Il serait bien présomptueux de dire que Dieu intervînt en la moindre façon dans mes actes. Mes pensées, oui. Pour mes actes, Son intervention réside au plus, dans le fait que je m’en remette à Lui. Savoir si cela relève de l’amour ou de la crainte ? C’est de l’amour, je pense, mais c’est alors du domaine de la pensée, non de l’action. C’est aussi que je ne Lui demande jamais rien, hors cet amour, justement.
Mais il est d’autres instances, plus redoutables, et qui émanent de Lui. Alors, la crainte n’en serait que déplacée, s’il s’agissait de crainte. Or il ne s’agit pas alors, de crainte, mais de conformité à des valeurs (éthiques, esthétiques).
Pour conclure, la question n’a pas grand sens pour moi. Mais j’attends d’autres avis pour mieux me situer, si toutefois les brouilleurs professionnels nous laissent cet outil de forum à disposition.
Athée, faut pas pousser mémère dans les orties (non vérifié)0 points
⋅ 2 years ago
Ah ! L’Athée, vous faites fort, franchement vous faites fort !
Encore enfoncé jusqu’au cou dans vos histoires de burqa, excision communautarisme... bref, votre horizon indépassable. Et vous tenez sur des messages longs de trois mille km des semaines durant sur vos marottes obsessionnelles. Mais comme vous l’a fait remarquer quelqu’un sur le forum précédent, y’a la vie à vivre à côté de tout ça !
Nan, pas possib’ ! Lâcher la névrose, pensez donc ! Et ça vous rend dingue qu’on vous le fasse remarquer. Parce que si on abolit la burqa, on abolit l’objet sur lequel vous symptomatisez votre incapacité à accepter l’autre, bref, vous vous retrouvez tout nu face au monde et son gisement de différences.
Quelle horreur ! Partager le monde avec l’autre ? Mais vous êtes un gosse, vous pouvez pas ! Alors surtout pas touche à la burqa, avec vous, même, faut qu’on parle que de ça ! Burqa, burqa, burqa, excission , communautarisme !
Quand quelqu’un (Hayat) arrive avec un autre discours, notamment spirituel, vous faites votre sale môme : « naaaaan ! Veux pas ça ! » Evidemment, faut pas que la relation puisse prendre ! Surtout pas ! Alors vous lui collez de la burqa dans les pattes avec du : « hein ? Qu’est ce que t’as à dire sur la buuuuurqa ? »
La burqa, en fait, elle est super pratique : elle maintient dans l’impossible la relation dont vous ne voulez pas, et en plus, elle légitime le fait que vous rejetiez l’autre de toutes vos forces.
Du deux en un.
Et vous voilà confortablement installé dans votre horizon indépassable avec votre prétexte sous le bras ! Et l’éternelle répétition du même discours : l’Islam en France, pas possib’. Et c’est pas ma faute à mwâ, supérieur à tout autre (trop drôle !!!!), c’est la faute à l’autre !
Ben désolée, Athée, mais pour beaucoup d’autres, athées comme vous notamment (j’en connais), le partage de l’espace public, de la société, c’est pas un problème.
Pour vous, si.
D’ailleurs , sur ces forums, vous ne partagez .... rien.
On ne fait que palabrer sur vos blocages, et vos blocages, ça vous rend très bavard. Vous ne savez parler que sur des choses qui n’avancent pas. La parole, chez vous, elle vaut quand elle mène à la rupture, à l’irrespect, au manque d’égards. Jamais quand une ouverture se dessine, car là, illico presto, faut boucler tous les espaces : burrrrqa ! Excision ! Amalgame ! Au secours !
Alors Athée, combien de mails programmés encore autour de vos marottes ? De vos incapacités ? Faites gaffe car on va vraiment commencer à vous identifier à votre symptôme. D’ailleurs le terme « xénophobe » n’est pas arrivé là par hasard. C’est qu’on commence à vous réduire à ça, le xénophobe étant celui qui passe son temps dans son symptôme en décrétant l’acceptation de l’autre impensable, irréalisable, folle.
En tout cas, chapeau ! Vous avez un inconscient béton qui tape très bien sur le clavier !
Ah ! L’histoire de la patelle sur son rocher ! Excellente ! Car qui a besoin de l’autre ? La patelle du rocher ou le rocher de la patelle ? Vraiment excellent de lire sous cette forme que vous êtes accroché à nous, et bien accroché d’ailleurs ! Et pour cause, la présence musulmane alimente votre névrose !
Vous seriez honnête avec vous même, vous nous diriez merci !
Et ça donnerait une prose vachement plus joyeuse.....
Agir par amour ou crainte de "Dieu", n’est-ce pas ôter sa responsabilité et son libre arbitre à l’être humain ?
Agir du fait d’un "autre", c’est n’être pas soi-même dans son propre acte.
Si "Dieu" existe, cherche-t-il à nous responsabiliser ou à nous dominer ? Un "Dieu" dont la volonté serait la domination de l’être humain serait mon ennemi.
Élevons-nous nos enfants pour qu’ils nous aiment ou parce que nous les aimons ? "Dieu" ne peut pas être plus mesquin que l’être humain.
L’être humain a besoin de Loi, il n’a pas besoin de "Dieu". Agir par "Dieu", c’est se dédouaner de notre responsabilité. Mais sommes-nous responsable au point de pouvoir nous passer de "Dieu".
Quand je me lève le matin pour aller bosser, c’est parce que je suis obligé de le faire. J’agis (puisque c’est votre question) par obligation d’abord, ni par crainte, ni par autre chose.
Dieu est amour. (non vérifié)0 points
⋅ 2 years ago
La croyance en Dieu repose sur la soumission entière de l’individu à son mythe et doit être entretenue par la crainte constante de l’autorité suprême. Le mot "islam" étant d’ailleurs l’expression parfaite de cette dépendance puisqu’il signifie soumission à la volonté de Dieu. L’éloge de la souffrance et de la privation se substituent alors à l’aspiration au bonheur de tout individu. Endurer la souffrance devient une des qualités premières du croyant (II, 150) : "Nous vous éprouverons par la peur et la faim, par les pertes dans vos biens et dans vos hommes, par les dégâts dans vos récoltes. Annonce des nouvelles heureuses à ceux qui souffriront patiemment.", sacrifice inutile et humiliant aussi prôné par la Bible. De même, en parlant des humbles (XXII, 36) : "Dont le cœur est saisi de frayeur quand ils entendent prononcer le nom de Dieu, qui supportent avec patience les maux qui les visitent, qui observent la prière et font l’aumône des biens que nous leur avons départis.". Ne pouvant apporter le bonheur sur Terre, les religions en exploitent le malheur et le désespoir.
L’acte de croire est un rapport de maître à esclave, celui-ci doit être imprégné d’une crainte absolue vis à vis de son dieu. La crainte de Dieu est incessante dans le Coran où le croyant est constamment rappelé à cette peur. Un exemple parmi les centaines rencontrés (II, 190) : "Craignez le Seigneur et apprenez qu’il est avec ceux qui craignent.". L’endoctrinement par la répétition abrutissante d’expressions du style "Craignez Dieu" s’affiche comme le seul moyen de persuasion du peuple et ne fait que révéler la pauvreté des arguments philosophiques. A titre d’exemples (III, 70) : "Celui qui remplit ses engagements et craint Dieu saura que Dieu aime ceux qui le craignent.", et (III, 97) : "O croyants ! craignez Dieu comme il mérite d’être craint, et ne mourrez pas sans vous être soumis à sa volonté.". De même, tout est soumis à Dieu (XIII, 17) : "Quel est le souverain des cieux et de la terre ? Réponds : C’est Dieu.", l’imposition directe de la réponse ne laissant, là encore, aucune réflexion ou alternative possible au croyant. Dieu est arrogant et répressif (XVI, 52) : "Tous craignent Dieu de peur qu’il ne fonde d’en haut sur leur têtes, et ils exécutent ses ordres.", et ne connaît pas l’acte gratuit, le don (XVI, 81) : "Dieu vous fait sortir des entrailles de vos mères, privés de toute connaissance ; puis il vous donne l’ouïe, la vue et l’intelligence, afin que vous soyez reconnaissants.", et (XVI, 84) : "c’est ainsi qu’il vous comble de ses bienfaits, afin que vous vous résigniez à sa volonté.". La sourate XX débute en rassurant le lecteur (XX, 1) : "Tâ Hâ Nous ne t’avons pas envoyé le Coran pour te rendre malheureux,", mais le second verset met fin à l’illusion, très éphémère, d’un islam bienfaiteur : "Mais pour servir d’admonition à celui qui craint Dieu.". La menace et le despotisme ne laissent aucun doute lorsque Dieu annonce le rôle officiel de Mahomet (XXV, 58) : "Nous ne t’avons envoyé que pour annoncer et pour menacer.".
Le Coran s’affiche donc, non seulement, comme un instrument d’oppression envers les non-musulmans, mais aussi, paradoxalement, comme une machine répressive à l’encontre de ses propres adeptes. Un gourou peut, en effet, captiver les fidèles en les éblouissant de promesses sucrées, mais aussi en les abreuvant de menaces apocalyptiques s’ils adoptent une autre voie. Le Coran, comme la Bible, choisit la voie guerrière, seul refuge de thèses absurdes.
Notre rapport à Dieu passe par Ses Noms et Ses Attributs. J’ai lu un texte Soufi qui dit que chacun d’entre nous est lié à Dieu (car il n’existe Rien en dehors de Lui, Soubhana wa Taâla) par un ou plusieurs de Ses Noms et Attributs. Le rapport à Dieu présente une ou plusieurs tendance(s) générale(s). Pour ce qui est de la crainte, il s’agit de la "crainte révérentielle" à un degré élévé et de vigilance et contrôle de soi, dans la vie ordinaire.
Mais il y a des cas de musulmans qui souffrent d’une peur viscérale de Dieu. Leurs éducateurs, parents ou religieux, eux-mêmes traversés par la peur du Diable (a3udhu billahi minnu), leur ont transmis cette peur et c’est, à mon avis, une grave erreur.
Jean-Pierre CHAMBARD (non vérifié)0 points
⋅ 2 years ago
Ce site se définissant lui-même comme le premier site de l’Islam francophone, il me semble que pour les débats comme celui-ci et, par exemple, les trois précédents, permettent aux internautes musulmans d’échanger leurs visions, leurs points de vue, sur leur religion et sa pratique.
Il me paraît donc un peu inconvenant pour des non-musulmans, comme moi, de vouloir y mettre leur grain de sel.
Il y a suffisamment de sujets d’actualité, d’articles de fond et d’autres débats plus généralistes qui (s’ils traitent fort logiquement de sujets en relation avec l’Islam), permettent l’expression de chacun d’entre nous.
Mais bon, ce n’est que mon avis.
Cordialement
C'est la tac tac tique du gendaaaaaaarme (non vérifié)0 points
⋅ 2 years ago
"Un "Dieu" dont la volonté serait la domination de l’être humain serait mon ennemi."
Parce que vous vivez la domination comme un instrument de pouvoir et de destruction.
Si la mère domine son enfant, ce n’est pas par esprit de pouvoir ni de destruction. C’est une domination agissante et invisible, aimante et guidante, qui hisse l’enfant au dessus de ses caprices, de ses colères, de ses désirs. Qui le pousse à la réalisation de lui même.
Relation qui pose la question de la dépendance dans l’amour.
"Élevons-nous nos enfants pour qu’ils nous aiment ou parce que nous les aimons ? "
Dieu nous aime très certainement avant que nous ne l’aimions. Ah ! ça ! C’est sûr !
"L’être humain a besoin de Loi, il n’a pas besoin de "Dieu". "
Aaaaah ! Non ! L’être humain a besoin d’amour ! Et c’est pour cela, que lorsque rien ne l’entrave, il remonte à la Source !
"Agir par "Dieu", c’est se dédouaner de notre responsabilité. "
Du tout, agir par Dieu revient à être agi par Lui.
Nous sommes là sur un versant gnostique.
Difficile de pousser au delà, sauf pour les mystiques.
Nous sommes donc convoqués ici sur la question de l’humilité.
"Mais sommes-nous responsable au point de pouvoir nous passer de "Dieu"."
Là, c’est la question du "connais-toi toi même".
Qu’est ce qu’être responsable ?
Qu’est ce que se réaliser ?
Tout cela est ouverture de réflexion.....
Ni les mots de "crainte" ni celui d’"amour" ne me semblent vraiment appropriés pour exprimer ce qui, dans mes actes me lie à Dieu.
Ce que je peux dire, c’est que cette "relation" est éminemment intime, se situe au cœur de moi même et pas "en dehors" comme le dit Pierre Meur. Elle engage la responsabilité de tout mon être, et n’est donc absolument pas dominatrice et infantilisante.
C’est cette conscience intime de La Source qui me permet de tendre vers le meilleur de moi même. J’imagine qu’on peut appeler ça de l’amour, avec un très grand A.
Quant à la "crainte" de Dieu, pour moi elle n’a rien avoir avec la relation d’asservissement qui pourrait nous lier à un autre être humain. Justement parce que la "nature" de Dieu ne peut en rien être comparée à l’Homme ou à tout autre objet de la création. Lorsque la religion est utilisée comme "machine répressive" (dixit "Dieu est Amour"), c’est que l’homme a manipulé la parole de Dieu pour façonner l’image de Dieu à sa propre image, dans le but de prendre le pouvoir. C’est de l’association, un acte éminemment grave en Islam car vouloir circonscrire, réduire, représenter, anthropomorphiser Dieu est une forme de négation de Son incernable grandeur.
Pour moi la "crainte" a avoir avec la conscience de notre place de créature et non de créateur. Elle est avant tout l’extrême humilité de comprendre que nous ne sommes pas détenteurs de La Vérité.
la crainte et la servitude A Dieu est liberté , la crainte et la servitude aux hommes est esclavage.
qu’est ce la liberté sinon de ne dépendre de personne et de n’avoir besoin de personne sinon à Dieu c’est la raison pour laquelle le prophète saws nous enseignait en disant :
"si tu as une requête a faire fait la à ALLAH et si tu as besoin d’aide demande le à Allah"
l’amour et la crainte sont les deux faces d’une même pièce.
l’enfant n’aime t-il pas ses parents et les craint en même temps ??
Il y a deux type de craintes il y a ceux qui craignent le châtiment divin est cela est l’exemple du croyant lambda et il y a ceux qui craignent de déplaire a Dieu est cela est l’exemple de ceux qui ont atteint le degré de "el ihsan".
Dieu est amour a dit : La croyance en Dieu repose sur la soumission entière de l’individu à son mythe
Le dogme athée repose sur le mythe du divin, pas sur la réalité du divin.
La croyance en "Dieu" n’infirme pas celui qui s’y livre, la croyance en "Dieu" élève le croyant à une autre réalité. Et si "Dieu" était la discipline que s’impose le croyant en opposition à la paresse de l’athée ?
L’athée, lui, se contente de jouir de pensées faciles. Il se masturbe parce qu’il lui est impossible de "conclure" avec son manque d’imagination. Il lui manque une libido puissante, un désir d’être, un désir de vivre.
La croyance est exigeante, c’est vrai, parce que "Dieu" à peine créé doit être sans cesse recréé différent, sous peine de devenir une vulgarité. Il faut être athlète pour être croyant. Il faut sans cesse rajouter le millimètre à sa pensée, afin que la pensée dépasse la pensée précédente.
L’athéisme est une vilaine grippe qui prend celui qui abandonne la pensée. L’athéisme, c’est un "être" facile. Comment pourrait-il comprendre l’effort ? Sa finalité n’est pas de donner, sa finalité c’est de prendre.
Regardez les athées ici présent. Agissent-ils en être humain ou en prédateur ? Ce n’est pas la rencontre qu’ils recherchent, c’est le viol.
ça dépend de ce que je fais ! Quand je fais du bien autour de moi ( aider , rendre service etc ... ) c’est par amour de Dieu , puisque je n’attends rien en retour ! Par contre quand les mauvaises pensées me traversent l’esprit par moment de colère ; quand on en veut à tout le monde ; alors là , c’est la crainte et la peur qui me retiennent ; pas la peur de la justice des hommes ; mais vraiment la trouille de Dieu le jour de l’ultime jugement ! Qu’Allah me préserve avec les miens du feu de SAQAR !
Salam,
Pour répondre à votre question, cela dépend entièrement des actes :
1- - la salat, le ramadan, la zakat, ne consommer que du halal, ne pas manger du porc, et beaucoup d’autres actes répréhensibles mentionnés dans le Noble Coran, par crainte d’Allah Tout Puissant
2- certains actes, comme le pardon, les aumônes, aider les autres, être là pour les autres, etc...je les fais pour l’amour d’Allah le Très Haut
Ne cherchez pas la petite bête "Dieu est amour", on va vous dire ici que vos références coraniques sont sorties de leur contexte et qu’il faut savoir lire l’arabe pour accéder à toutes les subtilités de la révélation divine. Ne vous fiez pas à ce qui est tenu pour dit. Des fois c’est authentique des fois ça ne l’est pas. Cela dépend de celui qui le dit.
Ici un chat n’est pas un chat, on arrivera même à vous dire que ce que vous prenez pour un chat est un ange.
Le Coran est trop subtil pour vous pauvre non initié. On est ici entre spécialistes. Circulez !
Dieu dans le Coran nous donne l’exemple à suivre en la matière, l’adoration de Son élite dans sourate Les prophètes :
« Et Job, quand il implora son Seigneur : "Le mal m’a touché. Mais Toi, tu es le plus miséricordieux des miséricordieux" ! Nous l’exauçâmes, enlevâmes le mal qu’il avait, lui rendîmes les siens et autant qu’eux avec eux, par miséricorde de Notre part et en tant que rappel aux adorateurs.
Et Ismaël, Idris et Zul-Kifl qui étaient tous endurants ; que Nous fîmes entrer en Notre miséricorde car ils étaient vraiment du nombre des gens de bien. Et Zun-Nun (Jonas) quand il partit, irrité. Il pensa que Nous N’allions pas l’éprouver. Puis il fit, dans les ténèbres, l’appel que voici : "Pas de divinité à part Toi ! Pureté a Toi ! J’ai été vraiment du nombre des injustes". Nous l’exauçâmes et le sauvâmes de son angoisse. Et c’est ainsi que Nous sauvons les croyants.
Et Zacharie, quand il implora son Seigneur : "Ne me laisse pas seul, Seigneur, alors que Tu es le meilleur des héritiers". Nous l’exauçâmes, lui donnâmes Yahya et guérîmes son épouse. Ils concouraient au bien et Nous invoquaient par amour et par crainte. Et ils étaient humbles devant Nous. Et celle [la vierge Marie] qui avait préservé sa chasteté ! Nous insufflâmes en elle un souffle (de vie) venant de Nous et fîmes d’elle ainsi que de son fils, un signe [miracle] pour l’univers.
Certes, cette communauté qui est la vòtre est une communauté unique, et Je suis votre Seigneur. Adorez-Moi donc . » v83-92
Je pense qu’il est clair de souligner ici que Dieu nous demande le ET qui uni, et non le OU qui exclut.
La coexistante entre les deux et de plus un facteur complémentaire et qui alimente l’un-l’autre.
Sinon pour les commentaires précédant bcp ne méritais même pas d’être lu, alors une réponse ...
Je tiens juste à préciser que souvent des traductions ou des notions différentes, peuvent créer des lectures et donc des compréhensions différentes.
Ici le terme crainte et associé au terme amour, donc cela renvoi naturellement au verset précédemment cité : "Yahya et guérîmes son épouse. Ils concouraient au bien et Nous invoquaient par amour et par crainte. Et ils étaient humbles devant Nous."
ici le terme crainte vient de l’arabe de Khawf , quelque fois traduit par peur .
Rien à voir avec Taqwa qui est aussi traduit par craintes. De même que ces variantes avec de nombreuses traductions : craintes référentielles, être pieux, atteindre la piété, se préserver ...
Toutes souvent traduit par seulement craignez , lui offrant donc un sens restreint et répétitifs d’un seul et unique sens, alors que pour un arabophones celui est polysémiques
Ici le piège comme dans de nombreuses polémiques et de bien définir de quoi on parle. De crainte oui mais de khawf ou de Taqwa ?
Pour éviter les polémiques fessons attentions aux termes choisix : entre khawf-peur,taqwa - crainte ou même ici piété :
« "Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entreconnaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux... " »
Alors que le terme en Arabe et "atqaqou" qui vient de Taqwa.
Cela aurait pu suffire comme débat pour Oumma pour définir la crainte de Dieu ! tellement le sujet est vaste.
Sinon concernant l’amour ; Perso je ne sais pas si j’aime Dieu comme Il se doit.
Le prophète saw nous a appris cette magnifique invocation.
« Seigneur je te demande Ton amour.
Et l’Amour de ceux qui T’aime.
Et les œuvres qui me mène à Ton Amour. »
Dieu dis :
"A ceux qui croient et font de bonnes œuvres, le Tout Miséricordieux accordera Son amour." sourate Maryam v86.
Totalement d’accord avec Hayet et j’aimerais risquer cet additif : Aimer Dieu c’est le craindre et craindre Dieu c’est l’aimer.
Si je parque ma voiture convenablement, c’est sans doute plus par crainte du flic que par amour pour lui. (Cela s’explique peut-être par le fait que l’homme est en général un rebelle en puissance). Sachant que le rapport de l’homme à la loi n’est pas le même que celui qu’il pourrait entretenir avec Dieu, il s’ensuit que les termes amour et crainte changent du fait qu’on les situe dans une dimension et pas dans l’autre. D’où l’association complémentaire que je perçois entre ces deux vocables apparemment contradictoires.
L'illusoire Dieu (non vérifié)0 points
⋅ 2 years ago
Cette peur ou cette crainte semble partagée : Le croyant craint de déplaire à son créateur et Dieu paraît craindre que ses créatures ne le reconnaissent pas comme l’Unique.
