Saturday 17 May 2008

A propos de l’aspect scientifique du Coran

Par Basile Altaie
lundi 19 novembre 2007

Les dernières décennies ont été marquées par un intérêt majeur pour les signes scientifiques du Coran, dont les premiers travaux ont été élaborés à partir de réflexions intellectuelles visant à faire correspondre les théories scientifiques ou phénomènes naturels avec certains versets du Coran qui abondaient dans ce sens.

Les adeptes de cette mouvance se sont employés à démontrer la grandeur de Dieu Tout Puissant à travers Sa création du monde, mais également par une tentative d’explication à la fois du sens de cette création et de sa complexité, dont le Coran en donne une description minutieuse .

Les écrits d’ Ahmed Zaki « Au firmament avec Allah », ainsi que ceux d’ Ahmed Hanafi « l’interprétation scientifique des signes universels », auxquels s’ajoutent les brochures de Mustapha Mahmoud et ses interviews radiophoniques et télévisuelles s’inscrivaient dans cette perspective, rencontrant à leur époque un très large écho.

Cette entreprise qui demeure louable en soi, a permis à une majorité de gens « ordinaires » de prendre connaissance de l’expression scientifique et intellectuelle du Coran. Ce qui a eu pour effet de consolider leur croyance, et de conférer au Coran une place unique dans leur cœur, alors que d’autres se sont mis à croire en Dieu créateur de ce monde.

Cependant ces écrits ont dérivé vers une conception du Coran, défini tel un livre recélant toutes les sciences dans leurs moindres détails

Parmi les tenants de la thèse « du miracle scientifique du Coran », quelques auteurs ont tout simplement présenté les signes du Coran dotés d’un aspect scientifique, comme des théories scientifiques cohérentes en conformité avec les découvertes de notre époque.

Cette thèse particulièrement dangereuse, émane d’individus qui ne sont en rien spécialistes, et dont les informations scientifiques ont été puisées dans des ouvrages de vulgarisation destinés au grand public, ou encore dans des articles journalistiques dépourvus de toute rigueur, voire même erronés.

On y décèle par exemple un ouvrage évoquant le "miracle" en question dans le domaine de l’astronomie, accompagnée d’une description qui se veut précise, de la création des astres et du développement des systèmes planétaires, alors que l’auteur n’est qu’un psychanalyste amateur d’ astronomie, qui a certainement recueilli ses informations en relation avec cette discipline au cours des longues périodes d’inactivité passées dans son cabinet.

On peut également se procurer d’autres ouvrages relatifs à la géologie, à la formation des océans et à l’hydrodynamique rédigés par un spécialiste de la médecine interne. On constate que la question de l’ I’jaz (miracle du Coran) est désormais traitée par des individus sans aucune qualification. Pis encore, certains pseudo-spécialistes rédigent des niaiseries au mépris de la rigueur qu’impose toutes les sciences exactes.

Certes, les diverses connaissances contenues dans le Coran demeurent fascinantes, et aucune œuvre humaine ne saurait atteindre le même niveau, du fait de sa source divine et absolue. Mais le Coran n’est nullement un livre scientifique et ne renferme aucune théorie scientifique. Il n’est pas non plus un dictionnaire, ni un lexique établi pour une quelconque discipline scientifique.

Le prophète qui a été un intermédiaire dans la transmission du Coran, n’est pas non plus un savant spécialisé, ni un scientifique ni un philosophe, ou un médiateur social. Précisions, qu’il ne savait ni écrire, ni lire, avant d’accomplir sa fonction d’Envoyé de Dieu.

Dans plusieurs passages, le Coran invite les musulmans à l’usage de la raison et au développement de la réflexion. Le Coran attire particulièrement leur attention sur la précision de la création du monde, de sa beauté qui demeure à la disposition de l’Homme.

Le Coran enjoint également l’Homme à contempler, et à réfléchir au sens de la création, ainsi qu’ aux raisons qui la sous-tendent. Le Coran insiste sur le fait que ce livre regorge de signes (ayat) à l’adresse des Hommes qui raisonnent, mais aussi des signes à destination des Hommes qui réfléchissent, et qui observent.

En outre, le Coran interpelle l’Homme sur les créatures vivantes et non-vivantes, en évoquant les montagnes, les cours d’eau, les arbres, les roches, les plantes, les astres, la nuit et le jour , tout en soulignant certaines de leurs qualités et spécificités.

Le Coran a été révélé par Dieu le Tout Puissant dans une langue explicite, compréhensible et acceptable par tous et à toutes les époques en dépit des différences de niveau intellectuelle, de culture et de connaissance des individus. Le but de la révélation étant de consolider la croyance et de fortifier une Loi divine équitable reposant sur des bases solides. Dieu se montre miséricordieux envers les mondes, enclins à suivre la voie de l’ignorance, les entraînant ainsi vers leur perte.

Le Coran constitue de ce fait un livre de guidance fournit par Dieu le Tout Puissant, que l’homme doit utiliser comme une sorte de balise pour retrouver la voie du Salut afin de se préparer à réaliser l’ objectif suprême de la vie : connaître Dieu le Tout Puissant.

C’est pourquoi nous affirmons avec sérénité, qu’il ne peut y avoir d’ hostilité entre l’Islam et la Science. Tout au long de l’histoire de l’islam, aucun conflit n’a opposé les religieux aux scientifiques. Les prétendues contradictions évoquées entre ces deux disciplines sont imputables à l’ignorance et à une mauvaise interprétation.

La raison scientifique délimite les champs d’intérêt de la science et de la religion. Cette dernière porte essentiellement sur des postulats métaphysiques indiscutables et définitifs, alors que la science s’édifie sur des postulats rationnels soumis à l’expérience et à la validation, donc au changement et au renouveau.

Il est alors inadmissible de soumettre l’un d’entre eux au jugement de l’autre. La science constitue la base la plus large de l’activité de l’esprit humain, alors que la religion constitue l’espace le plus étendu de la contemplation spirituelle qui se déploie à travers l’appréhension des mondes que l’espace physique ne saurait contenir.

Comment expliquer la méditation que certains considèrent comme une hallucination intellectuelle, à l’image du physicien Steven Hawking refusant d’approuver l’existence d’autres mondes non-physiques qui ne soient pas le résultant de ses équations mathématiques.

D’autres, à l’instar de Steven Weinberg rejette l’existence de tels mondes, dans la mesure où il est impossible de les examiner ou de les expérimenter. Ces intellectuels insistent implicitement sur l’idée de soumettre l’au-delà à la science, plus précisément la métaphysique à la physique. Ce qui est strictement impossible !

La science a deux niveaux :

 Le premier est déductif et purement rationnel : ce que l’homme acquiert par l’observation, l’expérimentation et la réflexion rationnelles. L’objectif étant d’atteindre les causes et les raisons. Il s’agit là d’une science qui se bâtit sur la démonstration, la déduction et la vérification. Une science certes sujette au changement et à la modification, mais qui demeure le moyen qu’utilise l’homme pour découvrir les créatures du monde et leurs causes, ainsi que la connaissance de leurs spécificités.

Une science reposant sur une méthodologie appropriée, ne peut que mener vers la connaissance de Dieu. Cette science se décline comme une réflexion et une analyse des créatures de Dieu qui sont les signes (àyàt) d’Allah, attestant de son existence, de son unicité et de toutes ses qualités évoquées dans ses noms divins.

• Le second niveau est la science inspirée, acquise par la révélation. Elle est une science incontestable, que l’erreur ne saurait entacher. Elle n’est pas modifiable et ne dépend en aucun cas des principes scientifiques : causalité, succession des causes, raisonnement, démonstration.

• Il s’agit plutôt d’une donnée révélée, qui surgit sans aucune élaboration, ni réflexion préalable. Une donnée qui exclut l’intervention d’une volonté humaine, car appartenant au Savoir d’Allah : ce que contient le Coran en est un exemple.

Certes, le Coran recèle d’ indices d’ordre scientifique qui méritent d’ailleurs, méditation, vérification et réflexion. Ce contenu diffère énormément de celui des Evangiles tant au niveau de la forme que celui du fond, malgré les analogies qu’inspirent les textes saints au départ.

Cependant, ce contenu particulièrement complexe, se décline sous plusieurs aspects. Cette question des isotopies et des sens est l’une des problématiques que certains précurseurs intéressés par les études coraniques ont traité à travers plusieurs ouvrages. Il s’agit de ce que le Coran a nommé l’allégorique (al mutachàbih). Il est dit dans la sourate 3 du Coran (la famille de Imran), verset 7 : « C’est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre. On y trouve des versets explicites : c’est la Mère du Livre, et d’autres qui sont allégoriques.

Ceux qui ont dans leur cœur une distorsion s’attachent à ce qui est allégorique, car ils recherchent la discorde et sont avides d’interprétation ; mais nul autre que Dieu ne connaît l’interprétation du Livre. Ceux qui sont enracinés dans la science disent : " Nous avons foi en Lui, tout vient de notre Seigneur ! ". Mais seuls réfléchissent ceux qui sont doués d’intelligence. »

Le qualificatif allégorique fait allusion à ce qui est imprécis ou qui prête à équivoque. Il nous est facile de comprendre la raison exacte qui justifierait l’existence d’ équivoque lorsqu’on se remémore que le Coran est la parole de Dieu révélée.

