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Articles
A propos du film « Indigènes »
mardi 24 octobre 2006 - par Akram Belkaïd
Oublier d’où l’on vient et qui l’on est, même pour deux heures, n’est jamais facile mais c’est ce que j’ai tenté de m’imposer en allant voir le film « Indigènes » de Rachid Bouchareb. J’ai essayé, autant que possible, de me forcer à avoir des préventions à l’encontre de ce qu’auraient pu être mes… propres préventions - celles engendrées par un vécu d’Algérien né et élevé en Algérie au lendemain de l’indépendance. J’ai aussi essayé d’éviter d’être influencé par le vacarme habituel qui accompagne toute sortie cinématographique ou littéraire. En effet, avant de voir un film, ou d’entamer un livre, j’essaie d’ignorer le plus possible tout ce qui a été écrit ou dit à son propos. C’est d’ailleurs une règle d’hygiène que je conseille à toutes et à tous et c’est pourquoi je recommande, à celles et ceux qui n’ont pas encore vu « Indigènes », d’arrêter là leur lecture et de la reprendre un fois le film vu, et pourquoi pas, revu. Pour autant, il m’a été impossible de passer outre l’accueil pour le moins hostile qui a été fait à ce film en Algérie et c’est le sens de mon souci d’éviter de le regarder avec, justement, un œil algérien. Alerté par les critiques de mes confrères algérois, irrité par l’affaire du visa refusé à Jamel Debbouze par les autorités algériennes alors qu’il devait assister à la première du film à Alger, je suis entré dans la salle au grand écran en me répétant ces mots : « oublie l’Algérie, ce n’est qu’un film et juge-le pour ce qu’il est : une œuvre de fiction ». En me disant cela, j’avais à l’esprit les propos de l’historien Mohammed Harbi, ou plutôt ses regrets quant à la manière violement hostile avec laquelle lui et plusieurs militants nationalistes algériens réagissaient dans les années 1950 aux romans de l’écrivain Mouloud Mammeri : pas assez engagés, affirmaient-ils, pas assez révolutionnaires. Déjà, et cela n’a guère n’a changé depuis, le nationalisme sourcilleux et exacerbé, dictait les normes, ordonnait l’orientation des critiques et définissait les dimensions artistiques et esthétiques. Ceci étant dit, que l’on me permette de m’interroger sur la nature actuelle de ce nationalisme qui s’en prend à un film jugé peu critique vis-à-vis de la période coloniale mais qui reste étrangement silencieux lorsqu’un Donald Rumsfeld est accueilli à bras ouvert à Alger… Parler du film et que du film Mais revenons au film. Disons-le tout de suite, c’est une fiction assez réussie, agréable à suivre malgré quelques longueurs et digressions qui nuisent au rythme de l’action. J’ai aimé ce film où l’émotion prend le spectateur à la gorge au moment où il s’y attend le moins. Je ne vais pas vous infliger des commentaires d’ordre technique – j’en serai bien incapable – mais j’ai aussi aimé sa musique, propre à cette époque, ainsi que sa lumière y compris lorsqu’il se déroule dans les forêts alsaciennes. Montrer le courage résigné d’hommes ordinaires n’est jamais chose facile. Décrire une nuit de veille avant le combat, la violence d’une embuscade ou la terreur d’un soldat traqué par l’ennemi, sont des passages obligés pour nombre de films de guerre et, dans tous les cas, Bouchareb y parvient parfaitement. De même, est-il très convaincu lorsqu’il rend compte de la religiosité tranquille voire naturelle des tirailleurs « nord’Af » ou du mépris dans lequel ils étaient tenus par leur hiérarchie. A l’inverse, on se rend très compte vite, malgré la liste impressionnante de soutiens affichés au générique, que les moyens financiers n’étaient pas au rendez-vous de ce film ce qui le fait parfois plus tenir de la télévision que du cinéma. Dans les scènes de bataille, il y a bien des tirs d’artillerie, quelques mortiers et mitrailleuses sans compter plusieurs centaines de figurants mais on sent le caractère limité de la reconstitution. Si Rachid Bouchareb avait pu obtenir un budget comparable à ce dont un Ridley Scott ou un Olivier Stone ont l’habitude de disposer, alors cette impression désagréable de « juste à peine » n’existerait peut-être pas. Une autre réserve concerne le choix des acteurs. Jamel Debbouze en tirailleur ? La vérité, c’est qu’on a du mal à y croire vraiment. Une astuce aurait peut-être permis de faire avec son infirmité en le présentant, dès le départ du film, comme étant l’ « ordonnance » du sergent pied-noir Martinez (excellent Bernard Blancan). De même, j’ai eu du mal à être convaincu par le personnage joué par Samy Naceri tant ses problèmes au quotidien transparaissent à l’écran (et de cela, je l’avoue, je n’ai pas pu faire abstraction). Voilà pour ce film et, pour être franc, je ne saurai faire preuve de sévérité avec une fiction qui rend un tel hommage à des oubliés de l’Histoire. Qui avant Bouchareb a parlé de ces Africains qui ont contribué à la défaite des nazis ? En France, la Guerre d’Algérie et ses drames ont tout recouvert et l’on continue, le plus souvent, à se déterminer, à créer, vis-à-vis d’elle. Quand à l’Algérie, qui a jamais évoqué le rôle de ces soldats dont certains se sont ensuite battus en Indochine ? J’ai moi-même découvert, par hasard, que l’un des mes oncles avait fait toute la campagne italienne, arrivant même jusqu’en Allemagne avec son unité. Lui a-t-on jamais tendu un jour un micro ? Et de mémoire de journaliste, je n’ai que rarement entendu ou lu les souvenirs ou commentaires de cette guerre de la part d’un Ahmed Ben Bella qui, pourtant, fut décoré pour son comportement au feu dans la bataille des pitons italiens. De plus, je ne peux qu’avoir de la sympathie vis-à-vis d’une fiction cinématographique qui offre un clin d’œil appuyé à Terrence Malick et sa fine Ligne rouge (le vent dans les colline, les nuages qui glissent sur les pitons, Debbouze qui, instant végétal, hume une motte de terre dans une oliveraie de Provence,…). Petite plongée dans l’agacement algérien Essayons maintenant de comprendre les réactions critiques des Algériens, ou du moins de plusieurs médias et officiels – de nombreux spectateurs ayant, à l’inverse, visiblement apprécié le film. La critique majeure concerne le fait qu’ « Indigènes » insisterait trop sur l’attachement ou supposé tel des tirailleurs pour la France, une « mère patrie » qu’ils ne connaissaient pas. On touche, dans le cas présent, à l’un des dogmes du nationalisme algérien ou du moins de sa version d’après l’indépendance. Selon lui, les tirailleurs ne pouvaient être volontaires et ce n’est que par la coercition que les autorités de la France libre