Aux USA, un pasteur appelle à l’autodafé du Coran en mémoire du 11-septembre

Bûcher de la provocation la plus inepte et funeste, l’autodafé collectif qui s’organise en Floride en co

mercredi 4 août 2010

Bûcher de la provocation la plus inepte et funeste, l’autodafé collectif qui s’organise en Floride en commémoration du 11-septembre est un brasier de la haine aveugle, qui joue dangereusement avec le feu.

Le grand ordonnateur de ce macabre rituel n’est autre qu’un homme d’église, le pasteur Terry Jones, auteur d’un ouvrage « L’islam, c’est le diable » dans lequel il sonnait déjà la charge contre la religion de tous les fantasmes, en prélude à un passage à l’acte digne de la pire Inquisition, qui nous plonge dans les heures obscures de l’intolérance tolérée.

Sous son impulsion, la vocation charitable de son église Dove World Outreach Center ("atteindre un monde de paix") vole en éclat pour assouvir une vengeance bien peu chrétienne, à travers une grande première : la "Journée internationale pour brûler le Coran" à la date anniversaire des attentats du 11 septembre 2001.

"L’islam et la charia sont responsables du 11 Septembre. Nous allons brûler des Corans car nous pensons qu’il est temps pour les chrétiens, pour les églises, pour les responsables politiques de se lever et de dire : non, l’islam et la charia ne sont pas les bienvenus aux Etats-Unis", lance à qui veut l’entendre Terry Jones.

Cherchant à fédérer d’autres centres religieux dans une grande chaîne de l’excommunication de l’islam, le pasteur incendiaire souffle sur des braises incandescentes susceptibles, au-delà du bûcher qui flatte sa propre vanité, d’embraser tous les esprits.

Outre-Atlantique, l’annonce de cette initiative n’a pas manqué de susciter une immense émotion parmi les associations musulmanes, qui y voient le reflet de la montée d’un sentiment islamophobe dans la société américaine.

Avant de jeter aux flammes le livre Saint de l’islam, Terry Jones a déjà inscrit à son agenda un autre cas à éradiquer de la surface de la terre : l’homosexualité. Et si le fanatisme illimité de ce nouveau croisé finissait par le consumer…

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