Quant à l’amour ( je n’ai créé les hommes que pour qu’ils m’adorent ) là il n’y a pas de partage, cela ne marche que dans un sens ... Les grandes passions amoureuses de livres célèbres sont autrement plus romantiques et riches que la pauvre relation créateur/créature.
Ououououh ! la grosse bêtise que viens d’écrire illusoire !. Les écrits sur l’Amour entre Dieu et ses créatures sont très nombreux et sublimes. Mais j’ai bien peur que pour un coeur de chair et de sensations physiques comme le vôtre, ce ne soit guère utile de les citer.
Quand le croyant fait un pas vers Dieu, Dieu accourt vers le croyant.
... et Dieu paraît craindre que ses créatures ne le reconnaissent pas comme l’Unique.
C’est juste une hypothèse que vous émettez (moi aussi d’ailleurs, et je l’admet). Elle est d’ailleurs étrange, puisque vous projetez votre opinion sur une entité dont vous êtes certain de la non existence. J’ai bien compris que vous tirez votre argument de votre lecture du Coran, mais cela reste un simple point de vue, pas une chose clairement dite dans le Coran. Vous interprétez... En quelque sorte, vous faites comme nous autres, croyants. Bien entendu, du point de vue du croyant, Dieu ne craint rien. Puisqu’il est par hypothèse, celui qui a créé la "crainte", en tant que concept. Vous avez donc votre interprétation, et nous avons la nôtre.
Quant à l’amour ( je n’ai créé les hommes que pour qu’ils m’adorent ) là il n’y a pas de partage, cela ne marche que dans un sens ...
L’adorer, oui, c’est une fonction assignée aux Hommes. Attention, ce n’est pas là, la raison ultime de leur présence dans l’univers. Ca, personne ne connaît la réponse à cette question. Vous-même, vous imaginez que nous sommes ici bas, par hasard. Vous avez une hypothèse (le hasard), nous (enfin moi...) n’en avons aucune. Nous ne savons pas la raison de notre présence. Et donc, vous parlez de partage. Faudrait-il encore qu’il y ait parité. On partage entre Humains. Mais Comment partager avec ce qui vous crée ? Lorsque vous "créez" une omelette, vous partagez un amour quelconque avec elle ? Dieu n’a rien à partager avec nous. Si cela était, c’est que donc Il serait notre égal. Or, dans ce cas, pourquoi je l’adorerais ? Je vous le demande !
Les grandes passions amoureuses de livres célèbres sont autrement plus romantiques et riches que la pauvre relation créateur/créature.
Vous refaites encore la même erreur, vous anthropomorphisez Dieu, si je peux me permettre ce barbarisme. Vous partez du principe qu’on peut établir une analogie entre l’amour romanesque et l’amour divin. En fait, lorsqu’il s’agit de Dieu, il vaut mieux presque éviter de parler. Les mots ne sont que pour l’usage des Humains, et sont impropres, aussi fulminants et invaincunables qu’ils puissent paraître, à "expliquer" Dieu. Alors quoi ? Alors rien. Dieu, on le ressent, c’est tout. Il est au-delà de nos mots. Le Coran n’est qu’une miséricorde qu’Il a accordé aux Hommes. Il leur a envoyé un livre pour eux, avec leurs mots, un livre de leur dimension... Un livre qul s’inscrit dans l’Histoire de l’Humanite, l’Histoire de son évolution. Mais Dieu, Lui, est au-delà même du Coran. Il est au-delà de tout, et pourtant, il est plus proche de nous que ne l’est notre jugulaire. C’est un mystère, absolu. C’est dire qu’il est très vain de comparer ce que l’on peut ressentir à son propos, à une belle histoire d’amour romanesque, fut-elle pleine d’émotion et de rebondissements.
Le croyant doit se situer entre la peur du châtiment d’Allah et l’espoir de Son pardon. Il se rappelle qu’Allah fait vite les comptes au Jour Dernier, et qu’il a le châtiment le plus douloureux, alors la peur le saisit. Il se rappelle qu’Allah est Pardonneur et très Miséricordieux, alors l’espoir le saisit.
Si son cœur se remplit uniquement de peur, il désespérera de la clémence d’Allah, exalté soit-Il. Or Allah, exalte soit-Il, dit (sens du verset) :
« Ne désespérez jamais de la Grâce d’Allah ! Seuls les mécréants perdent l’espoir en Allah. » (Coran : 12/87)
Si son cœur se remplit uniquement d’espoir, il pensera être à l’abri du stratagème d’Allah. Or Allah, exalte soit-Il dit (sens du verset) :
« Se sont-ils crus à l’abri du stratagème d’Allah ? Seuls ceux qui courent à leur perdition croient être à l’abri du stratagème d’Allah. » (Coran : 7/99)
Nombreux sont les versets mettant en avant la miséricorde d’Allah et qui nous poussent à l’espoir. Nous pouvons en citer à titre d’exemples les suivant :
« Ma miséricorde s’étend sur toute chose » (Coran : 7/156)
« Sauf celui qui se repent » (Coran : 19/60)
« Certes, les bonnes actions effacent les mauvaises actions. »(Coran : 11/114)
« Dis : "Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c’est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux". » (Coran : 39/53)
« Certes Allah ne pardonne pas qu’on Lui donne quelque associé que ce soit. A part cela, Il pardonne à qui il veut. Mais quiconque donne à Allah quelque associé que ce soit commet un énorme péché » (Coran : 4/48)
Les versets susmentionnés nous donnent un grand espoir quant au pardon de nos péchés et à la possibilité qu’Allah accepte notre repentir et nous évite le châtiment de l’enfer. Mais ils ne sont pas un motif pour donner l’avantage à l’espoir au point de sombrer dans les gouffres des transgressions et des péchés et se sentir à l’abri du stratagème d’Allah. D’autres versets sont là pour nous rappeler qu’il n’y a nulle assurance contre le redoutable châtiment d’Allah et que les véritables perdants sont : « ceux qui, au jour de la résurrection, auront causé la perte de leurs propres âmes et celles de leurs familles. C’est bien cela la perte évidente. Au-dessus d’eux, ils auront des couches de feu, et des couches au-dessous d’eux. Voilà ce dont Allah menace Ses esclaves. "O Mes esclaves, craignez-Moi donc !" (Coran : 39/15-16)
Le Croyant doit constamment vivre entre la crainte de l’Enfer et l’espoir du Paradis. Il ne doit à aucun moment se sentir à l’abri stratagème d’Allah.
Tintin est devenu musulman (non vérifié)0 points
⋅ 2 years ago
Il parait que j’ai mal compris la question, il s’agit là de crainte et amour et non de crainte et espoir. Effectivement, en tant que musulmans, nous devons aimer Dieu, mais il n’est pas exact de suggérer que l’amour de Dieu exclut le fait de Le craindre. Car bien qu’il faille aimer Dieu d’un amour sans condition, nous devons également craindre d’encourir Son courroux. Car tout comme Dieu — Exalté soit-Il — est Le Clément et Le Tout Miséricordieux, il est aussi Le Juste et Le Dur en punition.
Pour approfondir cette question, nous devons apporter les clarifications suivantes :
La question de l’amour de Dieu n’est pas tellement basée sur la raison et la logique ; elle est plutôt basée sur la révélation car la façon d’appréhender Dieu est dictée par la révélation et non par la raison pure. Il appartient à Dieu, et à Lui seul, de nous enseigner comment L’appréhender. Toute autre approche reviendrait à comparer Dieu à Sa création, ce qui nous conduirait in fine à dresser une image de Dieu dans nos esprits. Par conséquent, il est impossible pour nous autres humains d’accéder à la moindre connaissance de la nature de Dieu si ce n’est par la révélation émanant de Lui.
Dieu nous parle de Sa nature dans le Coran disant : « Informe Mes serviteurs que Je suis le Pardonneur, le Très Miséricordieux. et que Mon châtiment est certes le châtiment douloureux. » [1] Dans un autre passage, Dieu se décrit de la manière suivante : « Dieu, le Puissant, l’Omniscient. Le Pardonneur des péchés, l’Accueillant au repentir, le Dur en punition, le Détenteur des faveurs. Point de divinité à part Lui et vers Lui est la destination. » [2]
La révélation nous enseigne qu’en tant que serviteurs de Dieu nous devons nourrir de l’amour et de l’espérance envers Dieu en même temps que la crainte de Son courroux, car Dieu est Le Clément et Le Tout Miséricordieux, mais aussi Le Dur en punition. La crainte, sans l’espérance, est déconseillée, tout comme l’espérance, sans la crainte, est déconseillée.
Idéalement, il faudrait allier la crainte de Dieu et l’espérance en Sa miséricorde. D’après le Coran, ceci est la voie des Prophètes, qui sont des modèles pour l’humanité. « Ils concouraient au bien et Nous invoquaient par amour et par crainte. Et ils étaient humbles devant Nous. » [3] Nous devons craindre Dieu de sorte que nous soyions portés à éviter les choses susceptibles d’attirer Son courroux, tout en nourrissant l’espérance en Sa Miséricorde si bien que nous n’hésiterions jamais à nous repentir et à amender nos personnes pour recevoir la miséricorde de Dieu.
Il est également possible d’expliquer ce propos rationnellement. Il n’est pas difficile de comprendre que toute personne sincèrement amoureuse doit aussi craindre de déplaire à celui ou celle qu’elle aime. Une telle personne sera attentive à ne pas dire ou faire une chose qui pourrait directement ou indirectement lui valoir la colère de son bien-aimé.
[1] Sourate 15, Al-Hijr, versets 49 et 50.
[2] Sourate 40, Ghâfir, Le Pardonneur, versets 2 et 3.
[3] Sourate 21, Al-Anbiyâ’, Les Prophètes, verset 90
Merci Samia de rappeler cette notion de liberté en Islam. Une liberté toujours plus grande, dans le sens qualitatif du terme, au fur et à mesure de la progression du croyant vers le haut , c’est-à-dire vers son Seigneur.
L’amour evidement, l’amour au coeur de tout. C’est cet amour qui nous fait nous prosterner, cet amour qui nous donne la force de jeuner, cet amour qui fait que nous pouvons renverser des montagnes.
Le monde est conduit par l’amour : pour certains c’est l’amour de l’argent, pour d’autres l’amour de l’autre, pour certains autres l’amour du pouvoir et d’autres encore l’amour pour Dieu.
Et dans tout amour se mêlange le sentiment de peur, peur de ne pas être à la hauteur, peur de ne pas bien faire, peur de ne pas savoir exprimer cet amour et peur d’être extrême dans cet amour au point d’étouffer toute objectivité.
Cet amour pour Dieu nous élève, nous grandit, nous allège et nous fait aimer l’autre et les autres...
il est vraix, que chacun se soumet à Allah de part le fait qu’Il est notre créateur !
néanmoins, je crois également que nous avons pas forcément les mêmes justifications, certains le feront par pur amour pour leur Créateur, d’autres par crainte du Seigneur...Dieu nous a tous créer différemment, nous n’avons pas tous le même degré de foi.
Encore faut-il s’entendre sur la signification du mot "crainte". Il ne signifie pas forcément "peur" mais aussi "angoisse" ou "préoccupation", suivant le contexte et la phrase. Quand on dit "la crainte de ne s’être pas fait comprendre", on est loin de la "frayeur" pas plus que la "peur d’une sanction".
Néanmoins, je "crains" que dans la formule proposée, on soit plutôt dans l’acception "peur" que dans le sens "préoccupation". Si oui, c’est dommage, quand quand le premier sens,il y a antinomie avec l’amour, alors qu’il n’y en pas forcément dans le second.
En tout état de cause, une croyance fondée sur la crainte au sens "peur d’une sanction", c’est plutôt de la superstition entretenue par d’autres et à d’autres fins. Et on sait où les superstitions peuvent mener...
Au delà de l’action,il faut avoir la foi sinon le débat est vain.
Pour ma part lorsque j’entreprends quelque chose d’inhabituelle ou de difficile,je m’interroge en sollicitant ma conscience bien évidemment.
Que suggère la conscience ?
La pesée après le libre-arbitre autrement dit la décision prise en son âme et ..conscience.
Comme pour chaque pesée,il y a le pour et le contre mais qu’est-ce qui favorise tantôt l’un plutôt que l’autre ?
Soyons et raisonnons simplement :
si J’aime Dieu du même amour que celui que j’éprouve pour mes proches, je ne me "casse pas la tête" parce que le degré d’affection s’amenuise avec le temps( Léo Ferré :"Avec le temps, va, tout s’en va. On oublie le visage et l’on oublie la voix") et donc l’effort sur soi devient inexistant même si l’on se donne les moyens de sauvegarder les apparences.
bref comme disait ma grand-mère(Dieu la garde) :"tout passe et repasse ,il n’y a que l’arbre qui reste à sa place".
Si à l’inverse je crains Dieu,l’effort pour parvenir à éviter son courroux devient alors prodigieux et surtout permanent.
La peur donne des ailes dit l’adage.
Aimer Dieu ne peut en aucun cas être associer à cette sensation agréable crée d’une combinaison chimique à l’occasion d’un évènement précis .
Aimer Dieu c’est Le craindre, non pas physiquement, mais Le craindre sur le plan de l’éthique .Aimer Dieu c’est craindre de perturber l’équilibre de la Foi inhérente à chaque individus et garant de la santé mentale à laquelle les athées tentent désespérément de se soustraire.
Il est une phrase que les arabes disent :
"celui qui a peur est bénie".Il est bénie de Dieu parce qu’il vie avec cette peur et qu’il la respecte.
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⋅ 2 years ago
fermion a dit :
Encore faut-il s’entendre sur la signification du mot "crainte". Il ne signifie pas forcément "peur" mais aussi "angoisse" ou "préoccupation", suivant le contexte et la phrase.
Il convient de signaler, suite à ton interrogation, que la peur se dissocie en trois parties :
La première c’est lorsqu’une personne craint qu’une autre puisse l’affecter par une maladie, la pauvreté ou n’importe quel autre malheur, en croyant qu’elle possède un pouvoir et une volonté en dehors de l’Omnipotence d’Allah et de Sa volonté suprême. Ce genre de peur ou de crainte est une sorte de polythéisme.
La deuxième c’est avoir peur d’une créature humaine au point ne pas accomplir les devoirs qu’Allah impose. Ce genre de peur est une désobéissance à Allah.
Les causes de cette peur et de la première sont la faiblesse de la foi en Allah, le manque de confiance en Lui et l’ignorance qu’il ne peut se produire dans cet univers que ce qu’Allah le Très Haut a prédestiné. A chaque fois que la foi du serviteur se renforce, sa crainte envers un autre qu’Allah s’amoindrit, comme Allah dit dans ce verset : "[…] N’ayez donc pas peur d’eux et. Mais ayez peur de Moi, si vous êtes croyants." (Sourate 3/Verset 175).
La troisième est le fait d’avoir peur d’un ennemi, d’un animal féroce, d’un naufrage, d’une ruine ou toute autre chose causant la mort ou engendrant un préjudice quelconque. Ce genre de peur est ce que l’on désigne comme la peur naturelle. Il n’y a rien d’interdit à cela, c’est de celle-ci dont parle Allah lorsqu’il dit à propos du Prophète Moïse, paix et salut sur lui : " Il sortit de là, craintif, regardant autour de lui […]" (Sourate 28/Verset 21).
L'illusoire Dieu. (non vérifié)0 points
⋅ 2 years ago
Sans vouloir vous offenser "Tintin ..." Vos différentes explications sur la peur laissent à désirer ... Ainsi les deux premières peurs sont interdites mais la troisième est autorisée.
Cette troisième peur : avoir peur d’un ennemi, animal ou d’un naufrage n’est pas défendue. Pourtant puisque c’est Allah qui contrôle tout, passé, présent et avenir ... Avoir peur d’un ennemi ou d’un animal signifie qu’on pense qu’Allah n’est pas susceptible d’empêcher leurs mauvaises actions.
Avoir peur d’un naufrage signifie qu’on craint qu’Allah ne puisse s’opposer à ce naufrage ... Cettre troisième peur devrait être aussi interdite puisque c’est un manque de confiance en Allah.
Ca serait sympa, lorsqu’on parle (écrit) en français, de dire (et écrire) Dieu au lieu de Allah. On pourrait comprendre que Allah est un nom propre. Ou alors ça donnerait des situations absurdes (pourquoi s’arrêter en si bon chemin !) comme : El Lah, donc "le Lah"... Ou bien le Dieu des musulmans s’appellerait Allah, donc serait immanquablement différent de celui des Chrétiens et des Israélites, qui ne connaissent pas ce nom propre dans leur théologie. Quid alors des Libannais chrétiens maronites qui parlent d’Allah dans leur liturgie en arabe ? Ou qui portent des prénoms tels que Rizkallah ? (preuve d’ailleurs que ce n’est pas un prénom musulman à proprement parler, mais un prénom disons... monothéiste).
Etc etc...
Alors soit on parle en arabe, et on dit Allah, soit on parle en français et on dit Dieu.
Au fait, pourquoi justement certains disent Allah pour parler de Dieu, en français ? Ne serait-ce pas une sorte d’obscure peur superstitieuse ? Qui consisterait à penser que dire Dieu au lieu d’Allah, serait presque comme une sorte de blasphème ?
Et que deviendrait la traduction de la profession de foi de l’Islam, traduite en français ? (nous sommes bien d’accord qu’un musulman n’est absolument pas tenu de parler arabe. Sinon, il faut me citer le verset, et tout les convertis n’ont pas obligatoirement le temps de s’initier à cette langue). Or doncques, ça nous donnerait : Il n’y a d’autre Allah qu’Allah.
Soyons sérieux !
Dieu en français, Allah en arabe, et tout est du coup plus clair et plus sain. L’enfer est si souvent pavés de bonnes intentions...
Vous inquiétez pas Sami..
Vous n’êtes pas en Malaisie ici !
Même si certains d’entre nous sur ce site, emploient le nom Allah pour parler de Dieu, nous sommes tous convaincus que c’est l’unique et Dieu de tous les hommes et pas seulement Dieu des musulmans !
Vous inquiétez pas Sami.. Vous n’êtes pas en Malaisie ici ! Même si certains d’entre nous sur ce site, emploient le nom Allah pour parler de Dieu, nous sommes tous convaincus que c’est l’unique et Dieu de tous les hommes et pas seulement Dieu des musulmans !
Mais je ne m’inquiète absolument pas, et merci de me rappeller que nous ne sommes pas en Malaisie, pendant un moment, j’avais cru...
Mais certains ici n’arretent pas de rappeller leur "francitude", leur désir du vivre ensemble, d’aller vers l’autre, tout ce genre de trucs... Ca serait alors bien de commencer par parler la même langue. Ca aurait en plus le mérite d’empêcher beaucoup "d’islamophobes" patentés, dans les médias, de se délecter en disant justement "Allah", comme pour bien rappeler la différence, la rupture, entre l’Islam et l’Occident Chrétien : "Regardez, se complaisent-ils à suggérer vicieusement ! Ils ont un Dieu différent, la preuve, il porte un nom que nous ignorons dans notre religion-culture...".
Mais bon, chacun son trip. Si ça plaît à certains de continuer à triturer les langues (ça fait évoluer le français, comme qui dirait, et qui sait, un jour les Chrétiens diront Allah au lieu de Dieu, le fameux Zeus des grecs !), oui donc, pas de problème...
D’accord avec Sami ; il ne faut pas non plus donner du grain à moudre à ceux qu’on voudrait gagner le cœur ou à défaut, transformer leur opinion en une neutralité bienveillante. Il est vrai que certains par leur comportement, achètent la corde avec laquelle ils se font pendre.
Pas bien convaincant, Sami . On fait des citations en latin, en grec, anglais ou chinois tout en écrivant en français. La langue arabe pour un musulman est comme le latin pour les catholiques par exemple. Tout l’édifice islamique est bâti sur le Coran révélé en langue arabe. Les mot "Allah" ainsi que "Salam", par exemple sont passés dans le langage courant et utilisé par tous.
Vous nous faites un mauvais procès.
Lola, je ne pense pas que "l’arabe est à un musulman ce que le latin est aux catholiques".
Tout simplement parce que le latin était la langue (morte) de la culture dans un continent où existaient de très nombreuses langues, dont beaucoup n’étaient même pas d’origine latine. L’Eglise a naturellement utilisé le latin pour "fédérer" ses écrits et ses rites dans les nombreux pays de la chrétienté alors qu’il n’était plus parlé. D’ailleurs l’immense majorité des gens du peuple ne comprenaient pas le latin. Aujourd’hui, le latin est abandonné dans les offices sauf chez les quelques catholiques ultra conservateurs.
Je pense que ce n’est pas le cas de l’arabe, langue vivante.
Par ailleurs, je suppose que le Coran a été écrit d’origine en arabe qui (j’imagine) était la langue de Mahomet. Alors que les Evangiles n’ont pas été écrits en latin mais en langue sémitique (araméen ou hébreu), langue(s) de Jésus, puis transcrits plus tard en latin et en grec, au fur et à mesure de l’expansion du christianisme.
Donc latin et arabe ne sont pas des équivalents dans les deux religions.
Mais c’est incroyable, cette façon de voir les choses : un procès ! Et c’est qui "nous" ? Bien que les musulmans soient une Oumma, une union spirituelle en quelque sorte, ce sont avant tout des êtres singuliers, chacun totalement responsable de ses actes devant Dieu, infiniment SEUL, devant son Créateur, le jour de la Rencontre ultime.
Je ne fais de procès à personne. je dis juste mon opinion. Je ne suis pas un juge.
Faire une citation est une chose, dire Allah en français à la place de Dieu, présente quelques problèmes. Voilà tout. Vous me parlez des citations faites en chinois (vous en connaissez beaucoup, vous ? C’est Djamel je crois qui me disait qu’il est temps d’apprendre le chinois... il n’a pas tort !...), mais vous ne m’expliquez pas comment traduire la profession de foi de l’Islam, en français, sans passer par le mot Dieu... Je ne parle que de cohérence, de ne pas pr^ter le flanc aux ennemis de l’Islam. Rien de plus.
