A Bordeaux, l’Imam Mahmoud Doua victime d’une agression par deux fondamentalistes

Dénominateur commun des débats hexagonaux liés à l’islam, la nature passionnelle de leur traitement n

jeudi 9 juillet 2009

Dénominateur commun des débats hexagonaux liés à l’islam, la nature passionnelle de leur traitement n’épargne pas la burqa et le niqab. Réveillant l’hydre maléfique du sectarisme, quel qu’il soit, le matraquage médiatique contre le port du voile intégral, mené la fleur au fusil par notre classe dirigeante, n’a pas tardé à produire ses effets contre-productifs, ou comment un subterfuge politicien réussit à troubler l’ordre public alors même qu’il prétend vouloir le préserver. Du grand art !

Ainsi, les premiers incidents imputables à cette campagne de propagande délétère se multiplient : des femmes revêtant le voile intégral en butte aux insultes dans la rue, et dimanche dernier à Bordeaux, l’agression du membre de l’UOIF, l’Imam Mahmoud Doua, à la sortie d’une salle de prière de Talence (Gironde) par deux salafistes, lesquels étaient manifestement très remontés depuis ses prestations télévisuelles, notamment dans l’émission « Mots croisés » sur France 2, lui reprochant de « n’avoir pas bien défendu les musulmans ».

Bien que s’étant opposé sans ambiguïté au projet législatif en gestation, l’enseignant, vacataire en anthropologie du monde arabo-musulman à l’université de Bordeaux, analyse le ressentiment de ses jeunes agresseurs en ces termes : « Ils habitent le même quartier que moi. Pour eux, nous avons un discours trop intégré, trop républicain ». Tareq Oubrou, imam à Bordeaux, craint de son côté une recrudescence d’agressions de ce type.

Pendant ce temps là, les pyromanes de l’agitation sociale, retranchés dans leur confortable tour d’ivoire de l’Assemblée Nationale, ont procédé mercredi à l’audition des premiers experts susceptibles de favoriser une meilleure appréhension du phénomène sociétal de la burqa et du niqab…

Publicité

commentaires