Ardisson met Zemmour échec et mat

Eric Zemmour, le Monsieur 100 000 volts de la polémique discriminante, a fait le show au cours de ces derni

jeudi 8 avril 2010

Eric Zemmour, le Monsieur 100 000 volts de la polémique discriminante, a fait le show au cours de ces dernières semaines, nous livrant en bretteur du parisianisme toutes les bottes secrètes d’une nostalgie à la française, très éloignée de la définition apaisée et lumineuse qu’en donnait Victor Hugo : « La mélancolie, c’est le bonheur d’être triste ».

Ce drôle de Zèbre, plus proche du pyromane de l’embrasement social que de l’intellectuel alangui dans son inconsolable spleen d’une certaine idée de la France, a beaucoup joué avec le feu, un peu trop en ce qui concerne Thierry Ardisson.

Après avoir lancé ses scuds, Eric Zemmour, attaqué sur tous les fronts, n’a pas hésité à torpiller Thierry Ardisson, en l’accusant de manipulation au montage, dans le cadre de son émission « Salut les Terriens », où il prononça les mots d’anthologie sur la « délinquance des Noirs et des Arabes », entre autres perles du genre...

N’étant pas à une outrance près, Eric Zemmour affirmait que Thierry Ardisson lui avait chuchoté à l’oreille au cours de l’enregistrement : "Tu as un rôle très important dans la société, de dire les vérités qui dérangent... Ne t’inquiète pas, je te protégerai au montage...", et mimant l’effarement interrogeait sur un ton faussement ingénu : "Si mes propos étaient si infâmes à ses yeux, que ne les a-t-il coupés au montage ?"

Ni une ni deux, Thierry Ardisson, disqualifié publiquement, mandatait des huissiers, afin de faire éclater la vérité. Et c’est un atout maître que ce dernier vient d’abattre face à son délateur, en produisant un rapport officiel de cinq pages attestant qu’aucune image n’a été truquée, déformée, et manipulée.

Fort de cette preuve irréfutable, et plutôt jubilatoire, qui va appuyer sa plainte en diffamation, Thierry Ardisson savoure déjà le châtiment qu’il souhaite infliger à Eric Zemmour : "Je demande qu’il soit condamné à payer 20.000 euros à une association favorisant la réinsertion des dealers de banlieue », indique-t-il. Un retour de bâton parfaitement ciblé, qui pourrait être assorti d’un autre petit supplice, histoire de donner matière à méditer au chroniqueur, donneur de leçons patenté : une peine de travaux d’intérêt général dans cette même association…

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