Alors, voyez-vous, c’est vous qui me faite un procès... d’intention. Vous m’imagnez Juge ! bref...
Le latin pour les Catholiques... MAis n’êtes vous pas au courant que c’est un argument spécifique aux intégristes Catholiques, le latin pour dire la liturgie ? (alors que le Vatican est pour les langues nationales). Ce à quoi d’ailleurs, il est aisé de répondre que si on veut être réellement fondamentaliste, c’est en araméen qu’il faudrait dire la religion Chrétienne.
Bien sûr, l’arabe a une place prépondérante, capitale même, en Islam : tout simplement pour lire le Coran dans sa forme originelle. Il est même recommandé, affaire de bon sens, pour un converti non arabophone, d’apprendre 2 ou 3 choses en arabe, ne serait-ce que la profession de foi, la prière pour qui prie... Mais voilà. Pour le reste, s’il est malaisien, comme qui dirait, il a parfaitement le droit de parler son Islam en malaisien. Sinon, l’universalisme absolu (un de ses titres de gloire) de l’Islam ne serait qu’un voeux pieux, et n’aurait pas de sens. Vous me dites que "Salam" est passé dans les moeurs. Un peu comme les Israélites qui se disent Shalom ? je sais bien que le Coran recommande cette formule, Essalama Aalaykoum etc... Qui a décidé, QUI DONC, de ne pas le dire en français, lorsque c’est là votre langue courante ? En quoi serait-il absurde de dire : Que la paix soit sur vous ? Mais bon, pourquoi pas... Chacun son truc...
Voyez-vous, je soupçonne justement, pour rester dans le sujet du débat, que l’usage abusif de l’arabe (et je suis arabe !) à tort et à travers, relève plus d’une forme de superstition, de fondamentalisme, donc peut-être une forme de peur diffuse de ne pas être dans la forme "canonique", admise par le clergé "imamique" et estampillée "officielle", que d’autre chose.
J’insiste, puisqu’on en est là : je ne fais aucun procès, je ne crache sur personne (on me l’a reproché), je ne donne de leçon à personne : je ne fais que dire mon opinion. Vous me dites qu’elle ne vous convainc pas : Ca, je le comprends et l’admet volontiers.
Non seulement, ce n’est pas convaincant comme dit Lola, en plus vous parlez pour ne rien dire, polémiquer et créer un problème là ou il n’ y a pas !
J’ai bien apprécié l’intervention de
Jean-Pierre CHAMBARD qui a dit :
Ce site se définissant lui-même comme le premier site de l’Islam francophone, il me semble que pour les débats comme celui-ci et, par exemple, les trois précédents, permettent aux internautes musulmans d’échanger leurs visions, leurs points de vue, sur leur religion et sa pratique.
Il me paraît donc un peu inconvenant pour des non-musulmans, comme moi, de vouloir y mettre leur grain de sel.
A mon avis, le plus important c’est que chacun de nous puisse s’exprimer et débattre librement en répondant à la question qui a été posé dans le forum .
Allah ou Dieu, tant que ce n’est pas du verlan ou de la casquette à l’envers !!
Je ne suis pas sûr que la controverse indonésienne puisse être écartée d’un simple revers de la main. Si certains "mollahs" malais ont eu grand tort d’inciter à la violence, il reste que la question mérite réflexion. Par exemple, je ne suis absolument pas convaincu que le dieu de ceux qui se voient comme "élus" par celui-ci, soit rigoureusement le même que Celui-là devant qui tous sont égaux sans considération de race ou de nationalité. Ce n’est qu’un petit exemple, et que penser des divers dieux des religions asiatiques, et qui ne sont qu’avatars d’un Principe que l’on peut fort bien prendre pour Lui ?
Non seulement, ce n’est pas convaincant comme dit Lola, en plus ... etc etc. !!
C’est bien entendu votre droit, comme c’est le mien d’exiger que vous ne déformiez pas mon prénom. C’est un don de mes parents, et j’y tiens très fort.
Mais "Dieu" n’est il pas au dessus de ce qu’on lui prête (tous), dans nôtre incapacité à envisager ce qu’Il est vraiment ? Dés lors..tous les mots, quelle que soit la langue, ne resteront que des mots pour tenter de Le définir, Lui qui nous échappe tout en étant si proche.
En tout cas, un peu "chelou" vos interventions ...Oups, excusez moi pour le verlan, c’est mon côté musulman qui ressort ! Vaut mieux en rire
dire Allah en français à la place de Dieu, présente quelques problèmes. Voilà tout.
Pouvez vous nous dire s’il reste encore en nous, quelque chose qui ne présente pas problème selon vous ??!!
Il y a de l’islamophobie en France, c’est une réalité mais vous parlez comme si tous les Français sont "islamophobes" ou "arabophobes".
A vous lire, on croirait presque que les fourneaux sont allumés et que nous "musulmans", sommes prêts à la grillade ! Et la solution, c’est d’être invisibles en renonçant à tout ce qui peut nous lier à l’islam !
Je trouve ça insultant vis à vis des personnes que je connais et côtoie tous les jours, "Français de souche " tolérants, ouverts et respectueux.
Tintin est devenu musulman (non vérifié)0 points
⋅ 2 years ago
L’Imam Al-Ghazali, — que Dieu, lui fasse miséricorde — définit la crainte véritable comme étant la souffrance du coeur de la perspective d’un mal pressenti. Cela peut-être dû à la perpétration des péchés. Il peut également s’agir d’une crainte de Dieu — Exalté soit-Il — émanant de la connaissance de Ses Attributs qui appellent nécessairement la crainte, et cela est bien meilleur et plus parfait, car quiconque connaît Dieu doit nécessairement Le craindre. D’où la Parole de Dieu — Exalté soit-Il — : “Seuls les savants parmi Ses serviteurs craignent Dieu.” » [1]
Dieu — Exalté soit-Il — invita Ses serviteurs à Le craindre Lui seul : « Et manifestez de la crainte à Mon égard » [2] Il fit l’éloge des croyants et les décrivit comme manifestant de la crainte à Son égard : « Ils craignent leur Seigneur au-dessus d’eux. » [3] Dieu fit de Sa crainte une condition de la perfection de la foi : « Et craignez-Moi si vous êtes croyants. » [4] De plus, Dieu promit deux Jardins à celui qui craint Sa Majesté : « Et celui qui craint la Majesté de son Seigneur recevra deux Jardins. » [5] Dieu fit du Paradis la demeure de celui qui craint la Majesté de son Seigneur disant : « Quant à celui qui craint la Majesté de son Seigneur, et s’interdit les (viles) passions, le Paradis sera sa demeure. » [6]
Le craintif n’est pas celui qui pleure puis s’essuie les yeux. Le craintif est celui qui abandonne ce pourquoi il craint d’être châtié.
[1] Sourate 35, Fâtir, Le Créateur, verset 28.
[2] Sourate 2, Al-Baqarah, La génisse, verset 40.
[3] Sourate 15, An-Nahl, Les abeilles, verset 50.
[4] Sourate 3, Âl `Imrân, La famille d’Amram, verset 175.
[5] Sourate 55, Ar-Rahmân, Le Miséricordieux, verset 46.
Fermion : Vous avez raison, la langue arabe pour les musulmans, c’est encore mieux (pardon aux cathos, il me comprendront) que le latin pour les catholiques car le latin est langue lithurgique et l’arabe du Coran est langue sacrée. Cherchez la différence. Les intellectuels, au sens noble du terme, préfèrent les citations dans la langue d’origine pour le pas altérer le sens des mots, les traductions étant souvent imparfaites et parfois même délibérément subverties.
Sami , mille excuses, votre réponse est trop longue pour mon petit cerveau pas très vaillant ce matin.
On pourrait aller plus loin dans ce qui est contenu en puissance et en acte dans le mot "ALLAH".
Mais je laisserai volontiers cette tâche aux connaisseurs qui passeraient par là ... .
Lola, l’intérêt d’avoir un texte fondateur en langue vivante est de pouvoir s’affranchir des problèmes inhérents à la traduction dans d’autres langues. Vous êtes dans le vrai.
Cependant, la caractéristique propre aux langues vivantes, c’est qu’elles évoluent et souvent considérablement dans le temps, et on se retrouve avec le souci de la transcription d’un écrit en langue ancienne en langue actuelle. Il faut alors se replonger dans le contexte linguistique et l’environnement sociétal de l’époque pour ne pas trop s’éloigner de la signification originelle.
Je pense que bien des problèmes (et dans certains cas c’est un euphémisme) évoqués çà et là sont liés à la grande latitude offerte à l’interprétation d’un texte très ancien.
Dieu ou Allah (pour satisfaire tous le monde, lol) dit dans le Coran :
Dis : "Je crains, si je désobéis à mon Seigneur, le châtiment d’un jour redoutable". s6, v15
Ici la crainte n’est pas de Dieu, mais plutôt pour nos actes souvent imparfait, incorrect, négligé ou délaissé.
Comme le hadith
« Crains Dieu en quelque lieu que tu sois ; fais suivre le péché de la bonne action qui l’effacera, traite les hommes avec bonté (en faisant preuve) d’un bon naturel ».
Ici il nous est demander de le craindre en tous lieu et donc en tous moment.
Cette crainte ne doit pas nous quitter, elle fait partis de notre foi.
Est-ce que cette crainte n’est pas ce que le Prophète saw conseilla à AbdAllah ben Abbâs (rra) :
"O jeune homme, je vais t’enseigner quelques préceptes. Observe les commandements de dieu, il te protègera. Observe les commandements de dieu, tu le trouveras devant toi. Lorsque tu as à demander quelque chose, demande à Allah. Lorsque tu as à implorer assistance, implore assistance auprès d’Allah."
Craindre de ne ps respecter les commandement de Dieu.
Dis : "Ô Mes serviteurs qui avez cru ! Craignez votre Seigneur". Ceux qui ici-bas font le bien, auront une bonne [récompense]. La terre de Dieu est vaste et les endurants auront leur pleine récompense sans compter.
Dis : "Il m’a été ordonné d’adorer Dieu en Lui vouant exclusivement le culte, et il m’a été ordonné d’être le premier des Musulmans. Dis : "Je crains, si je désobéis à mon Seigneur, le châtiment d’un jour terrible".
Dis : "C’est Dieu que j’adore, et Lui voue exclusivement mon culte. Adorez donc, en dehors de Lui, qui vous voudrez !" - Dis : "Les perdants sont ceux qui, au Jour de la Résurrection, auront causé la perte de leurs propres âmes et celles de leurs familles". C’est bien cela la perte évidente. Au-dessus d’eux, ils auront des couches de feu, et des couches au-dessous d’eux. Voilà ce dont Dieu menace Ses esclaves. "Ô Mes esclaves, craignez-Moi donc !" s39, v10-13
Dans ces verset il y à une successions des notions d’amour (adoration, culte exclusif..) et de crainte.
L’imam Ach-Chafi’i a dit ce très beau vers :
Si ton Amour était sincère tu Lui aurais obéi
Car l’amant pour son Amour est esclave
« Dis : "Si vous aimez vraiment Dieu, suivez-moi, Dieu vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.
Dis : "Obéissez à Dieu et au Messager. Et si vous tournez le dos... alors Dieu n’aime pas les infidèles ! s3, v31-32 »
Pour aimer Dieu, la solution est de suivre de Prophète saw pour qu’il nous y mène.
Hayat, en effet on ne peut qu’être "deçà et delà", dans le meilleur des cas. Mais cela n’empêche d’éviter ce qui peut donner lieu à non-sens ou à contre-sens, comme dans le cas de la « controverse indonésienne ». Si votre Theos est bien identifié comme unique et que sous le même vocable on vous en serve un morceau en vous expliquant que ce n’est qu’une tierce part et qu’elle se mange, quelle tête feriez-vous ? Le fait d’être "inconnaissable" ne peut justifier de L’identifier à n’importe quoi. Alors je n’excuse pas les violences qui ont donné suite aux discours enflammés des mollah malais, mais j’en comprends parfaitement les raisons qui sont de linguistique et de logique. Sans parler de l’historique de toute cette affaire, remontant peut-être à la "querelle des rites" initiée par les jésuites au dix-septième siècle, et réactivée sans doute à dessein par quelque officine "évangéliste" US. Cioran ne disait-il pas qu’il rêvait d’un monde où l’on mourrait pour une virgule ? C’est fait.
« Ceux qui sont emplis de crainte pour leur Seigneur, qui croient aux signes de leur Seigneur, qui n’associent rien à leur Seigneur, et qui donnent ce qu’ils donnent tandis que leurs cœurs demeurent plein de crainte à l’idée qu’ils doivent retourner à leur Seigneur ; voilà ceux qui se précipitent vers les bonnes actions et qui sont les premiers à les accomplir. » s23, v57-61
A travers ces versets, Allah décrit ceux qui s’empressent à faire le bien :
(1) Ils redoutent le châtiment Divin et se maintiennent constamment dans l’obéissance ;
(2) Ils croient aux signes, dans la création et dans le Coran, confirmant l’existence d’Allah l’Unique, et n’en doutent pas ;
(3) Ils se vouent à Allah et n’adorent aucun avec Lui, ils savent qu’il n’y a de dieu que Lui, l’Unique, qui n’a ni compagne, ni enfant et que rien ne Lui est égal ;
(4) Ils s’acquittent des droits d’Allah, tels la Zakat ou les expiations des serments, des droits des hommes, tels les dettes et les dépôts et font des dons, ouvertement et en cachette, et craignent que tout cela ne soit accepté d’eux.
L’auteur du dhilal dit : Ces croyants là dont les cœurs sont prudents et réveillés, redoutent Allah avec crainte et piété, croient en Ses signes, ne Lui associent rien dans leur adoration, accomplissent leurs obligations envers Lui, dépensent dans Son sentier. Malgré cela, ils restent inquiets à l’idée qu’ils doivent retourner à leur Seigneur, parce qu’ils s’estiment négligents envers Lui. Aussi, l’Imam Ahmad et Al Tirmidhi rapportent que notre mère Aïcha a interrogé le Prophète, paix et salut sur lui, au sujet de ce verset et qui donnent ce qu’ils donnent tandis que leurs cœurs demeurent plein de crainte à l’idée qu’ils doivent retourner à leur Seigneur, demandant : O Messager d’Allah ! Est-ce là celui qui vole, fait la fornication, boit le vin, et qui craint alors Allah ?
Il répondit : Non ! O fille d’Abu Bakr ! O fille du Véridique ! Il s’agit plutôt celui qui prie, jeûne, donne l’aumône et qui craint quand même Allah .
Ainsi, conclut Al Zuhaïly, ce sont les croyants correspondants à ces descriptions que tu verras s’empresser aux bonnes œuvres, afin d’atteindre les plus hauts degrés, et les palais élevés au sein du Paradis.
Oui, je vous suis tout à fait Waglioni. ceci dit, aucune pratique religieuse n’est exempte de sa part d’idolâtrie, fut-elle cachée et très insidieuse. Certains "contre sens" sont plus flagrants que d’autres,c’est sûr, mais tous sont humains. Aucune pratique ne sera jamais "pure", il semblerait que ça ait été "prévu" comme ça..n’est ce donc pas l’effort et l’intention qui comptent ? Dés lors, il me semble assez présomptueux de "breveter" l’usage du mot Dieu, Allah....
wa salam.
l'illusoire Dieu (non vérifié)0 points
⋅ 2 years ago
Un Dieu qui menacerait aussi souvent ( "craignez Allah" revient au moins 70 fois dans le coran) ... montrerait de la faiblesse et un manque d’autorité ... De plus comment ne pas avoir de la crainte devant un Dieu qui aurait tous les pouvoirs. Cette histoire de crainte ne devrait même pas être abordée tant elle semble évidente et couler de source.
On ne peut expliquer ceci que d’une seule façon : les auteurs du coran ne parvenaient pas ou avaient beaucoup de difficulté pour convaincre les gens ... Leurs menaces par l’intermédiaire de leur Dieu étant leur dernier recours.
On pourrait tout autant dire que les gens auraient du se détourner d’un Coran qui les menace d’autant de punitions. Mais le fait est là, convenez-en, les gens ne se sont pas détournés, au contraire.
Votre "Les auteurs" est très savoureux... On sent la jubilation... On imagine une bande de comploteurs cachés dans les grottes profondes de l’Arabie mystérieuse... Brrrr....
la vie est une chose sérieuse.Moi,comme
beaucoup de gens,je cherche le pourquoi
de la vie,le pourquoi des événements de cette fin de siècle,l’après,etc.
Eh bien,je dirai tout simplement :
"Seigneur,ayez pitié de notre pauvre tête le jour de la reddition des comptes"
Tintin est devenu musulman (non vérifié)0 points
⋅ 2 years ago
Concernant l’amour de Dieu, Ibn al Qayyim (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit en guise d’explication de celui-ci :
« Il existe quatre sortes d’amour qu’il faut savoir distinguer. Car ceux qui se sont égarés ne l’ont été que pour leur incapacité de les distinguer.
La première sorte consiste dans l’amour d’Allah. Cet amour à lui seul ne suffit pas pour faire échapper au châtiment d’Allah et obtenir Sa récompense car les polythéistes, les adorateurs de la croix et d’autres aiment Allah.
La deuxième sorte d’amour consiste à aimer ce qu’Allah aime. C’est cet amour qui permet de quitter l’impiété et d’entrer en Islam. Le plus aimé d’Allah parmi les humains est le plus imprégné de cet amour.
La troisième sorte d’amour consiste dans le fait d’aimer pour Allah et en Allah. Cet amour est inhérent à l’attachement à ce qu’Allah aime. L’on ne saurait aimer vraiment ce qu’Allah aime sans aimer pour Lui et en Lui.
La quatrième sorte consiste à aimer à côté de Lui.Voilà l’amour polythéiste. Quiconque aime quelque chose pas pour Allah ni à cause de Lui, mais à côté de Lui, l’a pris pour un égal d’Allah . Ce qui est l’amour vécu par les polythéistes.
Il s’y ajoute une cinquième sorte d’amour différent de ce qu’on vient de citer. Il s’agit de l’amour naturel, le penchant de l’humain vers ce qui convient à sa nature à la manière dont l’assoiffé aime l’eau, et l’affamé la nourriture et à l’instar de notre désir du sommeil ou l’affection que nous portons à nos épouses et à nos enfants. Ce sentiment ne peut être condamné que s’il distrait le fidèle du rappel d’Allah et le détourne de Son amour comme le dit le Très Haut : « ô vous qui avez cru ! Que ni vos biens ni vos enfants ne vous distraient du rappel d’Allah. Et quiconque fait cela... alors ceux-là seront les perdants. » (Coran,63 :9) et : « des hommes que ni le négoce, ni le troc ne distraient de l’invocation d’Allah, de l’accomplissement de la Salâ et de l’acquittement de la Zakâ, et qui redoutent un Jour où les cœurs seront bouleversés ainsi que les regards. » (Coran, 24 :37 ).
Fermion, je veux juste rectifier, ou du moins contester ce que vous disiez à propos des Evangiles qui, d’après vous, auraient été écrits en
« langue sémitique (araméen ou hébreu), langue(s) de Jésus, puis transcrits plus tard en latin et en grec »
Aucun manuscrit n’a été trouvé antérieur aux versions grecques. Alors, si certains linguistes spéculent sur des versions antérieures, ce ne sont que théories. Pour sûr, celui de St. Jean est grec d’origine. Et pour la "langue de Jésus", il est certain qu’il s’exprimait en araméen, puisqu’il prononce des paroles en cette langue lors de sa Passion (et cela donne lieu à des traductions outrageuses, mais c’est une autre discussion). Il est hautement probable aussi qu’il maîtrisait parfaitement le grec comme tous les gens "bien nés" de son époque (comme pour l’anglais aujourd’hui, et le français hier...).
mohammedS a dit :
la vie est une chose sérieuse.Moi,comme beaucoup de gens,je cherche le pourquoi de la vie,le pourquoi des événements de cette fin de siècle,l’après,etc
Dieu a crée l’homme et l’a installé sur la terre pour une noble raison qui le distingue et l’élève par rapport aux autres créatures qui vivent dans son voisinage. Ces dernières, durant toute leur existence, ne sont préoccupées que par le manger, le boire et l’apaisement du besoin sexuel. IL a précisé : ﴾ Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent . Je ne cherche pas d’eux une subsistance ; et Je ne veux pas qu’ils me nourrissent. En vérité, c’est Dieu qui est le Grand Pourvoyeur, Le Détenteur de la force, l’Inébranlable .﴿
L’adoration n’est point limitée à l’accomplissement de la prière , au murmure de quelques paroles et à d’autres pratiques lors de moments préçis , elle est beaucoups plus vaste que cela ,elle est , en vérité , un programme qui régit la vie huamaine en sa totalité , Dieu nous recommande de répéter ce verset et d’être convaincu de son contenu : Dis : ma prière , mes actes de dévotion , ma vie et ma mort appartiennent à Dieu , seigneur des mondes , Il n’a pas d’associé , Il m’a été confessé cela et je suis le premier musulman ..)
L’Islam refuse, catégoriquement, de se cantonner dans la seule relation entre l’homme et son Créateur. Il considère que c’est là une atteinte véritable au but pour lequel les Livres célestes ont été révélés, que les messagers devaient concrétiser au sein de leur peuple et faire perdurer de génération à génération. Il -le but - consiste dans l’amélioration de la vie humaine et l’accomplissement du devoir de la suppléance de l’homme sur terre , selon le Programme et les Lois de Dieu. C’est la raison pour laquelle l’Omniscient a créé Adam. IL nous informe de Sa Volonté : ( rappelle aux hommes lorsque Dieu dit aux anges : « Je vais instituer un vicaire sur terre. ﴿ Ce vicariat, accordé d’abord à Adam, s’étend à toute sa descendance, après lui. Dieu interpelle les hommes et emploie le pluriel : ﴾ C’est Dieu qui a fait de vous les derniers usufruitiers de la terre.﴿ IL a, dans un autre verset, qualifié ce vicariat de peuplement de la terre, IL a mentionné : ﴾ C’est Lui qui vous a formé de terre et vous a permis de la peupler﴿
Ainsi, ce droit exigé de l’homme consiste à habiter la terre et à l’exploiter sans excès. Ce noble objectif ne peut être réalisé par des religions qui, dans leurs principes et leurs lois, ne prennent pas en considération la vie humaine dans ses diverses activités.
