Samedi 26 mai 2012
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Aïdkoum Moubarak ! (bonne fête)

Nous vous présentons tous nos vœux à l’occasion de l’Aïd El Adha. Cette fête qui est la plus importante du calendrier musulman, commémore le sacrifice d’Abraham (Ibrâhîm en arabe). Eric Younès Geoffroy revient dans le texte ci-dessous sur le sens du sacrifice abrahamique.

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Le sacrifice d’Abraham

Par Eric Younès Geoffroy

Selon l’islam, le Coran est le point terminal de la Révélation pour cette humanité. Il se présente de fait comme la récapitulation et la synthèse des messages antérieurs, et maints récits bibliques y sont relatés de façon condensée et allusive. Le caractère sibyllin du « Livre », on va s’en rendre compte, apparaît nettement dans l’épisode du sacrifice d’Abraham.

Cet épisode, évoqué dans la sourate 37, ressort au thème coranique de l’épreuve (balâ’), qui agit comme une véritable pédagogie spirituelle à l’adresse des croyants et à fortiori des prophètes : l’élection et l’investiture ont pour passage obligé la purification. Abraham (Ibrâhîm en arabe) a été choisi comme « ami intime de Dieu » (khalîl Allâh) parce qu’il a subi avec succès maintes épreuves1. L’une des plus intenses fut sans doute ce songe au cours duquel le patriarche se vit en train d’immoler son fils :

- « Ô mon fils, je vois en rêve que je t’égorge. Qu’en penses-tu ? »

- « Père, répondit le fils, fais ce qui t’est ordonné. Tu me trouveras, si Dieu veut, parmi ceux qui supportent [l’épreuve] » (Cor. 37 : 102).

Tous les traducteurs rendent ce passage au temps passé (« Ô mon fils, j’ai vu en rêve que... »), mais il importe de restituer le présent employé dans le texte arabe, car celui-ci a pour fonction de susciter l’instantanéité de la vision d’Abraham. Si l’on nous permet l’image, celui-ci vit la vision en direct, non en différé.

Les commentateurs insistent sur la dimension onirique de la scène - absente du récit biblique -, et Ibn ‘Arabî, le grand maître du soufisme souligne que c’est en fait un bélier qui est apparu à Abraham durant son sommeil, mais sous les traits de son fils. Cependant, Abraham n’a pas interprété, « transposé » dit l’arabe, cette vision car, selon l’avis des commentateurs, le songe ou la vision des prophètes relève de la révélation (wahy), et est perçu par eux comme une réalité immédiate. En effet :

- « Lorsqu’ils se furent tous deux abandonnés à la volonté divine (aslamâ) et qu’Abraham eut couché son fils le front contre terre, Nous l’appelâmes : " Ô Abraham, tu as ajouté foi à la vision ! " C’est ainsi que nous rétribuons les êtres doués d’excellence (103-105) ». En réalité, la vision qu’a reçue Abraham ne lui intimait pas d’immoler matériellement son fils, mais de le consacrer à Dieu. Nous rejoignons ici la tradition judaïque2.

- « Voici certes l’épreuve évidente » (106) : épreuve suprême de soumission à Dieu que de se croire contraint d’égorger son fils ! Selon certains soufis, l’épreuve consistait à donner son vrai sens à la vision. Ils font remarquer que l’enfant est le symbole de l’âme. C’est donc son "moi" que Dieu demande à Abraham d’immoler, cette âme prophétique élevée, certes, mais encore capable d’amour pour un autre que Dieu.

Or, afin d’être investi pleinement de l’intimité divine, Abraham doit vider son coeur de tout attachement aux créatures. D’ailleurs, l’épisode du sacrifice suit immédiatement un passage où l’on voit Abraham détruire les idoles adorées par son peuple (84-98). Dans son cas, la réalisation ultime de l’Unicité (tawhîd) supposait la destruction de tout penchant naturel, de tout résidu égotique, forme subtile d’idolâtrie.

