Après l’élection du Hamas, une seule solution en finir avec l’occupation

Les Palestiniens viennent de voter en masse (en donnant un bel exemple de démocratie) et ils ont donné une n

jeudi 26 janvier 2006

Depuis qu’Ariel Sharon a été hospitalisé, une véritable campagne de désinformation a commencé : Sharon serait « l’homme de la paix », sa disparition « mettrait en danger le processus de paix ». Quelle paix ? Sharon, comme ses prédécesseurs et son successeur, comme les membres de son parti Kadima ont toujours développé la colonisation : 450 000 Israéliens vivent dans les territoires conquis en 1967, chiffre en constante augmentation. Ariel Sharon comme Ehud Olmert (actuel Premier ministre par intérim) ont toujours promis d’établir « la frontière définitive d’Israël ». Cette frontière, c’est le Mur qui continue d’avancer malgré la condamnation de la Cour Internationale de La Haye, c’est l’annexion de Jérusalem-Est et de la moitié de la Cisjordanie, c’est la réduction de la Palestine à des bantoustans éclatés et non viables.

Les Palestiniens viennent de voter en masse (en donnant un bel exemple de démocratie) et ils ont donné une nette majorité parlementaire au Hamas. La même désinformation reprend : « le processus de paix est en danger », « il n’y a plus de partenaire pour la paix ». L’UJFP dénonce cette campagne. D’abord parce que depuis toujours, les gouvernements israéliens n’ont cessé d’affirmer « qu’il n’y a pas de partenaire pour la paix ». Et ce refrain a servi à disqualifier Arafat et toute la classe politique palestinienne.

Ensuite parce qu’il est mensonger de prétendre qu’il y a des négociations en cours : Sharon et son gouvernement, soutenus par Washington, ont installé une politique unilatérale vis-à-vis des Palestiniens, qui s’applique jour après jour. Il n’y a depuis des mois aucune rencontre de négociations sur la paix avec les représentants palestiniens, il n’y a que des convocations pour régler avec eux de problèmes concernant la sécurité de l’occupant.

La politique constante des différents gouvernements israéliens est une politique d’une grande brutalité mêlant la colonisation, les humiliations quotidiennes, la purification ethnique, l’annexion rampante, la confiscation des richesses de la région et les assassinats ciblés.

Quels que soient les jugements qu’on puisse porter sur les différents partis palestiniens, le vote qui vient d’avoir lieu est avant tout un vote de protestation et de résistance : contre l’étranglement économique, contre les annexions, contre la politique du fait accompli, contre la destruction de leur société, contre l’arrogance des gouvernements israéliens qui se moquent d’eux et de leurs représentants, contre la corruption, contre l’absence d’espoir ...

Les gouvernements israélien et américain qui proclament partout « qu’on ne peut pas négocier avec le Hamas » ont tout fait autrefois pour qu’il se développe et ils font tout, par leurs crimes et leurs refus de négocier, pour renforcer cette formation.

Avant comme après les élections, la paix fondée sur l’égalité des droits et la justice passe par la fin de l’occupation, le démantèlement de toutes les colonies, la libération de tous les prisonniers, le droit au retour des réfugiés et la reconnaissance des droits du peuple palestinien.

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