ont pu les obliger à s’engager. Des indigènes disant « on va lutter pour ‘França’ » ? Impensable, difficilement acceptable dans un cadre où une vision manichéenne et toujours sans nuance prévaut. Non, dit la vision héritée du FLN, les indigènes étaient forcés à prendre les armes. Ils n’aimaient pas la France, ils subissaient son joug mais ils se sont battus parce que forcés à le faire. D’autres, ajoute cette parole qui continue à ne pas supporter la moindre contestation, se sont uniquement engagés pour une solde, pour échapper à la misère. Et il est d’autant plus difficile de parler de ces Algériens engagés de la Seconde Guerre mondiale que cela peut obliger à faire le lien immédiat avec les harkis et les raisons qui firent que ces dernières s’engagèrent aux côtés de la France dans sa guerre contre l’indépendance de l’Algérie. Et là, bien sûr, l’affaire se complique… Il est plus que probable que ceux qui se sont engagés en 1943 pour l’amour de la France, de la liberté et d’autres beaux sentiments n’étaient guère nombreux mais cela ne suffit absolument pas pour discréditer le film de Bouchareb. Certes, ce dernier en rajoute un peu sur les « vive la France ! » clamés par les soldats indigènes mais c’est le tribut qu’il doit payer à la réalité actuelle et faisandée de la France où des personnalités, des intellectuels, de droite comme de gauche, travaillent à faire croire que les enfants d’immigrés sont la cinquième colonne potentielle et déjà agissante d’une internationale terroriste. Dans le film de Bouchareb, on voit bien que Debbouze s’engage pour fuir « el-misiriya el-kahla », la misère noire. De même, le caporal Abdelkader (Sami Bouajila), est un bon exemple de ces engagés musulmans qui n’en pouvaient plus de l’injustice coloniale mais qui savaient aussi que le nazisme devait être combattu car ce n’était ni plus ni moins que le Mal – et de cela, quoiqu’on en dise aujourd’hui, ils avaient conscience. En entendant ce même caporal Abdelkader expliquer au sergent Martinez le pourquoi de son engagement – combattre les nazis – on pense bien sûr à ces « soldats des colonies » qui, plus tard, écoeurés par la duplicité des autorités françaises, rejoignirent le FLN. Mais j’ai également pensé à Frantz Fanon, engagé lui aussi dans la France libre au nom de la lutte contre le Mal nazi avant d’épouser le combat anticolonial. Un film sans Algériens En fin de compte, je pense que ce qui n’a pas plu aux Algériens dans le film de Bouchareb c’est qu’en réalité, ils en sont absents. Jamel Debbouze joue bien le rôle d’un Algérien mais il s’exprime en marocain avec un accent introuvable en Algérie y compris aux confins de la frontière ouest. Le caporal Abdelkader, s’exprime en Tunisien, et, malgré tous ses efforts, Roschdy Zem (Messaoud), n’arrive pas à masquer son accent marocain. De fait, dans tout le film, il n’y a pratiquement aucune expression typiquement algérienne. Détails futiles me direz-vous ? Pas si sûr… Continuons. Au début du film, exhortés par un caïd ou un bachaga, des Algériens s’engagent et montent dans un camion sans rechigner ni se révolter. A l’inverse, Yassir, le personnage marocain joué par Naceri, décide de porter l’uniforme uniquement pour marier son frère et quand un officier français célèbre la bravoure de ses soldats, c’est à deux tribus berbères marocaines qu’il adresse ses louanges. En Algérie ce type de nuances différenciatrices ne passe jamais inaperçu et exacerbe, disons, une certaine susceptibilité régionale... Il est vrai qu’on y est un peu excédé par tous ces films qui, censés se dérouler en Algérie, sont tournés au Maroc ou, moins souvent, en Tunisie, avec des accents et des costumes qui ne sont en rien algériens, cela sans oublier les fictions sur la guerre d’Algérie, comme par exemple « L’Adieu » de François Luciani (2003), où les combattants du FLN apparaissent comme des clones annonciateurs du GIA… Mais, n’étant jamais mieux servis que par soi-même, tout cela n’existerait pas si l’Algérie, où soixante milliards de dollars dorment actuellement dans les coffres de sa Banque centrale, se décidait enfin à faire renaître son cinéma qui, en des temps déjà presque oubliés, lui faisait honneur à Cannes, à Venise ou Berlin. J’ai donc vu Indigènes en essayant de remiser mes filtres algériens, lesquels, on a pu le constater, sont tout de même ressortis dès que j’ai tenté de réfléchir à ce film. Par contre, je n’ai pas mis de côté mon vécu français et c’est ce qui motive l’unique critique sérieuse que je vais formuler à l’encontre d’ « Indigènes ». Plutôt que de fustiger les « bons sentiments » qui, quelque part font ce film – comme ils font l’essentiel des grands films de guerre (à quelques exceptions près), je regrette en effet l’absence d’un personnage principal noir. Il y a bien une scène, où ce que l’on devine être des tirailleurs sénégalais (lesquels, dans la réalité, étaient d’ailleurs souvent burkinabais) plantent le drapeau français au somment d’une colline prise aux Allemands mais ce n’est guère satisfaisant. J’ai conscience que cela aurait compliqué encore plus la tâche du réalisateur mais quand, au nom du « vivre ensemble », on décide de réaliser un film dont on souhaite qu’il ait un impact sur la situation actuelle de la France et de ses banlieues, on ne peut ignorer le sentiment croissant d’abandon et de sous-représentation des populations originaires d’Afrique noire mais aussi des Antilles. Je ne suis pas favorable aux quotas mais, parfois, très rarement, mais nécessairement, il est judicieux de composer avec toutes les susceptibilités. Mots clésAkram BelkaïdJournaliste à la rubrique internationale du quotidien la Tribune, Akram Belkaïd est l’auteur du livre « Un regard calme sur l’Algérie » aux éditions du Seuil. Du même auteur, à lire sur oumma.com :
Vos réactions et commentaires sur cet article5 octobre 2009
HOMS a dit :
NE JAMAIS OUBLIE DOU TU VIENS
TU AS PENSE AU ENCIEN QUI Y SONT RESTE
ET QUI ON LAISSER FEMMES ET ENFANT
TU C S EST QUOI ELRAHMA
DESOLE JE N’AI PAS LU ENTIER LE TEXTE CAR S ETAIT ENUYEUX A MOURIR
6 mars 2007
Rémi Lainé a dit :
Effectuant actuellement des recherches sur les réactions suscitées par le film Indigènes, j’aimerais rentrer en contact mail avec Pomme Reinette qui livre un témoignage personnel particulièrement intéressant. Si elle lit, à tout hasard…
Rémi Lainé
remi.laine@9online.fr
6 décembre 2006
jpp a dit :
bonjour a tous