- « Nous le rachetâmes par un sacrifice solennel » (107), car l’enjeu est immense. Un bélier venant, selon la tradition, du paradis, et conduit sur terre par l’ange Gabriel pour le sacrifice, se substitue au fils : grâce à ce transfert, Dieu rachète à Abraham toute sa descendance, prophétique et autre, afin de mieux la préserver et la bénir. Ainsi, « Nous perpétuâmes [le souvenir d’Abraham] parmi les générations postérieures (108). Paix sur Abraham ! » (109) : après la soumission (islâm) vient la paix (salâm). L’animal, être pur parce qu’il connaît par intuition directe son Créateur, à l’instar des règnes minéral et végétal (Ibn ‘Arabî), peut en effet prendre la place d’un humain pur, prophète et fils de prophète. Par son sacrifice consenti, il permet aux « fils d’Adam » - et pas seulement d’Abraham - de régénérer leurs énergies vitale et spirituelle.

En aucun endroit de ce récit, le Coran ne mentionne si le fils offert en oblation est Ismaël, père des Arabes, fils de la servante Agar jalousée par Sara, ou Isaac, son frère cadet, père des Juifs. Cette imprécision a partagé les auteurs musulmans, chacun tirant argument de façon opposée des mêmes passages coraniques en faveur d’Isaac ou d’Ismaël. Dans une perspective islamique, il était tentant d’identifier la victime du sacrifice à Ismaël.

En effet, celui-ci a aidé Abraham à bâtir la Kaaba de La Mecque (Cor. 2 : 125-127), et certains rites actuels du Pèlerinage (Hajj), tels que la lapidation de Satan, trouvent leur fondement dans le sacrifice qui aurait eu lieu à Mina, un des sites du Hajj. Pourtant, la plupart des commentateurs ne cèdent pas à cette tentation, et étalent au grand jour les divergences d’opinion. Voici un bel exemple du pluralisme régnant au sein de la pensée musulmane médiévale.

Il n’empêche que la commémoration du sacrifice d’Abraham, actualisée chaque année par le sacrifice d’animaux, est devenue la « grande fête » (al-‘îd al-kabîr) des musulmans, célébrée le 10 de Dhû l-Hijja, mois du Pèlerinage. Le Hajj, ceux qui l’ont accompli le savent bien, est une épreuve : répétition du Jugement dernier, il est mort à ce monde et résurrection. À l’instar de la bête, le pèlerin est l’offrande sacrificielle dont le parcours rituel permet à la communauté musulmane, et au-delà à l’humanité, de se régénérer. Si le sacrifice animal garde aujourd’hui toute sa pertinence, et si le partage et le don de la viande perpétuent « l’hospitalité sacrée » d’Abraham, il importe de ne pas perdre de vue le sens premier du sacrifice : la purification intérieure.

Pour qui connaît le Coran, l’ambiguïté du discours divin à propos d’Isaac et d’Ismaël est délibérée. Elle rappelle celle qui plane sur le récit coranique de la crucifixion ou la non-crucifixion du Christ3, lequel, selon les chrétiens, s’est sacrifié sur la croix pour le rachat de l’humanité. Enfin, le silence coranique sur l’identité du fils sacrifié - ou sanctifié -, au regard du contexte actuel, peut être perçu comme une source tantôt de rivalité et d’inimitié, tantôt de proximité voire d’intimité entre juifs et musulmans. Ne serait-ce pas dans le dépassement de l’ego, vrai sens du sacrifice abrahamique, que les uns et les autres parviendront à restaurer une harmonie séculaire mise à mal par des développements politiques récents ?

Notes :

1. Voir Cor. 2 : 124.

2. Voir par exemple Exode 13 : 2.

3. Cf. Cor. 4 : 157.

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Commentaires

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AÏDKOUM MOUBARAK(BONNE FËTE) je suis rassurée que je ne suis pas la seule qui trouve trop trop de sacrifices et de sang........allah swt sait ce que notre coeur contient moi j’ai préférée faire un don pour des cadeaux aux enfants musulmans pauvres.....

