Afghanistan : Obama essuie une crise de défiance de l’opinion américaine

Abstention par crainte des talibans, ou abstention sanction, le scrutin pour l’élection suprême en Afghan

vendredi 21 août 2009

Abstention par crainte des talibans, ou abstention sanction, le scrutin pour l’élection suprême en Afghanistan est marqué par une faible participation, qui a poussé la Maison Blanche à réagir immédiatement.

Déterminé à maintenir le cap vaille que vaille, alors que d’aucuns redoutent de voir se profiler l’ombre du Vietnam, Barack Obama s’enferre dans une ingérence guerrière au moment même où son opinion publique doute, refuse de nouveaux sacrifices, et désavoue la légitimité de sa stratégie en Afghanistan à 54% (sondage réalisé par CNN-Opinion Research Corp).

Sourd à l’impopularité grandissante de son action, celui qui incarnait le renouveau de la première puissance mondiale reproduit un grand classique de la politique étrangère américaine, qui n’est sans rappeler son sinistre prédécesseur qu’il prétendait pourtant faire tomber dans les oubliettes de l’Histoire.

Evoquant une « guerre par nécessité », les 44 soldats US qui ont péri en juillet dernier en Afghanistan ont considérablement émoussé la confiance dont le créditait jusqu’alors la population américaine, 64% étant aujourd’hui convaincus que l’arbitrage des urnes ne portera pas au pouvoir un gouvernement efficace.

Bousculé par son électorat, contesté par son propre camp, les démocrates étant majoritairement hostiles à un nouvel enlisement coûteux, une assertion confortée par le quotidien le Washington Post, selon lequel des experts militaires estiment que l’engagement américain durera encore au moins une décennie, pour un investissement financier supérieur à celui de la guerre en Irak, que ressortira-t-il donc du bourbier afghan d’Obama ?

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