La science d’Allah étant absolue, c’est pourquoi le contenu cognitif du Coran doit être authentique et précis. Mais comment mesurer l’authenticité et la précision de ce contenu ? Ce critère doit-il être celui de l’Absolu ? Il y aurait lieu de se demander comment concevoir le critère de l’absolu, alors que nous disposons seulement d’une connaissance acquise qui évolue chaque jour ?

Je pense, pour ma part, que nous ne saurons pas et que nous ne saurons jamais trancher la question du caractère absolu de la connaissance. Nous pouvons seulement saisir des données déterminées à une époque particulière. Le contenu intellectuel des mots et des expressions du Coran est lié lui aussi à nos appréhensions. Les significations que nous pouvons dégager des vocables du Coran sont nécessairement des significations mouvantes, évoluant avec nos connaissances et nos représentations du monde.

C’est ici que se trouve le point de rencontre entre ce qui est science absolue constituée notamment de lettres et d’expressions linguistiques inamovibles dans la forme, et les significations que confèrent ces lettres et ces expressions. Significations dont le sens ne cesse d’évoluer.

Ce point de rencontre permet à notre connaissance progressive d’atteindre la maîtrise de cette science de l’absolu. Cependant cette maîtrise sans être à son tour absolue s’élargit à chaque fois que les cercles de notre connaissance s’élargissent, contribuant ainsi à l’enrichissement des significations des mots.

Seulement, cette évolution des significations n’est-elle pas en dernier lieu celle qui se manifeste dans les connaissances des Hommes ? La réponse ne peut être qu’affirmative, car le savoir absolu ne peut être atteint, il revient à Allah lui-même, l’Omniscient et le Savant.

Notre savoir nous permet de dévoiler les contenus du Texte selon les règles de la langue. La signification que peuvent revêtir certains termes est liée au contexte.

L’approche du Livre Saint et de la Sunna par les sciences dans leur grande diversité est recommandée afin d’en comprendre le sens, d’arrêter les jugements, et d’aiguiser notre raisonnement.

C’est dans ce même contexte que s’insère la contemplation des signes de l’univers et des astres. Afin qu’elle repose sur des bases solides, il nous faut d’abord suivre les méthodes de l’interprétation scientifique, pour fixer ensuite les conditions à respecter par ceux qui ambitionnent de s’adonner à l’exégèse. Un préalable indispensable pour les protéger des erreurs fatales dont les conséquences risquent d’être néfastes.

Notre présentation du contenu du Coran ne doit en aucun cas apparaître comme une vision aprioristique inamovible ne tolérant aucune différence. Il est crucial au contraire de faire montre de précision, à travers une étude plurielle du Texte qu’autorisent la langue et le contexte. Notre position intellectuelle se trouvera alors en conformité avec les sciences, loin du bricolage actuel dont l’objectif est de glorifier un patrimoine culturel en décalage avec la réalité.

Il est impératif de nous adapter aux méthodes de la connaissance scientifique pour une compréhension rationnelle du monde dans lequel nous vivons. Notre épanouissement spirituel n’en sera que meilleur.

Basile Altaie

Professeur au département de Physique de l’Université Yarmouk (Jordanie).

Du même auteur, à lire en ligne sur Oumma.com :

Vos réactions et commentaires sur cet article

Par Ray - le 8 mai 2008

http://aslama.com/forums/showthread.php ?t=16576

Voici un thread d’un forum qui traite directement de ce qui est abordé dans cet article, ce qui lui a ’ailleurs valu une réponse :

Salam alaykoum.

Avant de continuer, et puisque nous sommes dans les avant-propos, nous en profitons pour parler d’un article publié récemment à cette adresse :

http://oumma.com/A-propos-de-l-aspect-scientifiques

Ce sujet nous fait pénétrer dans le vif du sujet directement, et nous oblige à une réponse. Cependant, comme il s’agit d’éléments qui seront traités prochainement, nous nous contenterons d’un bref propos, qui a parfaitement sa place dans ce petit préambule.

L’article qui nous intéresse peut en premier lieu sembler intéressant. Il est évident que la description qui est faite de certaines démarches abusive visant, d’une certaine manière, à promouvoir le défi coranique dénote une certaine réalité, mais sans s’en rendre compte, l’auteur a adopté exactement la même attitude.

En effet, mette en avant le défi coranique par les découvertes scientifiques modernes, si cela peut renforcer la foi des croyants, et amener à la réflexion ceux qui cherchent la Vérité, est une bonne chose. Mais en réalité, il n’est pas nécessaire de prouver la véridicité céleste du Livre Sacré par des considérations scientifiques acquises et en perpétuelles évolutions ou réfutations... L’auteur de notre article s’arrête lui aussi à cela dans son approche du miracle coranique, et fait une formidable démonstration de ce qu’il dénonce. Et ceci est propre malheureusement à de très nombreux chercheurs, de tous bords.

Ceci étant, notre spécialiste va plus loin. Il affirme que le Coran n’est pas un livre de science, et qu’il ne porte en lui "aucune théorie scientifique" en dehors de ce qui est décrit littéralement. Oui, le Noble Livre est écrit dans une "langue arabe claire", et c’est justement là l’une des principales caractéristiques du défi coranique. Il ne s’agit pas de s’arrêter à la surface externe du verset, comme le font les polémistes, et dire qu’il n’y a que cela uniquement.

Certains internautes, désemparés, et réagissant à l’article en question, demandent à ce que l’énoncé coranique soit prouvé scientifiquement pour pouvoir "y croire"... Et bien justement, voilà une preuve scientifique éclatante quant à la fragilité de la ferveur religieuse de notre temps…

Mais pour bien comprendre cette notion, il ne faut pas oublier la réalité prophétique lumineuse, et l’individu, également ne doit pas s’arrêter devant ses propres connaissances, ou s’en croire propriétaire. Se limiter à la surface externe du Coran, ou du moins, ce qu’on on peut en comprendre, et en tirer un jugement général sur l’ensemble du miracle coranique est un parcours des plus dangereux.

Dieu dit, dans le verset 38 de la sourate les Bestiaux : « …Nous n’avons rien omis dans le Livre… ».

Or, si Dieu affirme que rien n’a été négligé, cela signifie également que tout y est, et ceci est évoqué dans de très nombreux versets. Reste à savoir si ce sont les découvertes scientifiques qui mettent en lumière le défi coranique, ou si le Coran ne doit pas être en réalité le miracle qui va alimenter lumineusement les recherches et travaux des scientifiques, des chercheurs de vérités, tous domaines confondus.

Le Coran possède en lui toutes les sciences, celles des anciens, celles de notre époque, celles du futur, celles que l’Homme a oublié ou perdu, et celle qu’il ne parviendra jamais à connaître. Mais pour approcher ces orientations divines, et savoir où Allâh nous dit de chercher, et comment, il y a une discipline particulière, une science propre, et une attitude à adopter... Mais surtout, il faut commencer par faire preuve d’humilité devant ce trésor, ce miracle, et devant toutes ces lumières contenues dans le Coran, dont nous parlent si souvent les sages.

Il faut voir le miracle coranique dans son interne comme dans son externe, car il y un tout, et prendre l’un sans l’autre est se priver d’une nourriture sublime. Le fait de ne pas connaître une chose n’est pas un problème en soit, mais le fait de revendiquer ce qui nous dépasse est beaucoup plus grave, surtout lorsque les vrais connaisseurs n’en revendiquent eux-mêmes aucunement la propriété.

Vouloir délimiter les champs d’intérêt de la science d’une part, et de la religion d’autre part, en l’occurrence les sujets abordés par le Coran, montre bien à quel point la science peut écarter de la réalité de la création. Or, si la démarche scientifique s’inscrit dans l’Unicité, elle sera alimentée lumineusement, et il n’y aura ni perte de temps ni débats stériles entre experts. Mais où faut-il regarder ? Et comment s’y prendre pour alimenter lumineusement la démarche scientifique ? Et à quoi finalement doit servir la science ? C’est justement ce qui nous intéresse ici, mais avant toute chose, il faut rappeler la que la rationalité scientifique telle que définie par l’Homme est de ce fait limitée. Sous couvert d’une progression prétendue rationnelle il ne doit pas se manifester une démarche passionnelle, car là nous sommes alors bien loin de la véritable science.

Aussi, ce qui a été abordé ici sera revu plus tard, et plus en détail, inutile donc, pour le moment, d’en rajouter. Nous invitons les scientifiques, et chercheurs de toutes disciplines à suivre notre exposé. Si leur démarche est réellement pour la science, ils ne seront pas déçus devant ces merveilles divines.