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Bonne Fête @ tous les musulmans !
“Gloire à Dieu et louange à Dieu. Il n’y a pas d’autre divinité que Dieu. Dieu est le plus grand et à Dieu la louange.”
taqabala Laha mina wa minkoum, ghafara Laha lana wa lakoum

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Sans doute,Eric ,sans doute.
Aïd koum Moubarak !

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عيد مبارك سعيد وكل عام وانتم بخير

Bonne fête à toutes et à tous !

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A tous et en particulier à l’équipe d’oumma avec qui j’ai été désagréable il y a quelques jours, je vous souhaite une bonne fête de l’Aid mubarak said.

A cette occasion je vous adresse tous mes voeux de bonheur et de prospérité.

A Hayat en ce jour benni, filez, filez, grillez, grillez ... dans vos belles montagnes enneigées !

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Merci pour ce texte qui nous rappelle l’histoire et le sens de ce sacrifice !
Bonne fête à tous.

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Puisses le tout puissant nous guider dans le chemin de la clairvoyance,de la sagesse et de la paix...Puisses Dieu nous pardonner nos erremens,car clément et miséricordieux qu’il est,il ne saurait fausser nos espérances...Amen !

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bonne fête et courage aux musulmans du monde entier. Le message de notre cher Eric- Younès est bien tentant mais si les musulmans sont les seuls à l’entendre quid de la suite ?

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je vous livre mes émotions en ce jour de l’Aïde El Adha, et bien je le trouve d’une tristesse incommensurable, pourquoi parce que il n’y a pas l’essentiel, le sacrifice du mouton, une grande majorité de musulmans ne font pas le sacrifice du mouton parce que en France rien n’est fait pour que chaque citoyen de confession musulmane mette en pratique ce sacrifice, j’ai pris ma journée à l’occasion de l’Aïde mais tout compte fait je me dis est ce que je n’aurai pas mieux fait de travailler vu qu’il n’y a pas de sacrifice, au moins au travail je n’aurai pas ressenti ce stress....el ahmdoullillah...

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Aid moubarak bimazidi min el ajr oua thawab

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Magnifique conclusion !

" Enfin, le silence coranique sur l’identité du fils sacrifié - ou sanctifié -, au regard du contexte actuel, peut être perçu comme une source tantôt de rivalité et d’inimitié, tantôt de proximité voire d’intimité entre juifs et musulmans. Ne serait-ce pas dans le dépassement de l’ego, vrai sens du sacrifice abrahamique, que les uns et les autres parviendront à restaurer une harmonie séculaire mise à mal par des développements politiques récents ? "

Que D.ieu de Paix vous entende.

Que D.ieu de Paix nous entende.

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Merci pour les details d’ordre spirituel sur le signification de l’Aid Adha ! Correction qui a son importance : dans le Coran il n’y a aucune ambiguite sur la non-crucifixion de Jesus. Il ne l’a jamais ete, c’est ecrit clairement. Revoir par exemple la sourate "al Maidah".

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Anissa a dit :"grande majorité de musulmans ne font pas le sacrifice du mouton parce que en France rien n’est fait pour que chaque citoyen de confession musulmane mette en pratique ce sacrifice"

Aïdkoum Moubarak Anissa, la fête est dans nos coeurs, dans nos intentions aujourd’hui et les jours suivants, la fête est dans la main que nous tendons à notre frère, notre soeur, en toute simplicité autour d’un repas même frugal.

Cela n’est que mon point de vue , mais il me semble que maintenant, nous devrions considérer que le sacrifice demandé est de l’ordre du symbolique.

Je sais aussi que bien des familles s’endettent pour acheter le mouton, alors pourquoi ne pas se tourner vers davantage de spititualité, et s’éloigner de ce rituel d’abattage sanguinaire ?

Que la communauté m’excuse par avance si mes propos viennent à la choquer.

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Non Madame Nabhila, nous ne sommes plus choqué...