Le musulman est en adoration continuelle de son seigneur . Le concept de la dévotion en Islam est global . Toute action que Dieu aime et qui procure Sa Satisfaction au croyant, tout acte et parole apparente ou intérieure font partie intégrante de la dévotion. Elle ne se résume pas, exclusivement, dans la pratique des rites visibles mais elle embrasse les pensées intimes, les actes issus des cinq sens et tout ce que prononce la langue. Elle couvre plusieurs domaines de la vie du croyant. Citons, en premier, ses relations avec son Créateur, suivis de son comportement vis-à-vis de lui-même, comme l’hygiène personnelle et la politesse dans toutes ses activités, à table, dans son lit, lors de ses actes intimes avec sa femme, dans les lieux d’aisance, dans son habillement, dans sa démarche puis viennent ses liens avec les membres de sa famille en particulier et avec sa société, en général, ensuite ses rapports avec l’ensemble des hommes, enfin son attitude envers son milieu et son entourage.
Les gains – les conséquences - que le Musulman récolte à partir de la dévotion qu’il accomplit à l’intention de son Seigneur sont incommensurables. Citons, entre autres, la paix intérieure et la droiture des sens qui engendrent le bonheur terrestre. Ce dernier est la part actuelle du bien qu’il a fait et qui aboutit à la stabilité psychique et sociale dans la vie des Musulmans sincères qui suivent le chemin tracé par la religion. Ces gains sont la conséquence de la foi et de l’obéissance aux prescriptions divines. Dieu nous réconforte : « Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne œuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie. Et Nous les récompenserons, certes, en fonction des meilleurs de leurs actions. » (Sourate 16/Verset 97)
D’un autre côté, les infractions sociales, les maladies psychiques, les états de stress que nous observons au sein de certaines sociétés, ont débouché sur un pourcentage effrayant et fort élevé du suicide . En fin de compte, il est le juste prix que paie l’Humanité pour son éloignement du sentier de Dieu et de la direction qu’IL a montrée à Ses créatures. Dieu a clamé : ﴾ Quiconque suit Mon guide ne s’égarera pas et ne sera pas malheureux et quiconque se détourne de Mon rappel mènera une vie pleine de gêne et le jour de la Résurrection, Nous l’amènerons aveugle au rassemblement.﴿
Mais la grande récompense que le croyant gagne en pratiquant, honnêtement, la dévotion à son Seigneur consiste dans la Satisfaction du Bienfaiteur et l’acquisition d’une place au Paradis.Comme il est énoncé clairement dans ce verset : ﴾ Ô mon peuple ! Cette vie présente n’est qu’une jouissance éphémère ! La vie future sera vraiment la demeure de la stabilité. Quiconque commettra une mauvaise action ne sera sanctionné que d’une peine correspondante. Quant à ceux, hommes ou femmes, qui feront une bonne action en ayant la foi, ils entreront dans le Paradis et y recevront tout sans compter.﴿
l'illusoire Dieu (non vérifié)0 points
⋅ 2 years ago
Pas très sérieux comme argument...
On pourrait tout autant dire que les gens auraient du se détourner d’un Coran qui les menace d’autant de punitions. Mais le fait est là, convenez-en, les gens ne se sont pas détournés, au contraire.
Les gens ne se sont pas détournés car le plus souvent, sous la menace, ils finissent par se soumettre. Et généralement ceux qui résistent et refusent de se soumettre sont les plus forts.
Sami a dit :
Votre "Les auteurs" est très savoureux...
On ne sait pas très bien qui a écrit le coran. La plus grande partie vient sans doute (j’espère) du prophète. Parfois aidé de personnes de son entourage.
Ensuite l’enrobage fut fait par ceux qui le mirent par écrit après la mort du prophète. Ils reprirent l’idée générale du messager tout en améliorant le texte et en y faisant des ajouts ... Pour finalement aboutir au "Livre" que nous connaissons aujourd’hui.
C’est l’explication la plus simple et la plus plausible que tout le monde admet. On entrevoit difficilement d’autres explications.
Les gens ne se sont pas détournés car le plus souvent, sous la menace, ils finissent par se soumettre. Et généralement ceux qui résistent et refusent de se soumettre sont les plus forts.
Oui, je vous l’accorde, mais ceci, si la menace était effective, immédiate, et de ce monde. Or, les menaces dont vous parlez appartiennent à une autre sphère, et en vérité, personne n’est revenu de l’au-delà pour nous dire exactement de quoi il retourne.
J’ai la faiblesse de penser (d’espérer...) que le Maître de l’Univers, le Créateur des galaxies, et tout le reste, ne va pas me faire passer l’Eternité dans une marmite d’huile bouillante, après ma mort, parce que j’aurais bu un coup de trop, ou que j’aurais eu des pensées un peu lubriques en "matant" de travers une femme qu’il aura lui-même doté d’une beauté émouvante, etc... (je sais bien, baucoup ne prtagent pas ce point de vue... mais bon...).
En vérité, la puissance de Dieu par rapport à nous autres pauvres humains, tellement faibles, et dont la nature faible justement est le résultat de la création de Dieu, cette puissance de Dieu disais-je, est tellement infiniment au-delà de notre misérable condition humaine, que franchement, malgré ce qu’il y a écrit dans le Coran, je n’imagine pas que Dieu nous plonge par milliards dans des "marmites d’huile bouillante" pour l’éternité !
LE Coran, quoiqu’en pensent certains des deux bords extrêmes, les intégristes et les athées (mais je ne les place pas sur le même plan pour autant), est un livre pédagogique, dont le but est de guider, de faire évoluer... Il possède des niveaux d’approche différents. Il fallait organiser une société frustre, à l’époque, que Dieu a désigné comme étant en elle que devait éclore la dernière mouture de la religion dite monothéiste. Il fallait organiser, et donc, il fallait de la discipline, de l’ordre, des menaces, oui, et aussi de l’amour, avec pour chacun le choix de voir le verre à moitié rempli, ou à moitié vide... Il fallait des lois, un début de législation, etc... Avec la possibilité pour les hommes ensuite, de trouver leur voie, d’aller plus loin dans la voie indiquée par Dieu. Il y a aussi dans le Coran, des choses plus universelles (les chercheurs sérieux ont bien expliqué cela), des choses au-delà du temps, des époques, des civilisations. Il y a une différence d’approche, entre l’exhortation à ne pas boire les choses alcoolisées, et la demande autrement plus grandiose, plus définiive, plus absolue, de croire en un Dieu Unique, de croire en la supériorité du Bien sur le Mal... etc...
A part le fait de croire ou de ne pas croire, et faire le mal d’une manière grandiose et outrancière, j’ose espérer en la miséricorde infinie de Dieu. Il nous jugera de toutes façons comme il en décidera, et le reste n’est que littérature. Vivons notre vie avec les moyens qu’il nous a octroyé, avec les faiblesses et les forces dont il nous a pourvu, évitons le Grand mal, et le reste, bah, qui mourra verra.
En ce qui concerne la rédaction du Coran, Il n y a rien à dire. Chacun sa conviction. Juste une chose : c’est un fait indiscutable qu’il n’existe qu’une unique version du Coran. Même si on considère les fragments découverts ici ou là...
Le Coran tel qu’il existe est reconnu par tous : ceux qu’on appelle les Sunnites, les Chiites, les Kharidjites, les comme moi (juste musulmans), etc... Ca se saurait vraiment, et les ennemis de l’Islam (nombreux) se seraient fait un plaisir de nous le coller sous le nez, s’il existait une autre manière de Coran. Là justement, est le miracle : les musulmans, d’accord sur rien, sont au moins obligés d’être d’accord sur l’essentiel : UN SEUL CORAN. Quant à son origine, chacun croit selon son coeur.
Sami, si l’on ne peut qu’être d’accord avec vous dans l’ensemble, il reste çà et là quelques approximations, mais bien excusables au regard de l’argument d’être compris de tous. Quand vous dites, par exemple :
« Il y a une différence d’approche, entre l’exhortation à ne pas boire les choses alcoolisées, et la demande autrement plus grandiose, plus définitive, plus absolue, de croire en un Dieu Unique, de croire en la supériorité du Bien sur le Mal... etc... »
cela a l’air incontestable, et pourtant non, et je voudrais vous faire remarquer au contraire la totale unité du Texte : Il indique qu’il n’y a pas de Voie praticable sans une ascèse, sans surtout consommer des modificateurs de conscience. En effet, si les modificateurs de conscience (alcool, tabac, drogues diverses) peuvent constituer un raccourci, c’est dans une pente extrêmement abrupte et qui provoque la chute inévitable sans plus aucun secours.
C’est pourtant au Paradis qu’il coule un fleuve de vin délicieux.. .
Je vous parle de notre modeste condition humaine, vous me parlez de perfection. Bien sur, idéalement, la Voie est une ascèse sans faille... Mais comment imaginer plus d’un milliard de musulmans parfaits... Attention à idéaliser l’Homme. Vous faites preuve d’optimisme ou d’intransigeance (c’est selon...) en imaginant ou en espérant que la Voie ne peut être qu’idéale, ou pas être. Elle est faite à mon avis d’efforts, de trébuchements, de chutes, puis encore d’efforts, de doute, d’incertitude, de faute, d’amour, d’humilité, d’oublis, d’imperfections, puis de lumière, d’extase, de certitude... Tomber... se relever... ne jamais abandonner... Et toujours la miséricorde infinie de Dieu, dont il est nous est interdit de désespérer.
Oui quant à la totale unité du Texte. Mais cela n’interdit absolument pas la hiérarchie des choses. Définitivement, croire en Dieu et faire le bien en cette vie, est infiniment plus important que de boire ou ne pas boire. Et n’oubliez pas, j’ai parlé de boire, pas d’ivresse profonde. Il n’est pas nécessaire de boire jusqu’à la chute irrémédiable dont vous parlez. Il existe aussi l’art de la nuance...
Je ne rentrerai pas dans la polémique pour savoir si l’alcool est très fortement déconseillé, par étapes, (une souillure satanique dont il nous est demandé de nous abstenir, mais aussi une chose qui contient un bien, et qui coule sous forme de fleuve dans le paradis...), ou bien strictement interdit sous peine d’une définitive déchéance... A chacun de voir midi à sa porte...
J’insiste : il vaut mieux en général, ne pas boire que boire ! Je sais la faiblesse immense de l’Homme...
A Sami
"J’ai la faiblesse de penser (d’espérer...) que le Maître de l’Univers, le Créateur des galaxies, et tout le reste, ne va pas me faire passer l’Eternité dans une marmite d’huile bouillante, après ma mort, parce que j’aurais bu un coup de trop, ou que j’aurais eu des pensées etc..."
Vous avez pesé vos fautes et elles ne méritent pas l’enfer. Vous en connaissez le poids (nul) et en déduisez la sentence (nulle).
Bref, vous vous êtes jugé vous même.
Tout cela peut laisser perplexe car le fait de vous juger en lieu et place de Celui qui Seul le fera revient à créer un impensé.
Car pourquoi vous pencher sur vos actes, leur sens, leur valeur, puisque emballé-c’est pesé, la sentence est tombée et qu’en l’espèce il n’y en aura pas.
Puisque donc il y a impensé, je vais me permettre de l’ouvrir. Je ne sais pas si vous le réalisez pleinement, et c’est en ça que votre message est surprenant, mais vous passez outre l’interdit de Dieu (l’alcool) et au travers de l’interdit, vous passez outre Sa volonté de voir l’homme se préserver de l’ivresse, sans vous demander une seconde quelle pourrait être la valeur de la volonté de Dieu.
Et si vous touchez à la volonté de Dieu (sans même en prendre réellement conscience), alors, sans aucun marge d’erreur possible, vous touchez à Dieu Lui même.
Je vous l’écris sans agressivité et sincèrement : je n’arrive pas à lire votre message avec la légèreté que vous avez pris à l’écrire, car dans ses sous-bassements moraux et spirituels, il induit l’idée d’une négligence assumée dans vos comportements personnels car Dieu n’aurait pas la volonté que le Coran lui prête.
Peut-être ne le percevez-vous pas mais vous avez niché votre liberté dans une ligne de faille dangereuse.
Or, comme le dit un proverbe chinois : si tu veux vivre libre, fixe toi une règle.
La règle coranique vaut.
Ne la dévaluez pas car ce ne sera pas le texte divin qui en ressortira perdant. Ce seront vos actes. Et vous même, bien au delà de vos actes.
J’ai dit que j’espérais. Lisez moi bien, au lieu de décider unilatéralement que je suis seul juge de mon devenir dans l’au-delà. Dieu seul décide. Et Il décidera comme Il le décidera. Ma seule conviction, c’est que quand je lis le Coran, j’y trouve infiniment plus de générosité et de miséricorde, que dans votre message qui oublie une seule petite chose : La faiblesse inhérente à l’Homme, c’est Dieu qui l’y a mise, en l’Homme, cette faiblesse. Personne d’autre. Il a ses raisons que ni vous ni moi ne connaissons. Rien n’aurait empêché Dieu de faire de nous des êtres infaillibles. Or, il ne l’a pas désiré. C’est ainsi.
..."le fait de vous juger en lieu et place de Celui qui Seul le fera"...
Je ne me sens pas concerné par ce que vous écrivez là (il se peut parfaitement que je me trompe sur toute la ligne, et que je finirai dans une marmite d’huile bouillante, etc... Ca sera la décision absolue et bienvenue de Dieu, car tout ce qui vient de lui est bienvenu), et donc me rend la suite de votre démonstration plus ou moins caduque.
Je ne dévalue pas la règle coranique, mais j’y vois des subtilités, des générosités, des hiérarchies, un humanisme... qui semblent vous échapper. A vous votre vision, que je comprends bien et que je respecte, sachez-le, et à moi la mienne
Vous n’avez pas bien saisi une chose, à mon (humble) avis : ce n’est pas notre comportement qui doit être absolu même s’il doit tendre vers... (j’ai pensé cela, lorsque j’étais jeune, simpliste, et inconscient de l’incroyable complexité de la vie...). C’est Dieu seul qui est absolu. Une nuance d’importance. Même le Prophète lui-même a été rappelé à l’ordre, lorsqu’il s’est détourné d’un humble qui désirait lui parler. Alors nous autres...
On dit que Hamza, est arrivé un jour saoul à la prière, et on dit même (je ne le garantie pas, je l’ai juste lu), qu’il a proféré des blasphèmes... Devant le Prophète !... Mais lorsqu’il a fallu donner sa vie pour Dieu et son Prophète, Hamza était au premier rang... Voilà qui est édifiant !
L'illusoire Dieu (non vérifié)0 points
⋅ 2 years ago
Ceux qui consomment des "modificateurs de conscience" ( alcool, tabac, drogues) ne font qu’utiliser les ressources de la planète. Donc pour les croyants, ils ne font que profiter des possibilités qu’un Dieu créateur aurait mis à leur disposition ... Que ce même Dieu leur interdise ensuite, sous la menace, l’usage de ces produits qu’il a lui-même mis en place est difficilement compréhensible.
Une mère interdit aussi certaines choses à son enfant, le plus souvent dans son intérêt et pour le protéger. La morale religieuse est différente. Dieu ne nous interdit pas ces "modificateurs" dans un but protecteur, dans ce cas il aurait éradiqué depuis longtemps tous les virus et autres maladies ... mais parce que l’usage de ces produits nous éloignent de l’objectif principal lié à notre création par ce Dieu : n’adorer que lui.
Aussi, en comparaison de l’amour maternel pour son enfant, l’amour divin paraît beaucoup moins noble ... La noblesse des sentiments, le plaisir de donner sans rien attendre en retour sont des données inconnues dans l’univers de ceux qui créèrent les dieux, où tout est "donnant-donnant" et le plus souvent sous la menace.
Bonjour Sami
C’est vrai, j’ai relu mon message à la lumière du votre et j’ai ressenti un ton sévère, qui peut passer pour jugeant et fort désagréable.
Je vous remercie donc de votre réponse qui m’a permis d’éclairer certains points de ma démarche, qui oui, pour être aussi franche et tranchée, peut en devenir blessante.
Je ne souhaitais pas être blessant avec vous mais quelque chose, dans mes propos, l’a néanmoins été. Et cela m’interroge, à titre personnel.
Ca vaut des excuses. Je vous les fais sincèrement.
Et ce qui s’est passé, effectivement prouve bien que nous sommes faibles. Car oui, j’ai failli à votre égard.
Je n’ai pas été présent à vous. Vous affirmant que vous passiez outre des interdits, je suis moi même passé outre votre sensibilité et votre droit à un échange empreint de respect et de douceur.
Comment dès lors, pourriez vous recevoir mes arguments balancés sans tact ni égards ?
Bref, je comprends votre réaction.
Voyez, c’est drôle, lorsque vous exposez une faiblesse, je vous en expose une autre.
Cette faiblesse, qui est mienne, qui est votre, et qu’effectivement, Il a déposée en nous, serait-elle alors notre frontière intérieure indépassable, vers laquelle, nos paroles et nos actes ne cesseraient de refluer pour nous y ramener irrémédiablement ?
L’homme, de ce point de vue, collerait à sa faiblesse sans pouvoir la dépasser.
Mon opinion, là dessus, est nuancée et j’espère vous la transmettre avec plus de "liant" que précédemment : nous avons été créés faibles, indéniablement,mais cette faiblesse, loin d’être l’écueil sur lequel nous viendrions inéluctablement échouer, constitue, pour le coeur qui se tourne vers Lui, le point de départ pour un appel à l’aide.
Ce n’est que dans notre faiblesse que, conscient de nos failles et de nos insuffisances, nous sentons notre incapacité à nous porter par nos propres forces, et que oui, nous avons besoin d’être aidés dans cette épreuve mystérieuse qu’est la vie.
C’est ce que j’ai ressenti aujourd’hui en lisant votre message : mon manque d’empathie, ma dureté de ton qui n’est qu’un manque à la douceur, dans la réponse que je vous ai faite.
Alors, que faire dans ces moments, sinon demander de l’aide ?
Et ce n’est que lorsque l’appel sera entendu, que le manque sera comblé. Ce qui veut dire que nous ne pouvons mendier Son appui qu’à partir de nos manques, que nous ne pouvons désirer Sa présence qu’à partir de nos failles, que nous pouvons entrer en relation avec Lui qu’à partir d’une supplique douloureuse, devant le spectacle de désolation où notre faiblesse nous a poussés : messages sur oumma.com indélicats, colères mal contrôlées, relations familiales/amicales ravagées, mensonges/ommissions destructeurs, que sais-je encore ?
Pourtant, je vais vous surprendre mais je crois que nous avons besoin de notre faiblesse. Même si, paradoxalement, bien souvent elle nous désole.
Peut-être même n’est ce que miséricorde de Sa part de nous avoir ainsi dotés. La faiblesse est un cadeau. Comme une main désespérément tendue qu’Il prend plaisir à saisir pour nous consoler et nous rapprocher de Lui.
En faisant courir les mots sur le clavier, je m’aperçois qu’ils nous emmènent vers la notion de repentir. Que le pardon se demande, s’implore et même se mendie.
Que la faiblesse n’est point un écueil, un terminus pour nos fautes, mais un chenal, fin, malaisé à deviner dans sa trajectoire aléatoire, mais qui, si on le saisit comme un fil d’Ariane dont on ne sait où il nous mènera ouvrira sur un océan de miséricorde infini.
A condition d’avoir consenti à cheminer.
Je vous le confie et effectivement, peut-être ne serez-vous pas du tout d’accord avec moi sur ce point, mais je vous le soumets néanmoins ;-)
La faiblesse ne nous invite pas à se reposer en elle : "Je suis faible,Dieu l’a voulu et donc je m’arrête là". (arrêt du cheminement de l’âme)
Je crois plutôt que la faiblesse nous éreinte en elle et ne nous ouvre le repos qu’en Dieu : "Seigneur, montre moi la voie qui t’agrée car seul, perdu en ma faiblesse, ravagé par le mal que j’ai commis et ma désobéissance à ton égard, je ne puis te rejoindre." (élan de l’âme vers le Haut)
Voilà Sami ce que je pouvais vous répondre comme ça. Ce n’est certainement pas parfait mais ce n’est qu’un point de vue parmi tant d’autres.
Encore désolé pour mon manque de tact
Sami, je dois mal m’exprimer car j’ai l’impression que vous ne comprenez pas le sens de ma remarque. Ainsi vous dites :
« Je vous parle de notre modeste condition humaine, vous me parlez de perfection. Bien sur, idéalement, la Voie est une ascèse sans faille... »
Pas du tout. La Voie est un chemin parfois très escarpé, parfois agréable, mais ce n’est, justement, qu’une voie. Elle n’a rien d’idéal, même si le fait de la suivre constitue, forcément, une promenade de santé.
Je voulais surtout contester toute hiérarchisation du Texte, consistant finalement à dire que ici il y aurait des choses importantes, mais que là, non, et qu’on en peut laisser tomber des pans entiers dans un oubli douillet.
Voila, je me sens infiniment plus proche de ce message de votre part, que de l’autre. Merci, vous avez écrit là de très belles choses émouvantes, et qui sont riches de réflexions passionnantes.
Je lance un appel aux spécialistes et uniquement au spécialiste de l’islam, en sciences des hadiths et biographie du prophete .Une polémique est en train de prendre des proportions énormes sur le site du figaro de delphine minoui au sujet du prophet et de aicha .Si vous avez les compétences recquises ,venez participez au débat.