loin de critiquer le film je tenais a vous rappeler que c est les americains qui ont armee les troupes francaises d afiques sans eux jamais nous n aurions pu combattre, autre rappel les americains ont perdus plus de 50.000 hommes pour liberer la france, sachez enfin en ce qui concerne la colonisation que les francais ne sont pas les premiers a avoir colonise l algerie il y a eu les grecques ,les romains,les arabes et les turques que les francais ont defaits en 1830 n oubliez pas aussi qu a leurs arrives il n y avait qu un million d habitant a leur depart en 1962 ils sont passes a 20 millions grace surtout a pasteur et a fleming sans eux nous ne serions pas autant sur cette petite planete de plus la france a modernise le pays en y apportant sa technologie et sa modernite comme les routes l electrecite grace a edison le telephone l administration les tout a l egout les reseaux d assainissement,les lycee les appareils photos,la tele, etc etc c est vrai qu ils ont des torts mais les occidentaux en particuliers les francais et les americains sont les inventeurs de la plupart de ce qui nous entoure c etait le siecle des lumiere tout ca pour vous dire que je suis fier d etre francais car je connais l histoire de mon pays qui a pese sur l histoire du monde mais je suis tout aussi fier que des francais d origines maghrebines ont combattus pour une france libre, j espere qu on reparera vite le probleme des pensions de guerres voila et je souhaite un grand succes au film
5 novembre 2006
Renaud a dit :
Bonjour à tous, Tout d’ abord pour répondre à "Pomme reinette" : les soldats de l’ Armée d’ Afrique d’ origine musulmane ont bien défilé sur les Champs Elysées avec les autres en aout 1945, contrairement à ce que certains veulent faire croire... Pour reparler du film : FAUX, les "Indigènes" et les populations Noires n’ étaient pas de la chair à canon, pas plus que les Français de métropole, de Corse ou les Pieds-Noirs qui ont combattu à leurs cotés et méritaient tout autant que l’ on parle de leur sort, voir plus car :
Ce film n’ est pas dangereux pour un public averti qui connait la vérité,(il n’ en sera d’ ailleurs que plus ridicule), mais pour la majorité des Français qui va voir ce film en tant que divertissement ou par "curiosité" historique, celà donne une vision simpliste et mensongère des faits s’étant déroulés à cette époque, les "Indigènes" étant représentés comme seuls sauveurs de la France, encadrés par des Blancs racistes et planqués. En réalité ces officiers et sous-officiers avaient un grand respect pour leurs hommes et étaient à leurs cotés dans la fournaise ; la fraternité les liaient. De plus, la majorité des Pieds-Noirs, métropolitains ou Corses n’ étaient que de simples soldats. 29 octobre 2006
pomme Reinette a dit :
je suis une grand mère de 73 ans née en Algérie et vivant en France depuis 1936mais dont des cousins et deux oncles ont été enrolés de forces et ce fils a simplement le merite d’avoir été fait avec ses manques et ses faiblesses mais ce n’est vraiment qu’une infime partie de la vérité historique et de l’enfer qu’ont vécus ces soldats je peux vous dire que mon oncle racontait ensanglotant Monté Cassino et nous tous autour de la table nous pleurions aussi et en regardant ce film je pleurait de rage devant le mepris avec lequel ils ont tous été traités et jusqu’a ce jour. Ce film a le merite d’exister et de faire s’interroger un certains nombres de Français n’en faisons pas une guerre de clocher, mais aidons plutot a faire réagir certaines admiistrations certains milieux et à comprendre certaines révoltes , certaines haines . Les autorités francaises ont eu besoin de tous ces hommes, ils les ont utilisés et ensuite jetés ou ignorés comme des kleenex. La plus grande honte et le plus grand deni et de ne leurs avoir pas payés les pensions qu’ils meritaient au meme titre que tout autres soldats francaisQuel deshonneur pour la France. Je m’abstiendrait de tout jugement sur la loyauté des supérieurs dans le film ignorant jusqu’à quel point cela refllète la verité mais il me suffit pour m’indigner de savoir que les rescapés de ce massacre que fut leur guerre n’ont pas eu le droit de defiler sur les champs Elysées avec De Gaule et les Autres en Aout 1945. Certains gradés de l’armée francaise avait dejà semé des graines de Le Pen ’.
29 octobre 2006
MSC a dit :
J’hésite toujours de donner mon trés petit et humble avis, sur tout ce qui se présente à mes yeux... mais une envie insistante, me dicte à le faire cette fois-ci, et ce, bien sur par le biais de textes sacrés et la sounna de notre cher à l’ame notre prophte SAWS : ".. LA YOUGHAÏROU ALLAHOU MA BI QAWMIN ? HATTA YOUGHAÏROU MA BI ANFOUSIHOUM .." pourquoi cette tendance à nous entretuer à nous critiquer sans cesse, nous maâchara al mouslimine , alors que nous avons les mêmes convictions, croyons au même prophete, au même texte sacrée le Coran qu’est notre seul guide spirituel, si nous l’interprettons pour le mieux de notre Oumma musulmane , pour notre époque et ce qu’elle exige comme adaptation au temps et au modernisme. ".. LA YOUMINOU AHADOUKOUM HATTA YOUHIBBA LI AKHIHI MA YOUHIBBOUHOU LINAFSIHI .." pourquoi nous sommes nous point capables de marquer une pause avant de réagir, cela nous éviterait certes, des catastrophes... prenons le temps de nous accorder le pardon et la vraie tolérance.. c’est quoi que ces partages ridicules, saoudien,kuatien algerien, marocain ou autre ?? je suis désolé pour cette intervention, mais j’aime tous mes freres musulmans, je respecte les oeuvres des gens qui rapportent un plus pour les peuples.. bien à vous. 29 octobre 2006
malik a dit :
le film est joué principalement par des marocains ? et alors
il s’agit d’une oeuvre de fiction même si elle est basée sur des faits historiques.
Si on écoutait m . Belkaïd, Djamel Debbouze n’aurait pas dû jouer non plus dans "Asterix" : il n’y avait pas de "vrais romains ou de vrais égyptiens " !!!!
En tant qu’algérien vivant depuis toujours en France, je suis agacé (et ma pensée est atténuée) par ce chauvinisme (et non pas patriotisme ou nationalisme d’un autre âge).
M. Belkaïd utilise les rivalités entre gouvernants algériens et marocains pour faire une critique de films
On se calme ce n’est qu’un film !!! et s’il peut ouvrir le débat sur le rôle de nos grands parents pendant les conflits (qui leur étaient étrangers) de la puissance coloniale, tant mieux
29 octobre 2006
Je vois pas en quoi ça serai un crime d’etre chauvin quand on est algerien et qu’on aime son pays ;quand les autres sont chauvins...c’est normal...quand c’est des algeriens ...on critique...Remarqué que ceux qui critiquent le chauvinisme algeriens sont souvent des chauvins avèrés ou refoulés(dans le sens freudien) de leur propre pays.