Avec quelques semaines d’avance, Joyeux Noel !

PS : Saviez-vous combien l’économie française en serait touchée ?(sur le bénéfice tiré des cheptels bovins ovins et caprins)

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"un rituel d’abattage sanguinaire" tant que vous y êtes Nabhila associez-vous au club de "Brigitte Bardot", ne mélangez pas tout, je souligne le fait que les conditions ne sont pas adaptées en France pour permettre aux citoyens français ou étrangers de confession musulmane qui en ont les moyens,de pratiquer le rituel du sacrifice d’Ibrahim (Ahrlihi salam)...etc après si vous mélangez tout, nous n’avons pas fini de débattre...

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Aid Moubarak !!!
merci pour cette article claire sur le sacrifice de l’Aid !

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"PS : Saviez-vous combien l’économie française en serait touchée ?(sur le bénéfice tiré des cheptels bovins ovins et caprins)"
...quant on voit comment cette fête religieuse à la base, est devenue progressivement une fête commerciale...y’en a beaucoup qui s’enrichissent grâce à cela...

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salam aleykoum,

merci Monsieur Geoffroy pour ce texte brillant. Je voudrais m’adresser particulièrement à notre soeur Anissa, et vous dire chère soeur que ce que vous vivez est peut-être une épreuve voulue par Allah Lui-même. Voyez-vous, je suis seul chez moi ce soir, tous mes frères sont réunis autour de mes parents et ils ont tous fait leur devoir de musulman : ils ont sacrifié chacun un mouton avec mon père, et ils sont contents... mais aucun d’eux ne m’a appelé pour me souhaiter une bonne fête de l’Aïd, peut-être parce qu’ils considèrent que je suis fautif de ne pas les avoir rejoints pour sacrifier moi aussi un mouton avec eux... car en effet, je n’ai pas sacrifié de mouton... je n’ai jamais sacrifié de mouton... car je pense que j’ai bien mieux à faire ici-bas... qu’Allah me demande un autre sacrifice, bien plus important... et j’ai envie de dire : LE VRAI SACRIFICE... alors ne soyez pas trop triste ma chère soeur Anissa... ce n’est vraiment pas important de sacrifier ou pas un animal aujourd’hui... voyez-vous, j’aurais préféré personnellement que ma famille me témoigne son amour aujourd’hui plutôt qu’elle sacrifie plusieurs moutons en m’ignorant... et le VRAI SACRIFICE, n’est-ce pas le sacrifice de l’ego qui permettrait d’accéder enfin à L’AMOUR VRAI ?

salam aleykoum,

Soufiane

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A ma connaissance (limitée) il n’y a pas d’ambiguité sur la non crucification de Jésus dans le Coran.
Bel article qui nous rappelle l’amour incommensurable d’Abraham pour Dieu.........et une confiance totale en Sa sagesse chose qui nous manque cruellement de nos jours....

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Ah lala.. pauvres dindes de Noel auxquelles personnes ne pensent...

Que de sang..