Je lance un appel aux spécialistes et uniquement au spécialiste de l’islam, en sciences des hadiths et biographie du prophete .Une polémique est en train de prendre des proportions énormes sur le site du figaro de delphine minoui au sujet du prophet et de aicha .Si vous avez les compétences recquises ,venez participez au débat.
Oui j’agis et par amour et par crainte de Dieu. Pour moi l’un ne peut être dissocié de l’autre. Dieu est aimable autant qu’il est à craindre. Allaho aalem
Allah yatakabel tous nos rites, notre jeune et toutes nos prières, amine
Bon ramadan à tous
Commentaires
Il serait bien présomptueux de dire que Dieu intervînt en la moindre façon dans mes actes. Mes pensées, oui. Pour mes actes, Son intervention réside au plus, dans le fait que je m’en remette à Lui. Savoir si cela relève de l’amour ou de la crainte ? C’est de l’amour, je pense, mais c’est alors du domaine de la pensée, non de l’action. C’est aussi que je ne Lui demande jamais rien, hors cet amour, justement.
Mais il est d’autres instances, plus redoutables, et qui émanent de Lui. Alors, la crainte n’en serait que déplacée, s’il s’agissait de crainte. Or il ne s’agit pas alors, de crainte, mais de conformité à des valeurs (éthiques, esthétiques).
Pour conclure, la question n’a pas grand sens pour moi. Mais j’attends d’autres avis pour mieux me situer, si toutefois les brouilleurs professionnels nous laissent cet outil de forum à disposition.
Ah ! L’Athée, vous faites fort, franchement vous faites fort !
Encore enfoncé jusqu’au cou dans vos histoires de burqa, excision communautarisme... bref, votre horizon indépassable. Et vous tenez sur des messages longs de trois mille km des semaines durant sur vos marottes obsessionnelles. Mais comme vous l’a fait remarquer quelqu’un sur le forum précédent, y’a la vie à vivre à côté de tout ça !
Nan, pas possib’ ! Lâcher la névrose, pensez donc ! Et ça vous rend dingue qu’on vous le fasse remarquer. Parce que si on abolit la burqa, on abolit l’objet sur lequel vous symptomatisez votre incapacité à accepter l’autre, bref, vous vous retrouvez tout nu face au monde et son gisement de différences.
Quelle horreur ! Partager le monde avec l’autre ? Mais vous êtes un gosse, vous pouvez pas ! Alors surtout pas touche à la burqa, avec vous, même, faut qu’on parle que de ça ! Burqa, burqa, burqa, excission , communautarisme !
Quand quelqu’un (Hayat) arrive avec un autre discours, notamment spirituel, vous faites votre sale môme : « naaaaan ! Veux pas ça ! » Evidemment, faut pas que la relation puisse prendre ! Surtout pas ! Alors vous lui collez de la burqa dans les pattes avec du : « hein ? Qu’est ce que t’as à dire sur la buuuuurqa ? »
La burqa, en fait, elle est super pratique : elle maintient dans l’impossible la relation dont vous ne voulez pas, et en plus, elle légitime le fait que vous rejetiez l’autre de toutes vos forces.
Du deux en un.
Et vous voilà confortablement installé dans votre horizon indépassable avec votre prétexte sous le bras ! Et l’éternelle répétition du même discours : l’Islam en France, pas possib’. Et c’est pas ma faute à mwâ, supérieur à tout autre (trop drôle !!!!), c’est la faute à l’autre !
Ben désolée, Athée, mais pour beaucoup d’autres, athées comme vous notamment (j’en connais), le partage de l’espace public, de la société, c’est pas un problème.
Pour vous, si.
D’ailleurs , sur ces forums, vous ne partagez .... rien.
On ne fait que palabrer sur vos blocages, et vos blocages, ça vous rend très bavard. Vous ne savez parler que sur des choses qui n’avancent pas. La parole, chez vous, elle vaut quand elle mène à la rupture, à l’irrespect, au manque d’égards. Jamais quand une ouverture se dessine, car là, illico presto, faut boucler tous les espaces : burrrrqa ! Excision ! Amalgame ! Au secours !
Alors Athée, combien de mails programmés encore autour de vos marottes ? De vos incapacités ? Faites gaffe car on va vraiment commencer à vous identifier à votre symptôme. D’ailleurs le terme « xénophobe » n’est pas arrivé là par hasard. C’est qu’on commence à vous réduire à ça, le xénophobe étant celui qui passe son temps dans son symptôme en décrétant l’acceptation de l’autre impensable, irréalisable, folle.
En tout cas, chapeau ! Vous avez un inconscient béton qui tape très bien sur le clavier !
Ah ! L’histoire de la patelle sur son rocher ! Excellente ! Car qui a besoin de l’autre ? La patelle du rocher ou le rocher de la patelle ? Vraiment excellent de lire sous cette forme que vous êtes accroché à nous, et bien accroché d’ailleurs ! Et pour cause, la présence musulmane alimente votre névrose !
Vous seriez honnête avec vous même, vous nous diriez merci !
Et ça donnerait une prose vachement plus joyeuse.....
Agir par amour ou crainte de "Dieu", n’est-ce pas ôter sa responsabilité et son libre arbitre à l’être humain ?
Agir du fait d’un "autre", c’est n’être pas soi-même dans son propre acte.
Si "Dieu" existe, cherche-t-il à nous responsabiliser ou à nous dominer ? Un "Dieu" dont la volonté serait la domination de l’être humain serait mon ennemi.
Élevons-nous nos enfants pour qu’ils nous aiment ou parce que nous les aimons ? "Dieu" ne peut pas être plus mesquin que l’être humain.
L’être humain a besoin de Loi, il n’a pas besoin de "Dieu". Agir par "Dieu", c’est se dédouaner de notre responsabilité. Mais sommes-nous responsable au point de pouvoir nous passer de "Dieu".
Pierre Meur,
Libre-penseur et humaniste
Salam.
Quand je me lève le matin pour aller bosser, c’est parce que je suis obligé de le faire. J’agis (puisque c’est votre question) par obligation d’abord, ni par crainte, ni par autre chose.
La croyance en Dieu repose sur la soumission entière de l’individu à son mythe et doit être entretenue par la crainte constante de l’autorité suprême. Le mot "islam" étant d’ailleurs l’expression parfaite de cette dépendance puisqu’il signifie soumission à la volonté de Dieu. L’éloge de la souffrance et de la privation se substituent alors à l’aspiration au bonheur de tout individu. Endurer la souffrance devient une des qualités premières du croyant (II, 150) : "Nous vous éprouverons par la peur et la faim, par les pertes dans vos biens et dans vos hommes, par les dégâts dans vos récoltes. Annonce des nouvelles heureuses à ceux qui souffriront patiemment.", sacrifice inutile et humiliant aussi prôné par la Bible. De même, en parlant des humbles (XXII, 36) : "Dont le cœur est saisi de frayeur quand ils entendent prononcer le nom de Dieu, qui supportent avec patience les maux qui les visitent, qui observent la prière et font l’aumône des biens que nous leur avons départis.". Ne pouvant apporter le bonheur sur Terre, les religions en exploitent le malheur et le désespoir.
L’acte de croire est un rapport de maître à esclave, celui-ci doit être imprégné d’une crainte absolue vis à vis de son dieu. La crainte de Dieu est incessante dans le Coran où le croyant est constamment rappelé à cette peur. Un exemple parmi les centaines rencontrés (II, 190) : "Craignez le Seigneur et apprenez qu’il est avec ceux qui craignent.". L’endoctrinement par la répétition abrutissante d’expressions du style "Craignez Dieu" s’affiche comme le seul moyen de persuasion du peuple et ne fait que révéler la pauvreté des arguments philosophiques. A titre d’exemples (III, 70) : "Celui qui remplit ses engagements et craint Dieu saura que Dieu aime ceux qui le craignent.", et (III, 97) : "O croyants ! craignez Dieu comme il mérite d’être craint, et ne mourrez pas sans vous être soumis à sa volonté.". De même, tout est soumis à Dieu (XIII, 17) : "Quel est le souverain des cieux et de la terre ? Réponds : C’est Dieu.", l’imposition directe de la réponse ne laissant, là encore, aucune réflexion ou alternative possible au croyant. Dieu est arrogant et répressif (XVI, 52) : "Tous craignent Dieu de peur qu’il ne fonde d’en haut sur leur têtes, et ils exécutent ses ordres.", et ne connaît pas l’acte gratuit, le don (XVI, 81) : "Dieu vous fait sortir des entrailles de vos mères, privés de toute connaissance ; puis il vous donne l’ouïe, la vue et l’intelligence, afin que vous soyez reconnaissants.", et (XVI, 84) : "c’est ainsi qu’il vous comble de ses bienfaits, afin que vous vous résigniez à sa volonté.". La sourate XX débute en rassurant le lecteur (XX, 1) : "Tâ Hâ Nous ne t’avons pas envoyé le Coran pour te rendre malheureux,", mais le second verset met fin à l’illusion, très éphémère, d’un islam bienfaiteur : "Mais pour servir d’admonition à celui qui craint Dieu.". La menace et le despotisme ne laissent aucun doute lorsque Dieu annonce le rôle officiel de Mahomet (XXV, 58) : "Nous ne t’avons envoyé que pour annoncer et pour menacer.".
Le Coran s’affiche donc, non seulement, comme un instrument d’oppression envers les non-musulmans, mais aussi, paradoxalement, comme une machine répressive à l’encontre de ses propres adeptes. Un gourou peut, en effet, captiver les fidèles en les éblouissant de promesses sucrées, mais aussi en les abreuvant de menaces apocalyptiques s’ils adoptent une autre voie. Le Coran, comme la Bible, choisit la voie guerrière, seul refuge de thèses absurdes.
Notre rapport à Dieu passe par Ses Noms et Ses Attributs. J’ai lu un texte Soufi qui dit que chacun d’entre nous est lié à Dieu (car il n’existe Rien en dehors de Lui, Soubhana wa Taâla) par un ou plusieurs de Ses Noms et Attributs. Le rapport à Dieu présente une ou plusieurs tendance(s) générale(s). Pour ce qui est de la crainte, il s’agit de la "crainte révérentielle" à un degré élévé et de vigilance et contrôle de soi, dans la vie ordinaire.
Mais il y a des cas de musulmans qui souffrent d’une peur viscérale de Dieu. Leurs éducateurs, parents ou religieux, eux-mêmes traversés par la peur du Diable (a3udhu billahi minnu), leur ont transmis cette peur et c’est, à mon avis, une grave erreur.
Ce site se définissant lui-même comme le premier site de l’Islam francophone, il me semble que pour les débats comme celui-ci et, par exemple, les trois précédents, permettent aux internautes musulmans d’échanger leurs visions, leurs points de vue, sur leur religion et sa pratique.
Il me paraît donc un peu inconvenant pour des non-musulmans, comme moi, de vouloir y mettre leur grain de sel.
Il y a suffisamment de sujets d’actualité, d’articles de fond et d’autres débats plus généralistes qui (s’ils traitent fort logiquement de sujets en relation avec l’Islam), permettent l’expression de chacun d’entre nous.
Mais bon, ce n’est que mon avis.
Cordialement
@ Monsieur Meur
"Un "Dieu" dont la volonté serait la domination de l’être humain serait mon ennemi."
Parce que vous vivez la domination comme un instrument de pouvoir et de destruction.
Si la mère domine son enfant, ce n’est pas par esprit de pouvoir ni de destruction. C’est une domination agissante et invisible, aimante et guidante, qui hisse l’enfant au dessus de ses caprices, de ses colères, de ses désirs. Qui le pousse à la réalisation de lui même.
Relation qui pose la question de la dépendance dans l’amour.
"Élevons-nous nos enfants pour qu’ils nous aiment ou parce que nous les aimons ? "
Dieu nous aime très certainement avant que nous ne l’aimions. Ah ! ça ! C’est sûr !
"L’être humain a besoin de Loi, il n’a pas besoin de "Dieu". "
Aaaaah ! Non ! L’être humain a besoin d’amour ! Et c’est pour cela, que lorsque rien ne l’entrave, il remonte à la Source !
"Agir par "Dieu", c’est se dédouaner de notre responsabilité. "
Du tout, agir par Dieu revient à être agi par Lui.
Nous sommes là sur un versant gnostique.
Difficile de pousser au delà, sauf pour les mystiques.
Nous sommes donc convoqués ici sur la question de l’humilité.
"Mais sommes-nous responsable au point de pouvoir nous passer de "Dieu"."
Là, c’est la question du "connais-toi toi même".
Qu’est ce qu’être responsable ?
Qu’est ce que se réaliser ?
Tout cela est ouverture de réflexion.....
Ni les mots de "crainte" ni celui d’"amour" ne me semblent vraiment appropriés pour exprimer ce qui, dans mes actes me lie à Dieu.
Ce que je peux dire, c’est que cette "relation" est éminemment intime, se situe au cœur de moi même et pas "en dehors" comme le dit Pierre Meur. Elle engage la responsabilité de tout mon être, et n’est donc absolument pas dominatrice et infantilisante.
C’est cette conscience intime de La Source qui me permet de tendre vers le meilleur de moi même. J’imagine qu’on peut appeler ça de l’amour, avec un très grand A.
Quant à la "crainte" de Dieu, pour moi elle n’a rien avoir avec la relation d’asservissement qui pourrait nous lier à un autre être humain. Justement parce que la "nature" de Dieu ne peut en rien être comparée à l’Homme ou à tout autre objet de la création. Lorsque la religion est utilisée comme "machine répressive" (dixit "Dieu est Amour"), c’est que l’homme a manipulé la parole de Dieu pour façonner l’image de Dieu à sa propre image, dans le but de prendre le pouvoir. C’est de l’association, un acte éminemment grave en Islam car vouloir circonscrire, réduire, représenter, anthropomorphiser Dieu est une forme de négation de Son incernable grandeur.
Pour moi la "crainte" a avoir avec la conscience de notre place de créature et non de créateur. Elle est avant tout l’extrême humilité de comprendre que nous ne sommes pas détenteurs de La Vérité.
wa salam.
la crainte et la servitude A Dieu est liberté , la crainte et la servitude aux hommes est esclavage.
qu’est ce la liberté sinon de ne dépendre de personne et de n’avoir besoin de personne sinon à Dieu c’est la raison pour laquelle le prophète saws nous enseignait en disant :
"si tu as une requête a faire fait la à ALLAH et si tu as besoin d’aide demande le à Allah"
l’amour et la crainte sont les deux faces d’une même pièce.
l’enfant n’aime t-il pas ses parents et les craint en même temps ??
Il y a deux type de craintes il y a ceux qui craignent le châtiment divin est cela est l’exemple du croyant lambda et il y a ceux qui craignent de déplaire a Dieu est cela est l’exemple de ceux qui ont atteint le degré de "el ihsan".
Dieu est amour a dit : La croyance en Dieu repose sur la soumission entière de l’individu à son mythe
Le dogme athée repose sur le mythe du divin, pas sur la réalité du divin.
La croyance en "Dieu" n’infirme pas celui qui s’y livre, la croyance en "Dieu" élève le croyant à une autre réalité. Et si "Dieu" était la discipline que s’impose le croyant en opposition à la paresse de l’athée ?
L’athée, lui, se contente de jouir de pensées faciles. Il se masturbe parce qu’il lui est impossible de "conclure" avec son manque d’imagination. Il lui manque une libido puissante, un désir d’être, un désir de vivre.
La croyance est exigeante, c’est vrai, parce que "Dieu" à peine créé doit être sans cesse recréé différent, sous peine de devenir une vulgarité. Il faut être athlète pour être croyant. Il faut sans cesse rajouter le millimètre à sa pensée, afin que la pensée dépasse la pensée précédente.
L’athéisme est une vilaine grippe qui prend celui qui abandonne la pensée. L’athéisme, c’est un "être" facile. Comment pourrait-il comprendre l’effort ? Sa finalité n’est pas de donner, sa finalité c’est de prendre.
Regardez les athées ici présent. Agissent-ils en être humain ou en prédateur ? Ce n’est pas la rencontre qu’ils recherchent, c’est le viol.
Pierre Meur,
Libre-penseur et humaniste
ça dépend de ce que je fais ! Quand je fais du bien autour de moi ( aider , rendre service etc ... ) c’est par amour de Dieu , puisque je n’attends rien en retour ! Par contre quand les mauvaises pensées me traversent l’esprit par moment de colère ; quand on en veut à tout le monde ; alors là , c’est la crainte et la peur qui me retiennent ; pas la peur de la justice des hommes ; mais vraiment la trouille de Dieu le jour de l’ultime jugement ! Qu’Allah me préserve avec les miens du feu de SAQAR !
Salam,
Pour répondre à votre question, cela dépend entièrement des actes :
1- - la salat, le ramadan, la zakat, ne consommer que du halal, ne pas manger du porc, et beaucoup d’autres actes répréhensibles mentionnés dans le Noble Coran, par crainte d’Allah Tout Puissant
2- certains actes, comme le pardon, les aumônes, aider les autres, être là pour les autres, etc...je les fais pour l’amour d’Allah le Très Haut
Ne cherchez pas la petite bête "Dieu est amour", on va vous dire ici que vos références coraniques sont sorties de leur contexte et qu’il faut savoir lire l’arabe pour accéder à toutes les subtilités de la révélation divine. Ne vous fiez pas à ce qui est tenu pour dit. Des fois c’est authentique des fois ça ne l’est pas. Cela dépend de celui qui le dit.
Ici un chat n’est pas un chat, on arrivera même à vous dire que ce que vous prenez pour un chat est un ange.
Le Coran est trop subtil pour vous pauvre non initié. On est ici entre spécialistes. Circulez !
Dieu dans le Coran nous donne l’exemple à suivre en la matière, l’adoration de Son élite dans sourate Les prophètes :
« Et Job, quand il implora son Seigneur : "Le mal m’a touché. Mais Toi, tu es le plus miséricordieux des miséricordieux" ! Nous l’exauçâmes, enlevâmes le mal qu’il avait, lui rendîmes les siens et autant qu’eux avec eux, par miséricorde de Notre part et en tant que rappel aux adorateurs.
Et Ismaël, Idris et Zul-Kifl qui étaient tous endurants ; que Nous fîmes entrer en Notre miséricorde car ils étaient vraiment du nombre des gens de bien. Et Zun-Nun (Jonas) quand il partit, irrité. Il pensa que Nous N’allions pas l’éprouver. Puis il fit, dans les ténèbres, l’appel que voici : "Pas de divinité à part Toi ! Pureté a Toi ! J’ai été vraiment du nombre des injustes". Nous l’exauçâmes et le sauvâmes de son angoisse. Et c’est ainsi que Nous sauvons les croyants.
Et Zacharie, quand il implora son Seigneur : "Ne me laisse pas seul, Seigneur, alors que Tu es le meilleur des héritiers". Nous l’exauçâmes, lui donnâmes Yahya et guérîmes son épouse. Ils concouraient au bien et Nous invoquaient par amour et par crainte. Et ils étaient humbles devant Nous. Et celle [la vierge Marie] qui avait préservé sa chasteté ! Nous insufflâmes en elle un souffle (de vie) venant de Nous et fîmes d’elle ainsi que de son fils, un signe [miracle] pour l’univers.
Certes, cette communauté qui est la vòtre est une communauté unique, et Je suis votre Seigneur. Adorez-Moi donc . » v83-92
Je pense qu’il est clair de souligner ici que Dieu nous demande le ET qui uni, et non le OU qui exclut.
La coexistante entre les deux et de plus un facteur complémentaire et qui alimente l’un-l’autre.
Sinon pour les commentaires précédant bcp ne méritais même pas d’être lu, alors une réponse ...
Je tiens juste à préciser que souvent des traductions ou des notions différentes, peuvent créer des lectures et donc des compréhensions différentes.
Ici le terme crainte et associé au terme amour, donc cela renvoi naturellement au verset précédemment cité : "Yahya et guérîmes son épouse. Ils concouraient au bien et Nous invoquaient par amour et par crainte. Et ils étaient humbles devant Nous."
ici le terme crainte vient de l’arabe de Khawf , quelque fois traduit par peur .
Rien à voir avec Taqwa qui est aussi traduit par craintes. De même que ces variantes avec de nombreuses traductions : craintes référentielles, être pieux, atteindre la piété, se préserver ...
Toutes souvent traduit par seulement craignez , lui offrant donc un sens restreint et répétitifs d’un seul et unique sens, alors que pour un arabophones celui est polysémiques
Ici le piège comme dans de nombreuses polémiques et de bien définir de quoi on parle. De crainte oui mais de khawf ou de Taqwa ?
Pour éviter les polémiques fessons attentions aux termes choisix : entre khawf-peur,taqwa - crainte ou même ici piété :
« "Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entreconnaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux... " »
Alors que le terme en Arabe et "atqaqou" qui vient de Taqwa.
Cela aurait pu suffire comme débat pour Oumma pour définir la crainte de Dieu ! tellement le sujet est vaste.
Sinon concernant l’amour ; Perso je ne sais pas si j’aime Dieu comme Il se doit.
Le prophète saw nous a appris cette magnifique invocation.
« Seigneur je te demande Ton amour.
Et l’Amour de ceux qui T’aime.
Et les œuvres qui me mène à Ton Amour. »
Dieu dis :
"A ceux qui croient et font de bonnes œuvres, le Tout Miséricordieux accordera Son amour." sourate Maryam v86.
Totalement d’accord avec Hayet et j’aimerais risquer cet additif : Aimer Dieu c’est le craindre et craindre Dieu c’est l’aimer.
Si je parque ma voiture convenablement, c’est sans doute plus par crainte du flic que par amour pour lui. (Cela s’explique peut-être par le fait que l’homme est en général un rebelle en puissance). Sachant que le rapport de l’homme à la loi n’est pas le même que celui qu’il pourrait entretenir avec Dieu, il s’ensuit que les termes amour et crainte changent du fait qu’on les situe dans une dimension et pas dans l’autre. D’où l’association complémentaire que je perçois entre ces deux vocables apparemment contradictoires.