Tahia el Djazair ! Kamel
27 octobre 2006
HAFIDULLAH a dit :
Je suis convaincu maintenant plus que jamais ,du fait que oumma .com ,est en fait alger.com,les responsables du site ,filtrent les reactions et laissent paraitre les commentaires teintes de nationalisme et de chauvinisme algerien d’un autre siecle.bref je suis sidére,vous etes entrain de faire du lobbying bouteflikien.
27 octobre 2006
rachid a dit :
A propos de la critique faite par Mr Belkaïd, au début quand j’ai lu cette critique j’ai cru que c’était un homme ordinaire qui avait fait cet article, mais j’ai été déçu de voir que c’est un journaliste ( intellectuel) qui en était l’auteur. Pourquoi déçu ? Parce que je suis musulman avant d’être marocain, de voir ce nationalisme ça me déçoit surtout de la part d’intellectuel. Ce n’est pas par jalousie, loin de là, mais par incompréhension. Qu’est ce que les Marocains ou encore tunisiens vous ont fait pour que vous les dénigriez autan ? Et pourtant combien ont vous avez aidé pendant la Guerre d’Algérie. C’est quoi ces enfantillages, sommes-nous pas musulmans avant tout ? Malgré ce qu’ont veut nous faire croire en occident (vous êtes citoyens de tel pays avant tout au nom de la laïcité), je suis désolé mon identité musulmane elle passe avant tout (elle ne contredit aucun principe de la république, il ne faut pas avoir peur de dire ce que l’on pense simplement pour faire plaisir et elle me dit : « veut pour ton frère ce que tu veux pour toi ». Etre de telle ou telle nationalité pour moi c’est avoir une culture de tel ou tel pays, mais être de tel ou telle religion c’est avoir des valeurs. Après tout c’est quoi une frontière, ce sont les hommes qui les ont faites (Ce n’est pas Dieu), si tu les enlèves il ne reste que des Hommes, qui sont tout différents, mêmes entre deux frères de sang il y a des différences. Alors oublions un peu ces querelles et concentrons-nous sur l’avenir, il y a des choses plus importantes que ces mésententes maladives, qui nous font perdre énormément de temps. Il faut prôner des valeurs positives entre les peuples.
Voilà ce que j’avais à dire désoler pour l’expression je ne suis pas un intellectuel mais j’espère que vous m’aurez compris, si Dieu le veut.
26 octobre 2006
poisson60700 a dit :
j’ai vu que des extrès mais je sais que au fond de moi meme le réalisateur les auteurs et acteurs et surtout toute l’équipe ont été très sincères dans ce tournages cela rends hommages a tous nos anciens combatants magrébins et africains une fièrté que personne ne leur pourra leur donner tant qu’ils seront en vie et hinchallah qu’ils vivent le plus longtemps possible pour raconter ces sombres horreurs que tous les blancs ont oubliès pour bien dire qu’a tous ces immigrés qui ont élevés en france peuvent s’en sortir ainsi et surtout leur enfants que allah vous protègent tous dans chacun de leur réussite.q’HALLAH vous rends heureux et intégrés.tchao.
26 octobre 2006
Philippe a dit :
Commentaire de Philippe
Dans son article, A Belkaid présente des réactions de la « presse officielle » algérienne qui met l’accent sur des points de forme, que l’on peut regretter, mais qui ne doivent pas faire oublier le fond du film. Il faut remarquer que Mr Belkaid fait semblant de prendre ses distances avec la presse algérienne puis va dans le même sens… Si on peut regretter l’hypertrophie des critiques de forme, en revanche on ne peut que suivre Mohamed de Metz quand il déplore comme beaucoup d’Algériens l’absence de référence au 8 mai 1945, version algérienne.
Si dans la constitution de toutes les nations, il y a eu la construction décidée d’en haut, d’une « identité » nationale artificielle et source de conflits, Je suis mal placé en tant que Français, pour donner des leçons à des pays comme l’Algérie.
La France, il est vrai, est championne en la matière pour la genèse de mythes historiques : Nos ancêtres les Gaulois, Charles Martel et les Arabes en 732, Jules Ferry, un Saint laïque ( et le devoir des races supérieures à civiliser les races inférieures ?) ; Les droits de l’homme depuis 1789, malgré la Terreur, les guerres napoléoniennes, la Commune, la Colonisation, la face cachée du 8 Mai 1945, le 17 Octobre 1961, la torture en Algérie vis à vis des Algériens mais aussi de Français qui croyaient aux droits humains…).
A ce titre, la reconnaissance par l’Etat Français des aspects non positifs de la colonisation, et, en particulier, des crimes contre l’Humanité commis à ces deux dates, est non seulement un devoir de justice vis à vis des peuple victimes comme le peuple Algérien, mais aussi un devoir de vigilance à souligner pour les Français eux mêmes. Ils doivent être et rester conscients de ce que le pouvoir élu peut encore glisser vers la dictature au nom de situations dites d’exception qui nécessiteraient des mesures d’exception de la part d’un état qui se dit alors et prétend rester démocratique… Et ce n’est pas cracher sur le pays où l’on vit que de dire cela mais bien au contraire la volonté de pouvoir s’en sentir membre et non seulement habitant…
La réalisation et la diffusion du film « Indigènes » est symptomatique d’un début de changement des mentalités accompagné (enfin !!!) par le Pouvoir Politique Français et c’est une raison majeure de saluer ce film, en souhaitant que le progrès qui a coïncidé avec sa sortie soit suivi de beaucoup d’autres…
26 octobre 2006
Marsiho a dit :
Bonjour à tous,
Je suis français originaire de Lorraine, région citée dans le film de Bouchareb.
Je suis allez voir ce film en ayant peur d’un grand défilé de réprimandes contre la France , et finalement, je n’ai trouve qu’une belle histoire d’hommes pris dans leurs propres contradictions. Que ce film n’apporte pas toutes les réponses, qu’il ne cite pas tous les événements, sûrement, mais ce n’est pas un documentaire, c’est une oeuvre de fiction ; appuyé sur l’histoire, mais une fiction. Si je veux savoir ce qui s’est passé pendant cette période, ce n’est pas un film que je vais voir, mais un ou plusieurs livres que j’ouvre... Ne pas se tromper de débats...
Et puis Bouchareb ouvre là un débat que personne n’avait ouvert avant lui (du moins à l’écran).
Pas un grand film de cinéma, c’est sûr. C’est vrai que le handicap de Jamel rend difficilement crédible son personnage (quoiqu’il s’en sorte plutôt bien), mais l’histoire prend aux tripes comme l’écrit l’auteur de cet article, et je suis sorti de la salle avec une larme à l’oeil. Et je mesure un bon film à l’émotion qu’il me provoque...