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Il n’existe aucune ambigüité dans la tradition musulmane – Coran et Hadith – ni en ce qui concerne l’identité du fils d’Abraham, en l’occurrence Ismaël, élu au sacrifice, ni en ce qui concerne la prétendue Crucifixion de Jésus-Christ Fils de Marie. — 1°) - Concernant l’identité du fils, élu dans le rêve sacrificiel qu’eût Abraham, deux éléments le corroborent : --- a./— l’élément Chronologique d’abord : Ismaël étant né le premier de l’égyptienne Hadjar, qu’Abraham, inspiré par Dieu, alla installer avec son nourrisson en plein désert, dans l’endroit précis de la Mecque d’aujourd’hui, avant de s’en retourner à Ur, rejoindre sa première épouse Sarah. Et c’est après cet épisode dans la vie d’Abraham, qu’allait naître de Sarah, Ishaaq, le second fils d’Abraham, dont la naissance leur fut annoncée à tous deux par les deux Anges préposés à la destruction de Sodome et Gomorrhe les cités où prêchait le Prophète Loth, neveu par sa mère, d’Abraham ; --- b./ — par ailleurs, plusieurs dits et faits du Prophète, notamment lors du pèlerinage dit "Hajjatu-l-wada’3" indiquent clairement que le fils d’Abraham élu au sacrifice est bien Ismaël et que cet évènement a eu lieu à Minen, près de la Mecque. 2°) – Concernant la prétendue Crucifixion de Jésus-Christ Fils de Marie, là aussi, aucune ambigüité dans le Coran ou les Hadiths : Le Coran est clair la dessus : ""Ils ne l’ont pas tué, [en parlant de Jésus] ils ne l’ont pas crucifié, mais cela leur a semblé ainsi......En fait, Dieu l’a élevé à Lui"" – Sourate IV – Al-Nissa’ , Versets 156 et 157.
Il est dommage que certains "Islamologues" – avez-vous remarqué en fait qu’il n’existe ni des Judéologues, ni des Christianologues ? – Il est dommage disais-je que certains de ces messieurs, en dignes héritiers des Orientalistes des Services coloniaux, semblent poursuivre imperturbablement leur travail de sape de l’Islam, en continuant de répandre des inexactitudes – pour rester poli – du haut de leur titres d’universitaires, souvent sans prendre la peine d’approfondir leur savoir, : à commencer par la maîtrise de la langue liturgique incontournable pour connaître l’Islam : la langue Arabe.

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Les propos de M.DEHBI sont caricaturaux et témoignent de la formation intellectuelle de son auteur : FLN Algérien. Revenons un instant sur la perle de DEHBI qui affirme : "Il est dommage disais-je que certains de ces messieurs, en dignes héritiers des Orientalistes des Services coloniaux, semblent poursuivre imperturbablement leur travail de sape de l’Islam,"

Une question ? Qui poursuit actuellement le travail de sape de l’Islam ? N’est-ce pas plutôt les régimes arabes dictatoriaux et leur "oulamas de cours" qui maintiennent une perception mythifiée de l’Islam au détriment d’un travail critique des sources musulmanes qui ne doit pas être confondue avec une remise en cause de la révélation. Voilà le vrai débat M. DEHBI. Est-il posible de débattre sans recourir à des procédés staliniens !

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"un rituel d’abattage sanguinaire" tant que vous y êtes Nabhila associez-vous au club de "Brigitte Bardot",

je dis au courageux anonyme, que son procédé de calomnie et de discrédit par amalgame est HONTEUX.

Si il est impossible d’emettre sur ce site de oumma.com, le moindre sentiment sans risquer l’ignominie, alors qu’on le dise clairement et chacun saura à quoi s’en tenir.
Salam

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@—MALIK : - J’ai soulevé des FAITS, rien que des FAITS et j’ai cité des textes précis du Coran. "Le FLN, les procédés staliniens…les dictateurs arabes et leurs oulémas de cour…etc" comme vous dites, n’ont rien à voir dans ce débat. Et si procédé stalinien il y a, ce serait le vôtre, précisément. — Quant à mon jugement sur l’indigence du niveau de maitrise de la langue arabe chez la quasi totalité des anciens comme des nouveaux Orientalistes, il est largement partagé par de nombreux spécialistes beaucoup plus autorisés et plus qualifiés que je ne le suis. Essayez donc par exemple, de lire la traduction caricaturale du Coran par feue Mademoiselle Denise Masson - de l’Académie française s’il vous plait ! Attention à vos cotes ! c’est pire qu’un ancien numéro de "100 blagues". Et vous n’avez même pas besoin d’être un super bilingue de la trempe d’un Taha Hussein pour vous détendre un bon moment et convenir avec moi, qu’on n’apprend rien de bon avec ceux qui ont à la fois mal appris et mal compris.