(à suivre)

Par saliha - le 29 avril 2008
je me pose bocou de question sur le coran je ne l’ai pa encore lu mais je vais le fair. le truc c’est que j’ai besoin que tout se qui est écrit soit prouvé scientifiquement. croyez-vous que je ne devrais pas me posait des autant de questions ? moi je trouve cela naturel, si Dieu nous a donné la compétance de la réflexion, devrions-nous pas l’utiliser pour comprendre mieux et surtout pour y croir ? j’ai lu quelques versets prouvé scientifiquement et j’ai trouvé cela extraordinaire. je voudrai en savoir plus.
Par Kader - le 30 mars 2008
Bonjour, Est ce qu’on a pu prouver scientifiquement les 7 cieux et les 7 terres ??? Que signifie t il ?
Par lili - le 15 février 2008
salam à tous j’aimerais savoir si les révélations aux différents prophétes ( paix sur eux) ont été faites qu’en arabe ? MERCI de me répondre avec des preuves religieuses
Par Point d’interrogation - le 25 janvier 2008
Te dire qui il est il l’ignore. Il l’ignore car personne ne lui a jamais dit qui avait dessiné l’embryon du premier né à la surface de la terre il y a quelque 400 000 ans. Mais il voit. Que voit-il ? Les yeux de son ressemblant qui lit l’encre des mots qui compose ce texte. Il voit qu’autour de son ressemblant il y a l’énergie terrestre invisible à ses yeux. Mais elle est présente, car sans elle, son ressemblant ne pourrait pas respirer, ni lire, ni voir, ni entendre. En une parole : il serait mort !
Par salamath - le 16 janvier 2008
je voudrai avoir une prière qu’une femme enceinte peut faire tout au long de la grossesse. réponse attendue merci sala
Par salamath - le 16 janvier 2008
je voudrai avoir une prière qu’une femme enceinte peut faire tout au long de la grossesse. réponse attendue merci sala
Par k.Ibrahim 6c - le 14 décembre 2007
salut à tous.Pour resoudre l’équation que constitut l’existence la création,il faut que les scientifiques disposent de DONNEES.Et Dieu étant le créateur,ce n’est que dans ces messages qu’ils peuvent les trouver(les DONNEES).Je les invite donc de s’y mettre.merci
Par osman - le 2 décembre 2007
Ce professeur, donne une réponse rationnelle et objective de ce que la science et le coran ont en commun et de différent. Il concourt tout deux à la recherche de la vérité ; mais l’un de maniére relative et l’autre de manière absolue. La science (à travers l’homme)étudie l’univers tel que l’homme le perçoit et le coran nous informe sur l’univers de Dieu.
Par siham - le 27 novembre 2007

Bonjour à tous,

J’aimerais répondre à "inconnu" qui en toute ignorance n’hésite pas à affirmer que les données scientifique du coran était connues il y’a 500 voire 1000ans avant la révélation. Un seul exemple suffit, les nombreux versets qui décrivent avec précision les stades de la formation embryonnaire et les conséquences de la reproduction humaine(voir ouvrage de Maurice bucaille) ne furent connues qu’au 19eme siècle . Auparavant, de nombreuses conceptions toutes plus ou moins loufoques circulaient (voir " venir au monde" de Payot qui retrace les conceptions hilarantes qu’avaient les anciens, notamment les grecs et les romains !). J’en cite une qui à titre d’exemple traduit l’ignorance de nos prédécesseurs. Ces derniers pensaient qu’à l’intérieur de chaque matrice féminine se trouvaient déjà préformait le nourrisson et qu’il suffisait d’une union magique entre les deux époux pour que la femme tombe enceinte et puisse mettre bas. Face à ces conceptions , le coran avance des faits qui ne peuvent que se démarquer des croyances de l’époque (rappelons que la révélation a eu lieue au 7ème siècle ap. J.C) concordant étonnement avec les données de la science moderne. Je cite un des nombreux versets que l’on peut trouver à ce sujet dans le coran : sourate 21, verset 12à14 : "(…)Nous en fîmes une goutte de liquide, déposé en réceptacle sûr_ Puis ce peu de liquide, Nous le créâmes adhérence et créâmes l’adhérence mâchure, et créâmes la mâchure ossature, et revêtîmes l’ossature de chair, après quoi Nous le promûmes d’une autre création… Béni soit Dieu, le plus Beau des Créateurs !"

B. Altaie affirme que le Coran est avant tout un texte spirituel et que l’ interprétation suppose compétence et souci de rigueur de la part de l’exégèse, il a entièrement raison. Cela dit , à mon sens, l’aspect scientifique de certains versets coranique est indéniable. Je suis d’accord avec Altaie, lorsqu’il évoque les changements et bouleversements que connaît sans cesse la science, mais cette inconstance scientifique concerne la théorie. C’est à ce niveau que la vigilance est requise face à des exégètes qui calquent des théories actuellement incertaine a des versets coraniques ouvert à l’interprétation. Mais, aujourd’hui des faits scientifique accrédites par l’expérience sont indubitables et ne peuvent changer avec le temps. Par exemple, notre savoir concernant l’embryologie repose sur l’expérimentation ( les échographies nous montre clairement les stade de développement de l’embryon). Ces connaissances scientifiques sont vraies, il est alors pertinent de la part de scientifiques compétent de souligner les concordances étonnantes qui existent entre le coran (révélé il y’a 12 siècles) et la science moderne. Et par là, de contredire la critique que chaque musulman entend trop souvent, sans aucun réel fondement, consistant à accuser le prophète Muhammad ( que la grâce et la paix soit sur lui) d’être à l’origine de la rédaction du coran. Toute personne de bonne foi qui entreprendrait d’étudier la richesse lexical du coran arabe et les données historique avérées témoignant de l’analphabétisme du prophète (Muhammad ne savait pas écrire et certains au mieux affirment qu’il réussissait à peine à déchiffrer certains mots) , cesserait de soutenir une telle thèse. Comment un marchand analphabète peut-il être à l’origine d’un texte qui unanimement est considère par tout philologue comme un chef d’œuvre littéraire inégalé ? Sourate II, verset23-24 : "Au cas oû vous douteriez de ce que Nous faisons descendre sur Notre serviteur, produisez une sourate semblable à ceci !Appelez vos témoins en dehors de Dieu, pour autant que vous soyez véridiques à défaut de le faire, et point ne le ferez, prémunissez vous contre ce feu qui a pour combustible aussi bien des humains que des pierres, et qui est tout apprêté pour les dénégateurs…"

Inutile de vous dire que jusqu’à ce jour aucuns n’a réussi à produire une telle sourate. D’ailleurs, les plus illustres poètes de l’époque de la révélation, en entendant les recitateurs psalmodier le coran furent frappés par la beauté lexicale du texte, et se convertirent en ayant la conviction que seul Dieu pouvait produire une pareille œuvre.

Le saint coran est un texte révélé qui touche et s’adresse aussi bien au poète, scientifique, philosophe et mystique de par sa richesse lexical, ses vérités scientifiques, sa philosophie et sa spiritualité. Pour finir une citation de Pascal, illustrant à merveille la quête des religions monothéistes quel qu’elles soient : " Console toi. Tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais trouvé."

Par Younes - le 26 novembre 2007
Il serait sage que nous admettions l’existence de nos partis-pris et de nos préjugés et il serait bon d’admettre qu’ils peuvent influencer notre perception des choses. Aussi serait-il plus sage encore de nous efforcer de limiter leur influence dans nos appréciations. Si nous ne les maîtrisons pas un tant soit peu, ils nous font perdre de vue la vérité. Un ami me dit un jour : "Lorsqu’un musulman ou un chrétien commence par vous affirmer qu’il est animé d’une esprit scientifique et objectif, soyez sur vos gardes. Cet homme est dangereux. II s’illusionne et souffre d’hallucinations. II n’a même pas conscience à quel point il est étranger à l’esprit scientifique et à quel point il est conditionné." Ne citer un verset que partiellement pour le faire concorder avec mes théories, c’est oublier les exigences de la vérité. Omettre volontairement de mentionner les autres versets qui traitent tous du même sujet parce qu’ils contredisent ma théorie, c’est infléchir la vérité. (Extrait du livre, "la Bible et le Coran" du Dr.William Campbell)
le 22 novembre 2007

Taremaillac vous dites quote : Encore une fois, les livres dits saints ne sont pas du domaine de l’analyse et de la preuve scientifique ou historique, mais releve du mystere de la foi. Croire n’a que tres peu avoir avec la realite : c’est croire que ce qui n’est ni reel, que ce qui est immateriel existe bel et bien, au travers de la foi.

Tarmaillac vous ignorais là le soucis premier de la théologie chrétienne cad concilier fidélité aux traditions originelles et actualisation du savoir par rapport aux sources scriptuaire...

et c’est pour cela que Maurice Bucaille interesse les théologiens chrétiens !

Le succés du fameux Da Vinci Code à remis au goût du jour les sources scripturaires du christianisme.

Les éditeurs surfant sur cet engoûment on même fait sortir de l’oubli de vrais petits joyaux.

Ils exhument litéralement tous ces textes rejettés par l’églises précedantes comme etant des évangiles apocryphes. Mais qu’es-ce qui différencie, au juste, évangiles apocryphes et évangiles canoniques ?

