Aux Européennes, l’Europe abstentionniste a triomphé !

Battu à plate couture en dépit de la crise endémique, le PS subit une défaite encore plus cuisante en Ile-

lundi 8 juin 2009

Dépassant tous les pronostics les plus pessimistes, les élections qui vont redessiner le nouvel hémicycle européen ont pulvérisé l’ancien record d’abstention de 2004, en atteignant 59,5% à l’échelle des vingt-sept pays membres de l’Union européenne.

La France n’a pas échappé au syndrome de la désaffection des urnes qui frappe le Vieux Continent, en faisant état d’une très faible participation de l’ordre de 41,5%, un détail dont l’UMP, le vainqueur du scrutin, veillera soigneusement à minimiser l’impact au profit d’un résultat sans appel…

L’autre dénominateur commun de ces élections sera le dimanche noir de la gauche européenne, distancée en France, en Allemagne, vaincue en Grande-Bretagne ou encore en Autriche.

Caracolant en tête sur le plan national avec 28,3 % des voix, l’UMP devance largement le PS qui ne totalise que 16,8 % des suffrages, la liste Europe Ecologie arrivant en troisième position avec 16,2 % des voix, devant le Modem qui affiche difficilement 8,5 % des suffrages. Suivent le Front national (6,5 %), le Front de gauche (6,3 %), le NPA (4,8 %), Libertas (5 %) et Lutte ouvrière (1,3 %).

Battu à plate couture en dépit de la crise endémique, le PS subit une défaite encore plus cuisante en Ile-de-France où il perd 14 points par rapport à 2004, coiffé au poteau par la liste Europe Ecologie de Daniel Cohn-Bendit. Un effondrement qui empêche la réélection de son porte-parole, Benoît Hamon.

Résultats en Ile-de-France : l’UMP arrive largement en tête avec 30,5 % des voix devant Europe Ecologie (19,7 %). Le PS n’arrive qu’en troisième position avec 14 % des voix, suivi du MoDem (8 %).

En Allemagne, ce sont les chrétiens-démocrates de la chancelière, Angela Merkel, qui sont les grands gagnants.

Publicité

commentaires