de savoir si les candidats démocrates s’engagent à ce que en 2013, à la fin de leur mandat, il n’y ait plus de troupes américaines en Irak :
Barack Obama : « Il est difficile de se projeter si loin dans les quatre prochaines années. Ce serait irresponsable. Nous ne savons pas ce qui peut se passer d’ici là. »
Hillary Clinton : « Je suis d’accord avec Barack. C’est très difficile de savoir ce dont nous allons hériter. »
Ils ne se mouillent pas ....Il est claire aucun des candidats ne prend le risque d’affirmer un retrait des américains d’Irak malgré les 600 000 morts irakien et les 100taines de millers de victimes indirectes. et l’énorme riche en centaines de milliards de dollards sacrifiés par les américains presque autant que les victimes irakiennes : soit 1 million de dollard pour chaque mort irakien !
bonjour,
ahhh ! l’amérique !!! ce pays avec toutes ses contradictions.
Au moins en France, point de contradiction ! les seuls bureaux que les français d’origines étrangères peuvent remplir, en france, sont ceux de l’ANPE pour rechercher un emploi...
@ adapa : Effectivement vous avez raison quand vous dites que le pourcentage d’ouvriers députés est infiniment infime. Cependant, ce qui m’étonne dans votre intervention c’est que vous faites l’impasse, sur les noirs et les arabes non ouvriers, ceux qui ont fait des études, de grandes études et qui eux ne trouvent pas de travail, quand ils en trouvent c’est en dessous de leurs qualifications et quand cela correspond à leur qualifications ils se retrouvent bloqués dans leurs carrières. Et vous savez pourquoi parce qu’en France on est pas encore prêts à avoir comme dirigeant ou comme supérieur un noir ou un arabe. Et cela toutes les lois Françaises n’y changeront rien et vous le savez. Quant au cas Dati ce n’est que l’exception qui confirme la règle.
PS : Tous les arabes et les noirs ne sont pas ouvriers, employés de supermarchés ou chômeurs....certains sont avocats, ingénieurs, médecins, chercheurs, journalistes....décidemment les préjugés ont la peau dur...
La France a encore bcp a apprendre...
A quand un fils d’immigrés marocains maire d’une grande ville francaise ou député ?
@adapa
tes prejuges sur les immigres mecoeurent, tu devrais en cotoyer plus car de plus en plus s’en sortent diplomes et finissent avocats/ingenieurs/cadre sup/chefs dentreprises et finissent meme par manager des equipes (certes dans de moindre proportion qu’a l’etranger) mais la tendance s’inverse.
toujours un probleme d’image mais comme on en voit peu a la TV (on preferera un Jamel Debbouze a un Rachid Arab...)
Ici en angleterre, ces clichés n’existent pas ... et ce surement ailleurs aussi. Tot ou tard, les opportunites pourront etre saisi par tout un chacun sans aucun appriori et regard sur les origines/religions.
a bon entendeur
salut
Honnetement, ne perdez pas votre temps dans cette France vieillote. Vous etes jeune et diplome, allez découvrir les UK, la Suisse, le Canada, l’Australie... Vous serez stupefait des carrieres que vous pourrez y realiser.
à amazone et skywalker : Voilà un joli procés d’intention, je n’ais nullement écris quelquepart que les noirs et les arabes étaient uniquement des ouvriers, des employés de supermarchés ou des chomeurs. Quand je parlais de ces catégories sociales c’étaient dans un sens général, celà concerne autant les français d’origine uniquement européenne, et que il vaut mieux s’appelr nicolas et habiter les beaux quartiers de neuilly pour espérer être maire, conseiller général, député, ministre ou président de la république, que s’appeller nicolas et être fils d’un ouvrier.
Par contre au niveau statisitque les immigrés maghrébins et leurs enfants sont surreprésentés dans ces catégories par rapport à la population française qui n’est pas d’origine maghrébine, et donc ce sont les problèmes dus à la condition sociale de la majorité des arabes/maghrébins qui conditionnent la plupart des problèmes rencontrés. Quand à la situation spécifique des noirs/maghrébins diplômés, je ne sais pas, contrairement à ce que vous affirmez, c’est un sujet qui est moins connu et diffusé. Mais je reconnai qu’il faut pas être sorcier pour deviner que certains employeurs voyant mohamed venant de la cité "malfammée" de la ville, même avec de bons diplmomes et un parcours scolaire irréprochable, seront tentés de l’écarter au profit d’un candidat plus "présentable", et qu’ils trouveront toujours une raison pour justifier leurs choix.
Pour en revenir au sujet principal, je pense que la situation de noir et maghrébins ne résoudra pas avant que les discriminations vis à vis d’une minorité représentant un peu plus de 50% de la population, les femmes, ne soient résolue en grande partie, ce qui est heureusement en cours, même si des efforts sont encore à faire comme au niveau des députés par exemple.
De plus pour l’élection du président français, il y a certains facteurs qui entrent en ligne de compte, en dehors des facteurs purement politiques, les candidats des grands partis, ont une carrière politique derrière eux, ils ont déjà été au gouvernement en tant que ministre, être candidat à la présidence ça se prépare en se forgeant des alliances dans le parti. Surement plus qu’aux Etas-unis, les deux grands partis sont des partis de carrièristes, il n’y qu’à voir les "amis de trente ans" qui y fleurissent, et fonctionnant par la cooptation c’est à dire que pour arriver en haut de l’échelle du parti il vaut mieux avoir de solides appuis, il n’y a qu’à voir Sarkosy qui s’est bien fait voir auprés de chirac, puis balladur, puis a éliminé toute concurrence arrivé prés du sommet pour se retrouver tout seul. Ce sont ces spécificités qui ont longtemps bloqué l’ascencion des femmes parmis des partis qui avaient des pesanteurs patriarcales/machistes il y a encore quelques années, ce le sera encore plus pour l’ascension de personnes issus de minorités encore moins représentatives représentant moins de 10% de la population sans implantation importante et ancienne dans la haute sphère de la société.
’’...à la différence des précédents présidents, qui se donnaient beaucoup de mal à faire oublier qu’ils étaient issus de grandes familles’’.
Bill Clinton qui fut président de 1993 à 2001 est issu d’une famille modeste...
Barak BAMA,va t-il réaliser le "rêve américain",je le lui souhaite.Mais la bataile sera rude pour obtenir l’investitur,et elle sera encore plus rude la campagne électorale,elle même.
Souhaitons aussi,que cette candidature soit exemple dans les grands pays démocratique.La diversité doit s’exprimer.La diversité doit être visible dans tous les milieux,ainsi que la parité hommes/femmes.
>> La France a encore bcp a apprendre...
En France, c’est en 1947 qu’un homme de couleur a été élu président du Conseil (titulaire du réel pouvoir, le président de la République ne servant à l’époque qu’à inaugurer les chrysanthèmes). Il fut par la suite président du Sénat. C’était Gaston Monnerville.
Alors quand la France aura des leçons d’égalité raciale à prendre, elle n’ira pas les chercher aux USA, qui en 1960 avaient encore pour leur par des "bus pour noirs" et des "bus pour blancs".
Quant aux marcains à la présidence ou dans les mairies, c’est quand ils veulent. Seulement, il ne suffit pas pour cela d’être marocain et d’attendre : il faut aussi être élu, ce qui demande également quelques compétences démontrées.