Les théologiens chrétiens s’interrogent sur ces anachronismes présent dans la Bible (d’ailleurs pour la pluspart d’entre eux ceci ne rends pas invalide le message religieux qu’ils contiennent). Nombreux accueillent favorablement le travail de Maurice Bucaille comme il à été fait echo dans un livre publier en Grande Bretagne

certains se demandent même si le Prophete de l’Islam n’avait pas accés à une evangile anterieur à la rédaction des évangile canonique (reprenant la thése sur le prêtre WARAKA)thése d’un chrétien libanais professeur dans une université Brittanique.

un théologien et éveque Britannique allais même jusqu’a s’interroger sur la source du Qur’an et avancais que ces informations étaient incontournables pour les croyants aussi bien Musulmans que chrétiens. Et que , ces rapprochements sont en cela particulièrement révélateurs de ce qui unis les croyants audelà des différentes dénominations religieuses.

Bien à vous Taremaillac

Par Mohamed Médéa - le 22 novembre 2007
Salem , tout d’abord je vous remercie pour cette reflexion qui permet à tout un chacun de faire un effort et utiliser son intelligenge afin d’etre bien guidé cependant il faut s’entendre sur la science qui est necessaire pour marcher dans la lumiere et faire disparaitre l’obscurité et tout viens de Lui Simplement essayons de tout Lui rendre
le 22 novembre 2007
a Taremaillac,pour votre gouverne,le prophete(psl)recevait la revelation par l intermediaire de l ange gabriel qui l a lui faisait apprendre par coeur avec l aide de dieu et ensuite seulement il l a dictait a ses scitptes qui eux meme l apprenaient.Meme ses ennemies n ont jamais douter de sont analphabetisme.
Par Omar Mazri - le 22 novembre 2007

Waglioni

Nul ne détient la vérité mais une parcelle de vérité. On ne doit porter un jugement de valeurs que si nous avons les mêmes référents culturels, religieux et sociaux. Quand les référents sont différents nous devons évaluer la cohérence d’un discours, d’une méthode, d’une doctrine ou d’une religion. Je m’interdis de juger. Mon devoir d’intelligence est de comprendre. Mon devoir de musulman est d’avoir un préjugé favorable pour les autres et de les accepter tels qu’ils sont.

Si on se libère des préjugés et on accèpte la difference inscrite comme loi universelle alors ce qui nous importe n’est pas le jugement de valeurs mais comprendre un homme, une religion dans sa cohérence globale, sa capacité à s’auto expliquer sans contradiction, à créer un rhizome de sens signifiants, structurants.

Comme l’homme est au centre de la problèmatique, sans être le centre du monde, il est naturel que l’homme mis en quête par un objectif se pose la question : pourquoi ? Qu’est ce que j’ai fait pour ce que j’aime. Cet amour ou cet engagement que m’a t-il apporté de plus ou de moins.

L’apport n’est pas du point de vue utilitariste mais spirituel : sérénité, dignité, méditation, découverte du sens caché. La science peut y conduire mais elle a ses limites comme la philosophie : il faut aller au delà : le tout totalisant, l’unicité harmonisant, la diversité dans l’unicité.

Il y a beaucoup de point communs, si on enlève la réincarnation et autres concepts ou cultes, entre les religions et doctrines d’asie et l’islam. J’ai l’intime conviction que Bouddha par exemple était un Prophète comme Jésus ou Moise et il n’ a pas échappé à la déification comme tant d’autres prophètes une fois que le Thawhid perd de sa force dans la communauté.

Les doctrinaires de la maison Blanche : Hughtington (le choc des civilisations) et Fukuyama (le fin de l’histoire) ont annoncé la fin de l’homme pluriel et différent au profit de l’homme blanc civilisé , capitaliste, vouant le culte au marché. Les deux voyaient comme ennemi de l’Amérique l’islam et Confucius pour leur capacité de résistance, de spiritualité et de ressourcement.

Ta question est logique, bien exprimée. Dans l’immediat je n’ai pas de réponse précise sauf un cadre général, celui de l’islam : "la sagesse est l’ombrelle, la priorité du croyant, là où il la trouve il doit la réclamer, s’en approprier". La seconde est : "on trouve dans les rivières ce qu’on ne trouve pas dans les océans"

Le sage Lao Tzi dit ce que les soufis d’anatolie disent en d’autre termes :" Si tu m’as trouvé, tu as tout trouvé" - "si tu cherche un bout de pain tu es pain, si tu cherche une fleur, tu es parterre fleuri, si tu cherche une âme tu es l’univers" Tu n’est pas cet oeil, tu es ce qu’il a contemplé"

Lao Tsi partage avec les musulmans la notion d’intentionnalité. Le bien et le mal sont dans l’intention. L’intention est cachée. Les oeuvre n’ont de valeurs que par rapport à leurs intentions.

On peut donc étudier Loo Tsi sans aller en Chine, ses livres, son enseignements sont dispensés en France. Le voyage en chine, voyage réel ou symbolique, est la quête vers le lointain , l’inaccessible, le mystérieux pour trouver la vérité ou la contradiction pour lui faire face car la vocation du musulman est de témoigner sans triomphalisme, sans mépris. Lao Tsi cherche comme les chinois l’harmonie entre le visible et l’invisible, l’art de la musique et l’art de la guerre, le culte des ancêtre et le culte des seigneurs, la contemplation de la nature pour s’évader du Moi. La chine et tout ce que Dieu a crée, reste un objectif de foi et de science : voir la diversité des communautés et des croyances. Voir un peuple qui s’appuie sur ses convictions religieuses et ses valeurs morales pour construire sa civilisation est riche d’enseignement.

" nous avons fait de vous des trivus et des peuples pour que vous vous entreconaissiez"

"Dans la diversité de vos idiomes il y a un signe"

nous trouvons le lien dans notre façon de voir : le fleuve qui passe devant nos yeux n’est pas le plus important, c’est sa source et sa destinée finale. Ils sont seule et même chose. La question qui se pose alors : ce fleuve provient-il de cette source ? Cette notion de centralité est dans l’islam à deux niveaux :pratique : " vous êtes la communauté du centre, du juste milieu pour blamer le réprehensible et faire le bien" et métaphysique : Dieu est le centre, la périphérie et le rayon d’un cercle incomparable :" Tu ne lançais pas toi même les flèches quand tu les lançais mais Dieu les lançais"

"est ce que vous êtes les semeurs ou bien c’est nous les semeurs"

"Tout revient à Dieu, le début et la fin"

Par Waglioni - le 21 novembre 2007

A Omar Mazri,

comment vous remercier pour l’effort que vous faites à nourrir notre réflexion, je dirai même ma méditation ? Oui, tout ce que vous écrivez ou presque est absolument pertinent et éclairant, et votre dernière intervention l’est particulièrement.

J’ai cependant une question de première importance. Au risque de choquer beaucoup dans ce forum, je dois à la vérité de dire que le Tawihd n’est pas (n’est plus) un repère central pour ma recherche. Cela l’a été,en effet, et je me reconnais tel que j’étais alors dans cette étape, dans l’affirmation que vous faites de sa centralité. Mais je suis dans une autre étape. Et je dois cette étape à la découverte de l’enseignement de Lao Tzi. Découvrant ce qu’est le Centre, le Sage n’a plus à se préoccuper de ce qu’est le Centre, ni de où il est.

Mais je suis bien certain que cet enseignement doit se trouver dans le Coran. Il suffit de chercher un peu, sans pour cela avoir besoin d’aller "jusqu’en Chine", mais aussi en ne s’en refusant pas la possibilité. Et "aller jusqu’en Chine", c’est bien étudier l’enseignement de Lao Dzi, n’est-ce pas ?

Par Rachid ZANI - le 21 novembre 2007
J’aurai eu ce plaisir de vous faire réagir Très cher M.TAREMAILLAC mais c’est sans vous rappeler que tout ces ignorants que vous plaisez tant à nommer,ont la FOI et quand on a la FOI M.TAREMAILLAC il n’est nul besoin de langue pour l’exprimer et encore moins pour le claironner. La science nous est pas étrangère , elle est notre sur le plan universelle mais tellement et si souvent convoitée et usurpée par les autres. Je vous laisse à vos démons M.TAREMAILLAC Souffrez de ne plus écorcher mon nom ou m’étonnerais-je de comprendre que vous lisez que ce qui vous arrange. Agnostique avais-je pensé, je pencherais plutôt pour écorché .
Par Taremaillac - le 21 novembre 2007

Rachid Ziani, vous etes impayable.

"Nous aurions un milliard et demi d’être humain qui puisent dans l’ouvrage Divin toute la nécessaire nourriture dont l’esprit est friand et qu’il faut alimenter perpétuellement."

Fantastique ! Vous avez raison de vous cantonner au domaine de la foi, car la science vous est etrangere.

Selon les sources, on estime la population musulmane a 1,2 milliard. Ce qui fait qu’un humain sur 5 serait musulman sur la planete.

Personne sur ce site n’est sans savoir que connaitre l’arabe n’est pas aise, que lire l’arabe dans lequel le Coran est ecrit n’est pas simple, que le comprendre n’est pas donne forcement a tous, et que l’interpreter requier des connaissances religieuses, culturelles et historiques importantes.

Revenons deux minutes sur le milliard de musulmans. Dans quels pays sont-il ? Je me contenterai de nommer les plus peuples :

 1. Indonesie 188.619.000
 2. Pakistan 144.788.000
 3. Inde 131.213.000
 4. Bangladesh 118.512.000

Nous avons ici un demi milliard de musulmans, dont aucun a pour langue maternelle ou langue officielle l’arabe. Passons...