26 octobre 2006
samir a dit :
Bonjour à tous et toutes J’ai vu le film "indigènes" et cela m’a touché au plus profond de ma personne. Dans un premier lieu, je me suis vraiment rendu compte de ce qu’on vécu mes origines lors de cette période : indignité et injustices !! Je reconnais que ce n’est qu’un aperçu de ce qu’ils ont pu vivre mais tout exposé en un film c’est très difficile... En tout cas cette prise de conscience m’a renvoyé à une défaillance de ma part ; et je pense de nombreux français d’origine maghrébine par nos alleux ; l’ignorance de la véritable histoire de nos origines et pourtant il y a des mémoires vivantes qui sont des références. Je ne précise pas volontairement mon pays d’origine pour souligner qu’à cette époque une entraide africaine entre ces soldats existait sans se soucié de l’origine de son confrère. Dans un deuxième temps, ce film ma touché parce que je me suis rendu compte qu’en cinquante ans rien n’a changé ! Les africains voir même français d’origine africaine ne sont apprécié que lorsque cela sert l’intérêt de la France. Yannick Noah l’a très bien exprimé lors d’une interview récent où il disait qu’il ya une différence entre les africains qui réussissent et ceux qui ne réussissent pas au niveau des français. D’ailleurs d’où la proposition de Monsieur Sarkozy : une immigration choisi. Pendant la guerre la France avait besoin de bras en nombre maintenant elle a besoin de cerveau donc elle sélectionne... Bref c’est un film qui a le mérité d’avoir mis en image le désastre vécu par les africains lors de la 2ème guerre mondiale et l’unité de ces derniers contre cette horreur : le nazisme. 26 octobre 2006
ali a dit :
je suis kabyle et je me suis pas senti concerne de tout par ce film et portant jai un grand pere qui as combattu pr la france et je croit le representation et meme parfois le deni dont souffre lidentite berbere dans ce film et exactment la meme politique que ces dictatures nord africaine applique a tous ce qui est defferent comment vous voulez quon sentends avec les marocains aloes quil ya entre nous les algeriens un racisme vesecerale et que meme les marocains il ya un aparthied qui frappe tous ce qui est berebre et liberte alors commencons deja par respecter notre histoire pour raconter lhistoire recente combien de gens sur ce site connaissent l’histoires des numides de juba a massinissa et portant cest leur ancetres merci
25 octobre 2006
Happyman a dit :
Arrêtons la critique haineuse entre nous qui fait plaisir aux autres et agissons dans la même direction...
Je vis en Suisse depuis 21 ans de nationalité marocaine mais natif en Algérie, j’aime les 3 pays qui m’ont tous apporté des choses positives dans ma vie... Le film est un rappel destiné aux politiciens français qui n’ont pas tardé pour agir !!! La preuve que jacques chirac a pris la bonne décision pour les indemnités...
Id moubarek à tous les musulmans du monde !!! Samy
25 octobre 2006
Mohammed de Metz a dit :
Salam tout le monde.. pour revenir au sujet du film, on peut résumer les causes des réactions des Algériens dans deux points qui me semble imoportants : 1. les "indigènes", ou au moins les Algériens (parce que je ne peux pas parler au nom des autres), n’ont pas fait la guérre avec leur plein gré.. plus grave que ça... nombreux d’autres eux ont trouvé la mort à cause de leur refus de rejoindre l’armée française... là, c’est une vérité historique qu’on peut pas nier... et lorsqu’on voit la réactions des Français eux mêmes, vis à vis les nazis, je me demande comment on peut prétendre qu’un autre peuple peut avoir le "nif" et la dignité plus que les concernés !!! 2. Même si on met le 1ier point à côté, pourquoi le film ne parle pas des carnages du 08 mais 1945 en Algérie... ? un Algérien ne peut pas tolérer le fait d’oublier ou d’omettre ces évènements, parce qu’ils constituent une blessure très profonde, et en même temps une étape très importante dans l’histoire de l’Algérie... Alors sachez que la cause de notre réaction ce n’est pas parce que il n’y avait pas un vrai acteur algérien dans le rôle du "soldat" Algérien... Cependant, je comprends très bien que les autres - non Algériens - n’arrivent pas à comprendre la sensibilité des Algériens lorsqu’il s’agit de leur histoire... ça c’est une grande histoire !! (une preuve : les Algériens étaient les seuls (suivis après par les gens des DOM) à réagir contre la loi du 23 février !! ) je vous remercie.. Mohammed. 25 octobre 2006
Hakim B a dit :
Salaam Aleykoum et bonne fête à tous
Franchement je trouve l’article assez dur !
Jamel a contribué à ce film de très belle manière et il est très convaincant dans son rôle. Ca change de "bonsoir mesdames et mesadmes"
Pour ce qui ets des moyens financiers du film, j’aimerais bien que l’on me cite 1 seul film français de guerre avec autant de moyens ??? A part la grande vadrouille y’a eu quoi comme film de guerre français d’ailleurs ??
Maintenant la prestation des acteurs a été formidable et ce film a été fait en tant que devoir de mémoire, donc inutile de le dénigrer .
On peut avoir des opinions diverses mais qu’un film de ce genre ait été réalisé ce n’est que du positif
25 octobre 2006
Ankabout a dit :
Salam alaykoum, Je suis une personne qui lit beaucoup les différents traités d’histoire de toutes les civilisations. Il est vrai qu’il y a quelques erreurs dans le film, mais très minime par rapport à un certain réalisme des situations. Cela dit il n’y a que nos dirigeants arabes pour créer des problèmes là ou il n’y en a pas, et c’est peu respecter ceux qui sont mort à cette époque librement ou sous la contrainte. En Algérie les médias officiels ont oublié le fond et se sont attaché à la forme, tandis que la population est resté éblouis devant ce grand film retraçant les événements de cette époque, et tout les arabes se sont senti les égaux des américains que l’on met toujours en avant pour cette période. Je demande à nos dirigeants moins de mesquinerie et plus de dignité par respect pour nous, votre peuple ! Ankabout 25 octobre 2006
corto, d’alger a dit :
Une précision, non a propos du film, ou du commentaire de Belkaid, mais a propos de l’"affaire" Debbouze.... Personne ne peut nier sans une mauvaise foi évidente, le talent et l’engagement de djamel... mais si son visa pour la présentation du film, lui a été refusé, ( le deuxiéme, en qques semaines) c’est probablement a rapprocher des positions qu’en tant que sujet du roi, il a prises sur " la marocanité des provinces sahariennes".... autrement dit, un déni du principe fondametal du droit des peuples a disposer d’eux meme, reconnu s’agissant des sahraouis, par le conseil de sécurité...C’est son droit. mais c aussi le droit de l’algérie, état souverain, d’accueillir qui elle veut chez elle. D’autre part, il est regrettable ( CF. Interview de Rachid Bouchareb, publiée dans El Watan) ou il explique avoir sollicité les autorités algeriennes et marocaines pour le film... autant le maroc a apporté aide et assistance, autant notre gouvernement a ignoré sa demande.... peut étre, certains caciques, devraient se rappeler, ou apprendre( ?) quel a été le role des troupes algériennes pour la libération de l’Europe, que parmi d’autres, la bataille de monte cassino a été un fait d’arme glorieux de ces indigénes, utilisés comme chair a canon, et que , le premier président de l’Algérie indépendante, a été décoré des mains du général de Gaulle, suite a ce combat.... Et sans rancune pour Djamel, en particulier, et les marocains, en général. Nous ne sommes qu’un seul peuple ! corto1202@yahoo.fr 25 octobre 2006
Algérien d’Algérie a dit :
L’Algérie à un problème avec le roi M6 qui utilise tout ce qu’il a sous les mains (Djamel) pour casser l’image de l’Algérie avec la bénédiction et le soutien de Paris(Chirac).
