Amine, "l’Auvergnat" d’un été, quitte le navire de l’UMP pour de Villepin

Beur de service ou « Auvergnat » de circonstance, Amine Benalia-Brouch s’est fait un nom sur le mémorab

mardi 24 août 2010

Amine, "l’Auvergnat" d’un été, quitte le navire de l’UMP pour de Villepin

Beur de service ou « Auvergnat » de circonstance, Amine Benalia-Brouch s’est fait un nom sur le mémorable écart de langage du ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, qui nous a valu, l’année dernière, le spectacle de l’exécrable folklore de l’université d’été de l’UMP, tournant à la fable fantaisiste et mensongère pour couvrir un flagrant délit de racisme caractérisé.

Le jeune militant de l’UMP, qui avait alors choisi de nuancer la portée des propos que n’a pu réprimer un Hortefeux particulièrement désinvolte, tout à l’euphorie de se voir entouré de sympathiques partisans dans une ambiance cocardière, vient de claquer la porte de l’UMP et envoyé valser sa carte de membre.

Un vrai petit coup de théâtre de la part de celui qui se vit reprocher son soutien inconsidéré au ministre fautif, dont le blason est à jamais terni par une condamnation pour «  injures raciales », et qu’il a justifié par son écoeurement du Sarkozysme au Monde.fr : "Je ne suis plus d’accord avec la politique menée par Nicolas Sarkozy", insiste-t-il, ajoutant "Je m’étais déjà opposé farouchement au débat sur l’identité nationale. Je me sentais déjà aussi mal quand j’ai su que Philippe de Villiers rejoignait la majorité".

Stoïques, voire sarcastiques, ce n’est pas ce que les deux porte-parole interchangeables de l’UMP qualifient de "cas isolé" qui va ébranler leur sérénité de façade, Dominique Paillé se félicitant non sans ironie du renouvellement de la carte de Dominique de Villepin, leur plus fidèle et meilleur ennemi de l’intérieur. Un allié dissident, qui n’a pas résisté au plaisir de lancer un de ses missiles sémantiques contre Sarkozy en l’accusant à juste titre de faire "une tache de honte sur notre drapeau".

Dans un tel climat, qui laisse poindre un profond malaise au sein de la première formation politique du pays, Amine Benalia-Brouch a décidé de mettre les voiles et envisage de rejoindre les rangs de "République Solidaire", le mouvement créé par le même Dominique de Villepin, lequel ménage la chèvre et le chou pour s’offrir une belle sortie à l’horizon 2012, loin des affres de Clearstream.

Souhaitant définitivement tourner la page de l’été 2009, le "petit arabe, qui ne correspondait pas au prototype, car catholique, mangeant du cochon, et buvant de la bière" à l’hilarité générale d’Umpistes, beaufs en puissance et en goguette, attend pour l’heure un procès contre les insultes racistes et menaces de mort qui l’ont pris pour cible notamment sur le Net : "A Paris, ils ont déjà statué sur l’affaire concernant Brice Hortefeux mais dans mon cas, la justice ne semble pas vouloir faire comparaître les gens", a-t-il déclaré.

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