Taux d’alphabetisation (personnes agees de 15 ou plus capable de lire et d’ecrire dans leur propre langue) :

 indonesie 90%
 Pakistan 50%
 Inde 60%
 Bangladesh 43%

Nous avons donc une moyenne de 40% d’analphabetes, soit plus de 200 millions de musulmans qui ne savent ni lire ni ecrire leur propre langue, qui ne parlent pas l’arabe mais qui sont comptes comme musulmans croyant dans le Coran, dans lequel ils iraient, selon l’ineffable Rachid Ziani, [puiser] "toute la nécessaire nourriture dont l’esprit est friand et qu’il faut alimenter perpétuellement."

Soyons serieux deux minutes enfin.

Trouvez-moi une douzaine de musulmans en accord parfait avec le Coran, au verset pres, et je vous tire mon chapeau !!

Ne venez pas me dire que l’arabe n’est pas necessaire pour connaitre le Coran : l’arabe est primordial pour acceder au Coran !!! L’arabe est la langue du Coran. Dans l’arabe meme, les debats sont houleux pour donner un sens ou une interpretation a tel ou tel vers. Imaginez le debat dans une version traduite, et necessairement faussee, du message divin !?!

Ne me dites pas non plus qu’il suffit de proclamer sa foi pour etre musulman : a quoi bon le Coran dans ce cas ??

Ne me dites pas que le prophete etait analphabete : lui n’avait pas besoin de lire car tout lui etait dicte.

Enfin, ne venez pas me dire que l’acces au Coran n’est pas necessaire pour etre musulman lorque ce site et tous les intervenants parlent de s’ouvrir a la connaissance de Dieu, contenue dans le Coran.

C’est l’esprit meme de cet article : ne pas sombrer dans l’approximation et l’erreur grotesque.

Le fan de Bucaille, qui dit plus haut simplement que la Bible est incorrect et donc mensongere en se referant a des donnes geographiques et historiques, ne devrait pas jetter la pierre car le Coran est un livre que beaucoup arriveraient a "prouver" comme incree ou tout simplement falsifie.

Encore une fois, les livres dits saints ne sont pas du domaine de l’analyse et de la preuce scientifique ou historique, mais releve du mystere de la foi. Croire n’a que tres peu avoir avec la realite : c’est croire que ce qui n’est ni reel, que ce qui est immateriel existe bel et bien, au travers de la foi.

Je terminerai en affirmant que bien des etres humains, quelques 5 milliards en fait, puisent leur spiritualite a des sources aussi bonnes, sinon meilleure dans leur esprit, que celle du Coran.

Que ceux qui sont si surs de leur foi se souvienne de cela ; la conviction de detenir la verite expose a etre tente de l’imposer...

Taremaillac.

le 21 novembre 2007

Bonjour, je trouve Inconnu plutot dur sur le livre de Maurice Bucaille..

Inconnu dit quote:Or il se trouve que ces "vérités scientifiques", révélées par le Coran , étaient connues depuis plus de 500 ans, voire depuis 1000 ans par les Romains et Grecs.

je suis d’accord sur le fait qu’il n’est pas pas trés raisonable de parler de miracles scientifiqueS mais je trouve cependant que Maurice Bucaille, tout de même, fait preuve de propos pertinents.. tels que les nombreux anachronismes se trouvant dans la bible et qui ne sont pas repris par le Qur’an... et Il y aurait lieu de se demander comment cela peut être possible ? par example Nous avons le Coran qui parle de Roi d’Egypte au temps de Joseph et de Pharaon au temps de Moïse, par contre, la Bible parle de Pharaon au temps de Joseph et au temps de Moïse. Or nous savons que le ou les auteur(s) de la Genèse, ont fait une grossière erreur, un anachronisme, en parlant de Pharaon (et non pas de roi !!) à l’époque de Joseph.

Il en est de même quand la bible parle régulièrement de camélidé aux époques des prophetes Abraham ou Joseph (erreur que ne commet pas le Qur’an) alors que nos connaissances en histoire prouve que ces animaux n’appartenaient pas a ces régions en ces temps...

Maurice Bucaille peut être discutable sur ces méthodes d’approche générale mais pourquoi ne pas admettre la pertinence des pistes avancés ? quant à non pas leur valeurs en tant que phénoméne "miraculeux" mais par rapport à l’accordance avec les vérités historiques contemporaines ?...

Par Ren’ - le 21 novembre 2007
Il faut prier pour ceux qui cherchent à tout prix à relier leur livre saint à la Science. Prier parce que leurs "démonstrations" ne s’adressent pas aux autres -qui rigolent- mais à eux-mêmes, en venant soutenir leur foi défaillante. Prier également parce que cette Science idôlatrée -dont la majuscule montre toute la différence avec la vraie science, que l’on appelle "recherche"- les conduit à ce que l’islam appelle "shirk"...
Par Omar Mazri - le 20 novembre 2007

Thafakkur et Thadabbur : les 2 clés après la foi, avant la foi, pour maintenir la foi, pour témoigner et suciter la foi ?!

Le musulman face à toutes les questions, à tous les défis et dans tous les débats revient à son repère fondamental : le Thawhid. Tout ce qui se dit ou s’écrit même s’il heurte nos sensibilités est à prendre tel qu’il est en y cherchant l’utile et en fuyant de ce qui est nuisible. On ne peut contraindre, alors que Dieu a voulu la différence, a ce que tout le monde dise ce que nous avons envie d’entendre. Le détour par l’autre, l’altérité, est un miroir qui me permet d’être vu tel que je suis perçu. Accepter ou refuser ne changera rien à ce regard et encore moins au mental qui l’anime. Nous avons tous besoin du renvoi de cette image. La force des grands imams est d’avoir accépté de débattre non seulement avec leurs contradictteurs musulmans mais aussi avec les détracteurs de l’islam dans l’enceinte de la Mecque sinon comment témoigner, comment fortifier notre argumentation, comment nous évader de nos certitudes routinières et chercher la vérité dans l’homme pluriel et différentiel de sens. Notre force spirituel, cognitive et morale doit venir du Thawhid et être en quête du Thawhid qui ne peut être ébranlé par aucune argumentation ou dénigrement.

Le Coran s’est appelé lui même Lumière, discernement, voie, sagesse, science, vie. Dieu s’est désigné dans le Coran par les noms de Hakim, Alim, Nour, Haq. Sa science embrasse toute chose, le connaissable et l’inconnaissable du passé et de l’avenir. Sa science est incomparable, sa parole, le Coran est incopparable :

C’est Lui (Dieu) qui détient les clefs de l’Inconnaissable. Nul autre que Lui ne les connaît. Et Il connaît ce qui est dans la terre ferme, comme dans la mer. Et par une feuille ne tombe qu’Il ne le sache. Et pas une graine dans les ténèbres de la terre, rien de frais ou de sec, qui ne soit consigné dans un livre explicite. Et, la nuit, c’est Lui qui prend vos âmes, et Il sait ce que vous avez acquis pendant le jour. Puis Il vous ressuscite le jour afin que s’accomplisse le terme fixé. Ensuite, c’est vers Lui que sera votre retour, et Il vous informera de ce que vous faisiez." 6, 59

Dieu seul sait, Dieu seul connaît. Tout le savoir humain est imparfait, perfectible, limité, fini, sujet à l’erreur, relatif. C’est un don de Dieu. L’absurdité c’est de vouloir convaincre un non musulman ignorant de l’islam, de la foi, de la civilisation islamique que nous sommes détenteurs de la vérité, de la science alors que notre image démontre le contraire. L’absurdité c’est de vouloir confiner le savoir divin ou le coran aux seules sciences de la matière. Dieu est le Créateur et il sait ce qu’il a créé. Le Coran est certes parole de Dieu mais on ne peut la confiner dans une encyclopédie. Elle n’est ni plus ni moins qu’une encyclopédie ou une science profane : elle est au dessus. Toute la philosophie de l’Occident, à ce jour n’arrive pas a définir ce que c’est qu’une science, une connaissance, un savoir et elle prétend du peu de lumière qu’elle a décider si la parole de Dieu est en harmonie ou en contradiction avec notre raison. Elle est incapable de voir que la création est l’oeuvre de "Celui Qui a crée et agencé harmonieusement, qui a décrété et guidé - sourate le teès Haut".

Nous avons la responsabilité de communiquer le Thawhid, le monothéisme pur et parfait dans leur langue, leur langue est celle de la science, de la technologie et des arts, mettons nous sur ce terrain car il y va de non seulement de notre crédibilité mais de notre survie. Qu’on se meprenne pas sur le sens de mes mots, je ne dis pas qu’il faut abdiquer et croire au scientisme mais je proclame haut et fort devant le Très Haut : le Thawhid nous apporte l’ harmonie entre croire et savoir, entre être et agir mais pour une finalité : l’amour de Dieu et l’expression de notre gratitude :

"Et c’est Lui qui a assujetti la mer afin que vous en mangiez une chair fraîche, et que vous en retiriez des parures que vous portez. Et tu vois les bateaux fendre la mer avec bruit, pour que vous partiez en quête de Sa grâce et afin que vous soyez reconnaissants. Et Il a implanté des montagnes immobiles dans la terre afin qu’elle ne branle pas en vous emportant avec elle de même que des rivières et des sentiers, pour que vous vous guidiez, ainsi que des points de repère. Et au moyen des étoiles [les gens] se guident. Celui qui crée est-il semblable à celui qui ne crée rien ? Ne vous souvenez-vous pas ? Et si vous comptez les bienfaits d’Allah, vous ne saurez pas les dénombrer."

