La France, future terre d’accueil d’un rescapé algérien de Guantanamo

Marquant sa solidarité avec les Etats-Unis, la France pourrait prochainement accéder à la

vendredi 3 avril 2009

Marquant sa solidarité avec les Etats-Unis, la France pourrait prochainement accéder à la demande de Washington en devenant la première terre d’asile d’un ancien détenu algérien sorti de l’enfer carcéral de Guantanamo, dont le président américain, Barack Obama, annonce la fermeture à l’horizon 2010 (en janvier, selon certaines sources).

Blanchis par la justice américaine, deux détenus algériens, Lakhdar Boumediene, 42 ans, en grève de la faim depuis plus de deux ans - alimenté de force selon Amnesty International – et Saber Lahmar, 39 ans, sont aujourd’hui classés « libérable » par les autorités américaines, depuis fin novembre. Alors que des divergences de fond divisent l’Union Européenne à ce sujet, la France justifie sa démarche en rappelant les « liens historiques qui existent entre la France et l’Algérie", aux dires d’un responsable américain. Le président Obama et le président français, Nicolas Sarkozy, doivent se rencontrer dans le cadre de discussions bilatérales vendredi, en marge du sommet de l’OTAN.

Les cas de Lakhdar Boumediene et Saber Lahmar sont révélateurs des violations manifestes à l’éthique du droit international qui se sont multipliées sous l’ère Bush : interpellés en Bosnie en 2001 où ils résidaient, interrogés et mis hors de cause par les forces de l’ordre locales, ils furent malgré tout livrés aux Américains. Soupçonnés par l’administration américaine de l’époque d’avoir ourdi un attentat contre l’ambassade américaine de Sarajevo, ils ont eu le sinistre privilège de faire partie des premiers prisonniers transférés dans le camp concentrationnaire de Cuba.

Très rapidement, tous les chefs d’accusations qui pesaient sur eux fondirent comme neige au soleil, mais ils n’en furent pas relaxés pour autant. Bien au contraire, leur détention arbitraire et illimitée fut maintenue jusqu’à ce jour …

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