Cette peur ou cette crainte semble partagée : Le croyant craint de déplaire à son créateur et Dieu paraît craindre que ses créatures ne le reconnaissent pas comme l’Unique.
Quant à l’amour ( je n’ai créé les hommes que pour qu’ils m’adorent ) là il n’y a pas de partage, cela ne marche que dans un sens ... Les grandes passions amoureuses de livres célèbres sont autrement plus romantiques et riches que la pauvre relation créateur/créature.
Ououououh ! la grosse bêtise que viens d’écrire illusoire !. Les écrits sur l’Amour entre Dieu et ses créatures sont très nombreux et sublimes. Mais j’ai bien peur que pour un coeur de chair et de sensations physiques comme le vôtre, ce ne soit guère utile de les citer.
Quand le croyant fait un pas vers Dieu, Dieu accourt vers le croyant.
Puissiez-vous un jour connaître (dawq) cet état.
L’illusoire Dieu a dit :
... et Dieu paraît craindre que ses créatures ne le reconnaissent pas comme l’Unique.
C’est juste une hypothèse que vous émettez (moi aussi d’ailleurs, et je l’admet). Elle est d’ailleurs étrange, puisque vous projetez votre opinion sur une entité dont vous êtes certain de la non existence. J’ai bien compris que vous tirez votre argument de votre lecture du Coran, mais cela reste un simple point de vue, pas une chose clairement dite dans le Coran. Vous interprétez... En quelque sorte, vous faites comme nous autres, croyants. Bien entendu, du point de vue du croyant, Dieu ne craint rien. Puisqu’il est par hypothèse, celui qui a créé la "crainte", en tant que concept. Vous avez donc votre interprétation, et nous avons la nôtre.
Quant à l’amour ( je n’ai créé les hommes que pour qu’ils m’adorent ) là il n’y a pas de partage, cela ne marche que dans un sens ...
L’adorer, oui, c’est une fonction assignée aux Hommes. Attention, ce n’est pas là, la raison ultime de leur présence dans l’univers. Ca, personne ne connaît la réponse à cette question. Vous-même, vous imaginez que nous sommes ici bas, par hasard. Vous avez une hypothèse (le hasard), nous (enfin moi...) n’en avons aucune. Nous ne savons pas la raison de notre présence. Et donc, vous parlez de partage. Faudrait-il encore qu’il y ait parité. On partage entre Humains. Mais Comment partager avec ce qui vous crée ? Lorsque vous "créez" une omelette, vous partagez un amour quelconque avec elle ? Dieu n’a rien à partager avec nous. Si cela était, c’est que donc Il serait notre égal. Or, dans ce cas, pourquoi je l’adorerais ? Je vous le demande !
Les grandes passions amoureuses de livres célèbres sont autrement plus romantiques et riches que la pauvre relation créateur/créature.
Vous refaites encore la même erreur, vous anthropomorphisez Dieu, si je peux me permettre ce barbarisme. Vous partez du principe qu’on peut établir une analogie entre l’amour romanesque et l’amour divin. En fait, lorsqu’il s’agit de Dieu, il vaut mieux presque éviter de parler. Les mots ne sont que pour l’usage des Humains, et sont impropres, aussi fulminants et invaincunables qu’ils puissent paraître, à "expliquer" Dieu. Alors quoi ? Alors rien. Dieu, on le ressent, c’est tout. Il est au-delà de nos mots. Le Coran n’est qu’une miséricorde qu’Il a accordé aux Hommes. Il leur a envoyé un livre pour eux, avec leurs mots, un livre de leur dimension... Un livre qul s’inscrit dans l’Histoire de l’Humanite, l’Histoire de son évolution. Mais Dieu, Lui, est au-delà même du Coran. Il est au-delà de tout, et pourtant, il est plus proche de nous que ne l’est notre jugulaire. C’est un mystère, absolu. C’est dire qu’il est très vain de comparer ce que l’on peut ressentir à son propos, à une belle histoire d’amour romanesque, fut-elle pleine d’émotion et de rebondissements.
On rapporte que l’imam Ali compagnon du prophète a dit ( dans ce sens à peu prés) :
En islam, le culte se divise en trois catégories :
En ce qui me concerne, c’est dans la troisième catégorie que j’aimerai me situer.
Le croyant doit se situer entre la peur du châtiment d’Allah et l’espoir de Son pardon. Il se rappelle qu’Allah fait vite les comptes au Jour Dernier, et qu’il a le châtiment le plus douloureux, alors la peur le saisit. Il se rappelle qu’Allah est Pardonneur et très Miséricordieux, alors l’espoir le saisit.
Si son cœur se remplit uniquement de peur, il désespérera de la clémence d’Allah, exalté soit-Il. Or Allah, exalte soit-Il, dit (sens du verset) :
« Ne désespérez jamais de la Grâce d’Allah ! Seuls les mécréants perdent l’espoir en Allah. » (Coran : 12/87)
Si son cœur se remplit uniquement d’espoir, il pensera être à l’abri du stratagème d’Allah. Or Allah, exalte soit-Il dit (sens du verset) :
« Se sont-ils crus à l’abri du stratagème d’Allah ? Seuls ceux qui courent à leur perdition croient être à l’abri du stratagème d’Allah. » (Coran : 7/99)
Nombreux sont les versets mettant en avant la miséricorde d’Allah et qui nous poussent à l’espoir. Nous pouvons en citer à titre d’exemples les suivant :
« Ma miséricorde s’étend sur toute chose » (Coran : 7/156)
« Sauf celui qui se repent » (Coran : 19/60)
« Certes, les bonnes actions effacent les mauvaises actions. »(Coran : 11/114)
« Dis : "Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c’est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux". » (Coran : 39/53)
« Certes Allah ne pardonne pas qu’on Lui donne quelque associé que ce soit. A part cela, Il pardonne à qui il veut. Mais quiconque donne à Allah quelque associé que ce soit commet un énorme péché » (Coran : 4/48)
Les versets susmentionnés nous donnent un grand espoir quant au pardon de nos péchés et à la possibilité qu’Allah accepte notre repentir et nous évite le châtiment de l’enfer. Mais ils ne sont pas un motif pour donner l’avantage à l’espoir au point de sombrer dans les gouffres des transgressions et des péchés et se sentir à l’abri du stratagème d’Allah. D’autres versets sont là pour nous rappeler qu’il n’y a nulle assurance contre le redoutable châtiment d’Allah et que les véritables perdants sont : « ceux qui, au jour de la résurrection, auront causé la perte de leurs propres âmes et celles de leurs familles. C’est bien cela la perte évidente. Au-dessus d’eux, ils auront des couches de feu, et des couches au-dessous d’eux. Voilà ce dont Allah menace Ses esclaves. "O Mes esclaves, craignez-Moi donc !" (Coran : 39/15-16)
Le Croyant doit constamment vivre entre la crainte de l’Enfer et l’espoir du Paradis. Il ne doit à aucun moment se sentir à l’abri stratagème d’Allah.
Il parait que j’ai mal compris la question, il s’agit là de crainte et amour et non de crainte et espoir. Effectivement, en tant que musulmans, nous devons aimer Dieu, mais il n’est pas exact de suggérer que l’amour de Dieu exclut le fait de Le craindre. Car bien qu’il faille aimer Dieu d’un amour sans condition, nous devons également craindre d’encourir Son courroux. Car tout comme Dieu — Exalté soit-Il — est Le Clément et Le Tout Miséricordieux, il est aussi Le Juste et Le Dur en punition.
Pour approfondir cette question, nous devons apporter les clarifications suivantes :
La question de l’amour de Dieu n’est pas tellement basée sur la raison et la logique ; elle est plutôt basée sur la révélation car la façon d’appréhender Dieu est dictée par la révélation et non par la raison pure. Il appartient à Dieu, et à Lui seul, de nous enseigner comment L’appréhender. Toute autre approche reviendrait à comparer Dieu à Sa création, ce qui nous conduirait in fine à dresser une image de Dieu dans nos esprits. Par conséquent, il est impossible pour nous autres humains d’accéder à la moindre connaissance de la nature de Dieu si ce n’est par la révélation émanant de Lui.
Dieu nous parle de Sa nature dans le Coran disant : « Informe Mes serviteurs que Je suis le Pardonneur, le Très Miséricordieux. et que Mon châtiment est certes le châtiment douloureux. » [1] Dans un autre passage, Dieu se décrit de la manière suivante : « Dieu, le Puissant, l’Omniscient. Le Pardonneur des péchés, l’Accueillant au repentir, le Dur en punition, le Détenteur des faveurs. Point de divinité à part Lui et vers Lui est la destination. » [2]
La révélation nous enseigne qu’en tant que serviteurs de Dieu nous devons nourrir de l’amour et de l’espérance envers Dieu en même temps que la crainte de Son courroux, car Dieu est Le Clément et Le Tout Miséricordieux, mais aussi Le Dur en punition. La crainte, sans l’espérance, est déconseillée, tout comme l’espérance, sans la crainte, est déconseillée.
Idéalement, il faudrait allier la crainte de Dieu et l’espérance en Sa miséricorde. D’après le Coran, ceci est la voie des Prophètes, qui sont des modèles pour l’humanité. « Ils concouraient au bien et Nous invoquaient par amour et par crainte. Et ils étaient humbles devant Nous. » [3] Nous devons craindre Dieu de sorte que nous soyions portés à éviter les choses susceptibles d’attirer Son courroux, tout en nourrissant l’espérance en Sa Miséricorde si bien que nous n’hésiterions jamais à nous repentir et à amender nos personnes pour recevoir la miséricorde de Dieu.
Il est également possible d’expliquer ce propos rationnellement. Il n’est pas difficile de comprendre que toute personne sincèrement amoureuse doit aussi craindre de déplaire à celui ou celle qu’elle aime. Une telle personne sera attentive à ne pas dire ou faire une chose qui pourrait directement ou indirectement lui valoir la colère de son bien-aimé.
[1] Sourate 15, Al-Hijr, versets 49 et 50.
[2] Sourate 40, Ghâfir, Le Pardonneur, versets 2 et 3.
[3] Sourate 21, Al-Anbiyâ’, Les Prophètes, verset 90
Merci Samia de rappeler cette notion de liberté en Islam. Une liberté toujours plus grande, dans le sens qualitatif du terme, au fur et à mesure de la progression du croyant vers le haut , c’est-à-dire vers son Seigneur.
L’amour evidement, l’amour au coeur de tout. C’est cet amour qui nous fait nous prosterner, cet amour qui nous donne la force de jeuner, cet amour qui fait que nous pouvons renverser des montagnes.
Le monde est conduit par l’amour : pour certains c’est l’amour de l’argent, pour d’autres l’amour de l’autre, pour certains autres l’amour du pouvoir et d’autres encore l’amour pour Dieu.
Et dans tout amour se mêlange le sentiment de peur, peur de ne pas être à la hauteur, peur de ne pas bien faire, peur de ne pas savoir exprimer cet amour et peur d’être extrême dans cet amour au point d’étouffer toute objectivité.
Cet amour pour Dieu nous élève, nous grandit, nous allège et nous fait aimer l’autre et les autres...
Il faut adorer Allah par crainte et par amour !!!!
il est vraix, que chacun se soumet à Allah de part le fait qu’Il est notre créateur !
néanmoins, je crois également que nous avons pas forcément les mêmes justifications, certains le feront par pur amour pour leur Créateur, d’autres par crainte du Seigneur...Dieu nous a tous créer différemment, nous n’avons pas tous le même degré de foi.
Encore faut-il s’entendre sur la signification du mot "crainte". Il ne signifie pas forcément "peur" mais aussi "angoisse" ou "préoccupation", suivant le contexte et la phrase. Quand on dit "la crainte de ne s’être pas fait comprendre", on est loin de la "frayeur" pas plus que la "peur d’une sanction".
Néanmoins, je "crains" que dans la formule proposée, on soit plutôt dans l’acception "peur" que dans le sens "préoccupation". Si oui, c’est dommage, quand quand le premier sens,il y a antinomie avec l’amour, alors qu’il n’y en pas forcément dans le second.
En tout état de cause, une croyance fondée sur la crainte au sens "peur d’une sanction", c’est plutôt de la superstition entretenue par d’autres et à d’autres fins. Et on sait où les superstitions peuvent mener...
Au delà de l’action,il faut avoir la foi sinon le débat est vain.
Pour ma part lorsque j’entreprends quelque chose d’inhabituelle ou de difficile,je m’interroge en sollicitant ma conscience bien évidemment.
Que suggère la conscience ?
La pesée après le libre-arbitre autrement dit la décision prise en son âme et ..conscience.
Comme pour chaque pesée,il y a le pour et le contre mais qu’est-ce qui favorise tantôt l’un plutôt que l’autre ?
Soyons et raisonnons simplement :
si J’aime Dieu du même amour que celui que j’éprouve pour mes proches, je ne me "casse pas la tête" parce que le degré d’affection s’amenuise avec le temps( Léo Ferré :"Avec le temps, va, tout s’en va. On oublie le visage et l’on oublie la voix") et donc l’effort sur soi devient inexistant même si l’on se donne les moyens de sauvegarder les apparences.
bref comme disait ma grand-mère(Dieu la garde) :"tout passe et repasse ,il n’y a que l’arbre qui reste à sa place".
Si à l’inverse je crains Dieu,l’effort pour parvenir à éviter son courroux devient alors prodigieux et surtout permanent.
La peur donne des ailes dit l’adage.
Aimer Dieu ne peut en aucun cas être associer à cette sensation agréable crée d’une combinaison chimique à l’occasion d’un évènement précis .
Aimer Dieu c’est Le craindre, non pas physiquement, mais Le craindre sur le plan de l’éthique .Aimer Dieu c’est craindre de perturber l’équilibre de la Foi inhérente à chaque individus et garant de la santé mentale à laquelle les athées tentent désespérément de se soustraire.
Il est une phrase que les arabes disent :
"celui qui a peur est bénie".Il est bénie de Dieu parce qu’il vie avec cette peur et qu’il la respecte.
fermion a dit :
Encore faut-il s’entendre sur la signification du mot "crainte". Il ne signifie pas forcément "peur" mais aussi "angoisse" ou "préoccupation", suivant le contexte et la phrase.
Il convient de signaler, suite à ton interrogation, que la peur se dissocie en trois parties :
Les causes de cette peur et de la première sont la faiblesse de la foi en Allah, le manque de confiance en Lui et l’ignorance qu’il ne peut se produire dans cet univers que ce qu’Allah le Très Haut a prédestiné. A chaque fois que la foi du serviteur se renforce, sa crainte envers un autre qu’Allah s’amoindrit, comme Allah dit dans ce verset : "[…] N’ayez donc pas peur d’eux et. Mais ayez peur de Moi, si vous êtes croyants." (Sourate 3/Verset 175).
Sans vouloir vous offenser "Tintin ..." Vos différentes explications sur la peur laissent à désirer ... Ainsi les deux premières peurs sont interdites mais la troisième est autorisée.
Cette troisième peur : avoir peur d’un ennemi, animal ou d’un naufrage n’est pas défendue. Pourtant puisque c’est Allah qui contrôle tout, passé, présent et avenir ... Avoir peur d’un ennemi ou d’un animal signifie qu’on pense qu’Allah n’est pas susceptible d’empêcher leurs mauvaises actions.
Avoir peur d’un naufrage signifie qu’on craint qu’Allah ne puisse s’opposer à ce naufrage ... Cettre troisième peur devrait être aussi interdite puisque c’est un manque de confiance en Allah.
Ca serait sympa, lorsqu’on parle (écrit) en français, de dire (et écrire) Dieu au lieu de Allah. On pourrait comprendre que Allah est un nom propre. Ou alors ça donnerait des situations absurdes (pourquoi s’arrêter en si bon chemin !) comme : El Lah, donc "le Lah"... Ou bien le Dieu des musulmans s’appellerait Allah, donc serait immanquablement différent de celui des Chrétiens et des Israélites, qui ne connaissent pas ce nom propre dans leur théologie. Quid alors des Libannais chrétiens maronites qui parlent d’Allah dans leur liturgie en arabe ? Ou qui portent des prénoms tels que Rizkallah ? (preuve d’ailleurs que ce n’est pas un prénom musulman à proprement parler, mais un prénom disons... monothéiste).
Etc etc...
Alors soit on parle en arabe, et on dit Allah, soit on parle en français et on dit Dieu.
Au fait, pourquoi justement certains disent Allah pour parler de Dieu, en français ? Ne serait-ce pas une sorte d’obscure peur superstitieuse ? Qui consisterait à penser que dire Dieu au lieu d’Allah, serait presque comme une sorte de blasphème ?
Et que deviendrait la traduction de la profession de foi de l’Islam, traduite en français ? (nous sommes bien d’accord qu’un musulman n’est absolument pas tenu de parler arabe. Sinon, il faut me citer le verset, et tout les convertis n’ont pas obligatoirement le temps de s’initier à cette langue). Or doncques, ça nous donnerait : Il n’y a d’autre Allah qu’Allah.
Soyons sérieux !
Dieu en français, Allah en arabe, et tout est du coup plus clair et plus sain. L’enfer est si souvent pavés de bonnes intentions...
Vous inquiétez pas Sami..
Vous n’êtes pas en Malaisie ici !
Même si certains d’entre nous sur ce site, emploient le nom Allah pour parler de Dieu, nous sommes tous convaincus que c’est l’unique et Dieu de tous les hommes et pas seulement Dieu des musulmans !
Vous inquiétez pas Sami.. Vous n’êtes pas en Malaisie ici ! Même si certains d’entre nous sur ce site, emploient le nom Allah pour parler de Dieu, nous sommes tous convaincus que c’est l’unique et Dieu de tous les hommes et pas seulement Dieu des musulmans !
Mais je ne m’inquiète absolument pas, et merci de me rappeller que nous ne sommes pas en Malaisie, pendant un moment, j’avais cru...
Mais certains ici n’arretent pas de rappeller leur "francitude", leur désir du vivre ensemble, d’aller vers l’autre, tout ce genre de trucs... Ca serait alors bien de commencer par parler la même langue. Ca aurait en plus le mérite d’empêcher beaucoup "d’islamophobes" patentés, dans les médias, de se délecter en disant justement "Allah", comme pour bien rappeler la différence, la rupture, entre l’Islam et l’Occident Chrétien : "Regardez, se complaisent-ils à suggérer vicieusement ! Ils ont un Dieu différent, la preuve, il porte un nom que nous ignorons dans notre religion-culture...".
Mais bon, chacun son trip. Si ça plaît à certains de continuer à triturer les langues (ça fait évoluer le français, comme qui dirait, et qui sait, un jour les Chrétiens diront Allah au lieu de Dieu, le fameux Zeus des grecs !), oui donc, pas de problème...
D’accord avec Sami ; il ne faut pas non plus donner du grain à moudre à ceux qu’on voudrait gagner le cœur ou à défaut, transformer leur opinion en une neutralité bienveillante. Il est vrai que certains par leur comportement, achètent la corde avec laquelle ils se font pendre.
Pas bien convaincant, Sami . On fait des citations en latin, en grec, anglais ou chinois tout en écrivant en français. La langue arabe pour un musulman est comme le latin pour les catholiques par exemple. Tout l’édifice islamique est bâti sur le Coran révélé en langue arabe. Les mot "Allah" ainsi que "Salam", par exemple sont passés dans le langage courant et utilisé par tous.
Vous nous faites un mauvais procès.
Lola, je ne pense pas que "l’arabe est à un musulman ce que le latin est aux catholiques".
Tout simplement parce que le latin était la langue (morte) de la culture dans un continent où existaient de très nombreuses langues, dont beaucoup n’étaient même pas d’origine latine. L’Eglise a naturellement utilisé le latin pour "fédérer" ses écrits et ses rites dans les nombreux pays de la chrétienté alors qu’il n’était plus parlé. D’ailleurs l’immense majorité des gens du peuple ne comprenaient pas le latin. Aujourd’hui, le latin est abandonné dans les offices sauf chez les quelques catholiques ultra conservateurs.
Je pense que ce n’est pas le cas de l’arabe, langue vivante.
Par ailleurs, je suppose que le Coran a été écrit d’origine en arabe qui (j’imagine) était la langue de Mahomet. Alors que les Evangiles n’ont pas été écrits en latin mais en langue sémitique (araméen ou hébreu), langue(s) de Jésus, puis transcrits plus tard en latin et en grec, au fur et à mesure de l’expansion du christianisme.
Donc latin et arabe ne sont pas des équivalents dans les deux religions.
Lola,
Mais c’est incroyable, cette façon de voir les choses : un procès ! Et c’est qui "nous" ? Bien que les musulmans soient une Oumma, une union spirituelle en quelque sorte, ce sont avant tout des êtres singuliers, chacun totalement responsable de ses actes devant Dieu, infiniment SEUL, devant son Créateur, le jour de la Rencontre ultime.
Je ne fais de procès à personne. je dis juste mon opinion. Je ne suis pas un juge.
Faire une citation est une chose, dire Allah en français à la place de Dieu, présente quelques problèmes. Voilà tout. Vous me parlez des citations faites en chinois (vous en connaissez beaucoup, vous ? C’est Djamel je crois qui me disait qu’il est temps d’apprendre le chinois... il n’a pas tort !...), mais vous ne m’expliquez pas comment traduire la profession de foi de l’Islam, en français, sans passer par le mot Dieu... Je ne parle que de cohérence, de ne pas pr^ter le flanc aux ennemis de l’Islam. Rien de plus.
Alors, voyez-vous, c’est vous qui me faite un procès... d’intention. Vous m’imagnez Juge ! bref...
Le latin pour les Catholiques... MAis n’êtes vous pas au courant que c’est un argument spécifique aux intégristes Catholiques, le latin pour dire la liturgie ? (alors que le Vatican est pour les langues nationales). Ce à quoi d’ailleurs, il est aisé de répondre que si on veut être réellement fondamentaliste, c’est en araméen qu’il faudrait dire la religion Chrétienne.