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Il n’y a pas d’ambiguïté sur la non crucifixion de Jésus (Que la paix soit sur lui) ; Le coran dit : Wa ma qatalouhu wa ma salabouhu wa laakin shoubbiha lahoum.

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Que la bénédiction d’Allah soit sur les imams qui ont estimés que cette tradition est totalement dépassée au XXI° siècle et déjà avant

Et que remplacer l’achat du mouton par un don est beaucoup plus agréable à Allah.

Que la paix d’Allah soit sur tous les hommes qui le vénèrent et essayent chaque jour d’aimer un peu plus toutes les créatures humaines ; en particulier les plus mauvais qui ont sans doute encore plus besoin de cet amour salvateur.

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à Lila et à Malik,
Lila dit bien que pour la majorité des musulmans Jésus n’a pas été crucifié. Ils se réfèrent à une expression coranique "wa mâ Salabûhu" qui ne signifie pas que Jésus n’a pas été crucifié mais grammaticalement qu"ils ne l’ont pas crucifié". La troisième personne du pluriel représente ceux qui se réjouissaient de la mort de Jésus qu’ils considéraient comme un faux prophète. Ils se moquaient de plus de Marie, sa mère.
Sans être grand clerc, nous pouvons en déduire qu’ils n’ont ni tué ni crucifié un faux prophète, avant même d’ajouter qu’une telle condamnation à la crucifixion est injuste.
L’ambiguité dont parle Eric Geoffroy dépend de la tradition et de son interprétation du Coran. La lecture rigoureuse du Texte arabe pourrait bien nous révéler autre chose. Une négation est à analyser avec soin, reste à préciser ce qui est nié puis de plus dans ce cas précis, ce qu’est la crucifixion.
Un blog ne donne pas la place d’en dire davantage. L’essentiel est sans doute de voir que linguistes et exégètes du Coran sont à l’oeuvre par delà trop de polémiques politiciennes et injustes....
Liliane Bénard.

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Aïdkoum moubarak à tous !!!
Que ce jour béni vous apporte la baraka et la paix incha’Allah..

Et à vous aussi, "je", qui s’adresse à moi avec tant de chaleur..

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Salaam aleykum
Je crois que l’écrivain se trompe en affirmant qu’il y a ambiguïté sur la crucifixion, dans le coran. Il n’y en a pas.
Quand à l’identité du fils à sacrifier, c’est la première fois que j’entends dire qu’il y a ambiguïté ! J’ai toujours cru que c’était Ismael. Je vais me renseigner.
Néanmoins je pense qu’il a raison quand il encourage de voir de façon symbolique le sacrifice. Mais je pense que le symbolisme a encore sa raison d’être, et égorger une bête et la partager avec ses frères et voisins a tout son sens même actuellement.

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Je suis confus de constater que mon pseudo était incomplet. C’est surement une faute de frappe et je m’en excuse.

Ou que peut être, en m’endormant je battais les touches trop fort ou trop vite , comme dirait la contine...

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Cher Aziza,
Eric Geoffroy montre que la lecture du Coran n’est pas évidente pour un lecteur du 21ième siècle, avant de parler d’erreur ou de vérité. Une croyance même si elle est majoritaire pourrait être remise en question.
Si nous reprenons l’expression (Cor. 4,157) : "wa mâ qatalûhu", ils ne l’ont pas tué. Le Coran la présente comme une certitude qui pourrait être plus religieuse qu’historique. Le Livre sacré a d’ailleurs noté dans la phrase précédente que les études historiques aboutissaient à des conjectures. La certitude en question pourrait être d’un autre ordre et plus facile à comprendre : Seul Dieu décide de la vie et de la mort d’un être humain quelles que soient les apparences.
Dans la sourate 3, Al-‘imrân, le verset 55 affirme :
« (55) Voici ce que Dieu a dit : « Ô Jésus ! Vraiment Je vais te faire mourir, Je t’élèverai jusqu’à Moi et te libèrerai [de la présence] de ceux qui sont résolus à dénier la vérité."
L’expression "wa mâ qatalûhu", répétée deux fois dans le verset 4, 157, pourrait bien avoir ce sens ?
Comme pour la naissance de Jésus, Dieu, le Toutpuissant est le maître de sa mort.
Reste sans doute à distinguer un sens historique et un sens spécifiquement religieux, spirituel donc.
Pourrais-je ajouter que l’idée de sacrifice a aussi un sens spécifiquement religieux puisqu’il ne s’adresse qu’à Dieu tant pour Abraham que pour Jésus. Les croyants bien sûr vivent de tout coeur, à l’occasion des fêtes , l’hospitalité et c’est très bon !
Quoi qu’il en soit, les ambiguités nous interrogent et Dieu seul sait !
Amitiés.
Liliane Bénard