25 octobre 2006
Kamel a dit :
Akram Belkaid,permettez moi de répondre brievement à mr Dulkornain qui manifestement fait fausse route sur mon commentaire:je n’oppose pas "kabyle"et "algerianité",bien au contraire,puisque étant moi mème kabyle,ma femme également et mes enfants aussi,je revendique avant tout mon algérianité pour ne pas contenté mes compatriotes français qui ont du mal à accépté "l’algerianité"qui fait parti de mon identité.Si drucker avait invité Cheb Mami il lui aurait probablement pas dit"...vous ete arabe.."parce-que dans la tete des gens,arabe c’est peut-etre encore pire que"algerien".En france on préfère toujours zapé "l’algerianité"ou "l’arabité"par éxemple en insistant sur le fait que Zidane est kabyle...Quand un journaliste amèricain reçoit une pèrsonnalité française,il ne lui dirat pas "...vous etes alsacien..."parce-que les americains n’ont pas de problème avec la france et les français.Monsieur Dulkornain,intérressez vous plutot à ces réflèxes inconscients "d’anti-algerianités",au lieu de vous intérrèsser a mon "problème identitaire".(Merci à Akram Belkaid pour son autre article trés intérressant sur les beurs et les blèdards !!).Je renouvel mon Aid Moubarak pour tous le monde.Kamel
25 octobre 2006
anis a dit :
je trouve que l’analyse est trop excissive et rentre dans le même cadre que l’écrivain voulait critiquer lui méme chez l’autre quant à moi qu’ est algérien vivant en france depuis seulement quelques année. je dis que le film est bénéfique pour toute la communauté vivant en france, par contre il reste trés complaisant avec la version française et ne donne aucune justice à mon arrière grand pére ( guerre 14-18)et mon grand pére (guerre 38-45) assasinés tous les deux le même jour du 8 mai 1945 pour le seul crime qu’ils ont commis de participer à des manifestations pacifique en demandant l’indépendance de leurs pays et abolir l’indigèna une fois pour toute afin de libérer les algériens ainsi que tous leurs fréres maghrébin et africain, je comprend que monsieur BELKAIDE ne puisse pas comprendre la vrai raison pourquoi les algériens n’ont pas apprécier le film 24 octobre 2006
Richi a dit :
Ridicule tout simplement. Le réalisateur de ce film n’est-il pas lui algérien ?. Cela ne suffit-il donc pas ? Tous ces commentaires sont si contraires aux principes de l’Islam et si pathétiques. Peu importe en réalité, c’est un grand film la première production qui nous donne de l’etre. Un témoignage culturel important qui légitime notre présence en France. Bravo encore a Jamel et a tous les autres. Peu importe d’ou nous venons les uns les autres we’re on the same waves. R 24 octobre 2006
J’aimerai savoir quel est le problème des intervenants vis-à-vis des Kabyles ? Ni l’article ni le film ne parlaient des Kabyles. Alors pourquoi ramener encore ce sujet ? A la personne qui a écrit que l’Algérie est arabo-musulmane, sachez que l’Algérie est berbère depuis bien plus longtemps et qu’elle le demeure encore en partie du moins. 24 octobre 2006
On voit que le Belkaid nous parle plus souvent de lui-meme que du sujet qu’il est cense traiter. Il le prouve encore une fois en nous revelant que son oncle a egalement combattu les nazis...
J’ai egalement l’impression que Belkaid tranpose ses propres frustrations en les faisant passer pour des revendications algeriennes. Pour cela, je lui repondrai une seule chose : les franco-algeriens et autres franco-marocains sont plus preoccupes par leur relation a la societe francaise plutot que par une pretendue rivalite entre algeriens et marocains. Cette derniere concerne probablement bien plus les Algeriens comme Belkaid que les Francais d’origine algerienne ou marocaine qui n’ont pas ce sentiment de jalousie ni de competition ! Je suis d’origine algerienne et cela me fait toujours plaisir de voir que le Maroc est devenu une terre de cinema ! Je pense que le Maroc a un cote exotique que les etrangers ne retrouvent pas en Algerie ! Le seul style architectural qui en vaille la peine en Algerie est la Casbah fondee par les...Turques ! Et quelques batiments laisses par les Francais ! Le Maroc possede une architecture propre que l’on ne retrouve pas en Algerie (ou marginalement bien-sur).
Vive le Maroc et vive l’Algerie !
24 octobre 2006
MUSTAPHA a dit :
C’est un BON film qui fait avancer le "schmilbik", un film pour nous français d’origines maghrébines. Mais après les nationalistes algériens et Max Gallo et d’autres critiqueurs négatives qui auront toujours quelques à trouver de négative, quelques soit les bonnes intentions. Les "néga-humanitaires" décoincer vous ! A bon entendeur, Salut. 24 octobre 2006
rawirac a dit :
Aidoukoum Mabrouk, Bon, voilà encore et encore, les histoires nationalistes ... Il me semble, que ce film mérite d’être vu, Pourquoi ? me direz-vous. Et bien, c’est un rappel pour beaucoup de jeunes français dont les parents furent migrants (et non issus de l’immigration). Cela rappel d’où l’on est venu, afin de savoir ou l’on va aller. Par contre cette vieille querelle entre les maghrabis ou les djazayri, on s’en tappe carrement, nous on est en france, c’est un film qui à été fait en France. C’est fait avant tout dans un esprit d’oeuvre cinématographique avant qu’il soit historique. Et si un fim comme Indigène devait changer la mentalité de nos hommes (vénérables) politiciens, alors moi je dis oui, même si la représentation d’un tel ou tel n’est pas tenu pour un fait historique. L’histoire me semble t-elle devrait nous servir afin de ne pas refaire les mêmes erreures que dans le passé, alors même que des querelles "intestinonationalistes", n’ont pas lieux d’exister dans des faits historiques Et, puis, nous sommes des enfants de la République, ayant une histoire, ou plutot une seule histoire celle de l’humanité, aussi mauvaise soit-elle, aussi bonne soit-elle, nous la partageons tous... 24 octobre 2006
"regard calme" a dit :
Monsieur le journaliste, vous écrivez :..