Bien sûr, l’arabe a une place prépondérante, capitale même, en Islam : tout simplement pour lire le Coran dans sa forme originelle. Il est même recommandé, affaire de bon sens, pour un converti non arabophone, d’apprendre 2 ou 3 choses en arabe, ne serait-ce que la profession de foi, la prière pour qui prie... Mais voilà. Pour le reste, s’il est malaisien, comme qui dirait, il a parfaitement le droit de parler son Islam en malaisien. Sinon, l’universalisme absolu (un de ses titres de gloire) de l’Islam ne serait qu’un voeux pieux, et n’aurait pas de sens. Vous me dites que "Salam" est passé dans les moeurs. Un peu comme les Israélites qui se disent Shalom ? je sais bien que le Coran recommande cette formule, Essalama Aalaykoum etc... Qui a décidé, QUI DONC, de ne pas le dire en français, lorsque c’est là votre langue courante ? En quoi serait-il absurde de dire : Que la paix soit sur vous ? Mais bon, pourquoi pas... Chacun son truc...
Voyez-vous, je soupçonne justement, pour rester dans le sujet du débat, que l’usage abusif de l’arabe (et je suis arabe !) à tort et à travers, relève plus d’une forme de superstition, de fondamentalisme, donc peut-être une forme de peur diffuse de ne pas être dans la forme "canonique", admise par le clergé "imamique" et estampillée "officielle", que d’autre chose.
J’insiste, puisqu’on en est là : je ne fais aucun procès, je ne crache sur personne (on me l’a reproché), je ne donne de leçon à personne : je ne fais que dire mon opinion. Vous me dites qu’elle ne vous convainc pas : Ca, je le comprends et l’admet volontiers.
Sami (r) :
Non seulement, ce n’est pas convaincant comme dit Lola, en plus vous parlez pour ne rien dire, polémiquer et créer un problème là ou il n’ y a pas !
J’ai bien apprécié l’intervention de
Jean-Pierre CHAMBARD qui a dit :
Ce site se définissant lui-même comme le premier site de l’Islam francophone, il me semble que pour les débats comme celui-ci et, par exemple, les trois précédents, permettent aux internautes musulmans d’échanger leurs visions, leurs points de vue, sur leur religion et sa pratique.
Il me paraît donc un peu inconvenant pour des non-musulmans, comme moi, de vouloir y mettre leur grain de sel.
A mon avis, le plus important c’est que chacun de nous puisse s’exprimer et débattre librement en répondant à la question qui a été posé dans le forum .
Allah ou Dieu, tant que ce n’est pas du verlan ou de la casquette à l’envers !!
Je ne suis pas sûr que la controverse indonésienne puisse être écartée d’un simple revers de la main. Si certains "mollahs" malais ont eu grand tort d’inciter à la violence, il reste que la question mérite réflexion. Par exemple, je ne suis absolument pas convaincu que le dieu de ceux qui se voient comme "élus" par celui-ci, soit rigoureusement le même que Celui-là devant qui tous sont égaux sans considération de race ou de nationalité. Ce n’est qu’un petit exemple, et que penser des divers dieux des religions asiatiques, et qui ne sont qu’avatars d’un Principe que l’on peut fort bien prendre pour Lui ?
Sami (r) :
Non seulement, ce n’est pas convaincant comme dit Lola, en plus ... etc etc. !!
C’est bien entendu votre droit, comme c’est le mien d’exiger que vous ne déformiez pas mon prénom. C’est un don de mes parents, et j’y tiens très fort.
C’est une excellente question Waglioni..
Mais "Dieu" n’est il pas au dessus de ce qu’on lui prête (tous), dans nôtre incapacité à envisager ce qu’Il est vraiment ? Dés lors..tous les mots, quelle que soit la langue, ne resteront que des mots pour tenter de Le définir, Lui qui nous échappe tout en étant si proche.
Sami sans R
Mouai peut être...
En tout cas, un peu "chelou" vos interventions ...Oups, excusez moi pour le verlan, c’est mon côté musulman qui ressort ! Vaut mieux en rire
dire Allah en français à la place de Dieu, présente quelques problèmes. Voilà tout.
Pouvez vous nous dire s’il reste encore en nous, quelque chose qui ne présente pas problème selon vous ??!!
Il y a de l’islamophobie en France, c’est une réalité mais vous parlez comme si tous les Français sont "islamophobes" ou "arabophobes".
A vous lire, on croirait presque que les fourneaux sont allumés et que nous "musulmans", sommes prêts à la grillade ! Et la solution, c’est d’être invisibles en renonçant à tout ce qui peut nous lier à l’islam !
Je trouve ça insultant vis à vis des personnes que je connais et côtoie tous les jours, "Français de souche " tolérants, ouverts et respectueux.
L’Imam Al-Ghazali, — que Dieu, lui fasse miséricorde — définit la crainte véritable comme étant la souffrance du coeur de la perspective d’un mal pressenti. Cela peut-être dû à la perpétration des péchés. Il peut également s’agir d’une crainte de Dieu — Exalté soit-Il — émanant de la connaissance de Ses Attributs qui appellent nécessairement la crainte, et cela est bien meilleur et plus parfait, car quiconque connaît Dieu doit nécessairement Le craindre. D’où la Parole de Dieu — Exalté soit-Il — : “Seuls les savants parmi Ses serviteurs craignent Dieu.” » [1]
Dieu — Exalté soit-Il — invita Ses serviteurs à Le craindre Lui seul : « Et manifestez de la crainte à Mon égard » [2] Il fit l’éloge des croyants et les décrivit comme manifestant de la crainte à Son égard : « Ils craignent leur Seigneur au-dessus d’eux. » [3] Dieu fit de Sa crainte une condition de la perfection de la foi : « Et craignez-Moi si vous êtes croyants. » [4] De plus, Dieu promit deux Jardins à celui qui craint Sa Majesté : « Et celui qui craint la Majesté de son Seigneur recevra deux Jardins. » [5] Dieu fit du Paradis la demeure de celui qui craint la Majesté de son Seigneur disant : « Quant à celui qui craint la Majesté de son Seigneur, et s’interdit les (viles) passions, le Paradis sera sa demeure. » [6]
Le craintif n’est pas celui qui pleure puis s’essuie les yeux. Le craintif est celui qui abandonne ce pourquoi il craint d’être châtié.
[1] Sourate 35, Fâtir, Le Créateur, verset 28.
[2] Sourate 2, Al-Baqarah, La génisse, verset 40.
[3] Sourate 15, An-Nahl, Les abeilles, verset 50.
[4] Sourate 3, Âl `Imrân, La famille d’Amram, verset 175.
[5] Sourate 55, Ar-Rahmân, Le Miséricordieux, verset 46.
[6] Sourate 79, An-Nazi`ât, versets 40 et 41
Fermion : Vous avez raison, la langue arabe pour les musulmans, c’est encore mieux (pardon aux cathos, il me comprendront) que le latin pour les catholiques car le latin est langue lithurgique et l’arabe du Coran est langue sacrée. Cherchez la différence. Les intellectuels, au sens noble du terme, préfèrent les citations dans la langue d’origine pour le pas altérer le sens des mots, les traductions étant souvent imparfaites et parfois même délibérément subverties.
Sami , mille excuses, votre réponse est trop longue pour mon petit cerveau pas très vaillant ce matin.
On pourrait aller plus loin dans ce qui est contenu en puissance et en acte dans le mot "ALLAH".
Mais je laisserai volontiers cette tâche aux connaisseurs qui passeraient par là ... .
Lola, l’intérêt d’avoir un texte fondateur en langue vivante est de pouvoir s’affranchir des problèmes inhérents à la traduction dans d’autres langues. Vous êtes dans le vrai.
Cependant, la caractéristique propre aux langues vivantes, c’est qu’elles évoluent et souvent considérablement dans le temps, et on se retrouve avec le souci de la transcription d’un écrit en langue ancienne en langue actuelle. Il faut alors se replonger dans le contexte linguistique et l’environnement sociétal de l’époque pour ne pas trop s’éloigner de la signification originelle.
Je pense que bien des problèmes (et dans certains cas c’est un euphémisme) évoqués çà et là sont liés à la grande latitude offerte à l’interprétation d’un texte très ancien.
Dieu ou Allah (pour satisfaire tous le monde, lol) dit dans le Coran :
Dis : "Je crains, si je désobéis à mon Seigneur, le châtiment d’un jour redoutable". s6, v15
Ici la crainte n’est pas de Dieu, mais plutôt pour nos actes souvent imparfait, incorrect, négligé ou délaissé.
Comme le hadith
« Crains Dieu en quelque lieu que tu sois ; fais suivre le péché de la bonne action qui l’effacera, traite les hommes avec bonté (en faisant preuve) d’un bon naturel ».
Ici il nous est demander de le craindre en tous lieu et donc en tous moment.
Cette crainte ne doit pas nous quitter, elle fait partis de notre foi.
Est-ce que cette crainte n’est pas ce que le Prophète saw conseilla à AbdAllah ben Abbâs (rra) :
"O jeune homme, je vais t’enseigner quelques préceptes. Observe les commandements de dieu, il te protègera. Observe les commandements de dieu, tu le trouveras devant toi. Lorsque tu as à demander quelque chose, demande à Allah. Lorsque tu as à implorer assistance, implore assistance auprès d’Allah."
Craindre de ne ps respecter les commandement de Dieu.
Dis : "Ô Mes serviteurs qui avez cru ! Craignez votre Seigneur". Ceux qui ici-bas font le bien, auront une bonne [récompense]. La terre de Dieu est vaste et les endurants auront leur pleine récompense sans compter.
Dis : "Il m’a été ordonné d’adorer Dieu en Lui vouant exclusivement le culte, et il m’a été ordonné d’être le premier des Musulmans. Dis : "Je crains, si je désobéis à mon Seigneur, le châtiment d’un jour terrible".
Dis : "C’est Dieu que j’adore, et Lui voue exclusivement mon culte. Adorez donc, en dehors de Lui, qui vous voudrez !" - Dis : "Les perdants sont ceux qui, au Jour de la Résurrection, auront causé la perte de leurs propres âmes et celles de leurs familles". C’est bien cela la perte évidente. Au-dessus d’eux, ils auront des couches de feu, et des couches au-dessous d’eux. Voilà ce dont Dieu menace Ses esclaves. "Ô Mes esclaves, craignez-Moi donc !" s39, v10-13
Dans ces verset il y à une successions des notions d’amour (adoration, culte exclusif..) et de crainte.
L’imam Ach-Chafi’i a dit ce très beau vers :
Si ton Amour était sincère tu Lui aurais obéi
Car l’amant pour son Amour est esclave
« Dis : "Si vous aimez vraiment Dieu, suivez-moi, Dieu vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.
Dis : "Obéissez à Dieu et au Messager. Et si vous tournez le dos... alors Dieu n’aime pas les infidèles ! s3, v31-32 »
Pour aimer Dieu, la solution est de suivre de Prophète saw pour qu’il nous y mène.
Hayat, en effet on ne peut qu’être "deçà et delà", dans le meilleur des cas. Mais cela n’empêche d’éviter ce qui peut donner lieu à non-sens ou à contre-sens, comme dans le cas de la « controverse indonésienne ». Si votre Theos est bien identifié comme unique et que sous le même vocable on vous en serve un morceau en vous expliquant que ce n’est qu’une tierce part et qu’elle se mange, quelle tête feriez-vous ? Le fait d’être "inconnaissable" ne peut justifier de L’identifier à n’importe quoi. Alors je n’excuse pas les violences qui ont donné suite aux discours enflammés des mollah malais, mais j’en comprends parfaitement les raisons qui sont de linguistique et de logique. Sans parler de l’historique de toute cette affaire, remontant peut-être à la "querelle des rites" initiée par les jésuites au dix-septième siècle, et réactivée sans doute à dessein par quelque officine "évangéliste" US. Cioran ne disait-il pas qu’il rêvait d’un monde où l’on mourrait pour une virgule ? C’est fait.
« Ceux qui sont emplis de crainte pour leur Seigneur, qui croient aux signes de leur Seigneur, qui n’associent rien à leur Seigneur, et qui donnent ce qu’ils donnent tandis que leurs cœurs demeurent plein de crainte à l’idée qu’ils doivent retourner à leur Seigneur ; voilà ceux qui se précipitent vers les bonnes actions et qui sont les premiers à les accomplir. » s23, v57-61
A travers ces versets, Allah décrit ceux qui s’empressent à faire le bien :
(1) Ils redoutent le châtiment Divin et se maintiennent constamment dans l’obéissance ;
(2) Ils croient aux signes, dans la création et dans le Coran, confirmant l’existence d’Allah l’Unique, et n’en doutent pas ;
(3) Ils se vouent à Allah et n’adorent aucun avec Lui, ils savent qu’il n’y a de dieu que Lui, l’Unique, qui n’a ni compagne, ni enfant et que rien ne Lui est égal ;
(4) Ils s’acquittent des droits d’Allah, tels la Zakat ou les expiations des serments, des droits des hommes, tels les dettes et les dépôts et font des dons, ouvertement et en cachette, et craignent que tout cela ne soit accepté d’eux.
L’auteur du dhilal dit : Ces croyants là dont les cœurs sont prudents et réveillés, redoutent Allah avec crainte et piété, croient en Ses signes, ne Lui associent rien dans leur adoration, accomplissent leurs obligations envers Lui, dépensent dans Son sentier. Malgré cela, ils restent inquiets à l’idée qu’ils doivent retourner à leur Seigneur, parce qu’ils s’estiment négligents envers Lui. Aussi, l’Imam Ahmad et Al Tirmidhi rapportent que notre mère Aïcha a interrogé le Prophète, paix et salut sur lui, au sujet de ce verset et qui donnent ce qu’ils donnent tandis que leurs cœurs demeurent plein de crainte à l’idée qu’ils doivent retourner à leur Seigneur, demandant : O Messager d’Allah ! Est-ce là celui qui vole, fait la fornication, boit le vin, et qui craint alors Allah ?
Il répondit : Non ! O fille d’Abu Bakr ! O fille du Véridique ! Il s’agit plutôt celui qui prie, jeûne, donne l’aumône et qui craint quand même Allah .
Ainsi, conclut Al Zuhaïly, ce sont les croyants correspondants à ces descriptions que tu verras s’empresser aux bonnes œuvres, afin d’atteindre les plus hauts degrés, et les palais élevés au sein du Paradis.
Oui, je vous suis tout à fait Waglioni. ceci dit, aucune pratique religieuse n’est exempte de sa part d’idolâtrie, fut-elle cachée et très insidieuse. Certains "contre sens" sont plus flagrants que d’autres,c’est sûr, mais tous sont humains. Aucune pratique ne sera jamais "pure", il semblerait que ça ait été "prévu" comme ça..n’est ce donc pas l’effort et l’intention qui comptent ? Dés lors, il me semble assez présomptueux de "breveter" l’usage du mot Dieu, Allah....
wa salam.
Un Dieu qui menacerait aussi souvent ( "craignez Allah" revient au moins 70 fois dans le coran) ... montrerait de la faiblesse et un manque d’autorité ... De plus comment ne pas avoir de la crainte devant un Dieu qui aurait tous les pouvoirs. Cette histoire de crainte ne devrait même pas être abordée tant elle semble évidente et couler de source.
On ne peut expliquer ceci que d’une seule façon : les auteurs du coran ne parvenaient pas ou avaient beaucoup de difficulté pour convaincre les gens ... Leurs menaces par l’intermédiaire de leur Dieu étant leur dernier recours.
Pas très sérieux comme argument...
On pourrait tout autant dire que les gens auraient du se détourner d’un Coran qui les menace d’autant de punitions. Mais le fait est là, convenez-en, les gens ne se sont pas détournés, au contraire.
Votre "Les auteurs" est très savoureux... On sent la jubilation... On imagine une bande de comploteurs cachés dans les grottes profondes de l’Arabie mystérieuse... Brrrr....
la vie est une chose sérieuse.Moi,comme
beaucoup de gens,je cherche le pourquoi
de la vie,le pourquoi des événements de cette fin de siècle,l’après,etc.
Eh bien,je dirai tout simplement :
"Seigneur,ayez pitié de notre pauvre tête le jour de la reddition des comptes"
Concernant l’amour de Dieu, Ibn al Qayyim (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit en guise d’explication de celui-ci :
« Il existe quatre sortes d’amour qu’il faut savoir distinguer. Car ceux qui se sont égarés ne l’ont été que pour leur incapacité de les distinguer.
La première sorte consiste dans l’amour d’Allah. Cet amour à lui seul ne suffit pas pour faire échapper au châtiment d’Allah et obtenir Sa récompense car les polythéistes, les adorateurs de la croix et d’autres aiment Allah.
La deuxième sorte d’amour consiste à aimer ce qu’Allah aime. C’est cet amour qui permet de quitter l’impiété et d’entrer en Islam. Le plus aimé d’Allah parmi les humains est le plus imprégné de cet amour.
La troisième sorte d’amour consiste dans le fait d’aimer pour Allah et en Allah. Cet amour est inhérent à l’attachement à ce qu’Allah aime. L’on ne saurait aimer vraiment ce qu’Allah aime sans aimer pour Lui et en Lui.
La quatrième sorte consiste à aimer à côté de Lui.Voilà l’amour polythéiste. Quiconque aime quelque chose pas pour Allah ni à cause de Lui, mais à côté de Lui, l’a pris pour un égal d’Allah . Ce qui est l’amour vécu par les polythéistes.
Il s’y ajoute une cinquième sorte d’amour différent de ce qu’on vient de citer. Il s’agit de l’amour naturel, le penchant de l’humain vers ce qui convient à sa nature à la manière dont l’assoiffé aime l’eau, et l’affamé la nourriture et à l’instar de notre désir du sommeil ou l’affection que nous portons à nos épouses et à nos enfants. Ce sentiment ne peut être condamné que s’il distrait le fidèle du rappel d’Allah et le détourne de Son amour comme le dit le Très Haut : « ô vous qui avez cru ! Que ni vos biens ni vos enfants ne vous distraient du rappel d’Allah. Et quiconque fait cela... alors ceux-là seront les perdants. » (Coran,63 :9) et : « des hommes que ni le négoce, ni le troc ne distraient de l’invocation d’Allah, de l’accomplissement de la Salâ et de l’acquittement de la Zakâ, et qui redoutent un Jour où les cœurs seront bouleversés ainsi que les regards. » (Coran, 24 :37 ).
Fermion, je veux juste rectifier, ou du moins contester ce que vous disiez à propos des Evangiles qui, d’après vous, auraient été écrits en
« langue sémitique (araméen ou hébreu), langue(s) de Jésus, puis transcrits plus tard en latin et en grec »
Aucun manuscrit n’a été trouvé antérieur aux versions grecques. Alors, si certains linguistes spéculent sur des versions antérieures, ce ne sont que théories. Pour sûr, celui de St. Jean est grec d’origine. Et pour la "langue de Jésus", il est certain qu’il s’exprimait en araméen, puisqu’il prononce des paroles en cette langue lors de sa Passion (et cela donne lieu à des traductions outrageuses, mais c’est une autre discussion). Il est hautement probable aussi qu’il maîtrisait parfaitement le grec comme tous les gens "bien nés" de son époque (comme pour l’anglais aujourd’hui, et le français hier...).
C’est vrai ça, Brrrrrrrr....
mohammedS a dit :
la vie est une chose sérieuse.Moi,comme beaucoup de gens,je cherche le pourquoi de la vie,le pourquoi des événements de cette fin de siècle,l’après,etc
Dieu a crée l’homme et l’a installé sur la terre pour une noble raison qui le distingue et l’élève par rapport aux autres créatures qui vivent dans son voisinage. Ces dernières, durant toute leur existence, ne sont préoccupées que par le manger, le boire et l’apaisement du besoin sexuel. IL a précisé : ﴾ Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent . Je ne cherche pas d’eux une subsistance ; et Je ne veux pas qu’ils me nourrissent. En vérité, c’est Dieu qui est le Grand Pourvoyeur, Le Détenteur de la force, l’Inébranlable .﴿
L’adoration n’est point limitée à l’accomplissement de la prière , au murmure de quelques paroles et à d’autres pratiques lors de moments préçis , elle est beaucoups plus vaste que cela ,elle est , en vérité , un programme qui régit la vie huamaine en sa totalité , Dieu nous recommande de répéter ce verset et d’être convaincu de son contenu : Dis : ma prière , mes actes de dévotion , ma vie et ma mort appartiennent à Dieu , seigneur des mondes , Il n’a pas d’associé , Il m’a été confessé cela et je suis le premier musulman ..)
L’Islam refuse, catégoriquement, de se cantonner dans la seule relation entre l’homme et son Créateur. Il considère que c’est là une atteinte véritable au but pour lequel les Livres célestes ont été révélés, que les messagers devaient concrétiser au sein de leur peuple et faire perdurer de génération à génération. Il -le but - consiste dans l’amélioration de la vie humaine et l’accomplissement du devoir de la suppléance de l’homme sur terre , selon le Programme et les Lois de Dieu. C’est la raison pour laquelle l’Omniscient a créé Adam. IL nous informe de Sa Volonté : ( rappelle aux hommes lorsque Dieu dit aux anges : « Je vais instituer un vicaire sur terre. ﴿ Ce vicariat, accordé d’abord à Adam, s’étend à toute sa descendance, après lui. Dieu interpelle les hommes et emploie le pluriel : ﴾ C’est Dieu qui a fait de vous les derniers usufruitiers de la terre.﴿ IL a, dans un autre verset, qualifié ce vicariat de peuplement de la terre, IL a mentionné : ﴾ C’est Lui qui vous a formé de terre et vous a permis de la peupler﴿
Ainsi, ce droit exigé de l’homme consiste à habiter la terre et à l’exploiter sans excès. Ce noble objectif ne peut être réalisé par des religions qui, dans leurs principes et leurs lois, ne prennent pas en considération la vie humaine dans ses diverses activités.