"Et Allah vous a fait sortir des ventres de vos mères, dénués de tout savoir, et vous a donné l’ouïe, les yeux et les coeurs (l’intelligence), afin que vous soyez reconnaissants. [...] C’est ainsi qu’Allah parachève sur vous Son bienfait, afin que vous vous soumettez."

Le Tawhid oblige l’homme à changer son rapport au monde et tout particulièrement au savoir, à la science, à la connaissance, à la technique, à l’outil et aux rapports sociaux de production pour agir en qualité de vicaire de Dieu c’est à dire des moslihine, des réformateurs, des restaurateurs. Le débat principal est sur ce rapport au monde et à la raison et pour quelle finalité. Nous devons trouver des partenaires dans ce monde pour leur parler de notre foi sinon de leur parler de notre désir de participer ensemble à un monde plus juste, qui donne au mérite sa véritable place, à sa raison toute la lumière qu’elle peut porter et à l’imagination tous les devenirs qu’elle peut enfanter sans crainte pour sa liberté, sa dignité, sa foi, son emploi et sans tolérer qu’un homme, n’importe lequel, ne puisse bénéficier des bienfaits du progrès social, technique et scientifique qui appartient à l’Honorificat de l’homme sans rien devoir à son semblable. La science est un bienfait universel, elle ne peut être un monopole ou une rente :

Il donne la sagesse[la science] à qui Il veut. Et celui à qui la sagesse [science] est donnée, vraiment, c’est un bien immense qui lui est donné. Mais les doués d’intelligence seulement s’ en souviennent." 2/269

Le savant ibn al-Jawzy a dit : " Saches que le premier embrouillement du Diable sur les gens tient au fait qu’il les a détournés de la quête de la connaissance, car la connaissance est une lumière, et s’il éteint leurs lampes, il peut les orienter vers les ténèbres à sa guise "

Toute connaissance et toute perspective qui nous ouvrent un livre divin ou nous plongent dans le divin est quelque soit sa forme une science comme : Le kitab al manzour (le panorama de la nature et de l’univers), Le kitab al mastour ( les textes coraniques et les hadiths authentiques),Le kitab ilm al insan wal makhlouqath (le livre de la connaissance de l’homme et des créatures vivantes ou inertes en tant que sujet ou objet de connaissance) : cela va des sciences médicales, biologiques et naturelles jusqu’à la philosophie en passant par la sociologie, la psychologie, l’histoire, l’économie, le droit … N’est ce pas un des sens du verset

"Nous avons fait de la nuit et du jour deux signes, et Nous avons effacé le signe de la nuit, tandis que Nous avons rendu visible le signe du jour, pour que vous recherchiez des grâces de votre Seigneur, et que vous sachiez le nombre des années et le calcul du temps. Et Nous avons expliqué toute chose d’une manière détaillée" ISRA/12

 ?› Nous leur montrerons Nos signes dans l’univers et en eux-mêmes, jusqu’à ce qu’il leur devienne évident que c’est cela (le Coran), la Vérité. 41, 53

Les mots clés du Coran sont le Tadhakkur, méditation, contemplation et observation des signes cosmiques et le Tadhabbur, méditation, réflexion, étude sémantique, déconstruction et reconstruction des signes coraniques. Ce sont les clés pour lire et interpréter tous les signes et tous les symboles. C’est la grande aventure humaine, depuis Adam, partir à la quête des sens et à leur mise en réseau pour comprendre et agir en qualité d’occurrence adamique dépositaire des noms divins (la connaissance virtuelle en nous) et de croyant missionné pour renouveler la foi et réformer le monde chaque foi que des stupides viennent à le corrompre :

Nous avons rendu le Coran facile pour la médiation. Y a-t- il quelqu’un pour réfléchir ? 54, 17

Nous avons, dans ce Coran, cité pour les gens des exemples de toutes sortes afin qu’ils se souviennent (en méditent le sens). 39, 27

Le Coran au sens épistémologique n’est pas une science mais en tant que parole révèlée il est la Science, celle qui englobe toutes les autres sciences, celle qui fixe les sources, les limites et les buts des sciences. Il est la science qui enseigne la foi. Il est le livre qui informe l’homme sur son Créateur et ses Attributs, qui informe l’homme sur ses origines et sa destinée finale. Il est la science qui n’a point de faille et qui ne soulève aucun doute par son argumentation :

C’est le Livre au sujet duquel il n’y a aucun doute, c’est un guide pour les pieux.2/1

Par Rachid ZANI - le 20 novembre 2007
"Comment le Coran pourrait-il contenir toute la connaissance du monde ?" se demande TARREMAILLAC. Tout simplement parce qu’aujourd’hui vous avez un milliard et demi d’être humain qui puisent dans l’ouvrage Divin toute la nécessaire nourriture dont l’esprit est friand et qu’il faut alimenter perpétuellement. N’est-il pas vrai M.TARREMAILLAC ? DIEU vous a éclairé sans nul doute mais L’a-t-il fait suffisamment ? L’agnosticisme : "une discipline de l’esprit qui maintient ouvertes toutes les portes de l’inconnu." (André Malraux / 1901-1976)
Par Taremaillac - le 20 novembre 2007

Une chose toute simple : Comment le Coran pourrait-il contenir toute la connaissance du monde ?

C’est un livre de foi, et comme tout livre de foi il demande de croire. Croire que quelque chose ou quelqu’un a une existence reelle, quand bien meme le demontrer serait impossible.

La science n’est pas du domaine de la foi, et Dieu n’est pas du domaine de la preuve pour le croyant. Par consequent, le debat est vide de sens.

Il n’existe rien de scientifique dans le Coran. Il n’existe rien du domaine de la foi dans le Principia Mathematica d’Isaac Newton. L’auteur de l’article pourrait au moins reconnaitre cela de facon categorique.

Je ne ferais que relever le propos de l’auteur a propos de Steven Hawking, un scientifique, un essayiste, un gentleman provocateur a l’humour corrosif, un athee jusqu’a la moelle double d’un humanisme des plus respectables : Hawking s’eleve contre tout principe qui ferait de la religion l’element fondateur d’une societe ici bas, et c’est la suprematie du temporel sur le seculier qu’il combat de maniere digne et intelligente ; Hawking dit simplement que si Dieu veut gouverner les hommes (ce qui n’est jamais le cas d’ailleur : ce sont plutot des hommes qui s’arrogent le droit de gouverner au nom de Dieu...), et sort ainsi du domaine de la foi pour entrer dans le domaine sociale, politique, economique etc., alors oui : que la preuve soit faite que ce qui est au coeur de l’ideologie religieuse et des principes divins soient vrai. Belle nuance, ne croyez-vous pas ?

Salut,

Taremaillac

Par Didier - le 19 novembre 2007

Beaucoup recherchent dans les écrits saints des religions des éléments scientifiques prouvant ou la véracité ou la supériorité de tel écrit sur les autres. Cette quête est soit pathétique soit ésotérique.

Pathétique tant cela apparaît comme une course de la religion derrière les connaissances scientifiques quand celles-ci deviennent incontestables. C’est la sanction pour les religions d’avoir voulu imposer pendant des siècles la façon de voir le monde, s’exposant ainsi, au fur et à mesure que la science progressait, soit à la contestation quand ce n’était pas au ridicule. Aujourd’hui encore, certains, dans la chrétienté comme dans l’Islam, s’obstinent à réfuter la théorie de l’évolution.

Esotérique car devant un monde qui se cherche, certains "découvrent" dans les écrits saints des révélations, des approches scientifiques qui ne seront comprises plusieurs millénaires après. Messages sybillins à l’époque et provenant d’initiés, qui, lorsqu’ils sont enfin déchiffrés démontrerait la véracité du texte et prouverait son origine sacrée. Ce n’est pas une approche spirituelle.

Il y a des scientifiques croyants, athées ou même agnostiques. Plus loin et au plus profond que vont les recherches, plus les scientifiques croyants deviennent croyants et plus ceux qui étaient athées le restent.

On peut penser que la spiritualité est dans un autre niveau et une autre dimension, que ceux de la science et même de la connaissance.

Par Lola - le 19 novembre 2007

"L’approche du Livre Saint et de la Sunna par les sciences ... "

Toujours cette tentation des scientifiques de s’emparer de la conduite des Hommes ... .

Me trompe-je ?.

Par hamza - le 19 novembre 2007

Ce contenu diffère énormément de celui des Evangiles

salam, je suis fort étonné qu’un musulman parle DES évangiles, alors que dans le St Coran Allah swt ne parle que de l’évangile au singulier !!! Mon frère en Dieu, ne vous êtes pas vous même laisser emporter par les fausses croyances des gens de l’évangile ????