"En fin de compte, je pense que ce qui n’a pas plu aux Algériens dans le film de Bouchareb c’est qu’en réalité, ils en sont absents. Jamel Debbouze joue bien le rôle d’un Algérien mais il s’exprime en marocain avec un accent introuvable en Algérie"...
J’ai pu voir le film "le messager" avec Anthony Quinn et croyez-moi il y avait peu d’arabes dans ce film et encore moins de musulmans et je vous assure que c’est bien l’un des meilleurs film pour la jeune génération musulmane résidante ici en France. Donc votre argumentaire tient difficilement la route. Maintenant si le réalisateur (franco-algérien) a choisi Debouze (franco-marocain, il serait bon de vous poser qqs questions. N’existe-t-il pas en France des franco-algériens parlant l’algérien de 39-45 ? Personnellement la transmission de la langue algérienne n’est pas un sport national ici en France, on constate que les parents parlent plus souvent en Français avec leurs gamins et rentrent peu dans le pays d’origine contrairement aux marocains et encore plus aux tunisiens.
Je vous trouve sévère quand vous écrivez à propos de Debouze : ".. il s’exprime en marocain avec un accent introuvable en Algérie", je pense que vous devriez faire 1 tour à Tlemsen, vous y retrouverez non seulement l’accent marocain mais aussi certaines traditions communes.
Demandez-vous pourquoi finalement c’est pas Boucharef qui a joué le rôle ?
Je pense que vous n’avez pas posé "un regard calme" sur Indigènes
24 octobre 2006
hakim a dit :
j’ai sincerement apprecié le fin meme s’il n’en reste pas moins une fiction et juste un bon moment a passer.Quand a l’histoire je pense qu’on devraient chercher certaines réalités ailleurs.Des soldats allant combattre la fleur au fusil a la gloire d’une France qui colonise et pille sans vergogne.Soyons réaliste on commencait a peine à se laisser emporter par l’héroisme de nos protagonistes que notre cher djamel nous ramène a la réalité...N’oublions pas d’etre drole et surtout d’etre au service de...quand a Setif et Guelma on passe .Vite !Direction foyer sonacotrac et Cannes.Mais bon n’oublions pas que tout ceci est bon enfant et drole puisqu’on a meme bonne conscience a se dire que les pensions ont ete revalorises sans qu on ai a bouger.Bref il a juste fallu ommettre et etre drole...Ma chorba m’attend salam a tous.
24 octobre 2006
rachid de montpellier a dit :
j’ai vu le film "indigenes"......et je suis resté tout de meme peu critique.... c’est juste un tout petit bout d’essai.....ya vraiment rien sur cette periode.....meme les anciens sont muets comme des carpes et le sujet est rarement abordé en famille !!!!!! j’ai une petite histoire d’un voisin de mon grand pere.....lui , je ne pense pas qu’il ait crié" vive frança" et pour cause......il a simplement été raflé pendant qu’il voguait à ses occupations.......sa famille le croyant simplement disparu , ne reçu de ses nouvelles que plus de trois mois apres cette facheuse disparition.....il etait bel est bien au front !!!! son avanture s’est poursuivie jusqu’aux portes de berlin......il rentra par chance ayant tout fait pour eviter toutes les balles et obus ennemis !!!!!!! il ne reçu aucune gratification jusqu’à son décé naturel.....fin de l’histoire. une precision suplemenetaire pour dire tout l’amour des algeriens indigenes de l’époque....il suffit d’écouter le poete-chanteur aïssa djermouni.......qui a eu souvent affaires aux autorités , juste pour sa libre pensée et sa fierté d’aurassien.....le "nif".......ce qui manque aujoud’hui aux dérigeants grassouillets algeriens !!!!! pour résumer la frança aura les "français" qu’elle merite........quand on regarde l’actualité avec les bagagistes de roissy.......ya vraiment soixante ans qui se sont écoulés ???? 24 octobre 2006
Le film est loin d’être parfait, mais il a le mérite d’exister...non ? Chacun trouve midi à sa porte, Mr Belkaïd ne retrouve pas des caractères algériens sensés être exprimés, certes, mais des combattants berbères s’exprimant tout le film en arabe, est tout aussi saugrenu et là, ce n’est plus qu’une question d’accent...
24 octobre 2006
JAMEL a dit :
Toujours cette pitoyable guegerre entre algérien et marocain je trouve cela facheux et loin du respect que l’on doit aux personnes qui ont fait la guerre. la critique doit se porter sur l’Etat Francais et non la soi disante non represenativité d’une personne avec un accent non algérien. mais bon les critiques portés au film en Algérie sont purement et simplement politique malheuresement pour les morts
24 octobre 2006
Dulkornain a dit :
Rien à dire concernant le commentaire de Akram Belkaïd au sujet du film de Bouchareb : il constitue pour moi une sorte d’erratum que l’on pourrait scotcher sur le dvd du film dès que ce dernier sera sorti... Ce film a le mérite d’exister et de porter devant l’opinion un regard qui, bien qu’il ne convienne pas a tous, essaye d’aller au dessus de ce mur dressé sur le passé commun que constitue le grand traumatisme de la guerre d’Algérie. Il n’est pas parfait mais ne peut être vu comme une oeuvre mineure même si tous y trouveront à boire et à manger... Malheureusement cet erratum, nous ne le trouverons pas sur le dvd... Et du coup, que restera-t-il ? Une fiction. Un acte manqué ? Peut-être. Ce qui est certain c’est qu’il se pose en réaction. En réaction à un mouvement de polissage de l’histoire des deux côtés de la méditerranée. =>L’Algérie qui comme à son habitude en fait trop et ne fait pas confiance à ses enfants pour refuser l’image positive de la colonisation ( quel genre d’être humain s’intéressant réellement à l’Histoire pourrait croire à l’oeuvre civillisatrice de la France dans ce pays ?) =>La France qui réagit aujourd’hui encore comme si elle était mise en accusation. On entend partout qu’il serait demandé aux français de se repentir pour leurs fautes en Algérie etc etc... Qui le leur demande ? Ferait-on payer à une nation les actes d’individus (même nombreux) ? Ferait-on payer aux fils les actes des parents et des grands-parents ? Personne ne demande aujourd’hui aux gaullois d’avoir honte de ce passé : laissons le là où il est. Le souci premier des français de souche, une fois fixée l’idée que personne ne leur demande de demander pardon à qui que ce soit, doit être la recherche de la vérité. Souvenons nous de l’affaire Aussares : voila un type qui s’est comporté de façon indigne avec d’autres humains. Il a bénéficié pendant des décennies de l’impunité la plus totale. Il a pourtant fait le choix d’illuminer ses derniers jours d’un acte positif dans l’absolu : dire la vérité. Comment a-t-on réagi ? On a clairement fait comprendre au vieux militaire qu’il aurait mieux fait de la fermer comme si on adressait un message à tous ceux qui seraient tentés de faire pareil !