Après le voile, la barbe ?

N’ayant d’autre priorité que de se faire les arbitres de l’élégance et de la mode écolières, nos d

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mercredi 21 janvier 2004

N’ayant d’autre priorité que de se faire les arbitres de l’élégance et de la mode écolières, nos députés légifèrent sur la tenue vestimentaire de nos collégiens et de nos lycéens. Qu’on se rassure : ce n’est pas en vain qu’on aura proclamé "Liberté,égalité,fraternité", car nulle confession n’est visée.

On se propose en effet d’interdire dans les établissements publics de l’enseignement secondaire le port de tout signe religieux "ostensible". Nulle confession n’est visée.

En revanche le port de signes politiques demeurera halal… à l’exception du voile. Motif : il constitue un signe politique. Nulle confession n’est visée.

Le turban sikh à condition d’être de dimension modeste serait autorisé. De même en irait-t-il de la croix "de petite taille".En revanche le foulard, grand ou petit sera strictement prohibé et son porteur frappé d’une interdiction de séjour dans le secondaire. Nulle confession n’est visée.

Le bandana porté pour raison religieuse serait réputé "haram", pas le bandana porté par souci d’élégance. Nulle confession n’est visée.

Naturellement dans leurs établissements privés, pourvu qu’ils en disposent, les porteurs de signes religieux pourront continuer à bénéficier des libertés reconnues d’ordinaire dans tout Etat civilisé. Nulle confession n’est visée.

A présent le Ministre de l’Education nationale évoque l’interdiction de la barbe. Nulle confession n’est davantage visée.

Serait-ce trop demander de nos dignitaires qu’ils veuillent bien cesser de ne viser aucune confession ?

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Auteur : Zaama

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