Cet article est un soutien apporté au professeur Yacob Mahi (cf pétition ci-dessous ) qui a réussi le concours d’inspecteurs de religion islamique en se plaçant premier de sa promotion. Malgré cette brillante réussite, le Ministre belge, Pierre HAZETTE, refuse d’une manière totalement arbitraire de nommer M. Yacob MAHI au poste d’inspecteur de religion islamique.
Cet article est un soutien apporté au professeur Yacob Mahi (cf pétition ci-dessous ) qui a réussi le concours d’inspecteurs de religion islamique en se plaçant premier de sa promotion. Malgré cette brillante réussite, le Ministre belge, Pierre HAZETTE, refuse d’une manière totalement arbitraire de nommer M. Yacob MAHI au poste d’inspecteur de religion islamique.
« oui » et « non » sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer et ceux qui demandent le plus d’examen.
Talleyrand
Un choc à la belge fut ressenti en septembre 2002. Il laissa les plus de quatre-cent professeurs de religion islamique en Communauté française dans l’incompréhension ! Les mois de septembre, décidément ! L’actuel Ministre de l’Enseignement secondaire de la Communauté française a dit « non » ! Effectivement, Mr. Pierre Hazette, aux hésitations tranchées
(1), a marqué son refus après la proposition par l’Exécutif des Musulmans de Belgique de trois lauréats pour le poste d’inspection des cours de religion islamique qui devait enfin voir le jour. Le profil requis des participants à la nomination comme membres du personnel chargés, de manière provisoire, d’assurer les tâches de l’inspection des cours de religion islamique laissait espérer une structuration efficace pour l’avenir. Seulement voilà, le professeur Yacob Mahi, premier de sa promotion, est écarté. Une place reste béante et c’est un dossier de plus du temporel de culte musulman qui d’entrée s’en va clopin-clopant. Tout conformait pourtant : l’Exécutif des Musulmans de Belgique a été officiellement reconnu pour la gestion du temporel du culte musulman
(2) et la procédure mise sur pied par ce dernier pour la sélection des candidats au poste de « chargé d’inspection » renvoyait au décret du 27 mars 2003. Reconnaissance par la loi et démarche avalisée par concours ne suffisent malheureusement pas. C’est donc 48000 votant que Mr. Hazette réfuta. La sentence ministérielle est tombée le 30 septembre dernier mais la marée du flou est entretenue depuis. Rien, pas d’écrits fondés jusqu’à ce jour, juste un déboutement verbal de l’intéressé en présence du Président de l’Exécutif Mr. Maloujahmoum et des considérations par écrit plus que superficielles, infondées surtout. Notre Ministre à vraisemblablement la décision mais pas l’encre et la plume pour développer un argumentaire
recevable (3). Mr. Hazette, marié au bleu de son parti, tranche-il pour un système administratif tiers-mondiste ? Une procédure est actuellement en cours devant le Conseil d’Etat pour contrer la décision de ce dernier et un comité de soutien à depuis vu le jour. Le « Non à l’arbitraire ! » appelle, par le biais d’une pétition, à la vigilance démocratique au cœur d’un Etat de droit et souligne, en gras, ce manquement des autorités compétentes.
L’Islam, en Belgique, est passé à la fin des années « septante »
(4), d’une phase de présence individuelle à une reconnaissance effective. Nous la nommons l’étape nécessaire où l’Islam était alors intrinsèquement lié à l’immigration musulmane. L’année 1998 est cette charnière entre la phase de la problématique de l’institutionnalisation et celle de la reconnaissance définitive. Les discours assimilant les musulmans à l’immigration sont de plus en plus en marge et les objets d’études sont devenus sujets. La phase actuelle confronte toutefois l’Islam au domaine sécuritaire, encore et encore… amalgames, suspicions, caricatures et vision de l’autre comme provenant de l’ailleurs.. Mais l’avenir nous invite à extirper le dossier de l’Islam en Belgique de ce carcan désuet et propose une approche nouvelle. Celle qui reflète réellement la réalité du terrain : une présence musulmane citoyenne participative et qui contribue à l’édification d’un avenir meilleur pour tous.
Cf. l’entretien avec le ministre Hazette : « Je crois qu’on va vers l’interdiction du port du voile ». in Le Soir , le 30 janvier 2002.
Le 13 décembre 1998, quelques 48000 électeurs ont votés pour l’élection de cet organe et le 6 janvier 1999, le Comité d’accompagnement valida les votes. Le Screening intervint certes suite à cela pour conserver au siège de l’Exécutif, les candidatures dites désirables par la Sûreté de l’Etat et les parquets. Le 8 février 1999, le président de l’Exécutif provisoire soumis la liste des candidats à l’Exécutif. Finalement une liste confidentielle est remise par la Ministre de la Justice et c’est sur cette base que l’actuel Exécutif vit le jour. Le 25 février, seize personnes, au lieu de dix-sept, furent présentées au public via une conférence de presse. Le 10 mars 1999, l’article 19 bis de la loi est changé et le 3 mai 1999 un Arrêté Royal reconnaît officiellement l’Exécutif des Musulmans de Belgique.
« Ma décision reposait pour partie sur des positions publiques prises par M. Mahi à la télévision, positions rétrogrades contestant l’égalité hommes-femmes, y préférant une complémentarité, ces dernières étant présentées comme par nature et par physiologie
A
la belge bien sûr, « soixante-dix » pour nos amis français.