(cf décorations retirées et radiation de la 2ème section du cadre des officiers généraux). Film intéressant donc, et commentaire de M. Belkaïd qui ne l’est pas moins. Je devrais arrêter mon message ici mais le commentaire de "Kamel" me dérange incroyablement et je ne peux faire semblant de pas l’avoir lu... Voici quelqu’un qui reproche aux autres ce dont il souffre lui-même : avoir du mal avec l’identité algérienne. En quoi quelque référence que ce soit à la Kabylie serait-elle en opposition avec l’algérianité ? Les Kabyles ont-il une autre terre sur cette planète que l’Algérie ? Tout le monde sait que la Kabylie se trouve en Algérie et si quelqu’un se sent mal-à-l’aise face à ça, qu’il se regarde dans un miroir avant d’accuser les autres ! Il y a effectivement des problèmes depuis l’indépendance autour de la notion d’algérianité mais il faut vraiment être quelqu’un de pas clair pour réagir à l’évocation d’une culture régionale minorée et même réprimée depuis que la France n’est plus une excuse en matière de développement culturel. Il se trouve que Zinedine Zidane Et Larbi Benboudaoud sont tous deux Kabyles et alors, en quoi cela est-il un problème ? En quoi le rappel d’une qualité authentiquement algérienne serait-elle un refus de l’algérianité ? L’arabité, elle, est transnationale et on a donc des raisons de se montrer prudents avec cette notion. Imaginons un chanteur de raï qui serait aussi invité chez Drucker ( au hasard : Cheb Mami...) ; il y aurait là par contre une ambigüité à lui demander de confirmer qu’il est d’origine Arabe même si c’est le cas. Là on aurait raison de dire que la notion d’algérianité est victime d’exclusion... Mais la conclusion de son message nous éclaire un peu mieux quant à la psychologie du personnage ; il illustre à merveille ce dont je parlais un peu plus haut : la mise à l’écart de la vérité. "Ce film aurat eut le mèrite de mettre un peux plus en avant les maghrébins" => ou mettre un peu plus en arrière les autres ? Enfin... Bonne fête à tous tout de même ;-) 24 octobre 2006
ider a dit :
mr akram belkaid a parfaitment analisé la situation . je ne comprends pas pourqoi le cinema algerien est absent depusi quelques années deja .
dans les années soixante dix bien que n etant pas algerien ; ( je suis marocain) je me rejouissais quand on parlé du cinema algerien ,je me suis approprier le droit a cette rejouissance parceque on est tous de la meme oumma al aarabya .
je pense que c est completement steril de critiquer ceux qui font quelque chose alor que soit meme on ne fait rien. surtout que comme dit akram belkaid il y a soixante miliards de dollard qui dorment dans les coffres
je maudie la plitique qui separe les peuples et qui les fait jalouser les uns les autres alor qu ils sont issues de la meme oumma ; mais ne dramatisons pas ; on passera par dessus toutes ces petites broutilles pliticiennes ; on avancera doucement mais surement
merci
ider
24 octobre 2006
malsila a dit :
Salam alaikoum et Aïd moubarak, En lisant le commentaire précédent j’ai immédiatement pensé à un petit échange que j’ai eu avec un français il y a quelques années... sur un parcours de golf. A noter que j’ai la double nationalité franco-algérienne. Je participais à une compétition et, comme le veut l’usage, au départ d’une partie (à trois en général), les joueurs se présentent par leur prénom et se serrent la main. En entendant la consonnance du mien (un des noms du prophète SAWS), l’un des joueurs dans ma partie me donna l’impression d’avoir eu mal aux oreilles. De toute façon sa tête ne me revenait pas non plus. L’on commença donc la partie et, quelques trous plus tard, constatant que je tapais plutôt bien la balle, le gaulois me fit :
Vivement un "Tiger Woods" maghrébin :o)) 24 octobre 2006
Salim a dit :
Bonjour,
Effectivement, même avec de bons sentiments, la France à toujours mal à l’Algérie, et réciproquement.
J’ai toujours été frappé, du côté français, de l’estime dans laquelle on prétendait tenir les Kabyles. Avez-vous remarqué ? c’est en général pour ajouter, tout de suite après, des remarques péjoratives sur les Arabes : l’amour du Kabyle n’est en général que le pauvre et étroit masque de la haine de l’Arabe. Aujourd’hui encore, envers et contre tout, certains s’acharnent à minorer l’aspect arabo-musulman de l’Algérie : c’est révélateur de leur (absence de) volonté d’accueil des "arabo-musulmans" en France. Et cela ne justifie pas pour autant l’attitude de l’Etat algérien et la répression qui s’est exercée sur la Kabylie dans le passé récent. Finalement, que de ressemblance entre ces deux pays qui se regardent en chiens de faïence : un même nationalisme imbécile, une même répression des minorités, une même incapacité à regarder sereinement son propre passé... A cet égard, aujourd’hui l’Algérie c’est la France, et la France c’est l’Algérie !
24 octobre 2006
Kamel a dit :
Je suis francais d’origine algerienne,et trés curieusement à chaque fois qu’un français de "souche"c’est intérrogé sur mes origines il m’a posé la quèstion de la manière suivante :"...vous etes du maroc ?....peut-etre vous etes tunisien ?...."(ou bien il me demande si je suis kabyle !!!...).Ils ont réellements du mal à prononçé le mot "algerien".C’est une constante psychologique que l’on retrouve souvent en france que de refoulé les mots"algerien","algerie",et de tous concepts qui rappelerait l’algerianité.Rapellez vous de l’emission de Drucker le dimanche après-midi quand il a invité Zidane :"...vous etes d’origine kabyle..."Ou bien un journaliste des sports qui intèrrogeait Larbi Benboudaoud(champion du monde de judo) :"...vous etes d’origine kabyle..".Le mot"arabe"et ces dérivés subissent souvent le mème sort.Mais c’est pas la faute des gens,c’est complètement inconscient ;ça provient peut-etre des "traumatismes" divers qu’à travèrsé la france:guerre d’algerie,rapatriement des pieds noirs,"problèmes"des banlieues(ou la communauté algèrienne est la plus importante).Donc je peux comprendre que pour que le film "indigene" soit un succès,il a fallut qu’il ne fasse pas trop référence à l’algerianité(et surtout pas de parler du courrage de ces algeriens qui ont combattus pour la france...c’est pas psychologiquement correcte)).En france,dans les livres d’histoires ,on parle plus des tirailleurs sénégalais,qui symbolisent vraiment les "indigènes" qui ont aidés à libèrés la france.Donc au moins ce film aurat eut le mèrite de mettre un peux plus en avant les maghrébins.Ca peut contribuer à faire évoluer les mentalités...et c’est peut-etre le passage "en douce"obligé pour parlé de ces ALGERIENS qui ont combattus pour la france.Aid Moubarak à tous.Kamel
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