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J’ai quelques questions à poser à Eric Geoffroy. Sur quoi s’appuit-il pour dire : "En réalité, la vision qu’a reçue Abraham ne lui intimait pas d’immoler matériellement son fils, mais de le consacrer à Dieu." . Est-ce une interprétation personnelle ? Et une autre plus personnelle : avez vous déjà sacrifier vous-même ? Je me permet de vous poser cette question que je me pose aujourd’hui à moi-même, car la notion de sacrifice c-a-d l’intellectuation de la notion n’est pas l’acte. L’acte est plus fort que la notion, il amène autre chose et dépasse toujours l’entendement. En ce sens l’animal est plus proche de Dieu que nous car il vit dans l’immédiateté de ses actes alors que nous en sommes parfois spectateurs. J’ai trouvé quelques éléments de réponse en observant bien le sacrifice et les personnes qui opèrent ce sacrifice. Il est toujours plus facile de faire faire que de faire soi-même mais le résultat n’est pas le même. Dans ce cas on assiste à une professionalisation de sacrificateur qui n’ont parfois plus le sens du sacrifice et sont parfois de simple boucher. Le sacrifice véritable implique forcément un don de soi intime, un don de la plus haute importance comme dans le cas d’Abraham. Je n’ai moi-même pas de réponse seulement des questionnements, n’entrant que dans ma 10ième année d’islam, mais je vous fait partager celui-ci en espérant qu’il sera bénéfique à tous ceux qui veulent approfondir le sens de leurs engagements.

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Cher Niane,
Votre engagement de dix ans dans l’islam me touche alors même que je suis une grand-mère engagée depuis beaucoup plus longtemps dans le christianisme. Eric Geoffroy nous propose de réfléchir pour sa part sur un phénomène culturel antérieur à l’islam et au christianisme, le sacrifice d’Abraham. Sa référence est claire au judaïsme avec Exode 13,2.
Oumma nous donne ici à partir d’une initiative musulmane l’occasion d’un dialogue interreligieux sans que personne ne masque ses engagements.
Eric Geoffroy est musulman et il se réfère à Exode 13, 2, l’Exode étant un livre de la Bible, la Torah du Coran. Dieu dit : " Consacre-moi tout premier né, prémice du sein maternel...homme ou animal, il est à moi". Ceci ne veut pas dire qu’ils devront être "égorgés" mais reconnus simplement comme venant de Dieu, auquel ils seront consacrés.
Le verset du Coran qui parle d’Abraham, va plus loin. Abraham rêve, il voit son fils comme la victime d’un sacrifice sanglant. Le fils informé accepte consciemment de se soumettre à la volonté de Dieu.
Une foi religieuse est requise si l’on veut comprendre l’acceptation du fils comme le sens de son sacrifice en rapport avec la consécration des enfants et des animaux du peuple juif.
Il ne saurait y avoir de contradiction. Un sens spirituel dépasse toute contradiction. Vous avez tout-à-fait raison de faire du sacrifice un don de soi. Il ne s’agit pas de sacrifier autrui !
Votre réflexion m’apparaît tout à fait spirituelle même si pour ma part je n’ai jamais sacrifié un mouton pour l’aîd al-adhâ.
Joyeuses fêtes encore !
Liliane Bénard