Le musulman est en adoration continuelle de son seigneur . Le concept de la dévotion en Islam est global . Toute action que Dieu aime et qui procure Sa Satisfaction au croyant, tout acte et parole apparente ou intérieure font partie intégrante de la dévotion. Elle ne se résume pas, exclusivement, dans la pratique des rites visibles mais elle embrasse les pensées intimes, les actes issus des cinq sens et tout ce que prononce la langue. Elle couvre plusieurs domaines de la vie du croyant. Citons, en premier, ses relations avec son Créateur, suivis de son comportement vis-à-vis de lui-même, comme l’hygiène personnelle et la politesse dans toutes ses activités, à table, dans son lit, lors de ses actes intimes avec sa femme, dans les lieux d’aisance, dans son habillement, dans sa démarche puis viennent ses liens avec les membres de sa famille en particulier et avec sa société, en général, ensuite ses rapports avec l’ensemble des hommes, enfin son attitude envers son milieu et son entourage.
Les gains – les conséquences - que le Musulman récolte à partir de la dévotion qu’il accomplit à l’intention de son Seigneur sont incommensurables. Citons, entre autres, la paix intérieure et la droiture des sens qui engendrent le bonheur terrestre. Ce dernier est la part actuelle du bien qu’il a fait et qui aboutit à la stabilité psychique et sociale dans la vie des Musulmans sincères qui suivent le chemin tracé par la religion. Ces gains sont la conséquence de la foi et de l’obéissance aux prescriptions divines. Dieu nous réconforte : « Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne œuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie. Et Nous les récompenserons, certes, en fonction des meilleurs de leurs actions. » (Sourate 16/Verset 97)
D’un autre côté, les infractions sociales, les maladies psychiques, les états de stress que nous observons au sein de certaines sociétés, ont débouché sur un pourcentage effrayant et fort élevé du suicide . En fin de compte, il est le juste prix que paie l’Humanité pour son éloignement du sentier de Dieu et de la direction qu’IL a montrée à Ses créatures. Dieu a clamé : ﴾ Quiconque suit Mon guide ne s’égarera pas et ne sera pas malheureux et quiconque se détourne de Mon rappel mènera une vie pleine de gêne et le jour de la Résurrection, Nous l’amènerons aveugle au rassemblement.﴿
Mais la grande récompense que le croyant gagne en pratiquant, honnêtement, la dévotion à son Seigneur consiste dans la Satisfaction du Bienfaiteur et l’acquisition d’une place au Paradis.Comme il est énoncé clairement dans ce verset : ﴾ Ô mon peuple ! Cette vie présente n’est qu’une jouissance éphémère ! La vie future sera vraiment la demeure de la stabilité. Quiconque commettra une mauvaise action ne sera sanctionné que d’une peine correspondante. Quant à ceux, hommes ou femmes, qui feront une bonne action en ayant la foi, ils entreront dans le Paradis et y recevront tout sans compter.﴿
Sami a dit :
Pas très sérieux comme argument...
On pourrait tout autant dire que les gens auraient du se détourner d’un Coran qui les menace d’autant de punitions. Mais le fait est là, convenez-en, les gens ne se sont pas détournés, au contraire.
Les gens ne se sont pas détournés car le plus souvent, sous la menace, ils finissent par se soumettre. Et généralement ceux qui résistent et refusent de se soumettre sont les plus forts.
Sami a dit :
Votre "Les auteurs" est très savoureux...
On ne sait pas très bien qui a écrit le coran. La plus grande partie vient sans doute (j’espère) du prophète. Parfois aidé de personnes de son entourage.
Ensuite l’enrobage fut fait par ceux qui le mirent par écrit après la mort du prophète. Ils reprirent l’idée générale du messager tout en améliorant le texte et en y faisant des ajouts ... Pour finalement aboutir au "Livre" que nous connaissons aujourd’hui.
C’est l’explication la plus simple et la plus plausible que tout le monde admet. On entrevoit difficilement d’autres explications.
Les gens ne se sont pas détournés car le plus souvent, sous la menace, ils finissent par se soumettre. Et généralement ceux qui résistent et refusent de se soumettre sont les plus forts.
Oui, je vous l’accorde, mais ceci, si la menace était effective, immédiate, et de ce monde. Or, les menaces dont vous parlez appartiennent à une autre sphère, et en vérité, personne n’est revenu de l’au-delà pour nous dire exactement de quoi il retourne.
J’ai la faiblesse de penser (d’espérer...) que le Maître de l’Univers, le Créateur des galaxies, et tout le reste, ne va pas me faire passer l’Eternité dans une marmite d’huile bouillante, après ma mort, parce que j’aurais bu un coup de trop, ou que j’aurais eu des pensées un peu lubriques en "matant" de travers une femme qu’il aura lui-même doté d’une beauté émouvante, etc... (je sais bien, baucoup ne prtagent pas ce point de vue... mais bon...).
En vérité, la puissance de Dieu par rapport à nous autres pauvres humains, tellement faibles, et dont la nature faible justement est le résultat de la création de Dieu, cette puissance de Dieu disais-je, est tellement infiniment au-delà de notre misérable condition humaine, que franchement, malgré ce qu’il y a écrit dans le Coran, je n’imagine pas que Dieu nous plonge par milliards dans des "marmites d’huile bouillante" pour l’éternité !
LE Coran, quoiqu’en pensent certains des deux bords extrêmes, les intégristes et les athées (mais je ne les place pas sur le même plan pour autant), est un livre pédagogique, dont le but est de guider, de faire évoluer... Il possède des niveaux d’approche différents. Il fallait organiser une société frustre, à l’époque, que Dieu a désigné comme étant en elle que devait éclore la dernière mouture de la religion dite monothéiste. Il fallait organiser, et donc, il fallait de la discipline, de l’ordre, des menaces, oui, et aussi de l’amour, avec pour chacun le choix de voir le verre à moitié rempli, ou à moitié vide... Il fallait des lois, un début de législation, etc... Avec la possibilité pour les hommes ensuite, de trouver leur voie, d’aller plus loin dans la voie indiquée par Dieu. Il y a aussi dans le Coran, des choses plus universelles (les chercheurs sérieux ont bien expliqué cela), des choses au-delà du temps, des époques, des civilisations. Il y a une différence d’approche, entre l’exhortation à ne pas boire les choses alcoolisées, et la demande autrement plus grandiose, plus définiive, plus absolue, de croire en un Dieu Unique, de croire en la supériorité du Bien sur le Mal... etc...
A part le fait de croire ou de ne pas croire, et faire le mal d’une manière grandiose et outrancière, j’ose espérer en la miséricorde infinie de Dieu. Il nous jugera de toutes façons comme il en décidera, et le reste n’est que littérature. Vivons notre vie avec les moyens qu’il nous a octroyé, avec les faiblesses et les forces dont il nous a pourvu, évitons le Grand mal, et le reste, bah, qui mourra verra.
En ce qui concerne la rédaction du Coran, Il n y a rien à dire. Chacun sa conviction. Juste une chose : c’est un fait indiscutable qu’il n’existe qu’une unique version du Coran. Même si on considère les fragments découverts ici ou là...
Le Coran tel qu’il existe est reconnu par tous : ceux qu’on appelle les Sunnites, les Chiites, les Kharidjites, les comme moi (juste musulmans), etc... Ca se saurait vraiment, et les ennemis de l’Islam (nombreux) se seraient fait un plaisir de nous le coller sous le nez, s’il existait une autre manière de Coran. Là justement, est le miracle : les musulmans, d’accord sur rien, sont au moins obligés d’être d’accord sur l’essentiel : UN SEUL CORAN. Quant à son origine, chacun croit selon son coeur.
Sami, si l’on ne peut qu’être d’accord avec vous dans l’ensemble, il reste çà et là quelques approximations, mais bien excusables au regard de l’argument d’être compris de tous. Quand vous dites, par exemple :
« Il y a une différence d’approche, entre l’exhortation à ne pas boire les choses alcoolisées, et la demande autrement plus grandiose, plus définitive, plus absolue, de croire en un Dieu Unique, de croire en la supériorité du Bien sur le Mal... etc... »
cela a l’air incontestable, et pourtant non, et je voudrais vous faire remarquer au contraire la totale unité du Texte : Il indique qu’il n’y a pas de Voie praticable sans une ascèse, sans surtout consommer des modificateurs de conscience. En effet, si les modificateurs de conscience (alcool, tabac, drogues diverses) peuvent constituer un raccourci, c’est dans une pente extrêmement abrupte et qui provoque la chute inévitable sans plus aucun secours.
C’est pourtant au Paradis qu’il coule un fleuve de vin délicieux.. .
Je vous parle de notre modeste condition humaine, vous me parlez de perfection. Bien sur, idéalement, la Voie est une ascèse sans faille... Mais comment imaginer plus d’un milliard de musulmans parfaits... Attention à idéaliser l’Homme. Vous faites preuve d’optimisme ou d’intransigeance (c’est selon...) en imaginant ou en espérant que la Voie ne peut être qu’idéale, ou pas être. Elle est faite à mon avis d’efforts, de trébuchements, de chutes, puis encore d’efforts, de doute, d’incertitude, de faute, d’amour, d’humilité, d’oublis, d’imperfections, puis de lumière, d’extase, de certitude... Tomber... se relever... ne jamais abandonner... Et toujours la miséricorde infinie de Dieu, dont il est nous est interdit de désespérer.
Oui quant à la totale unité du Texte. Mais cela n’interdit absolument pas la hiérarchie des choses. Définitivement, croire en Dieu et faire le bien en cette vie, est infiniment plus important que de boire ou ne pas boire. Et n’oubliez pas, j’ai parlé de boire, pas d’ivresse profonde. Il n’est pas nécessaire de boire jusqu’à la chute irrémédiable dont vous parlez. Il existe aussi l’art de la nuance...
Je ne rentrerai pas dans la polémique pour savoir si l’alcool est très fortement déconseillé, par étapes, (une souillure satanique dont il nous est demandé de nous abstenir, mais aussi une chose qui contient un bien, et qui coule sous forme de fleuve dans le paradis...), ou bien strictement interdit sous peine d’une définitive déchéance... A chacun de voir midi à sa porte...
J’insiste : il vaut mieux en général, ne pas boire que boire ! Je sais la faiblesse immense de l’Homme...
A Sami
"J’ai la faiblesse de penser (d’espérer...) que le Maître de l’Univers, le Créateur des galaxies, et tout le reste, ne va pas me faire passer l’Eternité dans une marmite d’huile bouillante, après ma mort, parce que j’aurais bu un coup de trop, ou que j’aurais eu des pensées etc..."
Vous avez pesé vos fautes et elles ne méritent pas l’enfer. Vous en connaissez le poids (nul) et en déduisez la sentence (nulle).
Bref, vous vous êtes jugé vous même.
Tout cela peut laisser perplexe car le fait de vous juger en lieu et place de Celui qui Seul le fera revient à créer un impensé.
Car pourquoi vous pencher sur vos actes, leur sens, leur valeur, puisque emballé-c’est pesé, la sentence est tombée et qu’en l’espèce il n’y en aura pas.
Puisque donc il y a impensé, je vais me permettre de l’ouvrir. Je ne sais pas si vous le réalisez pleinement, et c’est en ça que votre message est surprenant, mais vous passez outre l’interdit de Dieu (l’alcool) et au travers de l’interdit, vous passez outre Sa volonté de voir l’homme se préserver de l’ivresse, sans vous demander une seconde quelle pourrait être la valeur de la volonté de Dieu.
Et si vous touchez à la volonté de Dieu (sans même en prendre réellement conscience), alors, sans aucun marge d’erreur possible, vous touchez à Dieu Lui même.
Je vous l’écris sans agressivité et sincèrement : je n’arrive pas à lire votre message avec la légèreté que vous avez pris à l’écrire, car dans ses sous-bassements moraux et spirituels, il induit l’idée d’une négligence assumée dans vos comportements personnels car Dieu n’aurait pas la volonté que le Coran lui prête.
Peut-être ne le percevez-vous pas mais vous avez niché votre liberté dans une ligne de faille dangereuse.
Or, comme le dit un proverbe chinois : si tu veux vivre libre, fixe toi une règle.
La règle coranique vaut.
Ne la dévaluez pas car ce ne sera pas le texte divin qui en ressortira perdant. Ce seront vos actes. Et vous même, bien au delà de vos actes.
Errata :
1) le précédent message n’était pas signé, c’est fait.
2) au lieu de « sans surtout consommer », il faut lire bien sûr
« sans surtout s’abstenir de consommer »
Youssef,
J’ai dit que j’espérais. Lisez moi bien, au lieu de décider unilatéralement que je suis seul juge de mon devenir dans l’au-delà. Dieu seul décide. Et Il décidera comme Il le décidera. Ma seule conviction, c’est que quand je lis le Coran, j’y trouve infiniment plus de générosité et de miséricorde, que dans votre message qui oublie une seule petite chose : La faiblesse inhérente à l’Homme, c’est Dieu qui l’y a mise, en l’Homme, cette faiblesse. Personne d’autre. Il a ses raisons que ni vous ni moi ne connaissons. Rien n’aurait empêché Dieu de faire de nous des êtres infaillibles. Or, il ne l’a pas désiré. C’est ainsi.
..."le fait de vous juger en lieu et place de Celui qui Seul le fera"...
Je ne me sens pas concerné par ce que vous écrivez là (il se peut parfaitement que je me trompe sur toute la ligne, et que je finirai dans une marmite d’huile bouillante, etc... Ca sera la décision absolue et bienvenue de Dieu, car tout ce qui vient de lui est bienvenu), et donc me rend la suite de votre démonstration plus ou moins caduque.
Je ne dévalue pas la règle coranique, mais j’y vois des subtilités, des générosités, des hiérarchies, un humanisme... qui semblent vous échapper. A vous votre vision, que je comprends bien et que je respecte, sachez-le, et à moi la mienne
Vous n’avez pas bien saisi une chose, à mon (humble) avis : ce n’est pas notre comportement qui doit être absolu même s’il doit tendre vers... (j’ai pensé cela, lorsque j’étais jeune, simpliste, et inconscient de l’incroyable complexité de la vie...). C’est Dieu seul qui est absolu. Une nuance d’importance. Même le Prophète lui-même a été rappelé à l’ordre, lorsqu’il s’est détourné d’un humble qui désirait lui parler. Alors nous autres...
On dit que Hamza, est arrivé un jour saoul à la prière, et on dit même (je ne le garantie pas, je l’ai juste lu), qu’il a proféré des blasphèmes... Devant le Prophète !... Mais lorsqu’il a fallu donner sa vie pour Dieu et son Prophète, Hamza était au premier rang... Voilà qui est édifiant !
Ceux qui consomment des "modificateurs de conscience" ( alcool, tabac, drogues) ne font qu’utiliser les ressources de la planète. Donc pour les croyants, ils ne font que profiter des possibilités qu’un Dieu créateur aurait mis à leur disposition ... Que ce même Dieu leur interdise ensuite, sous la menace, l’usage de ces produits qu’il a lui-même mis en place est difficilement compréhensible.
Une mère interdit aussi certaines choses à son enfant, le plus souvent dans son intérêt et pour le protéger. La morale religieuse est différente. Dieu ne nous interdit pas ces "modificateurs" dans un but protecteur, dans ce cas il aurait éradiqué depuis longtemps tous les virus et autres maladies ... mais parce que l’usage de ces produits nous éloignent de l’objectif principal lié à notre création par ce Dieu : n’adorer que lui.
Aussi, en comparaison de l’amour maternel pour son enfant, l’amour divin paraît beaucoup moins noble ... La noblesse des sentiments, le plaisir de donner sans rien attendre en retour sont des données inconnues dans l’univers de ceux qui créèrent les dieux, où tout est "donnant-donnant" et le plus souvent sous la menace.
Bonjour Sami
C’est vrai, j’ai relu mon message à la lumière du votre et j’ai ressenti un ton sévère, qui peut passer pour jugeant et fort désagréable.
Je vous remercie donc de votre réponse qui m’a permis d’éclairer certains points de ma démarche, qui oui, pour être aussi franche et tranchée, peut en devenir blessante.
Je ne souhaitais pas être blessant avec vous mais quelque chose, dans mes propos, l’a néanmoins été. Et cela m’interroge, à titre personnel.
Ca vaut des excuses. Je vous les fais sincèrement.
Et ce qui s’est passé, effectivement prouve bien que nous sommes faibles. Car oui, j’ai failli à votre égard.
Je n’ai pas été présent à vous. Vous affirmant que vous passiez outre des interdits, je suis moi même passé outre votre sensibilité et votre droit à un échange empreint de respect et de douceur.
Comment dès lors, pourriez vous recevoir mes arguments balancés sans tact ni égards ?
Bref, je comprends votre réaction.
Voyez, c’est drôle, lorsque vous exposez une faiblesse, je vous en expose une autre.
Cette faiblesse, qui est mienne, qui est votre, et qu’effectivement, Il a déposée en nous, serait-elle alors notre frontière intérieure indépassable, vers laquelle, nos paroles et nos actes ne cesseraient de refluer pour nous y ramener irrémédiablement ?
L’homme, de ce point de vue, collerait à sa faiblesse sans pouvoir la dépasser.
Mon opinion, là dessus, est nuancée et j’espère vous la transmettre avec plus de "liant" que précédemment : nous avons été créés faibles, indéniablement,mais cette faiblesse, loin d’être l’écueil sur lequel nous viendrions inéluctablement échouer, constitue, pour le coeur qui se tourne vers Lui, le point de départ pour un appel à l’aide.
Ce n’est que dans notre faiblesse que, conscient de nos failles et de nos insuffisances, nous sentons notre incapacité à nous porter par nos propres forces, et que oui, nous avons besoin d’être aidés dans cette épreuve mystérieuse qu’est la vie.
C’est ce que j’ai ressenti aujourd’hui en lisant votre message : mon manque d’empathie, ma dureté de ton qui n’est qu’un manque à la douceur, dans la réponse que je vous ai faite.
Alors, que faire dans ces moments, sinon demander de l’aide ?
Et ce n’est que lorsque l’appel sera entendu, que le manque sera comblé. Ce qui veut dire que nous ne pouvons mendier Son appui qu’à partir de nos manques, que nous ne pouvons désirer Sa présence qu’à partir de nos failles, que nous pouvons entrer en relation avec Lui qu’à partir d’une supplique douloureuse, devant le spectacle de désolation où notre faiblesse nous a poussés : messages sur oumma.com indélicats, colères mal contrôlées, relations familiales/amicales ravagées, mensonges/ommissions destructeurs, que sais-je encore ?
Pourtant, je vais vous surprendre mais je crois que nous avons besoin de notre faiblesse. Même si, paradoxalement, bien souvent elle nous désole.
Peut-être même n’est ce que miséricorde de Sa part de nous avoir ainsi dotés. La faiblesse est un cadeau. Comme une main désespérément tendue qu’Il prend plaisir à saisir pour nous consoler et nous rapprocher de Lui.
En faisant courir les mots sur le clavier, je m’aperçois qu’ils nous emmènent vers la notion de repentir. Que le pardon se demande, s’implore et même se mendie.
Que la faiblesse n’est point un écueil, un terminus pour nos fautes, mais un chenal, fin, malaisé à deviner dans sa trajectoire aléatoire, mais qui, si on le saisit comme un fil d’Ariane dont on ne sait où il nous mènera ouvrira sur un océan de miséricorde infini.
A condition d’avoir consenti à cheminer.
Je vous le confie et effectivement, peut-être ne serez-vous pas du tout d’accord avec moi sur ce point, mais je vous le soumets néanmoins ;-)
La faiblesse ne nous invite pas à se reposer en elle : "Je suis faible,Dieu l’a voulu et donc je m’arrête là". (arrêt du cheminement de l’âme)
Je crois plutôt que la faiblesse nous éreinte en elle et ne nous ouvre le repos qu’en Dieu : "Seigneur, montre moi la voie qui t’agrée car seul, perdu en ma faiblesse, ravagé par le mal que j’ai commis et ma désobéissance à ton égard, je ne puis te rejoindre." (élan de l’âme vers le Haut)
Voilà Sami ce que je pouvais vous répondre comme ça. Ce n’est certainement pas parfait mais ce n’est qu’un point de vue parmi tant d’autres.
Encore désolé pour mon manque de tact
Bonne fin de week end à vous
Sami, je dois mal m’exprimer car j’ai l’impression que vous ne comprenez pas le sens de ma remarque. Ainsi vous dites :
« Je vous parle de notre modeste condition humaine, vous me parlez de perfection. Bien sur, idéalement, la Voie est une ascèse sans faille... »
Pas du tout. La Voie est un chemin parfois très escarpé, parfois agréable, mais ce n’est, justement, qu’une voie. Elle n’a rien d’idéal, même si le fait de la suivre constitue, forcément, une promenade de santé.
Je voulais surtout contester toute hiérarchisation du Texte, consistant finalement à dire que ici il y aurait des choses importantes, mais que là, non, et qu’on en peut laisser tomber des pans entiers dans un oubli douillet.
Youcef
Voila, je me sens infiniment plus proche de ce message de votre part, que de l’autre. Merci, vous avez écrit là de très belles choses émouvantes, et qui sont riches de réflexions passionnantes.
Je lance un appel aux spécialistes et uniquement au spécialiste de l’islam, en sciences des hadiths et biographie du prophete .Une polémique est en train de prendre des proportions énormes sur le site du figaro de delphine minoui au sujet du prophet et de aicha .Si vous avez les compétences recquises ,venez participez au débat.
Je lance un appel aux spécialistes et uniquement au spécialiste de l’islam, en sciences des hadiths et biographie du prophete .Une polémique est en train de prendre des proportions énormes sur le site du figaro de delphine minoui au sujet du prophet et de aicha .Si vous avez les compétences recquises ,venez participez au débat.
Bonjour à tous et ramadan karim in challah,
Oui j’agis et par amour et par crainte de Dieu. Pour moi l’un ne peut être dissocié de l’autre. Dieu est aimable autant qu’il est à craindre. Allaho aalem
Allah yatakabel tous nos rites, notre jeune et toutes nos prières, amine
Bon ramadan à tous