Assises anti-islam : le MRAP étudiera des poursuites pénales contre certains propos

Le MRAP avait demandé, ensemble avec d’autres, l’interdiction du congrès raciste qui s’est tenu le wee

mardi 21 décembre 2010

Le MRAP avait demandé, ensemble avec d’autres, l’interdiction du congrès raciste qui s’est tenu le week-end dernier à Paris sous le titre « Assises sur l’islamisation de nos pays ». Ce ne fut cependant pas la position du ministère de l’Intérieur et du préfet de police de Paris. Ce dernier avait autorisé les « Assises », tout en avertissant qu’il plaçait des fonctionnaires de police à l’intérieur pour relever d’éventuels propos violant la Loi.

Or, le MRAP demande publiquement aux autorités quel est le bilan qu’elles tirent finalement, aujourd’hui, des propos entendus lors de ces « Assises ». Certains sont tout simplement grotesques, tel que le propos de cet activiste anti-musulman des Etats-Unis qui expliqua doctement que les musulmans hostiles à l’Occident seraient aujourd’hui « une menace plus perfide et plus mortelle » qu’ « Adolf Hitler en ses meilleurs jours ».

D’autres, en revanche, ne sont pas simplement choquants mais tombent sous le coup de la Loi, à titre d’incitation publique à la haine.

L’écrivain Renaud Camus prétend, ainsi, que l’immigration obéit à un gros plan – d’autres parleraient de complot anti-national – pour arriver « à un grand remplacement », celui du peuple par les arrivants. Ainsi explique-t-il l’insécurité : « Nous n’avons pas affaire à des voyous, mais à des soldats », dont l’objectif serait de faire fuir les « indigènes » blancs. L’immigration d’hommes, de femmes et d’enfants n’est pas seulement décrite dans les termes du complot, mais présentée comme une agression militaire.

Un autre orateur, Jacques « Philarcheïn », présenta les immigrés comme des « faux pauvres », opposés à des « travailleurs la plupart du temps nationaux ». Alors qu’il parle d’immigration en général, l’orateur a prétendu que ces « pauvres de revendication et non pas de condition » vivraient, en réalité, fort bien « grâce aux prestations sociales et au crime ».

Le MRAP interpelle les pouvoirs publics pour savoir quelles sont les poursuites qu’ils comptent engager, aujourd’hui. De son côté, il étudiera les moyens de poursuites judiciaires à engager par lui-même.

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