Le seul évangile fiable que je conaisse est l’évangile de Barnabas (barnabé)

salam alaykoum wrwb

hamza

Par Tariq - le 19 novembre 2007

Je voudrais replacer la discussion du contenu scientifique du Coran dans son contexte, et dans sa perspective historique. Le Coran s’adressait à des gens vivant au 7è s., qu’il cherchait à convaincre d’embrasser une nouvelle foi. C’était cela son objectif.

Il se basait sur l’intelligence de l’être humain, sur sa capacité de raisonnement, sur sa liberté de choix, et l’incitait à mobiliser toutes ses facultés pour comprendre le nouveau message divin.

Il parlait aux gens du monde qui les entourait, des phénomènes de la nature avec lesquels ils étaient déjà familiers, et utilisait ces faits pour illustrer ses propos, et comme cadre pour les inciter à réfléchir à la nouvelle foi.

Il ne cherchait en aucun cas à leur révéler des vérités scientifiques relevant des domaines de l’astronomie, de la chimie, de la géologie, ou de la biologie...

Si le Coran leur avait révélé des faits scientifiques qui ne seraient découverts que des siècles plus tard, les gens auxquels il s’adressait n’y auraient rien compris, de toutes façons, et cela n’aurait guère contribué à les convaincre de la véracité de son message. Par contre, rien d’étonnant à ce qu’il reprenne des choses connues depuis la plus haute Antiquité dans certaines cultures, mais pas dans d’autres.

L’existence de versets qui se rapportent à des domaines scientifiques ne témoigne donc pas d’un « miracle scientifique » du Coran, ni même d’une volonté de produire un miracle. Ils s’intègrent simplement dans le discours normal de la vie quotidienne de l’époque.

Il faut se souvenir, à cet égard, que la Révélation ne se base pas sur la production de miracles, mais d’un discours s’adressant à la Raison, pour convaincre les gens de la véracité de la nouvelle foi.

Il faut aussi observer que les « révélations scientifiques » du Coran (si elles existent) n’ont guère contribué à faire avancer la science de l’époque, ou celle des siècles suivants. Aucun savant musulman ne s’est basé sur le contenu de versets coraniques pour faire concrètement avancer les connaissances scientifiques, dans quelque domaine que ce soit.

Cependant, le Coran incite instamment les gens à rechercher la connaissance sous toutes ses formes. Le Prophète a également insisté sur ce point dans de nombreux hadiths, comme celui invitant les musulmans à aller rechercher la connaissance jusqu’en Chine, si nécessaire.

Le développement extraordinaire de la science dans la communauté musulmane, au cours des quelques siècles suivants la Révélation, s’est fait en utilisant les connaissances en provenance de toutes origines, et en particulier des Grecs, des Perses, etc., mais tout cela a été brassé dans une culture islamique en plein essor, parce que l’islam avait favorisé et encouragé l’idée de cette recherche.

Par Zzzji - le 19 novembre 2007
Petite question naïve, si le Coran est un livre de science selon certains musulmans , Pourquoi Dieu n’a-t-il pas envoyé à Mahomet, par l’intermédiaire de l’ange Gabriel, d’autres livres scientifiques ou encyclopédies, comme ceux que nous avons actuellement, pour prouver à tout le monde que Dieu connaît très bien l’Univers, la science, la biologie, la géologie, la physique, les mathématiques, l’algèbre, la chimie, la météo, l’électricité, le nucléaire, etc.
Par Franck Morellato - le 19 novembre 2007

Salam Every One,

quand j’étais petit dans ma banlieue de Vienne (38), je croyais déjà en Dieu. Et pourtant mes parents étaient athées.

Ignorant des choses de ce monde, j’avais pourtant la Foi. Et quand j’ai découvert le Coran beaucoup plus tard, j’y ai naturellement reconnu un Rappel, et j’ai commencé à me définir devant les Hommes de ce monde, comme Musulman, Être Humain soumis à Dieu .

Me soumettre à l’Amour de Dieu, ce n’est pas me soumettre aux Hommes. Et à chaque fois, qu’un technocrate de la Foi essaye de me convaincre "scientifiquement" de l’existence de Dieu ou de la véracité des versets du Coran (que je prends dans leur Ensemble...), je lui souris, et le salue poliment. A quoi bon essayer de me prouver par des mots, ce que je ressens paisiblement dans les tréfonds de mon âme ?

J’ai confiance... Amin...

Take care all,

Salam, Paix, Peace, Paz, Shalom,

Franck Morellato, alias El French Muslim Rover (EFMR) from Lyon (France)

Par Souâd - le 19 novembre 2007

Je suis un peu gênée par cet article :

l’esprit scientifique moderne s’est développé dans un contexte positiviste souvent athée, coupé de toute spiritualité.

Mr Basile Altaie semble dire : "ne nous occupons pas de ce qui se trouve au-dessus de la raison, cela est inatteignable et recommande, dans l’avant dernier chapitre, une connaissance du texte Sacré sur la base des postulats de la Science moderne (expérimentation, validation).

Cela ne reviendrait-il pas à dire qu’avoir la Foi ou pas ne change rien à la compréhension du Coran ?.

Par serviteur - le 19 novembre 2007
Il est étonnant de constater dans les différentes interventions, que vous partez tous,dans vos commentaires, du principe que la science moderne est une science "révélée par le ciel" ou bien que c’est une science dont les postulats sont absolus. Or,la réalité est qu’il n’en ait rien. Titus Burckhardt a écrit un remarquable livre sur ce sujet (entre autres) : "Science moderne et sagesse traditionnelle" dont je recommande à tous la lecture. Personnellement je n’ai pas besoin de la science moderne pour avoir foi en Dieu et au Coran, c’est le moins que je puisse dire.
le 19 novembre 2007

Réponse à Djamel dont l’intervention est ridicule. Un petit exemple

Le soleil et la lune dans le Coran

Le Coran indique-t-il que la lune réfléchit la lumière tandis que le soleil est une source de lumière ?

Les propagandistes musulmans citent ces versets suivants pour affirmer ces faits :

"N’avez-vous pas vu comment Allah a créé sept cieux superposés et y a fait de la lune une lumière (noor) et du soleil une lampe (siraaj) ?" Sourate 71 :15-16

La lune est appelée une lumière (en arabe : noor) et le soleil une lampe (en arabe : siraaj). La réclamation de quelques musulmans est que puisque le Coran emploie des termes différents en parlant au sujet de la lumière du soleil et de la lumière de la lune, le Coran indique par conséquent que le soleil est une source de lumière, alors que la lune réfléchit seulement la lumière.

Pour soutenir cette vue, les propagandistes musulmans citent également les versets suivants : "Que soit béni Celui qui a placé au ciel des constellations et y a placé un luminaire (siraaj) [le soleil] et aussi une lune éclairante (qamaran muneeran) !" Sourate 25 :61

[Lune] A ceci, les propagandistes musulmans indiquent que le mot arabe pour la lune est "qamar" et que la lumière qui est rapporté à la lune est "muneer" ou "noor" (comme dans la Sourate 71 :15-16), ce qui indiquerait encore une fois selon les propagandistes musulmans que la lune est désignée comme réfléchissant la lumière, et le soleil comme étant la source de la lumière.

Scientifiquement, il est correct que la lune n’émette pas sa propre lumière mais qu’elle réfléchit seulement la lumière du soleil. Mais cela était déjà connu au moins mille ans avant Muhammad, voir par exemple les rapports des astronomes grecs antiques, ainsi même si ces affirmations par rapport au Coran étaient correctes, on ne peut nullement appeler cela une connaissance miraculeuse.

Par djamel - le 19 novembre 2007

Admettons que ces "vérités scientifiques", révélées par le Coran , étaient connues depuis plus de 500 ans, voire depuis 1000 ans par les Romains et les Grecs. Mais, n’est-ce pas le seul livre saint qui en fait mention ? Pourquoi pas la bible ou la Torah ou les enseignements de Bouddha n’y prêtent attention ? N’est-ce pas troublant ? Dans ce cas, il faut reconnaître que Mahomet avait une intuition hors norme.

