Au moment où les inégalités sociales ne cessent de s’élargir, au moment où les idées d’extrême droite se banalisent, au moment où notre société est incapable de faire face à la crise politique, la vision sécuritaire prime : on légifère, on sanctionne, on exclut. Dans ce cadre-là , suivant les recommandations de la commission Stasi, est proposé un projet de loi discriminant et injuste. Les libertés individuelles et les droits les plus élémentaires sont encore remis en question. Nous vous appelons à être présents le 17 janvier 2004 à Paris pour une rencontre nationale
Au
moment où les inégalités sociales ne cessent de s’élargir, au moment où les
idées d’extrême droite se banalisent, au moment où notre société est
incapable de faire face à la crise politique, la vision sécuritaire prime :
on légifère, on sanctionne, on exclut. Dans ce cadre-là , suivant
les recommandations de la commission Stasi, est proposé un projet de loi
discriminant et injuste. Les libertés individuelles et les droits les plus
élémentaires sont encore remis en question.
Un
climat malsain s’installe en France. Une loi serait le point de départ de
situations d’exclusion, voire de racisme et cela commence déjà à se
manifester dans les rues, dans les entreprises et dans les institutions.
Sur
tout le territoire national, les actes islamophobes se multiplient.
Aujourd’hui,
les musulmans sont en colère
devant tant d’injustice, d’incompréhension et de mépris.
En
tant qu’acteurs associatifs, il est de notre responsabilité d’engager le
dialogue et de faire en sorte que cette émotion s’exprime légitimement et de
façon appropriée. Mais il est aussi de notre devoir de mettre tout en œuvre
afin que cessent ces injustices.
Si
le débat a été confisqué par les commissions Stasi et Debré, nous appelons
les citoyennes et les citoyens à rétablir un véritable débat démocratique
sur une question aussi fondamentale que la liberté de conscience et
d’expression
Nous
vous appelons à être présents le 17 janvier 2004 à Paris pour une rencontre
nationale afin :
-
d’élaborer une réflexion commune sur les véritables défis à relever,
-
de développer les partenariats avec les mouvements et organisations qui,
déjà , ont dénoncé ce projet de loi,
-
d’organiser une mobilisation nationale,
-
de réfléchir au soutien moral, financier et juridique, que nous devons
apporter aux nombreuses victimes du climat islamophobe ambiant.
Â
Â
Premiers signataires :
Â
C.M.F.
(Collectif des musulmans de France), E.M.F. (Etudiants musulmans de
France), J.M.F. (Jeunes musulmans de France),
P.S.M.
(Participation et spiritualité musulmanes)...