Mahomet, qui en 23 années de prophétie aurait réalisé son projet politique d’union des arabes, et d’expansion de l’islam (de Poitiers jusqu’aux confins de la Chine), ’’dicter’’ un Coran où l’on relève des versets en conformité avec certaines découvertes scientifiques, assimilant les écritures des juifs et des chrétiens, etc. Cela tient du miracle ! Si Mahomet n’est pas un messager prophète, alors il est le plus grand génie de l’humanité, comme l’avait pensé Lamartine. Et puis, cette façon de dire que ces découvertes avaient été faites par les Romains et les grecs relève du même procédé que ceux qui affirment que dans le coran on y trouve tout : les découvertes de Newton, de Volta, les plans des engins et autres gadgets que l’on connaît aujourd’hui. Non, les Romains et les grecs ne sont pas le centre du monde ! Ils n’étaient pas seuls : avant eux, il y avait les égyptiens, les mésopotamiens, les babyloniens... (Lire, le fameux livre de Sigrid Hunke, ’’Le soleil d’Allah brille sur l’ocident’’, éd. Albin Michel)Il y a eu aussi l’âge du feu et de bronze, et ce n’était pas les grecs et les romains. Les hellènes ou les européens ne sont pas le centre du monde ! Cela relève du même procédé de mystification que de dire on doit tout aux arabes. Le génie humain est universel, et le Coran, comme l’affirme l’auteur de cet article, n’est qu’une invitation à la réflexion du sens de la vie, aux signes de la création, et au devenir des humains. A bon lecteur, salut. Assemi Djamel

Par Mohamed - le 19 novembre 2007
A Malika : si le monde arabe accuse un retard technologique il ne faudrait pas imputer ce retard sur le texte de la révélation. Les "scienteux" arabes ne s’interessent que rarement au saint Coran dans leurs "recherches". D’un autre côté, toute l’avance technologique n’est pas forcément bonne : j’en veux pour preuve que le modèle construit par l’occident est entrain de détruire la planète. Y a donc des technologies dont on se passerait bien, je pense.
Par Stevin - le 19 novembre 2007

Chers amis,

Lisez cette citation qui vous fera réfléchir : "Alourdies par leur énorme bagage de survivances des temps immémoriaux, se laissant toujours devancer par les conquêtes de la science, les religions sont fatalement vouées à combattre tout d’abord, ce que cent ans plus tard elles seront forcées d’admettre tacitement ou même de prêcher."

(Elisée Reclus / 1830 1905)

le 19 novembre 2007

Aucun scientifique n’a utilisé un Livre Saint pour faire avancer la science. La science s’est toujours développée comme si Dieu n’existait pas.

On attend toujours une révélation scientifique issue du Coran, qui ne soit pas encore connue des hommes et que les savants confirmeraient par l’expérimentation.

Tout cela prêterait à sourire si cette thèse n’était pas utilisée à des fins d’endoctrinement visant à "islamiser la modernité", à endormir le sens critique et à asservir une communauté. De nombreux étudiants musulmans se sont ainsi laissés séduire, fasciner ou manipuler par de telles théories.

Par inconnu - le 19 novembre 2007

De nos jours, c’est sans doute chez les fondamentalistes musulmans que le concordisme scientifique est le plus actif. Un livre, "La Bible, le Coran et la science : Les Saintes Ecritures examinées à la lumière des connaissances modernes", a eu un énorme succès dans le monde musulman et est devenu la référence du concordisme islamique. Son auteur, Maurice Bucaille, est un médecin français converti à l’islam.

Avec une apparente neutralité et une fausse rigueur scientifique, Maurice Bucaille essaie de montrer que le Coran ne renferme aucune contradiction avec la science. A l’inverse, la Bible contient selon lui "de monumentales erreurs scientifiques". Il va même plus loin en prétendant que le Coran renferme des vérités scientifiques qui n’ont été découvertes que bien plus tard ou même très récemment.

Pour arriver à ses fins, Maurice Bucaille mobilise une série de versets Il en étire la signification comme de la pâte à tarte pour leur donner un sens conforme à ce qu’il veut démontrer et en faire des vérités scientifiques cohérentes avec les connaissances actuelles, mais inconnues au VIIe siècle. Il en déduit alors cette conclusion "irréfutable", mais en fait purement doctrinale et n’ayant rien de scientifique : Qui a pu révéler au prophète ces vérités scientifiques sinon Dieu lui-même ?

On peut également citer l’ouvrage "Les miracles du coran" de Harun Yahya (pseudonyme de Adnan Oktar, intellectuel Turc), qui va dans le même sens.

Or il se trouve que ces "vérités scientifiques", révélées par le Coran , étaient connues depuis plus de 500 ans, voire depuis 1000 ans par les Romains et Grecs.

Par Anas - le 19 novembre 2007
Le Coran n’est, bien entendu, pas un ouvrage scientifique. Cependant, de nombreux faits scientifiques, exprimés dans ses versets d’une manière extrêmement concise et profonde, n’ont été découverts qu’au moyen de la technologie des 20ème et 21ème siècles. On ne pouvait tout simplement pas détenir ces connaissances que nous indiquons maintenant au lecteur, à l’époque de la révélation du Coran, et c’est là une preuve supplémentaire que le Coran est la parole de Dieu.
Par Malika - le 19 novembre 2007
Le Coran n’est pas un livre de science, si cela avait été le cas pourquoi les musulmans ont-ils un retard technologique et scientifique énorme. Nous devons être réalistes.
Par AMAR OUSSEKINE - le 19 novembre 2007
Bonjour merci pour cette analyse czr comme il est ecrit dans le Coran le bon chemin se distingue de l errance et aussi de ne pas idealiser ses passions .....AMAR OUSSEKINE..SALAM A TOUS
Par Waglioni - le 19 novembre 2007

Cet article souffre certainement de problèmes de traduction, ce qui d’ailleurs nous renvoie à la principale difficulté, qui est celle de la compréhension du texte du Coran, écrit dans une langue fondatrice, mais bien loin de son usage au présent.

Je remarque incidemment que le genre d’élucubrations pseudo-scientifiques que dénonce Basile Altaie, ne s’exerce pas seulement sur (contre ?) le Coran, mais qu’il est un sport beaucoup plus largement pratiqué à propos des écrits bibliques, de Guerre et Paix, ou de Nostradamus. C’est le fait de gens qui prennent le texte au degré zéro de signification, et veulent en tirer un enseignement matérialiste.

Il reste que l’étude de la "science des lettres", si elle est fondée sur une inspiration et une quête mystique dirigée (en s’aidant par exemple de la lecture d’Ibn Arabi), peut trouver sa pleine réalisation dans une méditation sur le Coran. Mais non pas, bien entendu dans une optique scientiste.

Par Omar Mazri - le 19 novembre 2007

A françois : Auparavant je m’excuse d’intervenir sur un forum sans y participer pésentément et je prie d’auteur de l’article de croire en ma considération car j’ai lu avec attention l’article et j’aimerais trouver un peu de temps libre pour apporter ma contribution sur la science, la connaissance et la lecture du Coran qui sont notre langage, notre langue, notre inspiration mais auissi le cadre de notre production intellectuelle.

François, tu peux naturellement me tutoyer, c’est un signe d’amitié. Le musulman exprime sa fraternité en fréquentant l’autre dans une sorte d’intimité qui enlève la gêne dans les rapports et qui place les rapports au dela de tout utilitarisme mais aussi de toute concurrence malsaine.

J’essayerais de te répondre comme d’habitude mais donne moi du temps car si tu as suivi le débat waglioni a aussi demandé une réponse satisfaisante sur la notion d’Allah Akbar. Elle rejoint le débat fructueux que nous avons eu sur l’être, l’infinitude et les attributs ,divins. Je pense avoir construit une réponse qui sied à Dieu.

Parler de Dieu est un exercice passionnant mais complexe, difficile et les dérapages sont faciles. On ne peut se fier à notre hawa ni au comportement du moura’i (l’ostentation du paraitre intelligent). Toute proportion gardé Dieu m’a donné le privlège douloureux de vivre des expériences et de me trouver contraint de fuir par peur de devenir suffisant ou bavard inutilement. Je suis un homme faible, modeste, limité, je n’ai aucune garanti de ne pas me tromper, de confondre. Je cherche la vérité et j’ai peur, vraiment peur d’agir pour flatter mon ego au lieu de servir la vérité. Dieu m’a donné un coeur aimant, j’ai aimé et cet amour trouve toujours voie d’expansion mais aussi des épreuves. L’amour rend humble mais aussi jaloux, la jalousie conduit parfois à dire des choses inconsidérés.

L’évocation du Bien aimé a bouleversé mon cœur, Puis l’amour du Bien aimé m’a ravi l’esprit. "Dhoul Noun al Misri"

Effectivement, je suis mal compris, je dois vouloir dire beaucoup de choses en même temps et moi même je le dis à mes proches, je suis une série de parenthèses ouvertes et il faudrait que j’apprenne à les fermer. Je souris amusé, etonné, parfois blessé, souvent interpellé quand on m’attribue des titres que je ne mérite pas comme mystiques, occidentalisés et j’ai eu la plus belle "mystico libertaire"

Il est possible que je n’ai pas encore trouvé ma vocation sachant pourtant que "chacun est dirigé vers ce à quoi il a été créé" Puisse Dieu me destiné à être un homme de bien conscient de ses incohérences, des ses insuffisances.

Je te remercie, je vais essayer de me relire et faire l’effort de me corriger en gardant à l’esprit " Tu es libre tant que tu n’as pas parlé, dès que tu parles tu deviens prisonnier de tes paroles"

Si j’ai la conviction que je détiens plus de vérité que d’erreur je te répondrais, sinon je me tairais. Un post ne permet pas d’exprimer sa pensée surtout si elle est alambiquée mais il a l’avantage de communiquer au corps à corps, de vivre l’agora avec ses risques et ses joies, ses découverts et ses pertes de repères. j’ai eu plaisir à te taquiner fraternellement et à t’apprecier. Que Dieu te garde avec cette franchise.

le 19 novembre 2007
L’UFOLOGIE ET LA THEOLOGIE ISLAMIQUE

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